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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

09 mai 2008

Mbanza Ngungu : la partie civile sollicite 100 millions USD à payer par les BDK

Kakongo

C’est dans le cadre du procès qui oppose le ministère public à 22 adeptes de BDK arrêtés après les événements de février et mars derniers. Dans sa plaidoirie, la partie civile sollicite la condamnation des prévenus ainsi que le chef de BDK, ainsi que le paiement de 100 millions Usd de dommages et intérêts a la famille de Jean - Marie Lutende, brûlé vif dans le secteur de Kinkenge il y a quelques mois.

La plaidoirie a débuté jeudi avec la partie civile au tribunal de Grande Instance de Mbanza-Ngungu. Pendant 6 heures, la partie civile a démontré les actes et les faits mis à charge contre les 22 prévenus, entre autres, l’assassinat de Jean-Marie Lutende, brûlé vif en janvier dernier au village Kimbala-Zulele, secteur de Kikenge, en territoire de Luozi. Pour la partie civile, si le Bundu Dia Kongo n’existait pas, la province du Bas Congo ne compterait pas ces morts. « Cette association a été formée dans le seul but de porter atteinte aux personnes et à leurs biens », renchérit la partie civile. Elle ajoute que c’est un groupe de criminels qui a comme objectif de plonger le Bas Congo, l’Angola et le Congo Brazzaville dans la guerre. La partie civile a donc sollicité au tribunal la condamnation de ces 22 adeptes, solidairement avec le chef du Bundu Dia Kongo, et le paiement de 100 millions USD de dommage et intérêts à la famille de Jean-Marie Lutende.

Compte tenu du temps, le ministère public a sollicité au tribunal la remise de l’audience pour ce vendredi, afin de présenter son réquisitoire.

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Kinshasa : les assemblées provinciales présentent leurs revendications

bendele

Une rencontre a réuni jeudi les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale avec les présidents des assemblées provinciales. Quatre points ont figuré à l’ordre du jour : l’immunité parlementaire des députés provinciaux, le statuts de gouverneurs de province, la retenue des 40% et la possibilité d’organiser une conférence annuelle des présidents des assemblées provinciales avec les présidents du Parlement

Il s’agit d’un cahier de charges apportées par les présidents des assemblées provinciales. Quelques députés provinciaux ont dû être interpellés et même arrêtés par des tribunaux en dépit de leur statut. Pour les assemblées provinciales, il est donc question de clarifier les choses sur l’immunité parlementaire des élus provinciaux. Le point a été porté à la connaissance des présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale. D’après François Kimasi, président de l’assemblée provinciale du Bas-Congo et porte-parole de ses collègues, leurs interlocuteurs ont prêté une oreille attentive à cette doléance.

Concernant le statut des gouverneurs de province, François Kimasi a affirmé, sans donner d’autres détails, que le gouvernement central voudrait leur donner une double casquette. Ce qui est susceptible de déboucher sur des difficultés certaines, a ajouté le président de l’assemblée provinciale du Bas-Congo.

Une autre revendication des députés provinciaux concerne la retenue par les provinces des 40 % de rétrocession des recettes. Cette disposition constitutionnelle n’est jusqu’alors pas appliquée par le gouvernement central. Les présidents des assemblées provinciales ont aussi rappelé cela aux présidents des deux chambres du Parlement.

Enfin, le quatrième point, les assemblées provinciales voudraient voir institutionnaliser l’organisation d’une conférence annuelle entre leurs présidents et les présidents du Parlement.

Toutes ces revendications des assemblées provinciales seront rapportées aux deux chambres du Parlement et discutées en plénière, a fait savoir François Kimasi.

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Tension dans les universités : un blessé à l’Unikin, une dizaine à l’Unikis

Unikin

A l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU), les campus de l’Université de Kinshasa (Unikin) et de l’Université de Kisangani (Unikis), en province Orientale, étaient en ébullition vendredi matin. A Kinshasa, des centaines d’étudiants ont manifesté leur colère face à la grève des professeurs qui dure depuis près de quatre mois. Et à Kisangani, il y a eu une bagarre généralisée entre les étudiants de l’Unikis et leurs camarades de l’Institut facultaire des sciences agronomiques

Une foule d’étudiants internes de l’Unikin avaient barricadé l’entrée du campus. Ils s’apprêtaient à marcher, mais leur mouvement a été étouffé par la police. Certains d’entre eux étaient étonnés de constater le déploiement des agents de l’ordre. Ceux-ci étaient postés, les uns au niveau des Clinques universitaires, les autres au niveau de l’espace appelé communément Triangle qui fait la jonction entre le campus et les communes de Mont Ngafula et de Lemba.

Au cours des échauffourées entre manifestants et policiers, un étudiant a été blessé par balle. Il a été conduit aux Cliniques universitaires pour des soins. Selon Félix Makoko, coordonnateur des étudiants de l’Unikin, ils ne demandent qu’une chose : que le gouvernement et leurs professeurs se mettent autour d’une table pour leur éviter une année blanche.

Le calme a été rétabli, et jusque dans la mi-journée, les policiers gardaient leurs postions.

Ce même vendredi, le campus universitaire de la ville de Kisangani a été le théâtre d’une bagarre généralisée entre les étudiants de l’Unikis et ceux de l’Ifa. Le bilan provisoire faisait état d’une dizaine de blessés graves et légers de part et d’autre. Tout a commencé par un contrôle d’identification effectué jeudi par les autorités académiques de l’Unikis. Au complexe Elugu, le home le plus peuplé, celles-ci ont constaté, selon le secrétaire général administratif de l’Université de Kisangani, que 5 étudiants de l’Institut facultaire des sciences agronomiques étaient en situation irrégulière. Ils ont ainsi été délogés.

Vendredi matin, les étudiants de 2e Graduat Biomédical de la faculté de Médecine ont trouvé tous leurs bancs écritoires jetés dehors par leurs camarades de l’Ifa. Selon le représentant des étudiants de cette institution, l'auditoire est revendiqué par l’Ifa. Les violons ne sont pas accordés entre les deux parties, et la situation a dégénéré. Bagarre générale, jets de pierres. Bilan matériel : la façade du bâtiment abritant le laboratoire de la faculté de Médecine a été fortement endommagée, les vitres et les bancs écritoires cassés par les étudiants de l’Ifa en colère. Pour rétablir l’ordre, la police dépêchée sur les lieux a dû faire usage du gaz lacrymogène.

Une rencontre entre les autorités académiques de deux institutions était prévue dans la journée.

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Bukavu : détournement des fonds publics, certains anciens ministres provinciaux restituent l’argent perçu

Franc_congolais

Les anciens ministres du gouvernement provincial démissionnaire du Sud-Kivu, tous impliqués dans le dossier de détournement des deniers publics se sont exprimés jeudi à Bukavu devant la presse. Tous rejettent les accusations portées contre eux. Mais trois d’entre eux se décident, néanmoins, de restituer les fonds perçus

Au lendemain de la décision de l’Assemblée provinciale de traîner devant la justice l’ancienne équipe gouvernementale de province (gouvernement Cibalonza) pour détournement de plus de 400 000 USD, le dossier connaît quelques rebondissements. Jeudi, s’exprimant à la presse, les 10 ministres provinciaux démissionnaires ont déclaré qu’ils avaient considéré l’argent versé dans leurs comptes respectifs comme des avances perçues sur leurs droits et non comme des indemnités de sortie. D’après l’ancien ministre de la justice Alfred Maisha, leur porte-parole, chacun avait perçu 14 000 USD. Sur les 10, 3 ont néanmoins pris l’engagement de restituer cet argent. Parmi eux, l’ancien ministre de l’éducation, Timothée Masumbuko. Ce dernier a même exhibé à la presse les bordereaux de dépôt à la banque d’une partie de la somme déjà restituée.

Par ailleurs, l’Assemblée provinciale affirme que sur les 48 agents du gouvernorat de province qui avaient également perçu les mêmes indemnités (1 à 6 mois), 8 avaient restitué l'argent à la banque bien avant l'enquête parlementaire. D’après la même source, 4 autres agents (des finances du cabinet du gouverneur) ont également fait part de leur volonté d’emboîter le pas, alléguant qu’ils ignoraient le libellé des montants débloqués en leur faveur.

Face à ces nouveaux rebondissements, l'Assemblée provinciale persiste et indique que le dossier, actuellement au parquet, devra suivre son cours. Pour rappel, l'organe délibérant a demandé lundi au parquet de Bukavu de faire arrêter l'ancien gouverneur Chibalonza, son adjoint Watunakanza, quelques agents du centre d'ordonnancement ainsi que les ministres provinciaux pour détournement des deniers publics. Selon cette institution provinciale, ces personnes se seraient payées des indemnités de sortie, violant ainsi la loi en la matière.

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Mbuji Mayi - Kindu : casse tête autour des billets d'avion

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Les conditions de voyage par avion deviennent de plus en plus difficiles au départ de Mbuji Mayi. Le billet d’avion qui coûtait 150 à 180 $US, se vend aujourd’hui jusqu’à 350 voire 400$ US. Selon les officiels, cette spéculation serait provoquée par un réseau de personnes intermédiaires en complicité avec certains agents des compagnies aériennes. Une vingtaine de personnes ont été débarquées mercredi du vol Hewa Bora pour non-conformité de leurs identités, tandis qu’à Kindu, CAA a repris ses vols

Le débarquement des passagers était la conséquence des mesures prises par le gouvernement provincial du Kasaï-Oriental afin de combattre le phénomène de spéculation. Le mécontentement était total sur les visages des passagers débarqués qui trouvaient la mesure rigide. La pratique de spéculation est utilisée par des personnes intermédiaires communément appelées commissionnaires ou Checkeurs. Ces derniers disent obtenir les billets en bonne et due des compagnies aériennes qu’ils revendent avec des noms différents.
Le ministre provincial de l’économie et Finances qui supervisait personnellement le contrôle dans la salle d’attente et d’embarquement de l’aéroport de Bipemba dit que cette pratique ne peut perdurer car ayant des conséquences incalculables sur des vies humaines. Il a mis en garde les compagnies aériennes ainsi que leurs intermédiaires.
Le public de son coté salue la mesure. Il devenait difficile de voyager à destination de Kinshasa ou de Lubumbashi. Le billet d’avion se négocie entre 300 $ et 400$ US américains. Quelque soit la réservation faite quelques jours auparavant. Cette situation de spéculation de billets a apparu a cause de la rareté des vols sur le ciel aérien de Mbuji Mayi.

Kindu : CAA reprend les vols

Reprise jeudi des vols passagers de la Compagnie africaine Aérienne, CAA en sigle après plus d'un mois d'interruption. Cette reprise est effective sur la ligne Kinshasa-Kindu-Goma-Kinshasa.

Cette reprise de vol passagers de la compagnie africaine aérienne CAA intervient après le retour du chek-in en Afrique du sud de leur appareil MD 82. L’entretient de cet appareil a causé une rupture de vol sur cette ligne, combien importante pour la province, pendant plus d’un mois.

Selon le responsable provincial de cette compagnie contacté par radiookapi.net, il était plus que nécessaire de respecter le délai d’entretient que d'etre pressé et de connaître de dégâts si on tenait à satisfaire la population.

Par ailleurs, les passagers ordinaires, ainsi que les opérateurs économiques se réjouissent de cette reprise de vol sur la ligne Kinshasa-Kindu-Goma-Kinshasa. Cependant, ils déplorent l’augmentation du prix d’un billet qui quitte de 275$ à 350$ par passager. Notons que selon la direction provinciale de CAA Maniema, cette reprise sera continue.

Source : Okapi/Kinshasa

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L'ambassadeur de France, Bernard Prévost, contredit Joseph Kabila

FranceCe vendredi 9 mai demeure la  Journée de l’Europe. Celle-ci a été choisie en hommage au discours historique de Robert Schuman, ministre français des Affaires étrangères, qui avait proposé, le 9 mai 1950, la mise en commun du charbon et de l’acier des pays de l’Europe occidentale. Restitution du face à face diplomatie- presse.

Cet événement marque le point de départ de l’aventure communautaire européenne qui a donné naissance à cette Europe d’aujourd’hui, « Unie dans sa diversité », comme le souligne sa devise. Dans cette optique, trois Institutions caractérisent l’UE : le Parlement pour les citoyens, le Conseil pour les Etats tandis que la Commission garantit, pour sa part, les intérêts de l’Union dans son ensemble.

Pour cette occasion historique, les  12 Ambassadeurs et Chefs de mission de l’Union européenne, accrédités à Kinshasa, ont conféré avec la presse nationale et internationale, jeudi 08 mai, en la résidence de l’ambassadeur de France, Bernard Prévost. A quelques encablures du fleuve Congo. Celui -ci exerce la présidence locale  en fonction du calendrier des présidences du Conseil des Chefs d’Etats et de Gouvernement de l’Union. En plus de 12 diplomates en question, il y avait aussi le délégué de la Commission européenne, les représentants de deux missions de l’Eusec (Europe sécurité) et de l’Eupol (Europe police) y compris le représentant spécial de la région des Grands Lacs, Roland Van de Geer.

Une coopération historique

D’entrée de jeu, Monsieur Bernard Prévost, le maître de la cérémonie, a rappelé le caractère traditionnel de cette coopération.  «La coopération européenne avec la RDC est ancienne. Outre les coopérations bilatérales menées par chaque ambassade depuis son installation, la coopération avec la RDC remonte aux origines de l’UE puisqu’elle était incluse dans le premier Fonds de Développement de 1959 ».

Mais cette coopération fait depuis quelque temps l’objet des critiques de la part du président Joseph Kabila qui pose aujourd’hui la question de son impact dans la société congolaise et dans le développement du pays. A maintes fois, Joseph Kabila s’est plaint des promesses non tenues  des partenaires occidentaux de la RDC, d’abord avant la transition 1+4, puis pendant cette transition. Lors de la campagne électorale pour la présidentielle 2006, il avait annoncé les couleurs en rêvant d’un Congo qui ressemblerait à la chine. Dans une vraie –fausse interview accordée à un journaliste indépendant américain, peu après son investiture à la magistrature à l’occasion de son premier voyage euro-américain, le ras-le-bol du chef de l’Etat congolais était déjà bien perceptible. C’est en mars 2008, après qu’il eût lâché ‘‘sa bombe des contrats chinois’’, que Joseph Kabila confiera à Bernard Kouchner en visite en RDC qu’il était fatigué des promesses européennes. L’exigence et l’urgence de développement de la RDC l’obligeront à garder le cap.

La brouille avec Karel De Gucht, le ministre belge des affaires étrangères n’y fera rien. Devant quelques ambassadeurs européens et africains conduits auprès de lui, le vendredi 02 mai dernier par Allan Doss, le représentant du secrétaire général de l’Onu, tel un bon élève, il répétera la même chose. « Au niveau des cinq chantiers de la République, les autorités et les populations congolaises éprouvaient beaucoup des frustrations quant à toutes les promesses non tenues ». Ce, depuis la fin du processus électoral en 2006.
Loin de vouloir polémiquer, l’Ambassadeur de France en poste à Kinshasa, Bernard Prevost a juste tenu, au cours de cette conférence de presse à rectifier que la coopération avec la RDC « s’élevait à plus de 750 millions de dollars en 2007 ». Et, déjà à 600 millions Usd fin avril 2008 !

Cette coopération concerne plusieurs domaines, ainsi que l’ont témoigné, par la suite, les orateurs qui se sont succédés  pour faire le point sur les thèmes suivants : « Sécurité », Eupol et Eusec ; «  Economie et ressources humaines », Allemagne ; «  Education », Belgique ; « Gouvernance, justice et droits de l’homme », Suède ; « Infrastructures », Commission ; « Médias », Royaume Uni ; « Santé », Espagne et Italie ; « Humanitaire », Commission.

La tribune diplomatique, surmontée par les 27 drapeaux de l’UE a voulu démontrer avec fermeté que « la coopération entre la RDC et l’Union européenne date de cinq décennies et le pays de Kabila junior compte parmi les principaux bénéficiaires de ladite coopération ». Cette aide, selon l’ambassadeur français, Bernard Prévost, le président local en exercice 2008, est multiforme : coopération bilatérale des Etats membres, aide communautaire à travers la Commission et les missions EUSEC et EUPOL et financement des organismes internationaux à travers la MONUC, le PNUD par exemple dont l’Union est l’un des principaux bailleurs de fonds.

Medias et culture au créneau

A la fin des échanges fructueux, Bernard Prevost a annoncé avec grande joie la reprise de la diffusion gratuite sur le réseau hertzien de Kinshasa de la chaîne de télévision européenne Euronews, dont la diffusion était interrompue depuis quelques mois pour des raisons techniques. La ville- province de Kinshasa demeure donc la seule ville d’Afrique (et sa voisine Brazzaville !) à bénéficier d’une diffusion hertzienne gratuite d’Euronews, ce qui marque une nouvelle fois les liens très forts qui unissent la République démocratique du Congo et l’Union européenne. C’est ainsi qu’il a salué la présence dans l’assistance de M. Jean-Luc Martens, Directeur Afrique de Euronews, qui a permis par ses efforts personnels de relancer la diffusion de cette chaîne grâce à la contribution des Etats membres et de la Commission.

Et,pour joindre l’utile à l’agréable,le maître des céans a rappelé à tous les habitants de Kinshasa qu’un festival du film européen leur est actuellement proposé, avec onze films récents et populaires, diffusés depuis le début de la semaine courante au Centre culturel français -Halle de la Gombe . La semaine prochaine, la fête du septième art va se poursuivre au Centre Wallonie- Bruxelles  avant de chuter à la salle du Zoo, le centre culturel congolais de Kinshasa.

Bien entendu, toutes les projections sont gratuites et ouvertes au plus grand nombre, et les programmes détaillés sont disponibles auprès de ces espaces culturels kinois. Preuve, s’il en était encore besoin que le mariage euro- congolais se porte vraiment très bien. « Qui va piano, va sano », disent les Italiens : celui qui va calmement, va sûrement ! 

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Chantiers de Kabila : le bilan des Européens est là

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Loin de toute frustration, l’Europe aurait souhaité que les contrats chinois soient conformes aux règles universellement admises. Et que celles-ci soient, à leur tour, applicables à tous les partenaires de la RD. Congo, sans aucune discrimination. Ceci ferait « qu’ensemble, nous reconstruisions le Congo ». En 2007, l’Europe a débloqué 750 millions de dollars américains. Cette année, pour l’Est de la RD. Congo uniquement, elle prévoit 600 millions. Hier, à la résidence de l’Ambassadeur de France, les Ambassadeurs européens ont renouvelé leur foi en l’avenir du Congo. Un bilan disséqué en huit points dévoile leur apport aux domaines suivants : sécurité, santé, Médias, Economie et ressources naturelles, Education, Humanitaire, Gouvernance, justice et droits de l’homme, Infrastructures.
L’Europe est en fête aujourd’hui. C’est le 9 mai, jour choisi pour rendre hommage au discours de Robert Schuman, un ministre français des affaires étrangères qui, en 1950, proposa la mise en commun du charbon et de l’acier des pays de l’Europe occidentale. Ce fut une aventure merveilleuse qui conduisit à la création de la communauté européenne qui, au fil des années, a engendré l’Europe d’aujourd’hui ; une Europe unie dans la diversité. Une Europe devenue une « union » telle que la rêvaient ses précurseurs d’antan. Elle fonctionne et dispose d’un Parlement, des Etats membres du conseil, de la commission. Cette Europe, rêves croisés de ceux qui y ont crue, est aujourd’hui là. En RD. Congo, elle est représentée par douze pays membres, deux missions (Eusec et Eupol) ainsi qu’une délégation de la commission Européenne. Elle porte même un regard attentif sur la région des Grands Lacs, grâce aux services de M. Roland Van de Geer, son Représentant Spécial. C’est une Europe en mouvement avec des ambitions affichées pour s’imposer sur la scène internationale. Hier, à la résidence de l’Ambassadeur de France, à lisière de la Gombe, l’Europe s’est revivifiée. Les Ambassadeurs de douze pays membres représentés en RD. Congo évaluent leur apport à l’action des institutions de la République et de la nation congolaise, dans plusieurs secteurs. Bernard Prevost, Ambassadeur de France, qui assurait la modération, lors d’une conférence de presse animée à cet effet, s’est voulu rassurant. Pour lui, en effet, l’engagement de l’Europe est si fort qu’elle ne saurait s’en départir. D’ailleurs, affirme le belge Charles Delogne, Chargé d’affaires de son état, la tâche de la reconstruction est immense. Elle n’est pas à la portée de la Belgique, ni de l’Europe, toute seule. C’est une tâche qui est à la portée de la communauté internationale. Ainsi, l’aide à la reconstruction, qu’elle soit américaine, canadienne ou chinoise, est un plus pour faire avancer l’idéal de la démocratie, de la bonne gouvernance et du développement. L’unique chose qu’on demande, parlant spécialement des contrats chinois, est qu’ils respectent quelques règles universellement admises. Et que celles-ci soient applicables à tous les partenaires, sans aucune discrimination. Loin donc de toute frustration, l’Europe, dit Delogne, veut qu’ensemble avec tous les autres partenaires, le Congo se reconstruise. Plus loin, au cours du jeu des questions-réponses, l’Europe avance des chiffres et donne des exemples des projets concrets dans lesquelles elle est intervenue. Son bilan disséqué en huit points présente son apport dans les domaines de la sécurité, de l’Economie et ressources naturelles, de l’Education, de la Gouvernance, justice et droits de l’homme, des Infrastructures, des médias, de la santé et des affaires humanitaires. Parlant d’une seule voix, l’Europe décrit ses réalisations et illustre, par des cas, sa volonté de mieux faire. Dans cette édition, La Prospérité, votre quotidien de l’avenue de la justice, met en valeur toutes les affirmations de l’Europe. Nos lecteurs ont, ici, un cocktail constitué de toutes ses interventions en RD. Congo. En 2007, rappelle Prevost, elles étaient à la hauteur de 750 millions de dollars américains. Cette année, pour l’Est de la RD. Congo uniquement, l’Europe disponilise 600 millions. Pour l’ensemble du pays, il promet plutôt d’en livrer le secret, le moment venu. Tout ceci, soutient Bernard Prevost, contribue déjà aux chantiers présidentiels. Plus la situation se stabilisera, mieux l’Europe se mobilisera davantage.

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L’UE campe sur le respect des règles du jeu

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Les réticences de l’Union européenne ne semblent pas avoir changé d’un iota quant au prêt que des investisseurs chinois ont accordé au gouvernement de la République démocratique du Congo pour financer l’exécution des cinq chantiers du chef de l’Etat. En poste à Kinshasa, les ambassadeurs des pays membres de l’UE les ont de nouveau exprimées au cours d’un point de presse conjoint hier jeudi. S’ils admettent qu’« il y a de la place pour tout le monde », ils n’ont pas manqué de renouveler leur préoccupation majeure.

« La seule condition que nous avons voulu est que tous ceux qui interviennent le fassent en bonne relations avec le pays souverain. Que chaque intervenant, chaque bailleur, le fasse dans le respect des lois et des règlements », ont-ils fait savoir.

Les ambassadeurs des pays membres de l’Union européenne accrédités en RDC ont animé un point de presse hier jeudi 8 mai à la Maison de France (commune de la Gombe), dans le cadre de la Journée de l’Europe commémorée le 9 mai de chaque année. Ils ont fait un tour d’horizon de différentes interventions européennes en RDC.

A propos de la déclaration du ministre belge des Affaires étrangères, Karel de Gucht, relative aux contrats signés entre la Chine et la RDC, les diplomates européens ont affirmé ne pas être opposés à cette coopération.

RECONSTRUIRE « ENSEMBLE »

Le chargé d’affaires de l’ambassade de la Belgique Charles Delogne, a indiqué qu’il n’y a pas de frustrations de la part des pays de l’Union européenne.

« Dans ce pays vaste, où il y a des besoins considérables (et) qui sort de la crise, il y a vraiment besoin du soutien de l’ensemble de la Communauté internationale et je crois que cette aide est la bienvenue, qu’elle vienne d’Amérique , d’Europe, d’Asie ou d’Afrique, bien entendu », a-t-il déclaré.

Il a souligné que « la seule condition que nous avons voulue est que tous ceux qui interviennent le fassent en bonnes relations avec le pays souverain. Que chaque intervenant, chaque bailleur, le fasse dans le respect des lois et des règlements. Et que les mêmes règles s’appliquent à tout le monde. Je crois qu’il y a de la place pour tout le monde avec une certaine complémentarité sous la coordination des autorités congolaises ».

Déplorant leur non publication, ce qui ouvrait – à son avis - la voie à des spéculations, il a précisé que ces contrats comportent une partie industrielle et une autre relative à la coopération,, avec des projets qui sont effectivement intéressants et étalés dans le temps. Il a reconnu que la part de la reconstruction du pays est énorme, en se réjouissant de l’engagement des autres pays de l’Union européenne.

Les Européens essaient de promouvoir des normes en matière sociale, d’environnement et de santé, a dévoilé M. Charles Bologne, suggérant que les Chinois se coordonnent avec les Européens dans les secteurs importants.

« Nous connaissons bien le Congo , c’est un pays aux dimensions gigantesques, continentales. La taille de la reconstruction est énorme. Elle n’est certainement pas à la portée de la Belgique seule, peut-être pas à la portée de l’Union européenne non plus. C’est donc à l’effort international de reconstruire ce pays. Mais, le reconstruire ensemble », a-t-il insisté.

A l’analyse des propos du diplomate belge, il ressort que les Européens font monter les enchères, en appelant au respect des règles du jeu dans la répartition des marchés en RDC.

Mieux, dans le strict respect des principes standards de la coopération internationale. Ce qui a fait dire à certains observateurs que l’Union européenne a fait passer le même message pointulleux». Comme pour dire au gouvernement congolais de rénégocier les termes de cet accod-prêt avec la Chine.

Quel que soit le point de vu des uns et des autres, le gouvernement congolais n’a eu de cesse de rappeler aux pays amis et aux partenaires traditionnels que les portes leur sont ouvertes pour l’accompagner et le soutenir dans ses efforts de reconstruction.

« Il y a de la place pour tout le monde », a-t-il coutume de rappeler. Mais, toute coopération doit tenir compte de l’intérêt supérieur du peuple congolais qui aspire à la paix, à la sécurité et au bien-être social.

Source : Le Potentiel/Kinshasa

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