03 mai 2008
L’Ouganda et la Tanzanie appellent à une réunion sur la présence des « forces négatives » en Rdc
Le président Kikwete, qui est aussi le président en exercice de l’Union africaine (Ua), a effectué du 30 avril au 1 mai 2008, une visite de travail de deux jours dans la capitale ougandaise. La semaine dernière, une réunion sur la sécurité régionale a recommandé aux dirigeants de la région de déployer des troupes en Rdc afin de nettoyer les groupes armés étrangers qui déstabilisent la région des Grands Lacs. Selon les Nations Unies, plus de 1.500 rebelles ougandais se réfugient dans l’Est de la Rdc. Les pays comme le Rwanda et l’Ouganda ont menacé d’envoyer leurs troupes en Rdc, estimant que le gouvernement congolais n’a pas fait suffisamment d’efforts pour désarmer les dissidents.
À Kinshasa, la réunion de la mise œuvre du Comité de Pilotage pour l’éradication des groupes armés étrangers à l’Est de la Rd Congo est à pied d’œuvre et le gouvernement, par le biais du ministère des Affaires étrangères, s’active à tenir une réunion importante à Kisangani avec tous les groupes armés dont les Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr). La Rd Congo a pris à bras le corps la question des groupes armés étrangers pour leur retour dans leurs pays avec le concours de la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc). Les deux présidents ont appelé l’Armée de résistance du Seigneur (Lra), mouvement rebelle ougandais, qui se cache également en Rdc, à signer l’accord de paix final avec le gouvernement. Le 10 avril dernier, le leader de la LRA, Joseph Kony, ne s’était pas présenté à Ri-Kwangba (Sud du Soudan) pour signer l’accord de paix comme prévu.
Enfin en sa qualité de président en exercice de l’Union africaine, le président tanzanien compte convoquer incessamment une réunion des chefs d’Etat de la région des Grands Lacs en vue de mettre fin à la présence des éléments étrangers perturbateurs de la paix et de la sécurité à l’Est de la Rd Congo, avec la mise en œuvre du Communiqué conjoint signé à Nairobi, le 9 septembre 2007 entre la République démocratique du Congo et la République du Rwanda, sur le retour des groupes armés étrangers.
Matadi : 40 corps exhumés de 5 fosses communes par la police à Sumbi
L'affaire des fosses communes dans le Bas Congo refait surface. Le rapport de la commission d’information de l'Assemblée provinciale auditionné au cours de la plénière de vendredi à Matadi le révèle. 40 corps ont été exhumés par la police nationale de 5 fosses communes à Sumbi dans le territoire de Seke Banza. L’honorable Roger Manuana a déposé jeudi, 24 avril dernier, une motion d’information à l’Assemblée provinciale du Bas Congo. Le député provincial élu du territoire de Seke-Banza affirmait, dans cette motion, être informé de l’exhumation de corps humains des fosses communes au cimetière de Sumbi centre, plus précisément à Nsekene, en face de la mission kimbanguiste.
Dans un rapport de 4 pages, la commission confirme que 40 corps ont été exhumés de 5 fosses communes, dont 3 au cimetière de Sumbi centre. La commission a informé la plénière que 50 jours après l’exhumation de ces corps, la population se plaint de l’odeur provenant du cimetière. Selon la déclaration du secrétaire du secteur de Sumbi et de la population, cette odeur ne peut provenir que de cadavres en décomposition.
La plénière a préconisé la mise en pace d’une commission d’enquête dont les termes de référence seront connus prochainement.
LE GOUVERNEUR DU BAS-CONGO POUR UNE POLICE NON TRACASSIERE
Les responsables de toutes les entités de la police nationale congolaise/Bas-Congo se sont retrouvés hier jeudi autour du Gouverneur, Simon Mbatshi en sa résidence officielle.
La paix recouvrée au Bas-Congo après l’opération restauration de l’autorité de l’Etat, Simon Mbatshi a jugé utile de s’entretenir avec ce corps appelé à sécuriser les personnes et leurs biens. Il leur a remercié pour le travail abattu bien qu’il ait eu des cas répréhensibles. C’est dans cette optique qu’il a demandé à la police de ne pas contrecarrer le retour des adeptes de Bundu dia kongo dont certains se réfugient dans la foret. ‘’Pour reconstruire le Bas-Congo la province a besoin de tout le monde pourvu que chacun respecte à la lettre la loi'', a souligné le Gouverneur’’.
Il a mis en confiance la police en déclarant que le gouvernement continuera d’agir dans le sens d’améliorer les conditions de travail des policiers’’. Le chef de l’Exécutif provincial a sévèrement condamné les policiers de roulage qui font baisser la police dans l’estime de la population. Car, ces derniers se font souvent de l’argent en tracassant les chauffeurs. Il leur a demandé de se mettre dans la peau des autres.
L’inspecteur provincial de la police Nationale congolaise/Bas-Congo, le Général Raus Chalwé a trouvé des réponses aux nombreuses préoccupations qu’il avait soumises auparavant au Gouverneur. Il a promis continuer de faire régner la discipline au sein de la police.
Ecoles de Kinshasa : 24 % du budget de la ville consacrés à l’éducation
La ministre provinciale de l’Education, Thérèse Olenga Kalonda, s’est entretenue le mercredi 30 avril dernier avec quelques élèves des écoles de Kinshasa dans le cadre de la journée nationale de l’enseignement. A cette occasion, elle a révélé que 24 % du budget de la ville sont consacrés à l’education.
En marge de la Journée nationale de l’enseignement célébrée chaque année, il s’est tenu, le mercredi 30 avril dernier au studio Maman Angebi de la Radiotélévision nationale congolaise (RTNC), un échange entre les élèves des écoles de la ville de Kinshasa et la ministre provinciale de l’Education, Information, Condition féminine et Famille, Mme Thérèse Olenga Kalonda.
A cette occasion, le représentant des élèves kinois a indiqué que cette journée est placée cette année dans le contexte de l’unification des consciences pour la relance de nouvelles bases de l’enseignement. Mais aussi qu’elle était celle de réflexion et de réhabilitation des infrastructures scolaires afin que la formation des élèves soit complète.
Pour sa part, la ministre Olenga Kalonda a situé son intervention sur trois axes principaux : les considérations d’ordre général qui portent sur le cadre juridique régissant le système éducatif ainsi que l’organisation de l’administration scolaire à Kinshasa, l’état des lieux du secteur et les pistes de solution, et, enfin, les perspectives d’avenir.
Se référant aux articles 175 et 202 de la Constitution de la République démocratique du Congo, à la loi portant statut du personnel de carrière des services publics de l’Etat et à l’arrêté portant organisation et fonctionnement de la ville de Kinshasa, la ministre a fait valoir que le secteur administratif kinois revêt une structure administrative bien établie.
Il a saisi cette opportunité pour donner des statistiques des écoles de la capitale datant d’octobre 2007. « Celles-ci indiquent qu’il y a 71 % d’écoles et 59 % des salles de classes qui relèvent du secteur privé. Quant à la scolarisation des élèves, il y a 54 % des garçons scolarisés contre 46 % des filles », a-t-elle poursuivi.
Avant d’indiquer que ces chiffres ne seront confirmés que lors de l’organisation de la promo-scolaire.
Parlant de problèmes enregistrés dans la ville de Kinshasa, la ministre Olenga a indiqué qu’ils sont de quatre ordres : pédagogique, administratif, infrastructurel et socioprofessionnel.
Avant de souligner que seul un budget conséquent peut permettre de surmonter le défi. Toutefois, elle s’est réjouie du fait que le budget provincial ait consacré 24 % à l’éducation.
En réponse à la préoccupation des enseignants consignée dans un cahier des charges, Mme Olenga Kalonda a prévenu que pour réaliser le plan stratégique d’intervention, il est important d’attendre le dispositif légal qui définit la décentralisation. Elle a saisi cette occasion pour rappeler que plusieurs écoles à travers la capitale ont déjà été réhabilitées. Et cette réhabilitation d’une école n’est possible que si les conditions de viabilité sont réunies.
Enfin, la journée s’est terminée par la remise des prix de l’excellence aux différents élèves qui se sont distingués dans un domaine quelconque par le ministre provincial du Plan, représentant du gouverneur de la ville Kinshasa.
Assemblée nationale : cap sur les lois essentielles
Quoique encourageant, le rendement de l’Institution législative de la RDC mérite un second coup de fouet. Il est en effet primordial, à quelques encablures de la fin de la législature, de privilégier l’examen et l’adoption des lois essentielles, nécessaires à l’instauration d’un véritable Etat de droit, sous-tendu par des entités territoriales décentralisées. D’où l’urgence de hiérarchiser les matières à débattre selon les priorités. Et ce, afin d’éviter la concurrence, vers 2010/2011, entre le travail parlementaire, d’intérêt public, et la pré-campagne des candidats aux prochaines échéances.
Des dizaines de lois votées et promulguées. Plusieurs dizaines de projets et de propositions de loi sous examen ou dans le pipe line. En toute honnêteté, il convient de reconnaître que le Sénat et l’Assemblée nationale se tirent bien de leurs obligations législatives. Mais ils pécheraient par excès de confiance en dormant sur leurs lauriers.
D’ici 2010, ils seront de nouveau accaparés par la prochaine campagne électorale. Il sera alors difficile de concilier les affaires publiques et la survie politique individuelle. C’est ainsi que, à mi-parcours de leur mandat, ils devraient avoir donné à la République et aux citoyens tout l’arsenal juridique nécessaire à l’instauration et à la consolidation d’un Etat de droit en République démocratique du Congo.
NOBLE MISSION DE CONTROLE
Encore sept sessions ordinaires. Elles ne seront jamais suffisantes pour épuiser toutes les matières inscrites au calendrier, et celles à venir. D’où surgit l’idée de hiérarchiser les priorités dans la programmation des matières. Les plus urgentes, et donc essentielles, devraient bénéficier d’un traitement ad hoc. Et ce, compte tenu non seulement du facteur temps mais aussi des impondérables politiques.
Des citoyens interrogés par Le Potentiel ont reconnu qu’il y a urgence, pour le Parlement, de traiter des projets de loi relatifs à la Décentralisation, à la Caisse nationale de péréquation, à l’Amnistie, à la Commission électorale nationale indépendante, aux Entreprises publiques, au Nouvel Ordre judiciaire, au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication.
Cette énumération n’est pas exhaustive. Les Congolais interrogés souhaitent ardemment que, pour des raisons de transparence et de bonne gouvernance, le Parlement exécute, sans désemparer, sa noble mission de contrôle de l’Exécutif et des entreprises de l’Etat.
C’est ainsi que, dans la même veine, ils exigent que soient non seulement traités en priorité les rapports d’enquêtes parlementaires. Mais qu’ils soient également rendus publics d’autant plus qu’ils concernent les populations lesquelles sont, directement ou indirectement, affectées par les événements.
GAGNER EN EFFICACITE
Les contrôles parlementaires, selon les personnes sondées, ne peuvent pas être sélectifs, ciblés. Ils devraient, au contraire, concerner tous les pans de la vie nationale. A cet effet, il conviendrait, par patriotisme, que sénateurs et députés ne s’embarrassent pas des tabous. La Constitution est leur bouclier par excellence.
Vus sous cet angle, les contrôles parlementaires prévus pour la session de mars 2008 et concernant les accords conclus entre la République populaire de Chine et la République démocratique du Congo sont salués unanimement. C’est sans conteste que même les partenaires de la RDC, pays et organismes internationaux, applaudissent cette volonté de transparence. En définitive, c’est un plus pour la crédibilité du gouvernement et d’autres institutions nationales face à leurs interlocuteurs.
Tout compte fait, hiérarchiser les priorités, en termes des matières à traiter par session, éviterait aux parlementaires de se disperser. En conséquence, ils gagneraient en énergie, en temps, en ressources financières et en efficacité. Procéder autrement s’apparenterait à une diversion.
Limete : un transformateur électrique bientôt en service à la Funa
Un transformateur électrique d’une capacité de 100 mégawatts sera bientôt remis en service au quartier Funa, dans la commune de Limete, afin de mettre fin au délestage auquel est confronté la ville de Kinshasa depuis plusieurs années. Selon l’Agence congolaise de presse, qui relaye cette information, ce transformateur électrique qui a subi une réparation, est actuellement à l’étape de séchage, qui est la dernière avant d’être remis en service. Pour Mme Kiseme, directrice du département de transport Ouest à la Société nationale d’électricité (Snel), le transformateur électrique de la Funa sera bientôt remis en service, afin de redonner au poste de la Funa sa capacité initiale.
Ngaba : des mesures pour lutter contre l’insalubrité
Les pluies qui se sont abattues récemment à Kinshasa ont été, pour beaucoup d’habitants de la commune de Ngaba, une aubaine et un moment tant attendu. Ce, pour procéder au vidange de leurs fosses septiques, une pratique qui a dépassé les limites.
Au regard de la passivité qu’affichent les responsables municipaux, l’on est tenté de croire que cette pratique est toléré, peu importe les conséquences qu’elle peut provoquer sur la population. Le week-end dernier, la pluie a drainé une grande quantité de déchets évacués sur la voie publique.
Les avenues les plus touchées sont notamment, Masimanimba, Bukanga, Bindungi, la direction Lumumba, Frigo…même l’avenue Kianza, la principale artère de cette commune n’est pas épargnée. Ce qui choque plus d’un observateur, c’est le silence coupable des responsables de cette municipalité témoins de ces actes inciviques. Car, devant la maison communale, coulent dans le caniveau ces eaux usées aux odeurs nauséabondes.
Se promener dans cette commune pendant ou après la pluie, c’est s’exposer au danger de se faire contaminer. Ceux qui se livrent à cette pratique ne sont pas inquiétés et certains parmi eux, les plus audacieux le font même en plein jour.
Outre la vidange des fosses septiques pendant la pluie, bon nombre d’habitants de cette commune sont dépourvus d’installations hygiéniques.
L’utilisation des sachets à cette fin est de plus en plus pratiquée. Le service d’hygiène et de salubrité brille par son inéfficacité à contrôler les parcelles. Même les travaux d’intérêt communautaire communément appelé « Salongo», ne sont qu’un leurre.
Pour combattre cette pratique qui a élu domicile dans cette partie de la ville, les autorités municipales sont appelées à prendre des mesures qui s’imposent pour décourager les kinois qui se livrent à cette pratique. Elles doivent aussi procéder au contrôle parcellaire pour sensibiliser la population à se doter d’installations sanitaires viables.





