Diamants

Une douzaine de clients congolais et étrangers ont payé plus de 330 000 carats de diamants ce lundi à Kinshasa. La moisson de la vente est de 8 millions de dollars américains. C’est depuis 2003 que 90 % de la production de la Miba étaient donnés à l'entreprise canadienne Emaxon dont l’exclusivité du contrat a valu 15 millions de dollars. Ce contrat a été rompu il y a 3 semaines

Le gouvernement congolais a mis 20 millions de dollars pour casser tous les contrats qui freinaient la Miba d'exporter sa production. La Minière de Bakwanga (Miba) retrouve donc ses anciens acheteurs.
Le prix du diamant congolais est désormais fixé àKinshasa et non à Londres comme stipulait le contrat avec Emaxon. Les 330 000 carats vendus ont été obtenus ces 9 derniers mois. La Miba, seule vendeuse libre de son diamant, renoue effectivement avec ses anciens clients.
Parmi eux, Roberts du comptoir Mabera : « C’est comme ça qu’il faut le faire. Jusque maintenant, ce n’était pas possible d’acheter ici. Moi je viens de la Belgique. Maintenant que le marché est ouvert, chacun a la chance d’acheter »

La vente a été bonne, se félicitent les responsables de la Miba.
Mais bien vendre ne suffit pas, il faut davantage produire et surtout maintenir l'outil de production. Le besoin en matériel de la société, lui, avoisine les 120 millions.
Sans outil, il semble difficile au patron de la Miba, Paul Kabongo Fuila, de dire quelle sera la production de son entreprise au courant de cette année. « Je ne sais comment va évoluer l’outil de travail que j’ai. Cet outil de travail là-bas dépendra essentiellement du financement qui va arriver. Et même quand nous aurons reçu le financement, si nous passons les commandes, ça dépendra du délai d’arrivée des équipements à la Miba », explique-t-il.

La ministre du Portefeuille déclare que le gouvernement congolais a déjà injecté dans les banques commerciales congolaises 11 millions de dollars pour renouveler l'équipement de la Miba. « Cette société se redresse et nous avons décidé d'écouter les idées de la base », ajoute Jeannine Mabunda après la vente du diamant. Le gouvernement et responsables de cette société reconnaissent le succès de cette vente aux trieurs de l'entreprise qui ont su sélectionner les bonnes pierres.