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Les pluies qui se sont abattues récemment à Kinshasa ont été, pour beaucoup d’habitants de la commune de Ngaba, une aubaine et un moment tant attendu. Ce, pour procéder au vidange de leurs fosses septiques, une pratique qui a dépassé les limites.

Au regard de la passivité qu’affichent les responsables municipaux, l’on est tenté de croire que cette pratique est toléré, peu importe les conséquences qu’elle peut provoquer sur la population. Le week-end dernier, la pluie a drainé une grande quantité de déchets évacués sur la voie publique.

Les avenues les plus touchées sont notamment, Masimanimba, Bukanga, Bindungi, la direction Lumumba, Frigo…même l’avenue Kianza, la principale artère de cette commune n’est pas épargnée. Ce qui choque plus d’un observateur, c’est le silence coupable des responsables de cette municipalité témoins de ces actes inciviques. Car, devant la maison communale, coulent dans le caniveau ces eaux usées aux odeurs nauséabondes.

Se promener dans cette commune pendant ou après la pluie, c’est s’exposer au danger de se faire contaminer. Ceux qui se livrent à cette pratique ne sont pas inquiétés et certains parmi eux, les plus audacieux le font même en plein jour.

Outre la vidange des fosses septiques pendant la pluie, bon nombre d’habitants de cette commune sont dépourvus d’installations hygiéniques.

L’utilisation des sachets à cette fin est de plus en plus pratiquée. Le service d’hygiène et de salubrité brille par son inéfficacité à contrôler les parcelles. Même les travaux d’intérêt communautaire communément appelé « Salongo», ne sont qu’un leurre.

Pour combattre cette pratique qui a élu domicile dans cette partie de la ville, les autorités municipales sont appelées à prendre des mesures qui s’imposent pour décourager les kinois qui se livrent à cette pratique. Elles doivent aussi procéder au contrôle parcellaire pour sensibiliser la population à se doter d’installations sanitaires viables.