Sac_de_ciment

La décision a été prise lundi matin, dans la capitale, après une concertation entre le ministère de l'Economie nationale et les distributeurs de ce produit. L’objectif est de casser la spéculation observée depuis quelque temps sur le ciment

Officiellement, le prix fixé est de 13 USD par sac de ciment de 50 Kg. Sur le marché, le produit s’est raréfié et est en réalité vendu même au triple du prix officiel. Ainsi, désormais, les principaux distributeurs et dépositaires de cette denrée sont tenus de préciser même les noms et adresses de leurs revendeurs. De cette manière, le ministère de l’Economie espère suivre tout le parcours qu’empruntent les 700 tonnes de ciment livrées chaque jour aux grossistes par les producteurs. Ses services seront déployés à cet effet. Boni Mwawatadi, secrétaire général à l’Economie promet des sanctions à ceux qui vendront le sac au double ou au triple du prix officiel. « On peut suspendre, lui retirer l’identification nationale, suspendre ses documents commerciaux. Il ne pourra même plus exercer le commerce, n’importe lequel », a-t-il prévenu.

Les distributeurs de leur coté sont d'accord pour indiquer les dépôts témoins et leurs revendeurs. Mais presque tous se plaignent de la quantité qu'ils reçoivent. Roger Kilefu, représentant des distributeurs de la cimenterie de Lukala s'interroge à ce sujet. « On va ouvrir les dépôts, avec quelle quantité ? Il y a des décisions que nous prenons à tout moment, quel mécanisme il met en place pour que les Congolais puissent avoir le ciment facilement ? », a-t-il répliqué.

Le marché du ciment en RDC est de plus en plus demandeur. Les 4 cimenteries actives au pays ne produisent que 600 000 tonnes par an. 15 % de leurs productions sont exportés. Elles ne répondent ainsi qu'à un tiers, voire un quart de la demande. L'Etat, propriétaire à 90 % dans la Cimenterie nationale, a décidé de vendre ses actions. Si la Cinat fonctionne normalement, elle peut produire 1 million de tonnes de ciment par an, ce qui correspondrait à plus de la moitié de la demande, a indiqué le Copirep , organe chargé de réformer les entreprises publiques .