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En fait de mutation politique vers le libéralisme, l’économie chinoise traînerait encore dans le dirigisme étatique, en attendant l’entrée dans la mondialisation. Celle-ci étant portée, dans sa dynamique, par l’élan capitaliste. Ainsi, les affairistes mobutistes et autres défenseurs de la libre entreprise militant dans les rangs du parti de Jean-Pierre Bemba Gombo (Mouvement de libération du Congo) ont-ils fait de crier à l’opacité de l’accord plaçant la Rdc dans la Joint venture minière avec la Chine. Les détracteurs du Mlc suspectent les compagnons de Bemba d’être de connivence avec des milieux occidentaux, gangrenés par le recours traditionnel à la corruption distillée à travers des commissions. Pratique qui serait ignorée d’experts dépêchés par Beijing.

À l’opposé, les Kabilistes (Pprd) seraient portés par l’éthique révolutionnaire socialisant, farouchement en rupture des mœurs politiques décriées de la 2ème République. L’alliance avec les Lumumbistes d’Antoine Gizenga (premier ministre) n’aura fait que renforcer cette conviction de négocier des marchés publics sans jamais chercher à se mettre plein les poches personnelles. Dans cette contradiction dans les approches, la coïncidence a voulu que le débat en cours sur la Société nationale d’électricité (Snel) mette tous les 2 protagonistes ensemble pour dénoncer le caractère léonin de l’accord avec la multinationale canadienne Mag Energy. Se trompant d’époque, celle-ci a tenté de profiter d’une situation de monopole pour flouer à la fois les « corruptibles » de l’opposition et les « vertueux » du pouvoir.

À supposer que d’autres multinationales occidentales répondent, dans les jours à venir, favorablement à l’appel d’offre de la Snel, elles pourront jouir de la mansuétude du Mlc dès qu’elles se montreront moins usuraires. En laissant l’Amp penaude. Pour revenir au contrat avec la Chine, il suffirait alors seulement que l’Etat congolais revoir certaines clauses avec l’homologue chinois, pour que tout aille pour le mieux. Des créances Etat à Etat, à l’image du club de Paris. Querelle idéologique ?