MilitaireLa mission du conseil provincial de sécurité s’inscrit dans le cadre du plan de stabilisation et de sécurisation de l’Est du pays.

Le colonel Mazero Mando émet cependant des doutes. D’après lui, c’est de cette façon que ses deux collègues Bukuyi et Mila s’étaient rendus. Mais depuis, s’étonne-t-il, on n’a plus aucune nouvelle d’eux : « je voudrais qu’on me donne un temps pour rassembler mes troupes et intégrer le gouvernement, le temps de reprendre la sensibilisation. Car mes hommes étaient prêts, mais ils ont été attaqués et tués, et leurs officiers Bukuyi et Milla, ont été faits prisonniers. C’est ce qui crée des doutes. Je voudrai que vous puissiez envoyer des policiers et des troupes pour garder la population et ses biens. Mais qu’ils évitent la mauvaise politique de me faire la guerre. Je ne suis pas un ennemi. Qu’on me donne de l’emploi. Mais je le répète, je n’aime pas la mauvaise politique. Car ils m’avaient appelé et, à mon tour, j’avais fait appel à Bukuyi et à Milla. Ils les ont fait prisonniers. Mon souci, on dit que Bukuyi et Milla ne sont pas en prison. Mais, qu’on me montre d’abord l’un d’eux. Que je vois sa présence, car c’est le traitement subi par ces gens qui est à la base de tout ceci. »

Le vice gouverneur Pierre Masudi Menes a dirigé cette mission à coté des deux députés provinciaux, fils du terroir. Il se dit satisfait de cette décision. Il était aussi accompagné du commandant 7e région militaire, du responsable du service de sécurité et des officiers supérieurs de la Police Nationale Congolaise.