Sac_de_ciment

M. Boni Muawatadi a salué le succès de cette opération qui a connu un grand engouement et permis à la population d’acheter au moins un sac de ciment au prix de 13.5 Usd, selon la procédure mise en place. Homme de terrain, d’action, calme et visionnaire, le secrétaire général Boni Muawatadi a balayé d’un revers de la main les allégations, selon lesquelles la vente de ciment gris à la Fikin (Foire internationale de Kinshasa), a été une véritable jungle. Dans un recadrage dialectique, il a souligné que cette opération menée sous le leadership du ministre Futa a été plutôt un indicateur économique nécessaire pour décourager la spéculation et combattre la hausse exagérée du prix du sac de ciment dans la Ville province de Kinshasa où les besoins en ciment se font sentir.

Devenu un marché emblématique, Kinshasa a en effet vu ces dernières années, l’émergence et le développement rapides du secteur de l’immobilier avec une forte pression exercée sur la demande en ciment auprès des deux usines productrices de ciment, c’est-à-dire la cimenterie de Lukala (Cilu) et la cimenterie nationale (Cinat) à Kimpese, dans le Bas Congo. Malgré quelques problèmes liés à des contraintes multiples, des interventions intempestives et irrégulières des agents de l’ordre pour perturber ladite opération, la population a eu à acheter un sac de ciment, a indiqué le chef de l’administration de l’Economie nationale dans son rôle de régulation de l’économie rd congolaise.

Rendre la vente de ciment régulière à Kinshasa, au prix convenu

Selon les observateurs, c’est la première opération jamais organisée par le ministère de l’Economie et Commerce dans la Ville de Kinshasa où le ciment est devenu un enjeu économique majeur. La mise à la disposition de la population de 350 tonnes de ciment a démontré l’engagement des autorités du ministère de l’économie nationale à juguler la crise, maîtriser le circuit de distribution à travers les gros distributeurs, en vue de mettre un terme au surenchérissement de prix.

D’après le secrétaire général de l’Economie, l’objectif recherché à travers cette opération est de rendre régulière la vente de ciment au prix convenu de 13.5 Usd/sac, entre les grossistes et le ministère. Il a pointé d’un doigt accusateur les gros distributeurs du fait qu’ils remettent de l’argent à des personnes différentes pour acheter du ciment pour leur compte, privant ainsi le petit peuple de la moindre possibilité d’acheter ne fut ce qu’un sac de ciment. Sur un total de 700 tonnes, 350 ont été consacrées à cette opération et 350 autres distribuées aux dépositaires. « Les grossistes devraient nous indiquer leurs revendeurs afin que les autres dépôts puissent ouvrir au même moment que les 42 dépôts témoins », a martelé le Secrétaire général Boni Muawatadi Banjila Shibondo II dans sa réponse à nos confrères de Radio Okapi.

18.000 tonnes : besoin mensuel de consommation de ciment à Kinshasa

Avec le boom observé dans le secteur de construction, Kinshasa consomme à elle seule 18.000 tonnes de ciment par mois dont la moitié pour l’intérieur du pays. Selon les statistiques du ministère de l’Economie et Commerce, la cimenterie de Lukala (Cilu) produit entre 420.000 à 450.000 tonnes/an. L’exportation du ciment vers les pays voisins est estimée à 5.000 tonnes/mois.

Il a reconnu que l’exportation frauduleuse du ciment vers la République centrafricaine et la République du Congo a occasionné la spéculation sur le marché en 2007. Boni Muawatadi a rassuré la population que le ministère de l’Economie et Commerce fait tout pour éviter la spéculation afin que le ciment soit vendu au prix convenu. Cette opération devrait se poursuivre dans d’autres provinces du pays, a-t-il indiqué