21 mai 2008
Jean-Pierre BEMBA ce 27 mai à Kinshasa ?
Le leader du Mlc avait quitté le pays à la suite des affrontements qui avaient opposé sa garde aux Fardc. Réfugié à la résidence de l’Ambassadeur sud-africain, JP Bemba était parti de là pour le Portugal. Avant de quitter le pays, le leader du Mlc avait requis l’autorisation du Sénat dont il est membre pour aller se faire soigner. La polémique à l’époque tournait autour de cette autorisation de sortie que le Mlc voulait obtenir du chef de l’Etat ou du chef du gouvernement. La réponse qui avait été donnée au Mlc à l’époque, semble n’avoir pas été assimilée parce qu’on y revient au moment où il est question du retour de JP Bemba.
Le Mlc exigeait jusque-là l’implication du chef de l’Etat. Car, estime-t-on dans ce parti politique, les problèmes de sécurité qui se poseraient pour le chef du Mlc ne peuvent être résolus que par le chef de l’Etat. On pensait avoir fait des avancées lorsque le Sénat sortant de sa léthargie avait demandé au chef de file du Mlc de rentrer au pays après que le Premier ministre ait précisé qu’en sa qualité d’ancien vice-président de la République, JP Bemba bénéficiait des dispositions sécuritaires satisfaisantes. En plus avait fait savoir le Premier ministre, ses émoluments comme ancien vice-président de la République et comme sénateur lui étaient versés régulièrement. Jamais un exilé, dans l’histoire politique du continent, pour ne pas dire du monde, ne recevait régulièrement des émoluments d’un pouvoir qui le bannissait. Le bureau du Sénat, dans un communiqué lu par son porte-parole avait enjoint le leader du Mlc, JP Bemba à rentrer au pays sous peine de se voir invalidé. Et à partir de la réception de la lettre du sénat par JP Bemba, toutes les absences à la session seraient désormais considérées comme injustifiées. Passé un quart d’absence pendant la session en cours, JP Bemba serait obligé de quitter le Sénat et tous les avantages afférents à sa charge.
De plus en plus, on parle du retour de JP. Bemba. Une date est même avancée. Selon des sources proches du Mlc, le sénateur JP Bemba pourrait fouler le sol kinois le 27 mai prochain. Le Mlc serait maintenant entrain de préparer ce retour. On ne dit pas si le Mlc a finalement obtenu les garanties sécuritaires exigées, ou si finalement JP Bemba aurait décidé d’abandonner ces prétentions sécuritaires. Dans une grande portion de l’opinion, on pense que le retour de JP Bemba, finalement sans conditions, serait motivé par les discussions actuelles au sujet du porte-parole de l’opposition. JP Bemba chercherait donc à éviter la politique de la chaise vide qui avait coûté cher à Tshisekedi après Sun City. En effet, le leader de l’Udps, conscient du fait que tout le monde lui réserverait le poste de vice-président de la république dû au quota de l’opposition, est resté en Afrique du Sud pour besoin de soins médicaux. Les choses ont mal tourné. Le poste est allé à Z’Ahidi Ngoma.
Challenger de Joseph Kabila au deuxième tour de l’élection présidentielle
Le Mlc se plaçant en ordre utile en nombre des députés à l’Assemblée nationale, JP Bemba est apparemment le leader incontesté de l’opposition parlementaire. Mais, la loi sur l’opposition n’a pas prévu expressément une disposition selon laquelle le parti de l’opposition ayant le plus grand nombre de députés au parlement donne le coordonnateur de l’opposition. La loi préconise des élections. Ce qui est une ouverture du poste à tous les membres de l’opposition.
Les débats ont essentiellement porté sur le mode de vote. Les uns préconisent le vote à bulletin secret, pour n’avoir à rendre compte qu’à leur conscience. Dans l’opinion, l’idée selon laquelle ceux qui sont pour le vote dans le secret de l’urne craignent d’être indexés par les partisans de Jean Pierre Bemba, n’est pas sans fondement. D’autres ténors de l’opposition réclament à cor et à cri le vote à main levée pour désigner le porte-parole de l’opposition. Ceux-là se recruteraient dans les rangs des inconditionnels du leader du Mlc, voulant démasquer ceux des leurs qui s’apprêtent à se débarrasser de la tutelle de Jean Pierre Bemba par le biais des armes de la démocratie.
Quant au Rcd de Maître Azarias Ruberwa, son point de vue étonne plus qu’il ne fâche. En effet, le Rcd préconise la rotation pour gérer le poste de porte-parole de l’opposition, ceci selon lui, pour éviter l’usure du pouvoir qui ne manquerait pas de se produire pendant les cinq ans de la législature actuelle. Cette vision faussement consensuelle de la chose lui a valu le réquisitoire du Mlc qui ne va pas avec le dos de la cuillère pour dénier au Rcd la qualité d’ayant droit dans le débat sur la conduite de l’opposition en République démocratique du Congo. Toute cette cacophonie au sein de l’opposition n’augure rien de bon dans la sérénité des débats à cause des empoignades attendus avant de passer proprement au vote.
La tolérance est l’axe central en démocratie
Ce qui se passe dans les différentes tendances de l’opposition est typique des leçons qui devraient être assimilées par la classe politique en RDC. Il s’agit d’éviter l’exclusion qui a engendré dans un passé récent des conflits meurtriers sur le territoire national. Il est de notoriété publique que le chef du Rcd, Azarias Ruberwa avait été invité à assister à la réunion de l’opposition en rapport avec l’élection du porte-parole de l’opposition. Mais voici que peu de temps après avoir émit un avis apparemment incorrect, il est récusé par ceux-là même qui l’avait sollicité pour arbitrage. C’est l’occasion à saisir pour faire comprendre à nos élus que il n’ y a pas de tabous dans la bonne gouvernance pour autant qu’on s’érige en serviteur de la nation congolaise. La loi ayant annoncé qu’on doit désigner le chef de l’opposition, tout celui qui se sent capable de régenter ce corps de la démocratie, peut se porter candidat. Gare à l’intimidation ! La compétition étant ouverte, il reste aux arbitres de siffler le début de la partie.
le rapport de la Monuc sur les évenements du Bas-congo
la conférence de presse de ce mercredi a été articulée sur les points suivants :
• REMISE AUTORITÉS CONGOLAISES DU RAPPORT MONUC SUR ÉVÈNEMENTS DU BAS-CONGO
• VISITE DU REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT À GOMA
• SITUATION MILITAIRE
• RÉACTION DE LA MONUC AU COMMUNIQUÉ DES FDLR
• ACTIVITÉS PROTECTION DE L’ENFANT
• ACTIVITÉS DIVISION ÉLECTORALE
• ACTIVITÉS AFFAIRES CIVILES
REMISE AUX AUTORITÉS CONGOLAISES DU RAPPORT MONUC SUR LES ÉVÈNEMENTS DU BAS-CONGO
La MONUC a transmis aux autorités congolaises, lundi 19 mai, le rapport de l’équipe multidisciplinaire conduite par la Division des Droits de l’Homme de la MONUC qu’elle avait dépêché, du 17 au 28 mars 2008, dans la province du Bas-Congo, afin d’enquêter sur les événements qui ont eu lieu dans cette province au mois de février 2008. Ce Rapport a été communiqué au Gouvernement congolais avant qu’il ne soit rendu public par la MONUC, conformément à la procédure établie par le Haut Commissaire des Nations unies aux Droits de l’homme
Ce rapport fait état de violations des droits l`homme commises tant par les forces de sécurité congolaises que par les membres du mouvement du Bundu Dia Kongo (BDK).
La MONUC a pris note d’un article de presse paru le 19 mai 2008, dans le quotidien français « Libération », faisant état d’un « Rapport de l’ONU sur les violences commises dans le Bas-Congo». La Mission des Nations unies en République démocratique du Congo tient à préciser que le rapport auquel se réfère cet article, n’est pas celui qui a été établi par l’équipe multidisciplinaire conduite par sa Division des Droits de l’homme. Le rapport auquel il est fait référence dans cet article est celui qui résulte de l’enquête menée par les acteurs humanitaires de l’ONU (FNUAP, OMS, UNHCR, UNICEF, Organisation FAO, OCHA et Affaires Civiles de la MONUC) afin d’établir un état des besoins humanitaires dans la province, suite aux évènements de février 2008.
VISITE DU REPRÉSENTANT SPÉCIAL ADJOINT À GOMA
M. Ross Mountain, Représentant Spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU et Coordinateur humanitaire, a effectué, les vendredi et samedi 16 et 17 Mai, une visite à Goma, chef-lieu de la Province du Nord Kivu.
L'objectif principal de sa mission était de faire le point sur l'évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette province, notamment sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre du Programme Amani, (programme de suivi de la Conférence de Goma) et celui du processus de Nairobi relatif au démantèlement de la présence et des activités des combattants rwandais FDLR sur le sol congolais. La mise en œuvre de ces deux programmes étroitement liés, ainsi que celle du plan de stabilisation des Nations unies pour les Kivu, ont été au cœur des discussions du Représentant Spécial adjoint tant avec la famille des Nations unies, les ONGs internationales et nationales, qu’avec les autorités civiles et militaires de la province, les représentants des structures de suivi du Programme Amani et la facilitation internationale.
L’impact de la crise alimentaire mondiale sur les conditions de vie déjà extrêmement précaires des populations des Kivu et les problèmes liés à l’appauvrissement des stocks des agences humanitaires en denrées alimentaires à destination des déplacés internes (quelques 850.000 pour la seule province du Nord Kivu, dont 560 000 déplacés ces 18 derniers mois) a été l’un des points essentiels abordés au cours des entretiens entre M. Mountain et la communauté humanitaire et les autorités congolaises provinciales.
Lors d’un point presse donné au terme de sa visite à Goma, M. Mountain a souligné que les Nations unies, en étroite consultation avec les autorités congolaises, cherchaient des solutions rapides pour contrer les effets négatifs de la crise alimentaire mondiale actuelle sur les populations vulnérables du Nord Kivu, en particulier les déplacés.
Après Goma, le Représentant Spécial adjoint est aujourd’hui à Bunia, où il participera à la célébration du cinquième anniversaire du processus de pacification du district de l’Ituri.
SITUATION MILITAIRE
La semaine dernière, la situation militaire est restée relativement calme sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo.
Au Nord Kivu et au Sud Kivu, on a noté une nette réduction des violations du cessez-le-feu. Malgré cela, quelques incidents ont impliqué les insurgés du Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP), les Patriotes Résistants Congolais (PARECO), les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) et les Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Durant les déploiements de l’armée congolaise dans le cadre de l’application du Communiqué de Nairobi, les FDLR et les PARECO se sont parfois opposés aux FARDC dans le secteur de Kanyabayonga. Ainsi, un accrochage a eu lieu le 14 mai 2008 près de Rubare, situé à 6 kilomètres au nord de Kalengera. Un élément des FDLR aurait été tué.
Le 15 mai 2008, des échanges de tir entre des éléments des FDLR et les Mayi-Mayi ont été signalés dans la région de Kishero, situé à 8 kilomètres au sud de Nyamilima. Le même jour, un officier et six enfants soldats, appartenant aux FDLR, se sont rendus à la Force de la MONUC.
La semaine passée, la Force de la MONUC a été contactée par plusieurs groupes armés appartenant aux Mayi-Mayi dans la région de Butembo pour une assistance de la MONUC en vue de leur démobilisation ou de leur participation au brassage. En 2008, jusqu’à présent, près de 300 éléments Mayi-Mayi, appartenant à différentes factions, se sont rendus à la Force de la MONUC.
Par ailleurs, la Force de la MONUC enregistre avec satisfaction une importante diminution des violations du cessez-le-feu dans les zones de désengagement entre les différents groupes armés, notamment à Ngungu, Moheto et Tongo.
Comme vous le savez, suite à la résolution 1756 de 2007 du Conseil de sécurité, la Force de la MONUC conduit un programme de formation de base des FARDC afin de consolider le processus de paix et de stabilité dans ce pays.
Le programme de formation inclut des cours de leadership, de discipline, de respect de la loi, ainsi que de la tactique du niveau section, compagnie et bataillon.
À ce jour, la Force de la MONUC a achevé deux sessions de formation d’une durée de trois mois et s’apprête à démarrer la 3ème prévue du 19 mai au 13 août 2008, d’abord à Luberizi, situé au Sud Kivu et prochainement à Nyaleke, situé au Nord Kivu. Dans chacun des ces sites, la formation de deux ou trois bataillons, composés d’environs 900 personnes, est assurée par 69 instructeurs des FARDC, travaillant avec 27 instructeurs pakistanais ou indiens de la Force de la MONUC.
Il convient de souligner, que le volume horaire alloué à la formation collective sera plus important que lors des précédentes sessions. Ainsi des exercices tactiques du niveau section, compagnie et bataillon destinés à l’évaluation des différents chefs d’éléments seront menés. Ce qui devrait accroître la qualité de l’instruction.
Outre le dispositif de formation complémentaire mis en œuvre sur les sites de Luberizi et de Nyaleke, il est assuré une formation qualifiée d’additionnelle au profit d’un certain nombre d’officiers et d’unités dûment identifiés par l’Etat-major Général des FARDC, destinée essentiellement à développer leurs capacités techniques et opérationnelles.
Schématiquement, cette formation additionnelle se décline en deux volets, soit une formation dite centralisée visant dans un espace de temps limité et sur un seul site à donner à des officiers disposant d’emblée d’une bonne formation militaire de base dans le domaine considéré, des connaissances et compétences complémentaires ou supplémentaires afin qu’ils puissent devenir des formateurs au sein de leurs unités. L’exemple type de cette formation centralisée est le module génie qui s’est déroulé à Kasangulu récemment. D’autres modules en « Techniques d’état-major» et d’artillerie sont prévus prochainement sur les sites d’entraînement.
Un autre volet est une formation dite décentralisée visant dans un espace de temps plus long et en profitant de la proximité sur le terrain des acteurs concernés, à faire dispenser aux bataillons des FARDC, dûment désignés par l’Etat-major Général, une instruction complémentaire ou supplémentaire au combat par des unités de la MONUC. L’exemple type de cette formation est celui constitué par la session d’instruction récemment organisée par la brigade du Nord Kivu de la Force de la MONUC au profit du 82ème bataillon des FARDC.
Au terme prévu, en décembre 2009, la Force de la MONUC aura formé 28 bataillons intégrés. Outre l’instruction menée au profit des FARDC, la Force de la MONUC fournit un appui logistique conséquent en termes de ravitaillement en alimentation, médicament et de transport.
L’implication de la MONUC dans la formation des FARDC constitue une avancée majeure des Nations unies dans le programme de la réforme du secteur de sécurité en République démocratique du Congo. À l’évidence, cette formation contribue à l’amélioration progressive des capacités professionnelles des FARDC fondées sur une grande cohésion de ses unités, un sens républicain marqué, ainsi que l’exemple de ses cadres officiers. C’est un programme de formation qui mérite le soutien permanent des différents acteurs qui appuient cette entreprise.
RÉACTION DE LA MONUC AU COMMUNIQUÉ DES FDLR
La MONUC a pris connaissance avec stupéfaction, en ce début de semaine, d'un communiqué de presse publié par le leadership politique des FDLR , signé par Callixte Mbarushimana, Secrétaire exécutif du mouvement vivant en Europe, dans lequel le FDLR rejette catégoriquement les accusations d'exactions commises par les combattants FDLR au Nord et au Sud Kivu sur des populations civiles congolaises faites par la Division des Droits de l'Homme de la MONUC dans son rapport mensuel du mois de mars 2008.
La MONUC, qui n'a pas l'habitude de répondre à ce type de communiqué, tient cependant à faire exception et à saisir cette occasion pour réitérer haut et fort que les exactions commises par ces combattants, au Nord et au Sud Kivu contre les populations civiles, continuent d'être quasi quotidiennes, allant du viol au meurtre, en passant par le pillages, les taxations illégales, les menaces et harcèlements divers. Rien que cette semaine, la MONUC a reçu plusieurs informations relatives à des exactions graves commises par des éléments FDLR au Nord et au Sud Kivu, dont un rapport faisant état du viol de 7 femmes au Nord Kivu par des combattants de ce groupe armé. Plusieurs enquêtes sont en cours sur des exactions commises par ces combattants récemment dans les KIvu.
La MONUC formule l'espoir que ces leaders en exil, en tant que responsables d'une branche armée illégale dont les éléments sont coupables de nombreux crimes graves y compris de crimes contre l'humanité, seront un jour amenés à répondre de leurs actes.
ACTIVITÉS PROTECTION DE L’ENFANT
La MONUC souhaite que l'engagement de mettre fin au recrutement et de sortir les enfants des groupes armés de l'est de la RDC soit respecté. À ce jour, bien que la MONUC reçoive, quotidiennement, des enfants désireux de retourner à la vie civile, les promesses de mettre fin au recrutement et de faciliter la sortie des enfants tardent à se manifester de façon concrète. La MONUC rappelle qu'elle peut faciliter l'identification et la sortie des enfants. Elle renouvelle sa disponibilité à aider à faire respecter l’engagement de libérer les enfants.
ACTIVITÉS DIVISION ÉLECTORALE
La MONUC se réjouie du bon déroulement des élections partielles le 16 mai dernier à Befalé, dans la province de l’Équateur, et félicite les populations de cette localité pour la maturité dont elles ont fait preuve dans l’accomplissement de leur devoir civique. La MONUC salue également la parfaite maîtrise de l’organisation de ces élections partielles par la Commission électorale indépendante (CEI) et le sens de responsabilité des candidats qui ont accepté le verdict des urnes.
À Kalemie, le 09 mai dernier, la section électorale de la MONUC en collaboration avec la Commission électorale indépendante a organisé une journée de sensibilisation sur les élections locales au profit d’un groupe d’enseignants représentant toutes les instituts et écoles du territoire. 350 enseignants ont pris part à cette journée qui avait pour but non seulement de renforcer les capacités de cette frange de la population, mais aussi de toucher par leur entremise, le plus de monde possible, à savoir les élèves et partant leurs parents. Les participants ont été largement informés du niveau actuel d’organisation des élections locales en termes d’acquis et d’obstacles. Des séances similaires de sensibilisation sur les élections locales se feront prochainement au bénéfice des enseignants des localités de Moba, Pweto, Kabalo, Kongolo, Nyunzu et Manono.
ACTIVITÉS AFFAIRES CIVILES
Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie des Nations unies de soutien à la stabilisation de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), la Section des Affaires Civiles et les autres composantes civiles et militaires de la MONUC accèdent progressivement à des zones jusque là hors d’atteinte pour les intervenants extérieurs, y compris le gouvernement central. Cela a notamment été le cas cette semaine au Sud Kivu, sur l’axe Bukavu – Shabunda, où une mission menée par CAS en direction de la localité de Chulwe (97 km à l’ouest de Bukavu) a permis d’expliquer aux acteurs locaux le mandat de soutien de la MONUC à la restauration de l’autorité de l’Etat, et de négocier un accès plus ouvert à cette zone pour tout le personnel onusien.
Toujours à propos du Sud Kivu, la Section des Affaires Civiles a reçu hier mardi 20 mai des informations selon lesquelles un mois après le déploiement de la 18e Brigade intégrée dans la zone de Shabunda, aucun incident majeur concernant la protection des civils n’a été déploré.
Notons enfin que la Section a participé ce lundi 19 mai à la deuxième réunion du Comité préparatoire des rencontres provinciales et de la rencontre nationale de la société civile (voir conférence de presse de la semaine passée). Les termes de référence sur le fonctionnement du comité, les modes d’organisation des rencontres et les thèmes qui seront abordés sont maintenant à l’étude par le comité qui est en charge de consulter largement les membres de la société civile à la base, notamment en provinces. La Section des Affaires Civiles a relayé l’information auprès de ses bureaux locaux afin d’informer le plus grand nombre d’organisations. La prochaine réunion a été fixée au 26 mai prochain.
Réforme de l’Armée : des inquiétudes
Le programme Amani progresse, laisse-t-on entendre. Les cinq chantiers vont bientôt entrer en activité. L’année prochaine sera marquée par l’organisation des élections locales pour parachever le processus électoral. Mais entre-temps, où en est-on avec les réformes prioritaires, plus particulièrement celle de l’Armée, de la Police et des Services de renseignements pour sous-tendre toutes ces actions ? La question mérite d’être posée à mi-chemin de cette législature. Surtout que le temps ne joue plus en faveur de la République démocratique du Congo, toujours au centre des grands enjeux divergents tant au plan régional que mondial.
La question de sécurité a toujours soulevé un débat houleux depuis la signature des Accords de Pretoria et Sun City. Parmi les objectifs assignés à la transition, il était également souligné l’accélération de la mise en place d’une « armée nationale et intégrée ».
Malheureusement, trois ans durant, l’on a tourné autour du pot pour des agendas cachés. Méfiants, les ex-belligérants ont préféré garder leur puissance de feu pour faire chaque fois monter les enchères dans l’intention certaine d’obtenir une victoire militaire en vue de s’emparer du pouvoir. Sinon, on ne comprendrait pas les raisons profondes des« combats de Kinshasa entre la Garde républicaine et les éléments de la garde rapprochée de Jean-Pierre Bemba ». Que dire aussi de toutes ces milices en Ituri, ces groupes armés au Nord-Kivu et la guerre qui s’en est suivie dans cette dernière province ? Comment expliquer cette impuissance à neutraliser les FDLR ?
Au terme de la Conférence de Goma, cette question liée à la réforme de l’armée s’est posée avec acuité. Les partenaires extérieurs ont saisi l’opportunité d’un retour de la paix pour interpeller le gouvernement afin qu’il accorde le bénéfice de l’urgence à la réforme de l’Armée, de la Police et des Services de renseignements. Ils n’ont pas hésité à affirmer leur disponibilité, celle des organisations internationales, pour accompagner le gouvernement congolais dans sa volonté d’élaborer une « vraie stratégie de sécurité nationale ». Ce qui doit se traduire par l’existence d’une armée véritablement nationale, apolitique, professionnelle et dissuasive. Pour eux, cette réforme de l’armée devient la priorité des priorités. Au sens exact du terme.
SOCLE DES INSTITUTIONS NATIONALES
A mi-chemin de cette législature, il est temps que l’on sorte complètement la tête du « schéma de la transition » pour poser des actes à impact visible. Au fait, l’un des premiers défis à relever demeure justement le retour effectif de la paix à l’Est du pays. Principalement au Kivu.
Cependant, ce retour de paix ne se fera pas à coups de « campagnes de sensibilisation ». Mais par des actions dissuasives sur le terrain pour restaurer la confiance auprès des populations. On ne peut donc relever ce défi avec une armée qui se cherche encore. C’est de l’illusion pour un pays qui sort d’une guerre complexe.
D’autre part, la restauration de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du pays, la crédibilité des institutions provinciales et nationales, la réhabilitation d’une Justice juste sont tributaires de l’existence d’une « force » capable de faire respecter les lois de la République. L’Armée, comme on a tendance à le souligner, est le socle des institutions nationales. Elle joue un rôle important dans leur fonctionnement et assure leur stabilité.
Mais une fois de plus, pour un pays qui sort d’une guerre complexe, c’est sa capacité à faire face à d’autres impondérables politiques susceptibles de déstabiliser les institutions nationales qui importe. La République démocratique du Congo ne peut se permettre ce luxe de verser dans une naïveté indigeste, suicidaire et croire qu’il n’y aura plus de tempête. La « guerre du pétrole » qui ne dit pas encore son nom entre l’Ouganda et la RDC ; la présence des Fdlr et autres Interahamwe qui constituent un obstacle au développement national; l’autre présence nuisible des «Mbororo » ainsi que des éléments de la LRA en Ituri, voilà autant d’éléments à même de cacher une autre guerre en RDC. L’on serait d’ailleurs incomplet si l’on croit que le tollé soulevé par la signature de la Convention sino-congolaise dans le bloc occidental serait un fait divers. Ou encore les « vérités belgo-congolaises ».
Non. Ce tollé constitue un fait précédant « toute guerre économique » qui pourrait cette fois déboucher sur une troisième guerre mondiale. A-t-on songé à tous ces événements susceptibles de changer la Rdc et réfléchi comment y faire face pour survivre et ne pas disparaître en tant qu’Etat et Nation ?
STRATEGIE NATIONALE DE SECURITE
L’on nous dira que quelques pas ont été déjà effectués pour accélérer cette réforme au sein de l’Armée. Aussi, compte tenu du fait qu’il s’agit d’un secteur qui relève du « secret d’Etat », on ne peut se permettre une quelconque publicité.
Il est vrai qu’au niveau du ministère de la Défense, un travail important a été accompli, de concert avec quelques partenaires extérieurs. Notamment la Belgique et les Pays Bas.
En plus, l’évaluation de l’effectif exact des militaires est achevée. Entre-temps, le processus de brassage se poursuit, lentement. Mais toujours est-il que, sans pour autant se précipiter, il est temps que l’on s’impose un arrêt afin de se mettre d’accord sur l’approche générale à adopter. Au besoin, décider d’un ajustement des grandes lignes de la réforme de l’Armée.
Cette approche générale doit impérativement s’appuyer sur une « Stratégie de sécurité nationale ». Pour ce faire, prendre date avec ce qui s’est passé chez nous et dans d’autres pays. Il faudrait donc éviter que cette stratégie soit élaborée autour d’une personnalité. Le Zaïre de Mobutu avait commis cette erreur. Les FAZ ont été vite défaites face à un groupe armé déterminé. On en dirait autant du Rwanda de Habyarimana, du Burundi de Buyoya et Bagaza. Dernièrement, l’armée régulière tchadienne a été surprise par la force de pénétration des rebelles tchadiens. De même l’armée régulière de la Rca a du mal à en finir avec les rebelles centrafricains. Sans minimiser l’interférence et le soutien des forces étrangères dans la plupart des cas, ces « armées régulières », faute d’une « stratégie de sécurité nationale », remportent rarement des victoires militaires. Et souvent, cette obsession de conserver le pouvoir suscite cette «peur » vis-à-vis des réformes.
Or, l’avantage de cette stratégie vise à doter les pays d’une armée réellement nationale, dépersonnalisée et motivée. Tel le cas en Afrique du sud, Angola. Nous en dirions autant des pays de la vieille démocratie qui ont expérimenté la chose bien avant nous. C’est le cas de la France, des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la Chine… pour ne parler que d’eux, ...
La crainte, c’est de voir deux approches s’affronter. En Afrique, on le sait, la pyramide du pouvoir s’appuie sur l’armée et les finances. Du moins, jusqu’à preuve du contraire. Celui qui a l’armée, a le pouvoir. Mais les « groupes identitaires » opposent à cette approche, leur conception d’une armée, soit disant, nationale, mais placée sous leur contrôle pour des raisons faciles à deviner. Ces deux approches, si elles s’affrontent actuellement en RDC peuvent constituer un « véritable blocage » pour la restructuration de l’armée congolaise. D’où des inquiétudes et cette lenteur observées dans ce processus de réforme de l’Armée.
RELANCE DU DEVELOPPEMENT NATIONAL
Au bout de cela, c’est le devenir de la Nation qui est en train de se jouer. Sans une armée à même de faire face, par ces temps qui courent, aux premiers impondérables de la politique qui peuvent subvenir à tout moment, les institutions nationales sont vulnérables. Par voie de conséquence, il sera difficile de relancer le développement national, de concrétiser les cinq Chantiers.
L’heure est donc grave. Il faudrait que les décideurs du pays en prennent conscience et quittent les vieux sentiers battus de la « transition ». Tout simplement parce que la République démocratique du Congo demeure au centre des grands enjeux internationaux. Donc, pas du tout à l’abri de la boulimie de quelques puissances occultes, obsédées par ce « pouvoir de domination » de conquérir de nouveaux espaces économiques et des terrains fertiles destinés à leurs funestes expériences politiques et militaires.
Il s’agit d’une question de vie ou de mort pour un Etat. Partant, le temps presse pour l’accélération de la réforme de l’Armée, la Police et les services de renseignements.
Lingwala : la méthode « Himo » pour renforcer la lutte contre l’insalubrité
Dans le cadre de la lutte contre l’insalubrité dans la commune de Lingwala, l’autorité municipale a mis en place une méthode appelée « Haute intensité en main-d’œuvre » (Himo). Celle-ci consiste à incorporer dans la brigade d’assainissement, des jeunes désoeuvrés auxquels on confie des tâches à exécuter quotidiennement.
En collaboration avec la Coopération technique belge (CTB), cette équipe qui comprend environs deux cents personnes, effectue des travaux d’intérêt communautaire sur la voie publique, notamment, le curage des caniveaux, des rivières et le balayage des rues.
Seulement voilà, un fait est à déplorer. Certains habitants de cette municipalité se livrent, sans gêne, à l’évacuation des ordures ménagères sur la voie publique en dépit des efforts fournis par la commune visant à maintenir l’environnement sain.
Selon le responsable de la brigade d’assainissement de la commune de Lingwala, M. Mbengo Nkala, les trois collecteurs d’eaux récemment construits sur les avenues Kutu 1 et Kutu 2 sont en passe d’être bouchés par des ordures ménagères qui y sont continuellement jetées.
Il déplore également le fait que les riverains de cette municipalité font preuve d’un manque criant de notions d’hygiène. Ils contribuent énormément à la pollution de l’environnement. « Ceux qui habitent le long des rivières que nous curons sont, pour nous, de principaux pollueurs. Ils n’ont aucun égard ni respect du travail que la brigade effectue sur ces rivières», déplore-t-il. Avant de proposer que soient tenues des campagnes de sensibilisation pour amener cette population à l’observance des règles d’hygiène.
Pour sa part, le bourgmestre de la commune de Lingwala, Godé Gabama, fait remarquer que si les travaux n’avancent pas vite, c’est par manque de moyens financiers. « Le peu de ressources dont nous disposons ne permettent pas à bien rémunérer les travailleurs qui pourtant sont dévoués », a-t-il précisé.
Comme matériels, la brigade utilise des bêches, des râteaux, des machettes, des brouettes, etc. Ces outillages sont fournis par la CTB.
A noter que le contrat avec la CTB est renouvelable chaque année. Malgré ces efforts qu’on peut qu’apprécier, il est souhaitable que la population accompagne cette brigade dans ses efforts de mettre de la propreté dans cette commune. Il faudra, par exemple, que chaque ménage dispose de bacs à ordures dont les contenus doivent être vidés à des endroits appropriés. D’où la nécessité de disposer de décharges publiques.
l'AGENCE JAPONAISE DE LA COOPERATION INTERNATIONALE POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA CITE DE KIMPESE
Kimpese cité agricole dans le territoire de Songololo à 132 km de Matadi et ses environs entreront dans une nouvelle dynamique au mois de juillet de cette année. Cela sera rendu possible grâce à la convention entre la RD Congo par l’entremise du Ministère de l’Agriculture et du développement rural et l’empire du Japon. Ce qui se fera portera la marque de l’Agence Japonais de la Coopération Internationale (JICA).
La dite convention porte sur le projet d’appui à la relance communautaire du District des Cataractes. Les routes de desserte agricole, l’eau, l’électricité, l’habitat... sont les domaines qui entrent en ligne de compte. La nouvelle a été annoncée au Gouverneur intérimaire, Deo Nkusu par le vice – Ministre du développement rural, Xavier Bonane, représentant du Ministre d’Etat à l’Agriculture. C’était hier à l’ouverture de l’atelier de lancement des activités d’élaboration du document de politique et des stratégies du développement communautaire en RDC au jardin Botanique de Kisantu. De la réussite de ce projet dépendra son extension dans d’autres provinces.
A propos de cet atelier, il devra accoucher d’un document qui balisera le développement du Congo par rapport aux 5 chantiers de la République a souligné Xavier Bonane. Pour le secrétaire général au développement rural, Barthélemy Okito, cet atelier est prélude au symposium national de développement rural qui se tiendra à Kinshasa en septembre de l’année en cours. Parlant de la convention avec JICA ,Il a demandé aux autorités du Bas – Congo de s’en approprier .
Deo Nkusu a loué l’excellence des relations RD Congo et pays du soleil . Pour lui, ce projet améliorera le social des populations. Il a exhorté les participants à cet atelier, acteur de développement à réfléchir pour atteindre l’objectif. C’est cet après-midi que les rideaux de cet atelier tomberont.
Goma : déploiement des troupes de l'armée congolaise à Walikale
Au moins 2 bataillons des brigades intégrées de l’armée nationale (FARDC) ont débuté mardi des opérations de sécurisation des populations à Walikale, à environ 200 kilomètres à l’ouest de Goma, territoire encore sous influence des FDLR. Il s’agit des éléments qui ont subi un recyclage par des Casques bleus de la Monuc. D’où la satisfaction des autorités administratives de ce territoire qui recèle d’importantes ressources minérales et forestières
Ce mardi 20 mai 2008, deux sections des militaires des FARDC patrouillent dans l’artère principale qui traverse la cite de Walikale centre. Elles font partie du 11e et du 21e bataillons intégrés qui viennent de subir un recyclage par des Casques bleus de la Monuc à Luberizi au Sud-Kivu et à Nyaleke, près de Beni, au Nord-Kivu. Ces éléments seront déployés dans les zones encore sous influence des FDLRs rwandais. Soulagement de Dieudonné Tshishiki Mutoke, administrateur du territoire de Walikale, qui affirme ne contrôler que 40% du territoire qu’il est sensé administrer :«Le territoire de Walikale a deux secteurs. Les deux secteurs sont constitués de 18 groupements. Dans les 18 groupements, on trouve des éléments FDLR dans plus ou moins 10 groupements. Ce sont eux qui contrôlent au moins 60% de la superficie de notre territoire.»
Mais la population de Walikale a peur. Selon certains habitants que nous avons rencontrés sur place, le déploiement d’un tel nombre de militaires et de la Monuc ne peut pas se faire sans heurts avec les FDLRS, très actifs dans la région depuis 1994. Ceux-ci déclarent être prêts à résister à tout désarmement forcé.
Pour Sylvie Van Den Wildenberg, porte-parole de la Monuc à Goma, ces opérations conjointes FARDC-Casques bleus de la Monuc ont été conçues de manière à réduire au maximum possible leur impact négatif sur la population civile. Les exercices de ce mardi à Walikale ne constituent qu’une étape. D’autres devraient être organisées bientôt, au fur et à mesure que les troupes FARDC se déploient dans la zone.
Bunia : Les documents officiels avec entête « République du Zaïre » sont toujours délivrés
Certains documents portant l’entête de la république du Zaïre continue à être délivrés par l’Office des Douanes et Accises, Ofida. Ces documents sont délivrés aux importateurs dont les marchandises transitent par le poste frontalier de Mahagi. Cette situation est à la base d’une polémique entre les responsables locaux de cet office et des services de la DMIAP, la Direction militaire des activités anti-patrie
Il s’agit des documents de déclaration des transferts des marchandises en entrepôt appelé E dans le langage des douaniers. Selon le vérificateur de l’Ofida à Mahagi, ces documents délivrés gratuitement, servent à accompagner les marchandises sous douanes qui sont transférées de Mahagi vers Bunia pour être déclarées. Ils comportent des indications sur la nature et la quantité des marchandises accompagnées. Depuis le week-end, les services de détective militaire pour les actions anti patriotiques, DMIAP, s’oppose à leur utilisation. Le responsable de la DMIAP à Mahagi les qualifie de faux. Pour Pascaline Wadiko, sous directrice ad intérim de l’Ofida en Ituri, ces documents proviennent de sa direction provinciale à Kisangani. Elle indique que son utilisation est autorisée en attendant des nouveaux imprimés portant entête de la république démocratique du Congo. Elle a déclaré qu’il n’y a pas que l’Ofida Ituri qui les utilise. Elle a cité également les postes douaniers de Matadi, de Mbuji-Mayi et même de Kinshasa.
Bukavu : lancement des travaux de réhabilitation de la route vers l'aéroport de Kavumu
Lancement ce lundi 19 mai à Bukavu des travaux de réhabilitation de la route Bukavu–Kavumu par une entreprise chinoise des ponts et chaussées. La réhabilitation de la route Kavumu –Bukavu de plus de 30km de long a été retenue pour Bukavu dans le programme des cinq chantiers du chef de l’Etat. Cette route qui relie le chef-lieu du Sud-Kivu a l’aéroport de Kavumu revêt un intérêt capital pour la province mais se trouve dans un état de délabrement très avancé
Les travaux ont débuté ce lundi et couvrent selon le ministre provincial chargé des infrastructures un espace de 37 km allant de la place de l’Indépendance en pleine ville de Bukavu à l’aéroport de Kavumu. L’entreprise chinoise et le gouvernement congolais se sont convenus sur la nature des travaux à effectuer notamment l'asphaltage de ce tronçon par l'entreprise chinoise des ponts et chaussées. Celle-ci s’occupera aussi de la construction de la piste, allongée de 700 mètres, ainsi que de l’aérogare de cet aéroport.
Les travaux de préparatifs de la route ont ainsi débuté au Km 4 près de la Pharmakina en direction de Kavumu précise la même source. Il s’agit pour cette première phase de détruire l’ancienne couche d’asphalte délabrée avant de penser réegaliser la chaussée et à l'asphalter à nouveau.
RDC : agitation au sein de la clase politique
Il est de ces signes qui ne trompent pas. L’on assiste effectivement à une succession d’événements depuis la rentrée parlementaire à telle enseigne que l’agitation politique est manifeste dans tous les états-majors des partis politiques. Les festivités du 11è anniversaire de la prise du pouvoir de l’AFDL, arrosées par une multitude de déclarations politiques, comme pour précipiter une « décision politique », ont retenu l’attention des observateurs avisés de la politique congolaise. Car, bien avant cela, il y a eu les débats très animés autour de la Convention sino-congolaise; du contrat SNEL-Mag Energy, de la désignation du porte-parole de l’Opposition, et pas plus tard que lundi 19 mai, l’ audition du Rapport de la mission d’enquête sur les terrains et maisons de l’Etat spoliés. Sans oublier bien sûr la grande opération de séduction de la « troïka financière » congolaise auprès des institutions de Bretton Woods et de la Bad dans la perspective d’un soutien financier conséquent. Le tout sur fond d’un éventuel remaniement ministériel. Autant de signes annonciateurs d’un nouvel événement politique.
La République démocratique du Congo a besoin d’un second souffle. Sous d’autres cieux, il serait question d’accélérer les réformes en vue de donner une nouvelle impulsion à l’effort global de reconstruction nationale.
Le déclic est venu certainement de différentes déclarations politiques qui, aussi paradoxales soient-elles, ont émaillé les festivités marquant le 11è anniversaire du renversement de Mobutu par l’Afdl. Comme si ceux-là même qui ont réussi cet exploit voudraient faire le constat d’une « révolution dévoyée ». Ils ont appelé à un réajustement politique. Que ce soit les ténors du Regroupement des Kabilistes, REK, le M.- 17… ils ont donné de la voix en faisant l’état des lieux de la situation politique et économique en République démocratique du Congo. Ils venaient de constater sûrement un certain « immobilisme » et un « déviationnisme ».
Au sein du PPRD, les contradictions qui ont apparu lors du débat sur le contrat MagEnergy seraient consécutives à un malaise qui couve au sein de ce parti. D’aucuns ont parlé d’une indiscipline mais qui pourrait être le ras-le bol avant de jeter le pavé dans la mare lors de cette plénière à l’Assemblée nationale. Avec la possibilité d’entraîner des répercussions négatives sur la plate-forme, Alliance de la majorité présidentielle, AMP, lors de l’examen des grandes questions nationales au Parlement.
CONVENTION SINO- CONGOLAISE : LE DECLIC
Apparemment, tout est parti du débat ouvert sur les termes de la Convention sino-congolaise, communément appelée « Contrats chinois ». L’information livrée par le gouvernement, à travers la prestation du ministre des Infrastructures, Travaux publics et Investissements, Pierre Lumbi, a permis de constater que même au sein de la majorité, quelques parlementaires soutenaient le point de vue exprimé par l’Opposition qui a réclamé la renégociation des termes de ce contrat. Du fait qu’à la plénière intervenue après le boycott des députés de l’Opposition, l’on se soit attardé sur la définition des concepts ; « recommandations ou observations » démontre clairement la diversité des points de vue. Tout indique que certains députés de la majorité n’ont pas apprécié l’approche ayant abouti à la signature de cette convention. Qu’une campagne de sensibilisation soit déclenchée pour soutenir « les contrats chinois » justifie amplement cette thèse.
La tension est montée d’un cran lors du débat sur le contrat « SNEL Mag Energy », qualifié de contrat léonin. Même au sein du gouvernement, les ministres n’ont pas parlé le même langage, donnant l’impression qu’il y avait quelque chose de louche dans ce contrat. De manque de cohésion avec cette impression que quelques dossiers à caractère national ne sont pas suffisamment discutés au niveau du gouvernement. Compte tenu de la gravité des faits relevés tant par les députés que les membres du gouvernement et le Comité de gestion de la SNEL, certains observateurs insinuent l’existence d’un « groupe de pression » qui a tout l’air d’un « gouvernement parallèle ». Si tel ne serait pas le cas, il ne reste que l’hypothèse de la chasse aux primes à la signature des contrats. Une situation qui fragilise l’Exécutif tant elle entretient l’existence des réseaux maffieux.
Comme si cela ne suffisait pas, le Rapport de la Commission d’enquête des terrains et maisons de l’Etat spoliés vient appuyer cette dernière thèse. Un rapport accablant susceptible de relancer le débat politique.
PORTE-PAROLE DE L’OPPOSITION
L’agitation est également perceptible au sein de l’Opposition. Plus précisément en ce qui concerne la désignation du Porte-parole. Jusqu’ à preuve du contraire, c’est le sénateur Jean-Pierre Bemba, président national du Mouvement de libération du Congo, Mlc, qui était en première ligne.
Du fait qu’il soit encore en exil, d’autres prétendants ne cachent plus leurs intentions de briguer ce poste. Parmi ceux-ci, on cite le nom du député Kiakwama kia Kiziki. Mais la rentrée politique de Me Azarias Ruberwa, président national du Rassemblement congolais pour la démocratie, Rcd, bouleverse déjà les données. Dans sa déclaration politique, il estime que le mandat du « porte -parole » de l’Opposition doit être rotatif. Proposition qui divise l’Opposition. Une situation que suit de très près l’AMP.
Entre-temps, l’Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS, ne s’avoue pas vaincue, même si elle demeure en dehors des institutions nationales. Bien au contraire, elle se prépare à relancer les activités du parti après avoir dressé un « bilan très sévère » du gouvernement. Une façon aussi de faire remarquer aux uns et aux autres de l’Opposition que ce poste de porte-parole n’est pas vacant. Il appartient toujours à Etienne Tshisekedi.
La réplique ne s’est pas fait attendre pour dire qu’il est hors de question de continuer à se faire d’illusion. Et que l’Udps n’opérera point de miracle.
REMANIEMENT MINISTERIEL
Toute cette agitation se déroule sur fond d’un probable remaniement ministériel. Le problème consiste à donner un nouveau souffle à l’équipe gouvernementale pour combattre cet immobilisme qui le caractérise depuis quelques mois et que les partenaires extérieurs ont même stigmatisé. La campagne de séduction entreprise par la « troïka financière », entendez les ministres des Finances, du Budget et le Gouverneur de la Banque centrale du Congo, auprès des institutions de Bretton Woods et la BAD, vise à briser cette image. Mais cela suffit-il ?
Il n’est pas seulement question de procéder au remplacement des hommes, mais la vision de la gestion du pays, liée à l’existence d’un « leadership fort » au sommet de l’Etat. C’est ainsi que dans les milieux politiques, on évoque déjà la possibilité de constituer un « gouvernement d’union nationale » dans le but justement d’amener ce second souffle.
Dans ce cas, faudrait-il que les partenaires de l’AMP se mettent d’accord sur ce point, dans l’intérêt supérieur de la Nation, en vue d’éviter une crise politique. Au-delà, l’éclatement de la plate-forme.
Malheureusement, l’agitation qui s’est emparée de toute la classe politique fait que tout remaniement ministériel est vu sous l’angle de la répartition des postes entre partenaires. On est ministre du PPRD, de Palu, de l’Udemo, de l’Arc, du RCD-Kml, et rien d’autre.
Ceci dit, la République démocratique du Congo est à un tournant crucial de son existence. Réussite ou échec de cette législature ? Telle est la question fondamentale. Tous ces grands dossiers évoqués ci-dessus et qui viennent de susciter cet emballement politique ou cette agitation, c’est selon, doivent être gérés avec doigté et haute responsabilité politique.
Maniema : construction de la route Balanga-Lomami
Des travaux de construction de la première route qui va relier la collectivité des Balanga, en territoire de Kailo, et la rivière Lomami au Nord-Ouest de Kindu, dans la province du Maniema, ont été lancés le 10 mai dernier. Cette route qui n’a jamais existé est l’œuvre du collectif Conseil régional des ONGD-OXFAM dans le cadre du projet Cohésion sociale de la dynamique Environnement sans armes. Le coût global du projet est d’un million de dollars américains. Mais la première partie qui concerne la piste coûte 30 mille dollars américains par an. Le trajet est long de 105 km et les travaux dureront trois ans. Une bouffée d’oxygène pour la population de Kailo.






