07 mai 2008
La réplique chinoise devant les exigences du Fmi
Sinon, que dire des contrats signés en RDC avec des pays occidentaux sans contrepartie, alors que des sociétés occidentales exploitent des concessions minières. Elles n’ont pas apporté de l’argent frais et ne s’occupent point des infrastructures de base. Contrairement à la Chine qui débarque avec de l’argent frais et finance des infrastructures de base.
Au sujet de la mauvaise gouvernance, la partie chinoise refuse toute polémique là-dessus. Toutefois, elle signale que seuls 300 millions de dollars tomberont dans les escarcelles de la partie congolaise. Le reste ira aux entreprises chinoises et congolaises pour payer la main-d’œuvre tant chinoise que congolaise.
Les menaces
Quelle sera l’attitude des institutions de Bretton Woods au cas où la RDC ne renégocierait pas cet accord-prêt ? Il y a lieu de rappeler que la dette extérieure de la RDC était de 15 milliards de dollars USD. Elle concerne des Etats qui font partie du Club de Paris. En 2002, le Club de Paris avait effacé une partie de la dette, 4 milliards US, et accepté que le paiement du service de la dette soit inférieur au service dû. La dette de la RDC est estimée aujourd’hui à 11 milliards de dollars US.
Aussi, si le FMI tombait d’accord avec la RDC pour la signature d’un programme PEG II bien exécuté pendant un an avec la mise en application du document stratégique pour la réduction de la pauvreté, DSRP; et que la RDC atteignait le point d’achèvement, elle obtiendrait un effacement de 90% de sa dette. Ce qui représente quasiment 9 milliards de dollars USD sur les 11 milliards. Mais dans le cas contraire, c’est-à-dire de désaccord total, il n’est pas exclu que le club de Paris revienne sur sa décision antérieure d’effacement de la dette qui sera de nouveau poilée à 15 milliards de dollars US. Ajouter à cela 600 millions de dollars à payer chaque année
à titre d’arriérés du paiement de dette.
J. Kabila joue son avenir politique
Les choses s’accélèrent en République démocratique du Congo. Plusieurs faits se succèdent comme s’il se prépare un grand événement. Bien sûr que la signature de l’Accord-prêt avec la Chine a servi de déclic. La Banque mondiale et le FMI sont montés sur leurs grands chevaux pour brandir leur qualité de « partenaires privilégiés ». Karel De Gucht s’est fait inviter à Kinshasa pour lâcher ses « vérités ». Kabila réplique en haussant le ton, allant jusqu’à se faire bien comprendre en s’entretenant avec l’ex-Ciat (Comité international d’accompagnement de transition) conduit par le représentant spécial du secrétaire général de l’Onu et responsable de la Monuc. Les choses deviennent donc sérieuses. Entre-temps, la République démocratique du Congo est devant un choix cornélien. Jouer à quitte ou double, entre l’Occident et la Chine. Mais dans tout cela, c’est le président de la République qui joue son va-tout : son avenir politique. Va-t-il convaincre ? Se pliera-t-il aux exigences des partenaires traditionnels? Avec la Journée de l’Union européenne marquée par un point de presse ce jeudi à Kinshasa, il faudra prendre son mal en patience pour chercher à lire entre les lignes la suite des événements.
La Journée de l’Union européenne interviendra ce vendredi 9 mai. Les pays membres de cette organisation mettront ce jour à profit pour évaluer son parcours et son impact sur l’examen des grandes questions européennes et internationales.
L’occasion faisant le larron, les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne près la République démocratique du Congo se retrouveront chez leur collègue de la France, ce pays assumant la présidence de l’Union européenne. Le moment sera tout indiqué pour faire l’évaluation de la coopération entre les pays de l’Union européenne et la République démocratique du Congo. Cette rencontre diplomatique se tient quasiment une semaine après celle d’avec le Président de la République.
DES PARTENAIRES TRADITIONNELS ET PRIVILEGIES
Au fait, ce n’est pas la première fois que les ambassadeurs européens se retrouvent ensemble pour faire le point de la situation. A des moments importants de la coopération avec la République démocratique du Congo, ils se sont toujours imposé cet exercice dans le but de mieux apprécier les efforts fournis par les uns et les autres. Mais que cette rencontre diplomatique se tienne à un moment crucial de la République démocratique du Congo déterminée à donner une nouvelle impulsion aux initiatives de la reconstruction nationale. Qu’elle se déroule après que la Banque mondiale et le FMI n’aient pas du tout apprécié les termes de l’ accord-prêt avec la Chine ; et qu’en plus, la Belgique et la RDC se soient permises quelques envolées verbales pour se dire certaines vérités, les choses deviennent très intéressantes. Le point de presse de ce jeudi ne sera nullement un fait divers. Certaines vérités vont transparaître. Des vérités ? Oui, il y en aura. Qu’on ne se fasse pas d’illusion. L’Union européenne demeure un partenaire traditionnel et privilégié de la République démocratique du Congo. A ce titre, il n’est pas surprenant de s’entendre dire que les pays de l’Union européenne ont « l’obligation morale et politique » de s’intéresser à tout ce qui touche à la RDC.
Obligation morale et politique, ils l’ont assumée en supportant l’organisation des élections en République démocratique du Congo. Près de 500 millions de dollars ont été affectés à cette fin. En outre, les pays de l’Union européenne figurent, à côté des Etats-Unis, parmi les grands bailleurs de fonds de la Banque mondiale et du FMI. Mieux, ce sont eux qui constituent le grand cartel du Club de Paris qui, en 2002, a effacé une partie de la dette de la RDC, en l’occurrence 4 milliards de dollars US.
Ce sont des partenaires traditionnels et privilégiés. Ils ne se tairont pas s’ils se sentent frustrés. Et puisqu’il s’agit d’un moment crucial de la reconstruction de la RDC, ils réagiront pour donner leurs impressions. Quant aux « promesses non tenues », ils ne manqueront pas de fournir des explications. Bien entendu, ils s’attarderont sur la bonne gouvernance politique et financière, l’indépendance des institutions de la République, la corruption, l’enrichissement illicite et démesuré face à une population paupérisée. Ce sont là les conditionnalités « traditionnelles » des pays européens qui n’ont que faire des « discours de souveraineté », une fois convaincus de toutes ces insuffisances. C’est la bible de la coopération bilatérale et multilatérale. Ils brandiront leur principal argument de tous les jours : « ils ont des comptes à rendre à leurs contribuables ». Par conséquent, ils ne peuvent en aucun cas verser leur argent dans les tonneaux de Danaïdes.
A KABILA DE GERER AVEC DEXTERITE L’EQUATION
Mais il ne faut pas aussi se voiler la face pour ne pas reconnaître que la Chine, en bousculant la «coopération classique », serait en train de marcher sur les plates-bandes occidentales. Là, les pays européens qui disent avoir beaucoup donné, et même (plus que les 8 milliards USD des Chinois), ne se laisseront pas faire. Ils le diront, même à demi-mot, aux autorités congolaises. Quitte à elles de tirer toutes les conséquences politiques, économiques et financières.
Il est vrai que le vent qui souffle dans les relations bilatérales et multilatérales entre la RDC et ses partenaires traditionnels, met sous les projecteurs le chef de l’Etat. Joseph Kabila joue son avenir politique. Sur le front extérieur, il doit parvenir à convaincre ses interlocuteurs de la nécessité de tenir leurs promesses, de savoir que la RDC dispose d’immenses opportunités de collaboration pour développer ce pays sans se plaindre de la Chine.
Sur le front intérieur, il devra informer ses compatriotes, jusque dans les moindres détails, du contenu desdits accords. Ce souci de transparence lui apportera le soutien populaire, dont il a besoin en ces moments. Le succès d’une telle diplomatie dépendra de la transparence dans laquelle elle sera menée.
De toutes les manières, après la Guerre froide et les antagonismes des Blocs Est-Ouest, les dirigeants les plus avisés trafiquent aujourd’hui avec toutes les bonnes volontés du monde, quitte à savoir exprimer, dès le début, les attentes de leurs populations ainsi que les gains des uns et des autres. En dehors de cette cruelle vérité, point de salut pour une nouvelle voie.
Il revient à Kabila, seul, de gérer avec dextérité cette équation dans l’intérêt supérieur de la Nation. Il lui revient de dégager des pistes de solution en vue de consolider les relations bilatérales et multilatérales avec
différents partenaires. Quoi que l’on écrive, c’est finalement son avenir politique qui est ici en jeu.
source : Le potentiel/kinshasa
Walikale : les FDLR conditionnent leur rapatriement volontaire à la tenue d’un dialogue inter rwandais
Sceptiques quant à la bonne foi des autorités rwandaises, les combattants FDLR basés à Kimua exigent la tenue d’un dialogue inter rwandais avant leur retour volontaire. Au cours de la séance de mardi, un extrait d’un film a été projeté montrant dans quelles conditions vivent désormais les éléments déjà rapatriés. Ce film semble n’avoir pas convaincu les FDLR de Kimua. D’où le préalable qu’ils posent de l’organisation d’un dialogue inter rwandais avant leur retour volontaire, rapporte radiookapi.net
Cette prise de position est en décalage avec la position du gouvernement rwandais. Lors de son passage au mois de mars dernier à Goma, James Kabarebe, chef d’état-major de l’armée rwandaise, avait déclaré clairement que son gouvernement n’entendait pas organiser le forum national demandé par les FDLR.
Pour le président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu, Léon Barianga, ces sensibilisations constituent une dernière chance accordée aux combattants hutus rwandais dans le processus du rapatriement volontaire. Conformément aux accords de Nairobi, en cas de résistance, le gouvernement congolais devrait passer à la phase de l’usage de la force.
Fizi: programme amani, les Maï-Maï du groupe Yakutumba sensibilisés
Deux commissaires de la commission technique mixte sécurité du programme Amani, tous de ce groupe et signataires de l’acte d’engagement de Goma sont en train d'expliquer à leurs hommes le contenu et le calendrier du programme Amani. Selon le porte-parole de ce groupe armé, il s'agit d'une mission complémentaire à celle effectuée récemment par l'abbé Apollinaire Malu Malu dans la région.
Les sensibilisateurs sont Joseph Asanda et Vincent Ngeya. Après une rencontre lundi dernier avec les autorités civiles, militaires et coutumières locales, la délégation a rencontré la population de Baraka. Dans son adresse mardi, Joseph Asenda a invité la population à se désolidariser des éléments rwandais FDLR qui, selon lui, seront bientôt traqués par les FARDC. De leur côté, la population, les autorités civiles et les FARDC ont dénoncé 11 barrières érigées par des éléments armés dans les moyens plateaux de Baraka et Fizi. Ces éléments armés rançonnent et tracassent les passants. Joseph Asanda a demandé à la population de prendre patience quant à l'exécution du programme Amani. Le commandant de la 12e brigade intégrée a saisi l'occasion pour remettre 3 éléments Maï-Maï détenus depuis le mois d'avril par les FARDC. Ces éléments avaient attaqué une équipe de la FAO sur la route Fizi Minembwe.
La remise officielle de ces éléments, s’inscrit dans le cadre de l’acte d’engagement, a laissé entendre le commandant FARDC. La délégation devrait rencontrer ce mercredi l'Etat major du groupe Yakutumba à son quartier général à Fizi-centre avant de répartir sur Lusenda et Mboko, vers Uvira.
Cette septième campagne de sensibilisation des éléments FDLR au rapatriement volontaire a eu lieu mardi à Kimwa, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Cette campagne a été conjointement menée par la section DDRRR de la Monuc et une mission de l’Assemblée provinciale de la place.
Walikale : les FDLR conditionnent leur rapatriement volontaire à la tenue d’un dialogue inter rwandais
Sceptiques quant à la bonne foi des autorités rwandaises, les combattants FDLR basés à Kimua exigent la tenue d’un dialogue inter rwandais avant leur retour volontaire. Au cours de la séance de mardi, un extrait d’un film a été projeté montrant dans quelles conditions vivent désormais les éléments déjà rapatriés. Ce film semble n’avoir pas convaincu les FDLR de Kimua. D’où le préalable qu’ils posent de l’organisation d’un dialogue inter rwandais avant leur retour volontaire
Cette prise de position est en décalage avec la position du gouvernement rwandais. Lors de son passage au mois de mars dernier à Goma, James Kabarebe, chef d’état-major de l’armée rwandaise, avait déclaré clairement que son gouvernement n’entendait pas organiser le forum national demandé par les FDLR.
Pour le président de l’assemblée provinciale du Nord-Kivu, Léon Barianga, ces sensibilisations constituent une dernière chance accordée aux combattants hutus rwandais dans le processus du rapatriement volontaire. Conformément aux accords de Nairobi, en cas de résistance, le gouvernement congolais devrait passer à la phase de l’usage de la force.
Fizi: programme amani, les Maï-Maï du groupe Yakutumba sensibilisés
Deux commissaires de la commission technique mixte sécurité du programme Amani, tous de ce groupe et signataires de l’acte d’engagement de Goma sont en train d'expliquer à leurs hommes le contenu et le calendrier du programme Amani. Selon le porte-parole de ce groupe armé, il s'agit d'une mission complémentaire à celle effectuée récemment par l'abbé Apollinaire Malu Malu dans la région.
Les sensibilisateurs sont Joseph Asanda et Vincent Ngeya. Après une rencontre lundi dernier avec les autorités civiles, militaires et coutumières locales, la délégation a rencontré la population de Baraka. Dans son adresse mardi, Joseph Asenda a invité la population à se désolidariser des éléments rwandais FDLR qui, selon lui, seront bientôt traqués par les FARDC. De leur côté, la population, les autorités civiles et les FARDC ont dénoncé 11 barrières érigées par des éléments armés dans les moyens plateaux de Baraka et Fizi. Ces éléments armés rançonnent et tracassent les passants. Joseph Asanda a demandé à la population de prendre patience quant à l'exécution du programme Amani. Le commandant de la 12e brigade intégrée a saisi l'occasion pour remettre 3 éléments Maï-Maï détenus depuis le mois d'avril par les FARDC. Ces éléments avaient attaqué une équipe de la FAO sur la route Fizi Minembwe.
La remise officielle de ces éléments, s’inscrit dans le cadre de l’acte d’engagement, a laissé entendre le commandant FARDC. La délégation devrait rencontrer ce mercredi l'Etat major du groupe Yakutumba à son quartier général à Fizi-centre avant de répartir sur Lusenda et Mboko, vers Uvira.
Cette septième campagne de sensibilisation des éléments FDLR au rapatriement volontaire a eu lieu mardi à Kimwa, dans le territoire de Walikale, au Nord-Kivu. Cette campagne a été conjointement menée par la section DDRRR de la Monuc et une mission de l’Assemblée provinciale de la place.
Kinshasa : le Pnud présente le bilan de son action en 2007
Selon le rapport de ce bilan publié mardi, le Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) signale que les axes prioritaires de ses interventions pour la RDC ont été l’année dernière la gouvernance, la sécurité, le relèvement communautaire, les écoles, les centres médicaux, les maternités et les routes
En matière de gouvernance, le Pnud cite l’organisation du tout premier forum sur la décentralisation. L’objectif de ce forum était de comprendre le processus de la décentralisation avant de l’entamer. Concernant la sécurité, le rapport rappelle que le Pnud et le gouvernement congolais ont signé en juin 2007 un accord pour mener une action spéciale de démobilisation, désarmement et réinsertion de 3 groupes rebelles actifs en Ituri. Un programme qui a permis la démobilisation de plus de 150 milles ex-combattants. Dans le même registre, 7 000 armes ont été détruites au mois de juin toujours avec l’appui de cet organisme onusien.
Sur un autre plan, le rapport signale également l’opération de renforcement des capacités institutionnelles et humaines du parlement à travers le réseau parlementaire genre et parité pour la promotion de la femme. Le Pnud a aussi travaillé dans la construction et la réhabilitation des voies des communications pour désenclaver les régions reculées et favoriser les échanges. Les grandes actions de 16 aires protégées que compte la RDC ont aussi été menées avec l’appui de cet organisme, notamment en renforçant les capacités de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN).
Pour cette année, le Pnud promet de soutenir la RDC pour l’organisation des élections locales. Il a aussi mis en place un programme d’appui au cycle électoral en vue de renforcer les capacités de la RDC à organiser les élections elle-même.
La RDC peut nourrir deux milliards de personnes (expert belge)
La République démocratique du Congo (RDC) peut nourrir plus de deux milliards de personnes au monde avec son potentiel agronomique exceptionnel et la superficie inégalée de ses terres agricoles en Afrique, a affirmé un représentant du ministère wallon de l'Agriculture à Kinshasa, Alain Hiart.
Selon M. Hiart, seuls 10 pc des superficies agricoles en RDC sont mises en valeur et les rendements à l'hectare s'apparentent à ceux des pays du Sahel, nettement plus arides. La superficie totale de la RDC est de 2.345.000 km2, soit 78 fois celle de la Belgique. Mais seule une infime portion du territoire est cultivée -et encore, avec des techniques souvent artisanales. Le projet de code agricole en RDC dispose de 80 millions d'hectares de terres arabes, soit la deuxième surface de terres cultivables au monde après le Brésil. La diversité des climats et le réseau hydrographique ajoutés à ces potentialités agricoles permettront à la RDC de pratiquer une gamme variée de cultures et de rente, a expliqué lundi M. Hiart
Enquête : Quelle est la situation générale des aéroports de la RDC ?
La république démocratique du Congo a enregistré plusieurs crashs d’avion depuis l’année dernière. L’une des causes de ces accidents serait l’état des pistes d’atterrissage. Aucun aéroport de la RDC ne dispose de radar pour la surveillance de trafic. Seuls quelques émetteurs permettent d’établir le contact entre les pilotes et les tours de contrôle au sol. Certains aéroports comme celui de Kikwit, de Bukavu ou encore de Kananga ne possèdent pas de tour de contrôle. Radiookapi.net livre ici les résultats de son enquête.
Les camions anti-incendie de la RVA ne sont visibles qu'à Ndjili et à Lubumbashi. Quelques extincteurs qui ornent des aérogares sont inadaptés pour maîtriser les incendies causés par les accidents d’avion. Le crash d’un DC 9 à Goma au mois d’avril dernier a illustré l’inutilité de ces derniers.
Les pistes de grandes villes, avec au moins de 2 Km, inspirent confiance sauf celle de Goma engloutie en partie par les laves de Nyiragongo. Mais jamais réaménagées, certaines pistes présentent des fissures et des nids de poule.
Certaines d'entre elles sont situées au milieu des quartiers populaires ou commerciaux. D’où des cas d'avions qui finissent leurs courses sur des foules humaines. C’est le cas de l’accident de type k en 1996 où le dernier crash de Goma.
Les aérogares, là où il en existe, ne sont pas entretenues. C'est le cas à Kisangani où la salle d’attente ne dispose même pas de plafond. Dans certains endroits, il suinte même trois jours après une forte pluie.
Au manque d’entretien s’ajoute la tracasserie. De nombreux services s’y bousculent mettant ainsi passagers et bagages dans une situation de perpétuelle insécurité. Des disparitions des bagages y sont monnaie courante.
Conséquence, certaines entreprises ont résolu de délocaliser des aéroports, le chek-in des bagages.
Aéroport de Kavumu à Bukavu, archaïque
Une illustration de ce tableau avec l’aéroport de Kavumu dans le sud Kivu qui fonctionne toujours un système d’exploitation archaïque.
Aménagé en 1968 pour des besoins d’urgences d’opérations militaires, Cet aéroport connait plusieurs difficultés liées à sa gestion matérielle et technique.
L’aéroport de Kavumu possède une piste de 2 000 m de longueur et 45 de largeur à laquelle s’ajoutent 3 tarmacs. Ses bâtiments administratifs ne reflètent pas l’image d’un aéroport.
Il connaît en outre plusieurs problèmes. Il s’agit notamment de l’inexistence de bâtiments servant d’aérogare, la quasi-inexistence des installations sanitaires, d’eau et d’électricité, pas de véhicule anti-incendie; pas non plus de radar sauf un système de navigation par satellite.
La Tour de contrôle de la Monuc où travaillent les agents de la RVA est équipée d’un émetteur récepteur VHF pour communiquer avec les aéronefs et aéroports voisins. Sans le réaménagement par la Monuc, en 1997, d’une partie de la piste l’aéroport serait déjà fermé.
La piste présente toujours un danger compte tenu de son emplacement à l’intérieur des collines et sa longueur estimée courte pour les gros porteurs. Le manque de balisage empêche tout atterrissage ou décollage la nuit.
L’aéroport n’étant pas clôturé, il connaît une insécurité importante puisque militaires, habitants du coin et animaux s’y promènent souvent.
Un projet de réhabilitation de l’aéroport est maintenant à l’étude. Il rencontre l’opposition de certains habitants du village voisin de Bwimika qui devraient quitter leurs propriétés proches de la piste.
Equateur : 3 aéroports, mais 1 seul balisé
L’Equateur compte trois aéroports: l’aéroport international Moanda de Gbadolite avec une piste de 3.200 mètres et les aéroports nationaux de Mbandaka et de Gemena, avec chacun une piste 2 200 mètres. Les pistes de tous ces aéroports sont en très bon état. Les tours de contrôle équipées et fonctionnelles, hormis celui de l’aéroport de Gbadolite pillée pendant la guerre. Mais seul l’aéroport de Mbandaka a encore, en ce jour, le système de basilage radio et lumineux. Quant à la piste de l’aérodrome de première catégorie de Lisala, elle se dégrade de jour en jour. Sa largeur, hier de 50 mètres, est réduite aujourd’hui à 45 mètres à cause des érosions. A retenir cependant que tous les aéroports de l’Equateur ne sont pas sécurisés présentement contre les incendies si ce n’est celui de Mbandaka avec l’équipement de la Monuc dont le véhicule anti-incendie n’assiste pas toujours des vols non Monuc. La situation salariale du personnel de la Régie des Voies Aériennes qui travaillent dans ces infrastructures aéroportuaires est déplorable. Partout, les agents de la RVA accusent plusieurs mois d’arriérés de salaires. 120 mois d’arriérés de salaires pour les agents de Gbadolite, plus de 100 mois pour ceux de Lisala et Gemena et 26 mois pour les agents de la RVA / Mbandaka.
L’aéroport international de Nd’jili, à moderniser
Un système classique non radar sert au contrôle de la navigation aérienne à l’aéroport international de Nd’jili. Selon, le commandant adjoint de cet aéroport ce système est fiable et n’a jamais été à la base des crashs. Il a par ailleurs relevé la nécessité du réaménagement de la piste construite en 1954 et de l’aérogare afin de répondre aux conditions actuelles du trafic aérien.
Bandundu
Début depuis lundi dernier des travaux de réhabilitation de l’aéroport national du Bandundu. Les travaux consistent à boucher les nids des poules et niveler certains endroits de la piste. Un ingénieur de la RVA venu de Kinshasa, exécute ces travaux avec l’appui de l’office des voiries et drainages, OVD. Notons que l’état de cette piste devenait de plus en plus inquiétant pour les aviateurs.
Cette réhabilitation intervient 13 ans après la dernière qui était d’ailleurs inachevée.
Source:Okapi/Kinshasa
L’eau coule désormais à la cité de Lubirihya
La population de Lubirihya, cité située à la frontière entre l’Ouganda et la Rd Congo au Nord Kivu a désormais accès à l’eau potable grâce à un système d’adduction par voie gravitaire. Le financement a été assuré par le bureau de développement du diocèse catholique de Butembo-Beni, indique une source proche de ce diocèse. Selon celle-ci, cinq sources principales d’eau capturée des collines surplombant cette cité à forte concentration démographique sont drainées dans une citerne qui, à son tour, alimente les vingt-cinq bornes fontaines parsemées à travers les quartiers.
Syahava, chef de poste d’encadrement administratif de Kasindi-Lubirihya, a souligné que cette adduction, bien qu’encore insuffisante, est salutaire pour ses administrés qui jadis s’approvisionnaient en eau à partir de la rivière polluée de Lubirihya. L’adduction de cette cité en eau potable va, à coup sûr, mette à l’abri la population des maladies hydriques très récurrentes dans la région, a reconnu M. Syahava. Sur une population de 15.000 âmes à servir, les 75m3 restent encore insuffisants, précise-t-on.
La cité de Lubirihya, qui est implantée dans la plaine au pied du mont Ruwenzori, héberge une population flottante concentrée sur un petit espace. Celui-ci a toujours été à la base de la propagation et la persistance des épidémies tels que le choléra, le paludisme
Désengorger Matadi ou construire Banana ?
Le désengorgement du port de Matadi est inscrit comme priorité actuelle du gouvernement soucieux de rabaisser les prix des marchandises à l’importation. Surtout celles des denrées alimentaires destinées à la consommation des centres urbains, depuis que la crise économique a mis fin à l’ambition de l’arrière-pays en tant que lieux de production agricole. Tant que perdurera ce paradoxe, la hantise de doter la Rdc d’un port en eaux profondes à Banana continuera à faire son bon homme de chemin. Un pari d’investissement risqué, si l’on y ajoute le dilemme qui s’en suit par rapport à l’opportunité que représente Pointe-Noire, en République du Congo.
En fait, la métropole économique de la République d’en face jouerait mieux à l’intégration régionale si jamais la Rdc s’engageait à bâtir son insertion dans la mondialisation à travers ce terminal du chemin de fer Congo (Brazzaville) – Océan. Or, l’Afrique centrale a ceci de singulier que la rationalité économique en matière de coopération a toujours été sacrifiée sous l’autel des rivalités diplomatiques. Les considérations hégémoniques l’emportant sur la réalité des chiffres. Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (Ceeac), Communauté économique des pays des Grands Lacs et autres ensembles se résumant en vœux pieux. L’idée d’un pont reliant Brazzaville à Kinshasa s’avère, en ce sens, chimérique.
On en revient à Banana. Quand naquit le projet, le Zaïre caressait sa vision de la Zone franche d’Inga (Zofi), enclave économique préférentielle tournée vers des exportations industrielles dégagées, notamment de l’exploitation de la bauxite et de la raffinerie du cuivre, obtenus à moindre coûts énergétiques grâce à Inga II et/ou III. Mais, il s’est fait que ces 2 installations du barrage n’ont jamais été aménagées. La 1ère guerre du Shaba (80 jours à 1977) ayant étouffé dans l’œuf le programme de valeur ajoutée du cuivre. Aujourd’hui, les mythiques projets de développement sauraient-ils matérialiser Banana eaux profondes ?
Rien ne paraît si sûr. Il reste à se rabattre sempiternellement sur les replâtrages de Matadi et Boma. Pourvu que les Emirats arabes unis et autres partenaires apportent des réfections en dur. Sinon, les Congolais resteront soumis aux aléas des prix des vivres sur le marché international, faute de relancer la production agricole.
Conférence des gouverneurs de province : controverse autour de la rétrocession des 40 %
Le processus de décentralisation est déjà en marche depuis un an. Il faut une évaluation. Pour ce faire, tous les gouverneurs de province sont en conférence du 6 au 9 mai 2008. Concrètement, il s’agit d’une introspection. Quel est le chemin déjà parcouru ? Où en est-on aujourd’hui ? Qu’est-ce qui reste à faire ? Il sera également question de la situation sécuritaire et des mesures préventives de la crise alimentaire.
Le Premier ministre, Antoine Gizenga Fundji, a ouvert, hier mardi 6 mai à la Primature, les travaux de la Conférence des gouverneurs de province, qui se tient du mardi 6 au vendredi 9 mai 2008. Trois points sont retenus à l’ordre du jour de ses assises qui réunissent tous les chefs des exécutifs provinciaux, à savoir l’évaluation de l’évolution de la décentralisation une année après son lancement ; la question sécuritaire et les mesures urgentes pour faire face à la crise alimentaire. Chaque gouverneur s’est fait accompagner de deux de ses ministres, en l’occurrence ceux qui ont en charge l’Administration territoriale et le Développement ou Agriculture.
Avant le démarrage des travaux proprement dits, le Premier ministre Antoine Gizenga a indiqué que cet exercice permet aux gouverneurs des retrouver et de faire le point sur les avancées enregistrées dans le processus de la décentralisation. S’adressant aux gouverneurs, le chef du gouvernement central a exhorté au patriotisme. « Vous êtes tous au service d’un seul et unique peuple qui vous a placé pour le conduire vers un destin meilleur que celui qui vit maintenant », a-t-il déclaré.
Selon le programme établi par le ministère de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, la journée de mardi a été consacrée à plusieurs exposés dont celui du ministre de l’Intérieur, Denis Kalume Numbi, qui s’est penché sur l’élaboration des textes, l’installation des organes et le renforcement des capacités. De leur côté, les ministres des Finances et du Budget ont planché sur l’évaluation du processus de la décentralisation financière. Le ministre de la Fonction publique est, quant à lui, intervenu sur la décentralisation administrative.
LE GOUVERNEMENT TEMPERE…
Au nom du gouvernement central, le ministre de l’Intérieur, Denis Kalume, a explicité les trois objectifs de la Conférence. Le premier objectif, c’est la décentralisation. Pour lui, le processus est déjà en marche depuis un an, il faut une évaluation. Concrètement, il s’agit d’une introspection. Quel est le chemin déjà parcouru ? Où en est-on aujourd’hui ? Qu’est-ce qui reste à faire ? « Personne ne s’oppose au principe de rétrocession, mais on doit s’accorder sur les mesures d’application ou de mise en œuvre », a-t-il déclaré.
Le deuxième objectif est lié à la situation sécuritaire : rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national.
Le troisième objectif, c’est la prévention de la crise alimentaire qui frappe le monde et surtout les pays en développement, qui dépendaient de l’importation des biens de première nécessité. Lors du dernier conseil des ministres, le gouvernement a pris des résolutions pour que la RDC soit indépendante sur le plan alimentaire. « On doit refuser d’importer certains produits que nous pouvons produire nous-mêmes », a affirmé Kalume.
… LES GOUVERNEURS S’Y ACCROCHENT
Plusieurs gouverneurs ont donné leurs impressions et leurs attentes à l’issue de ses assises. Dans l’ensemble, les chefs des exécutifs provinciaux n’entendent pas négocier sur la question relative à la rétrocession des 40 %.
Le gouverneur de l’Equateur, José Makila, son collègue du Sud-Kivu, Muderwa, et celui du Nord-Kivu, Julien Paluku, ont insisté sur la procédure de légifération et la mise en place des institutions provinciale. « Nous invitons l’Assemblée nationale à accélérer la mise en place de l’arsenal juridique pour que le processus de décentralisation soit mis en place ».
Pour sa part, le gouverneur de la province du Bandundu, Richard Ndambu, a indiqué que l’état actuel de sa province est préoccupante et il faut d’énormes moyens pour son redressement. « Nous devons faire une évaluation sans complaisance… Bandundu est une province agricole, notre première préoccupation c’est la relance de ce secteur ». Mais comment y parvenir ? Le gouverneur répond : « Pour le moment, nous sommes en train de rouvrir les routes de desserte agricole ».
Mêmes préoccupations pour le gouverneur du Kasaï Oriental, Ngoy Kasanji : « Nous avons beaucoup d’attentes pour la concrétisation de la décentralisation… Nous voulons que le gouvernement central respecte la loi en payant tout ce qui est prévu dans le Budget ».
Pour rappel, la Constitution prévoit la tenue de la Conférence des gouverneurs deux fois par an, sous la direction du président de la République. Mais, la loi sur la décentralisation doit en définir les structures et l’organisation.
source : Le potentiel/kinshasa








