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Alors qu'approche la seconde récolte, plusieurs tonnes de la première récolte moisissent dans les greniers de Duma faute des preneurs, et par manque de voies d’évacuation. Les habitants ne savent plus que faire des produits agricoles qui moisissent dans leurs greniers

Le centre de Duma était jadis un grand fournisseur de maïs sur les marchés de Bandundu et d’ailleurs. Il devient de plus en plus inaccessible. La seule route de 23 kilomètres qui le liait au port de Tolo s’est totalement détériorée. Seuls le transporteurs à vélos s’y hasardent encore.

En conséquences, plusieurs tonnes de nourritures de la dernière récolte moisissent dans les greniers. Les acheteurs, ne pouvant atteindre le village comme auparavant, exigent désormais aux producteurs d’amener eux-même les produits au port. Impuissants, les agriculteurs de Duma demandent au gouvernement provincial de les aider à réhabiliter la route. Ce qui pourra permettre le passage des grands transporteurs et par là, leur permettre de vivre de leur travail.

Selon le député provincial Boniface Ntua, certains villageois utilisent les cossettes de manioc comme bois des chauffages faute de preneurs. Les villageois prévoient ainsi une place pour la nouvelle récolte. L’honorable Ntua ajoute que des sacs d’arachide et de café moisissent aussi à Kemba, toujours faute de voies d’évacuation. Le député lance un appel à l’exécutif provincial, afin de prioriser les voies de desserte agricole au nord de la province.