20 mai 2008
Foot: la Fifa autorise le stade des Martyrs à abriter les eliminatoires de la Can-Mundial 2010
Le stade des Martyrs accueillera la rencontre RDC-Malawi pour le compte de la 2e journée des eliminatoires jumelées Can-Coupe du Monde 2010. Match programmé le 8 juin prochain.
La Fédération internationale de football association, Fifa, a en effet autorisé lundi le stade des Martyrs à abriter toutes les rencontres cette campagne. L’annonce a été faite mardi par le president de la Fédération congolaise de football (Fecofa) au cours d’une conférence de presse.
Cependant cette decision est assortie de certaines conditions. Tous les travaux en cours doivent être terminés. Bien plus, chaque commissaire au match devra faire rapport à la Fifa.
Le gouvernement se mobilise pour la conférence sur les Fdlr
Le gouvernement congolais s’est mobilisé lundi 19 mai 2008 avec la réunion interministérielle en préparation de la tenue dès la dernière semaine ce mois de la conférence sur le retour des Fdlr (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda), conformément au Communiqué conjoint de Nairobi, signé le 9 novembre 2007 entre la Rd Congo et le Rwanda. La réunion a connu la participation de Jean-Claude Muyambo, ministre des Affaires sociales, Action humanitaire et Solidarité, Ghislain Chikez Diemu, ministre de la Défense et Anciens combattants, Antipas Mbusa Nyamwisi, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale et coordonnateur du Comité de Pilotage sur l’éradication des groupes armés en Rdc, Séraphin Ngwej, ambassadeur itinérant auprès du chef de l’Etat et du professeur Kaumba, Conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de Sécurité.
Selon Chikez Diemu, la réunion du comité interministériel s’est penchée sur les préparatifs de la conférence de Kisangani pour fixer la date de ces assises importantes et impliquer la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc), en tant que noyau technique, pour la prise en compte du volet logistique pour le succès de cette rencontre, laquelle prévoit le retour volontaire des Fdlr et leurs dépendants au Rwanda. Le ministre de la Défense et Anciens combattants a également évoqué la participation des experts congolais à Psie (près de Rome) en Italie à la réunion d’un certain nombre des leaders Fdlr vivant à étranger pour la préparation de la conférence de Kisangani, pour ce retour volontaire, selon le Communiqué de Nairobi. Il a reconnu qu’il subsisterait encore quelques problèmes, mais beaucoup de pistes de solutions son explorées pour arriver à un entendement commun. Et d’indiquer : « Nous sommes très avancés pour qu’on trouve la solution avant la fin du mois de mai et je vous donne rendez-vous à Kisangani ».
La réunion de Kisangani aurait pu se tenir, il y a quelques mois, n’eût été la publication à la réunion de Bruxelles, entre la Rdc et le Rwanda, de la liste de 6.997 génocidaires par le gouvernement rwandais, encore présents à l’Est de la Rdc. Le ministre Mbusa Nyamwisi avait déploré cette publication, en précisant qu’elle venait d’entraver et de compliquer le travail fait sur terrain à Nyabiondo, Buavinio, Mbinga, et Kasuo dans le territoire de Lubero, dans la province du Nord Kivu sur le processus de sensibilisation au retour des Fdlr au Rwanda en vue de participer à la consolidation de la démocratie dans leur pays. Car leur place était au Rwanda et non au Congo, avait-il souligné. Le gouvernement congolais s’est engagé à mettre fin, grâce au Communiqué Conjoint de Nairobi, à la présence des groupes armés étrangers, notamment les Fdlr, Rud Nana, lesquels constituent une source d’insécurité et des souffrances pour les populations de l’Est de la Rd Congo. Des initiatives récentes ont été menées avec la descente sur terrain du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale dans la sensibilisation des groupes armés étrangers dans la province du Nord Kivu le 24 janvier 2008. Il était accompagné des délégués de la Monuc, de la Banque Mondiale et du gouverneur du Nord Kivu. Il a lieu de signaler également la descente sur terrain d’une délégation du gouvernorat du Nord Kivu, accompagné d’un délégué de la communauté catholique Sant’Egidio et de la descente du président de l’assemblée provinciale du Nord Kivu, à Rutshuru, Kiseguru et Walikale, le 2 février 2008.
De sources proches du coordonnateur du Comité de Pilotage, la conférence de Kisangani a pour objectif majeur de parvenir à un résultat palpable en terme de rapatriement massif et visible des éléments Fdlr et leurs dépendants vers le Rwanda.
Assainissement de l’appareil judiciaire : Trois juges aux arrêts pour usage de faux
Trois juges sont actuellement incarcérés au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa. Ils sont accusés de faux en écriture et usage de faux pour avoir modifié une ordonnance de mise en liberté provisoire. Et ce, en vue de faciliter la libération, en dehors des heures de service, et sans aucun procès verbal, d’un inculpé poursuivi de viol. La justice congolaise qui se met en marche à travers ses différentes réformes vient de frapper un grand coup avec l’arrestation et le transfert, au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa, de trois juges et d’un greffier du Tribunal de Grande instance Kalamu.
Si leurs noms sont pour le moment tenus secrets, c’est simplement parce que la justice doit suivre son cours normal.
Mais il faut dire que c’est à la suite du rapport du président du Tribunal de Grande instance de Kalamu au procureur général près la Cour d’appel de la Gombe que ces trois juges et un greffier du siège ont été entendu par l’avocat général près cette Cour. Avant qu’un mandat d’arrêt provisoire soit émis à cet effet. C’est depuis le mercredi 13 mai 2008 qu’ils ont été transférés au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK) en attendant la fixation de l’affaire en chambre de conseil.
Il vous souviendra que le chef de l’Etat ne s’est pas fait prier deux fois, le 6 décembre 2007, pour dénoncer tous les abus dont se rendent coupables les hommes de la loi. Il a donné le ton de l’assainissement de l’appareil judiciaire par ce coup de balai avec la mise à la retraite de certains hauts magistrats.
A cet effort, s’ajoute l’action du ministre de la Justice et Droits humains qui, dès sa prise de fonction, Me Mutombo Bakafwa Nsenda a pris le bâton en main pour assainir le secteur de la justice. Cela s’est confirmé avec sa prestation à l’Assemblée nationale où il a proposé à la représentation nationale 4 projets de loi relatifs à la réforme du secteur de la justice.
On se souvient également que lors de sa visite d’inspection du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa au mois d’avril dernier, le ministre Mutombo est allé droit au but en décidant la mise en place d’une commission d’enquête pour déceler toutes les irrégularités de procédure dans la détention des détenus.
Cette commission qui a procédé aux operations de vérification a conclu en début mai à la libération de 174 détenus. Le coup d’envoi de cette opération a été donné au CPRK par le vice-ministre des Droits humains, Me Claude Nyamugabo, qui à lui même entreprend une tournée de tous les cachots de la capitale et n’a pas manqué de fustiger tous les abus qui s’y commettent.
Source : Le potentiel
Kalemie : 50 wagons et deux locomotives de la SNCC réhabilités par le Pam
Le Programme alimentaire mondial a remis lundi 25 wagons et deux locomotives réhabilités à la SNCC/Kalemie. Au total, 50 wagons et deux locomotives ont été réhabilités par l’agence onusienne pour plus de 400.000 USD. Ce matériel roulant est destiné à l’acheminement de l’aide humanitaire sur les axes Kalemie-Kindu et Lubumbashi-Bukama
L’autre moitié du matériel roulant sera confiée à la SNCC/Lubumbashi pour assurer la liaison Lubumbashi - Bukama. Le Pam insiste sur le respect du protocole d’accord. Maximilien Lobia, consultant au Pam, explique : « La SNCC est le propriétaire de ce matériel. Le Pam n’a pas acheté ce matériel. Mais, pour le moment, il y a exclusivité pour les wagons, c’est à dire pour le parcours Kalemie – Kabalo - Kindu, exclusivement les cargaisons humanitaires. Alors, de retour de Kindu – Kabalo - Kalemie, on ne peut pas faire rouler les wagons à vide. On doit charger des marchandises commerciales, mais à une seule condition, que ces wagons soient destinés à Kalemie. »
Duma : difficile à évacuer, la recolte utilisée comme bois de chauffage
Alors qu'approche la seconde récolte, plusieurs tonnes de la première récolte moisissent dans les greniers de Duma faute des preneurs, et par manque de voies d’évacuation. Les habitants ne savent plus que faire des produits agricoles qui moisissent dans leurs greniers
Le centre de Duma était jadis un grand fournisseur de maïs sur les marchés de Bandundu et d’ailleurs. Il devient de plus en plus inaccessible. La seule route de 23 kilomètres qui le liait au port de Tolo s’est totalement détériorée. Seuls le transporteurs à vélos s’y hasardent encore.
En conséquences, plusieurs tonnes de nourritures de la dernière récolte moisissent dans les greniers. Les acheteurs, ne pouvant atteindre le village comme auparavant, exigent désormais aux producteurs d’amener eux-même les produits au port. Impuissants, les agriculteurs de Duma demandent au gouvernement provincial de les aider à réhabiliter la route. Ce qui pourra permettre le passage des grands transporteurs et par là, leur permettre de vivre de leur travail.
Selon le député provincial Boniface Ntua, certains villageois utilisent les cossettes de manioc comme bois des chauffages faute de preneurs. Les villageois prévoient ainsi une place pour la nouvelle récolte. L’honorable Ntua ajoute que des sacs d’arachide et de café moisissent aussi à Kemba, toujours faute de voies d’évacuation. Le député lance un appel à l’exécutif provincial, afin de prioriser les voies de desserte agricole au nord de la province.
Kabila-Bemba: le secret le mieux gardé des urnes dévoilé
A partir des chiffres indiscutables, «le Soft International» est en mesure de dire aujourd’hui comment le pays a voté lors de la Présidentielle, au 1er tour et 2ème tours, quelle circonscription électorale a apporté à qui, quel directeur de campagne de quel candidat, a fait quel résultat? De là, «le Soft» veut tirer des enseignements quant à l’évolution politique proche du pays.
Pour disposer de ces chiffres, notre journal n’a pas inventé l’eau chaude. Il a fait son métier, rien que son métier: interroger, investiguer, plonger dans les archives enfouies de la CEI, la Commission Electorale Indépendante - la même. «Le Soft International» est à ce jour le seul à s’être lancé dans cet exercice dont l’intérêt scientifique et politique est évident. Ce faisant, il recadre la perspective d’un débat qui s’annonce âpre. Exclusivement «le Soft International».
Si Gizenga (le Premier ministre et, constitutionnellement, tout son Cabinet) a désormais définitivement vécu et que la fin pourrait, selon toutes les sources jointes par «le Soft International» ces dernières 48 heures, être annoncée désormais any time, la compétition au positionnement est âpre. A partir des chiffres indiscutables, «le Soft International» est en mesure de montrer aujourd’hui quelle circonscription électorale a apporté à qui, et, par ricochet, quel directeur de campagne de quel candidat, a fait quel résultat?
Et - pour faire moins polémique et dire froidement, comment la R-dC a voté à la Présidentielle, au 1er tour et au 2ème tour? Cela permet de clarifier le débat sur la manipulation des chiffres. De là, «le Soft International» peut tirer des enseignements quant à l’évolution politique proche du pays. Pour disposer de ces chiffres, notre journal n’a pas inventé l’eau chaude. Il a fait son métier, rien que son métier: interroger, investiguer, plonger dans les archives enfouies de la CEI - la même. «Le Soft International» est à ce jour le seul à s’être lancé dans cet exercice. Exclusivement «le Soft International». Bien sûr.
RIEN NE BOUGERA.
On le savait: Joseph Kabila Kabange est l’élu massif de l’est du pays. Cela est imparable. Et fait la force bien comprise des provinces de l’Est (Kivu-Maniema, Katanga, province Orientale) dans les discussions d’après victoire. A chacun ce à quoi il a droit. Et ce qui lui revient de droit.
Tenez: Goma a donné à Jean-Pierre Bemba Gombo 368 votes au 1er tour. Le candidat de l’Union pour la Nation (UN) a fait mieux au 2ème tour: 4.040. Mais Kabila, en même temps, dans la même ville, a lourdement pesé: des 126.579 votes favorables au 1er tour, il était à 134.846 votes au 2ème tour. Il a ainsi mis littéralement K.O le candidat de l’opposition.
A Beni, JPBG est passé des 2.312 votes au 1er tour à 17.903 au 2ème améliorant certes son score. Mais, là aussi, le candidat de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) a cogné fort: il passait des 235.033 à 340.009. A Rutshuru, même humiliation pour le candidat de l’UN: 792 au 1er tour et 5.824 au 2ème tour. Même raz-de-marée pour JKK qui passait des 256.526 à 283.173.
Dans le Sud-Kivu, phénomène identique: à Kalehe, JPBG n’avait fait que 194 votes au 1er tour et 2.605 au 2ème tour quand JKK passait des 164.703 au 1er tour aux 168.146 votes au 2ème. Certes, le Chef de l’Etat entre les deux tours perdait des voix à Bukavu, ville grognon, mais restait juché trop loin devant son adversaire UN. Qui recueillait 944 votes au 1er tour et 3.577 au 2ème tour, alors que le candidat de l’Amp réalisait du 199.912 au 1er tour et 194.466 au 2ème tour (environ 5.000 bulletins perdus). Ville réserve électorale pour l’Amp, Bukavu reste à surveiller...
Au Katanga, JPBG faisait au 1er tour 50 votes à Manono, 50 votes à Kalemie. Au 2ème tour, il en perdait à Manono (30 votes) et remontait à Kalemie (1.404). Mais le candidat de l’Amp passait des 91.218 à 125.126 dans la première et des 91.218 à 116.103 dans la deuxième ville.
Si à Lubumbashi, JPBG faisait un score honorable (39.891 au 1er tour à 97.609 au 2ème tour), Joseph Kabila Kabange faisait 293.411 au 1er tour tout en perdant des voix au 2ème tour (287.131).
A l’ouest, au Bas-Congo où l’Amp a pourtant lourdement investi, le candidat de l’Amp n’a gagné aucune circonscription: ni à Boma (35.245/13.008), ni à Moanda (25.033/13.403), ni à Mbanza-Ngungu (76.466/32.586), ni à Kimvula (11.919/2.955), ni à Matadi (84.194/13.996). Les résultats ont été effroyables. Sauf surgissement d’un événement de type extraterrestre, dans cette province où l’opposition a investi dans les familles traditionnelles régnantes et où les esprits bougent peu, pas sûr que cela puisse évoluer au cours des prochains mois, ni des prochaines années...
DES AMP NICHES.
En province de l’Equateur, bastion biologique de JPBG par excellence, le candidat de l’Amp n’avait rien à espérer, et, logique, n’a rien obtenu: Mbandaka (72.935/5.497), Yakoma (71.250/5.176), Bomongo (34.507/2.991), Ingende (51.507/2.991), Boende (66.588/1.524), Befale (28.769/1.576), Monkoto (17.818/1.061), Gbado-Lite, l’ancien fief des Mobutu (24.253/3.838), Mobayi-Mbongo, l’autre ancien fief des Mobutu (25.306/3.697), Bikoro (63.945/1.609), Lukolela (44.882/716), Mankanza (29.349/843), Kungu (200.225/587), etc. Ici aussi, le phénomène Mobutu étant ancré dans les esprits («nous avons eu le pouvoir - nous avons dominé ce pays pendant des décennies-, nous l’avons perdu, nous devons le reconquérir, advienne que pourra»), il est improbable que les rapports de force changent au bénéfice de JKK au cours des prochains mois, ou des prochaines années...
Plus grave: alors que l’Amp avait, entre les deux tours déversé encore plus d’argent dans la province, dans nombre de circonscriptions, les résultats du 2ème tour ont montré un incroyable recul des positions. C’est le cas de Kungu où JKK passait de 1.227 votes au 1er tour à 587 au 2ème alors que JPBG passait de 96.602 à 200.225. Ce n’est pas le seul exemple: à Libenge, JKK avait 1.047 votes au 1er tour; il n’avait que 644 votes au second.
Ailleurs, à l’Equateur, au deuxième tour, JKK n’était guère logé à la meilleure enseigne. Bien au contraire, les résultats ont été une catastrophe. Gemena (347.774/5.405), Budjala (173.35/2.367), Basankusu (51.926/1.840), Zongo (35.371/1.147), Lisala (128.434/1.541). Et le KO se poursuit imperturbablement.
Dans le Bandundu, les accords d’entre-les-deux-tours avec le PALU n’ont pas donné du résultat. Le candidat de l’Amp a perdu la métropole de la province, la ville de Kikwit (48.356/29.020), pourtant bastion du parti partenaire du vieux patriarche. Il a perdu Bagata (26.177/4.334), il n’a pas fait mieux à Oshwe (26.177/4.334). Pas plus à Bandundu Ville (ex-Baningville) (28.980/2.041), ville Bangala par excellence dans le Bandundu, ni à Bolobo (18.566/5.583), Kwamouth (8.367/1.444), Mushie (12.388/2.124), Kasongo-Lunda (75.164/9.048), Kenge (51.244/31.201), Popokabaka (30.625/3.302), Inongo (60.836/5.458), Kiri (35.740/2.907), Kutu (100.659/3.220). Même la cité d’Idiofa, fief de Gizenga mais reconquise par le MLC Ndom Nda Ombel pour le compte de son mentor JBBG, a succombé à la séduction du candidat de l’UN (110.681/98.385).
Dans le Bandundu, seule la circonscription de Yumbi a de justesse sauvé l’honneur: 12.388 pour JPBG contre 17.458 pour JKK. Mais surtout Gungu (18.316/98.435). Et Bulungu 77.283 pour JPBG contre 98.525 pour JKK. Et Masi-Manimba (55.160 pour JPBG contre 70.255 pour JKK), un gain de 68.151 de voix du 1er au 2ème tour, une différence de plus de 15.000 bulletins de vote en faveur du candidat de l’Amp. Au 1er tour, Masi-Manimba et Bulungu avaient offert à JKK respectivement 1.367 votes et 2.104. Bulungu, Masi-Manimba, Gungu, restent à l’Ouest les trois territoires niches de l’Amp, sauf que Gungu est principalement le sanctuaire du PALU alors qu’Idiofa est carrément passé dans l’escarcelle du MLC grâce à un transfuge PALU, l’ancien ministre MLC Constant Nda Ombel qui ceinture son aire.
Ces résultats du Bandundu-Kwilu pour Joseph Kabila Kabange doivent être ajoutés à ceux réalisés au 2ème tour à Kinshasa où certes, JPBG l’a largement remporté sur le candidat de l’Amp mais n’a pas achevé l’Amp. Bien au contraire, l’honneur a été sauf. Grâce principalement à la position dominante de la diaspora bandundu-kwiloise dans la Capitale.
Une action mieux pensée, plus réfléchie dans la Tshangu (communes et quartiers de l’est de la Capitale, Masina, N’Djili, Kingasani-Kimbanseke, etc) et dans le Mont Amba (Lemba, Ngaba, Makala, Livulu, etc.) pourrait modifier la donne. Plus que jamais, l’Amp doit miser sur des personnalités relève.
Enseignements à tirer? Le clivage est/ouest est imparable et comme définitivement plombé dans le pays. Tout au moins aussi longtemps que l’opposition saura mieux communiquer que la majorité Amp et dominera le débat politique parlementaire. On l’a vu encore cette semaine lors des dernières séances à la Chambre (dossier contrats chinois et affaire Snél-MagEnergy dans laquelle l’A-dg Bernadette Tokwaulu Aena, en tirant, dans tous les sens, comme Django du petit cinéma, a apporté de l’eau au moulin de l’opposition convaincue de l’incurie du pouvoir et de son incapacité à conduire à terme son mandat.
Rien d’autre sinon ce clivage expliquerait le rejet massif de l’Amp dans le Bas-Congo, où l’Alliance de la majorité présidentielle s’était lourdement investie et a dépensé sans compter. Abdoulaye Yérodia Ndombasi, le quasi directeur national de campagne du candidat de l’Amp, figure emblématique des Kabila, est originaire du Bas-Congo.
IL EST MINUIT PASSÉ.
Malgré ses déplacements et discours, le vétéran n’a su éviter l’injuste opprobre. Dans le pays, peu d’Eglises comme l’Eglise kimbanguiste qui ont autant reçu de l’Amp. Sans compter les Kasa-Vubu qui ont vu un mausolée être érigé en mémoire du premier président du pays, Joseph Kasavubu.
A l’Equateur, l’Amp était certes partie, le moral en moins. Mais l’Alliance y avait mis le paquet. A quoi aura servi celui-ci? Certainement à remplir les bancs de certains partis politiques membres sur papier de l’Amp, fiers de leur identité, qui usent du discours équivoque, sinon double. Ainsi, des candidats authentiques du PPRD, tel Camille Kosi’Asaka, ont été vaincus notamment au Sénat par des gens supposés être des partenaires et avec des fonds dont on peut supposer l’origine.
Cela veut dire ce que cela veut dire.
En attendant, le retour inéluctable de Jean-Pierre Bemba Gombo dans la Capitale ne pourrait qu’exacerber ces dégâts collatéraux.
Jour après jour, le débat politique entrant en ligne de compte et renforçant les peurs d’anéantissement ou les convictions des uns et des autres, la perspective d’un clivage politique s’aggravant dans le pays paraît réel. L’évolution de la situation au Sénat où ne siègent que des hommes ayant disposé d’un substantiel portefeuille mais qui, à la suite de leur récent passé, furent battus aux élections directes, peut légitimement inquiéter l’alliance au pouvoir qui y disposait d’une majorité théorique.
S’il n’est pas minuit, il est certainement minuit moins cinq en R-dC. Mais JKK est loin d’être dupe. S’adressant un jour à un petit comité des fidèles, il eût cette phrase subliminale: «notre pire ennemi, c’est le temps». Cela veut dire ce que cela veut dire.
Source: le soft/Kinshasa
Kinshasa : ciment, les gros distributeurs ont 48 heures pour ouvrir des dépôts témoins
La décision a été prise lundi matin, dans la capitale, après une concertation entre le ministère de l'Economie nationale et les distributeurs de ce produit. L’objectif est de casser la spéculation observée depuis quelque temps sur le ciment
Officiellement, le prix fixé est de 13 USD par sac de ciment de 50 Kg. Sur le marché, le produit s’est raréfié et est en réalité vendu même au triple du prix officiel. Ainsi, désormais, les principaux distributeurs et dépositaires de cette denrée sont tenus de préciser même les noms et adresses de leurs revendeurs. De cette manière, le ministère de l’Economie espère suivre tout le parcours qu’empruntent les 700 tonnes de ciment livrées chaque jour aux grossistes par les producteurs. Ses services seront déployés à cet effet. Boni Mwawatadi, secrétaire général à l’Economie promet des sanctions à ceux qui vendront le sac au double ou au triple du prix officiel. « On peut suspendre, lui retirer l’identification nationale, suspendre ses documents commerciaux. Il ne pourra même plus exercer le commerce, n’importe lequel », a-t-il prévenu.
Les distributeurs de leur coté sont d'accord pour indiquer les dépôts témoins et leurs revendeurs. Mais presque tous se plaignent de la quantité qu'ils reçoivent. Roger Kilefu, représentant des distributeurs de la cimenterie de Lukala s'interroge à ce sujet. « On va ouvrir les dépôts, avec quelle quantité ? Il y a des décisions que nous prenons à tout moment, quel mécanisme il met en place pour que les Congolais puissent avoir le ciment facilement ? », a-t-il répliqué.
Le marché du ciment en RDC est de plus en plus demandeur. Les 4 cimenteries actives au pays ne produisent que 600 000 tonnes par an. 15 % de leurs productions sont exportés. Elles ne répondent ainsi qu'à un tiers, voire un quart de la demande. L'Etat, propriétaire à 90 % dans la Cimenterie nationale, a décidé de vendre ses actions. Si la Cinat fonctionne normalement, elle peut produire 1 million de tonnes de ciment par an, ce qui correspondrait à plus de la moitié de la demande, a indiqué le Copirep , organe chargé de réformer les entreprises publiques .
Liste des terrains et maisons de l’Etat spoliés
Les députés viennent de taper du poing sur la table. Devant les cas de flagrance tel que relatés dans le « Rapport de mission d’enquête sur la spoliation des terrains et maisons de l’Etat », ils ont décidé que toutes les personnes, quel que soit leur rang social, citées dans ce rapport, doivent être entendues. Et qu’en plus, la tenue d’une réunion spéciale pour évaluer toutes les recommandations adressées au gouvernement et qui n’ont pas été prises en compte. En cas de non satisfaction, s’appuyer sur les dispositions légales conformément aux prérogatives dévolues à l’Assemblée nationale.
La plénière d’hier lundi 19 mai à l’Assemblée nationale a été marquée par l’audition du «Rapport de mission d’enquête sur la spoliation des terrains et maisons de l’Etat ». Cette commission a été constituée en la séance du 6 octobre 2007, chargeant la Commission Aménagement du territoire et infrastructures d’enquêter sur tous les cas dénoncés et d’en faire rapport.
C’était à la suite des questions orales avec débat adressées par l’honorable Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua aux ministres de l’Information, Presse et Communication, de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, et des Affaires foncières.
Ce rapport a mis à nu les nombreuses irrégularités commises lors de l’attribution des certificats d’enregistrement des terrains et maisons de l’Etat. Des irrégularités qui éclaboussent plusieurs personnalités politiques, tant du gouvernement que des cadres des partis politiques. Ces personnalités politiques ont trahi leur serment de «loyauté et de fidélité » et manqué «du respect aux lois de la République ».
Face à cette situation de flagrance, les députés ont proposé l’annulation pure et simple des titres de propriété ou d’enregistrement. Décidé de l’arrêt de toutes les constructions. Que la procédure judiciaire soit entamée pour permettre à l’Etat de rentrer dans ses droits.
Cette décision fait également suite à une lettre ouverte adressée à l’Assemblée nationale et provinciale de la ville de Kinshasa par l’association « SOS Kinshasa, touche pas à mon école » qui dénonçait justement cette spoliation des terrains et maisons de l’Etat. Mais particulièrement les écoles de la ville de Kinshasa : Athénée de la Gare, Athenée de la Gombe, privant ainsi la jeunesse congolaise des lieux d’études et de loisirs sains pour leur meilleur épanouissement.
Cette association a recensé 58 sites spoliés dans la ville de Kinshasa. Par cette résolution de l’Assemblée nationale, les députés viennent de donner raison à ses préoccupations.
INTERPELLATION D’ANCIENS ET NOUVEAUX MINISTRES
Mais auparavant, les députés avaient été indignés de constater que certaines personnalités citées dans les différents dossiers ont refusé de répondre à l’invitation de la commission d’enquête. Toutes les invitations leur adressées ont reçu une fin de non recevoir.
Sur les 46 personnalités invitées, 36 ont répondu physiquement, 4 n’ont pas répondu à l’invitation, deux se sont excusées et quatre n’ont pas pu être contactées faute d’adresses fixes. (sic)
Parmi les personnalités politiques qui n’ont pas répondu à l’invitation figurent d’anciens ministres dont certains sont sénateurs. Aussi, les députés ont-ils décidé que le Bureau de l’Assemblée nationale adresse une lettre au Bureau du Sénat pour qu’ils soient entendus. Il s agit des sénateurs Venant Tshipassa et John Tibasina, anciens ministres des Affaires foncières, et Habitat et Urbanisme. Parmi les ministres actuellement en fonction et qui sont attendus dans les prochains jours à l’Assemblée nationale, l’on cite le nom de Jeannine Mabunda, ministre du Portefeuille.
Par ailleurs, compte tenu de la complicité avec les acquéreurs, les députés tiennent à pousser l’enquête plus loin. Mais en attendant, pour avoir adopté une conduite irrévérencieuse à l’endroit de l’ancien ministre à l’Information, professeur Tshilombo, les députés ont décidé que soit déclaré persona non grata, le sujet libanais, Hassan, qui l’avait importuné, suivi de son expulsion de la République démocratique du Congo.
MOTION DE CENSURE
Les députés ont en outre constaté que de nombreuses recommandations transmises au gouvernement n’ont jamais été suivies d’effet. Devant cette situation, il a été décidé de la tenue d’une réunion spéciale pour évaluer toutes les recommandations et en tirer toutes les conséquences qui s’imposent.
Les députés ont affirmé qu’ils iraient au bout de cette logique conformément aux prérogatives reconnues à l’Assemblée nationale. Il revient à dire qu’en cas de non satisfaction des réponses proposées par le gouvernement, le dépôt d’une motion de censure n’est pas à exclure.
En attendant, voici la première liste des terrains et maisons de l’Etat spoliés et qui ont fait l’objet de la mission d’enquête :
1.- Dossier ex-cimetière de la commune de Kasa-Vubu
2.- Dossier Athénée de la Gare
3.- Dossier Agence congolaise de presse – ACP
4.- Dossier Institut de la Gombe.
Des immeubles ci-après sont construits :
- Chantier entreprise Riverview residential Sprl
- Chantier Kamul Inter
- Maisons privatisées
- Chantier Steeven equipment







