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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

22 mai 2008

J.P. Bemba : la rue va parler

MLC

Le Mouvement de Libération du Congo (MLC) vient d`inaugurer l’ère d`échanges directs entre ses militants et leurs élus (Sénateurs, députés nationaux et provinciaux). A l`initiative du président interfédéral du Mlc/ Kinshasa, Adam Bombole, une matinée politique a été organisée le mardi 20 mai, dans la salle « Félicité » (Matonge/ Kalamu) afin de permettre à la base d`interroger directement ses élus sur les questions brûlantes de l`heure.

D`entrée de jeu, Adam Bombole a tenu à transmettre à son auditoire le message du président national du Mlc, Jean-Pierre Bemba, toujours en exil à Faro (Portugal). Ce dernier a exhorté les militants à la patience et à la poursuite de l`implantation du parti en vue d`affronter avec succès les élections locales, municipales et urbaines prochaines.
Concernant la question du porte-parole de l`opposition, le numéro 1 du Mlc dans la capitale a tranché : « Exceptés Bemba et Tshisekedi, tous les autres sont des opposants conjoncturels. Les élections l`ont démontré et JP Bemba sera le porte-parole de l`opposition politique».
A propos des négociations en cours avec d’autres partis de l’opposition, Adam Bombole renseigne que François Mwamba est pressenti parmi les 4 porte-parole adjoints de l’opposition. Cependant, certaines voix s’élèvent pour dénoncer la surcharge des tâches chez l’actuel président du groupe parlementaire Mlc.

Contrats chinois : la RDC spoliée

Le Mlc n`est pas contre la coopération avec l`Empire du Milieu mais récuse toute aide dans laquelle l`intérêt du Congolais n`est pas pris en compte. Telle est la substance du message du député national Bombole a l`endroit des militants. Ceux-ci ont, entre autres, appris que les « 5 chantiers du Président Kabila » sont un projet à très long terme.
Ainsi, pour sa concrétisation, les 10 milliards de dollars empruntés chez les Chinois permettront aux compatriotes de Mao de bénéficier de plus de 60 milliards USD sur le dos des Congolais. « Pourquoi le gouvernement n`a-t-il pas lancé dans la transparence un appel d`offres internationale pour l`exploitation de nos minerais ? Peut-être qu`il y aurait eu des mieux offrants que les entreprises chinoises ? On peut tout reprocher au Mlc, sauf la sagesse et l`expertise ».
Fustigeant toujours la Convention de collaboration avec la Chine, le président interfédéral a relevé que sur les 27 articles dudit contrat, 4 sont des principes généraux, 1 seul porte sur les contraintes financières des partenaires et 22 sont des obligations de la partie congolaise. A cet effet, même si les Chinois doivent travailler nuit et jour, il leur faudra au minimum 25 ans d`exploitation minière ! « Le Mlc a demandé la renégociation, le ministre Lumbi refuse mais dit qu`il va améliorer ce contrat. Comment le fera-t-il? Seul dans sa chambre ? » a-t-il ironisé.

Affaire Yves Kisombe: le « mandat » appartient au Mlc !

Pour ce qui est de la mesure d`exclusion du parti infligée au député national Yves Kisombe, Adam Bombole a réaffirmé qu`un comportement contraire aux idéaux du parti est réellement un motif de départ. Selon lui, son collègue Yves Kisombe, exclu pour s`être volontairement écarté de la ligne de conduite du parti, aurait du introduire un recours au lieu de faire des déclarations tapageuses dans les médias. Malgré toutes ces agitations, indique-t-il, en fin de compte, avec cette exclusion, l`ancien camarade va perdre son siège qui, constitutionnellement, revient au parti politique. « La séparation est douloureuse, mais on finit par s`en accommoder… ».
Dans l`entre-temps, le président Bombole met en garde les structures de base face a ce genre de distraction et les exhorte de reprendre les activités politiques notamment la poursuivre de recrutement politique de voisinage.

Retour de Bemba : la rue va parler !

Prenant la parole à son tour, la sénatrice Bazaïba Eve s’est appesanti sur deux points : la position du RCD sur le leadership de l’opposition et le retour de JP Bemba.
Pour elle, il n’y a aucune ambiguïté sur le camp d’appartenance du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), qui était preneur des postes lors de la formation du gouvernement Gizenga. Malheureusement, le patriarche avait en son temps rejeté l’offre de Ruberwa et ses ouailles. « Comment peut-il aujourd’hui se targuer d’être de l’opposition, alors qu’il serait au gouvernement si le Premier ministre avait dit OUI ? » a questionné l’ancienne dame de fer de l’Udps.
A propos de l’hypothétique retour du leader du Mlc, Eve Bazaïba a indiqué que désormais, ce dossier ne doit plus être l’affaire des seuls élus mais « ça doit se faire dans la rue ! ». Partisane de grands mouvements de masses, elle précise que cela ne posera aucun problème, car le gouverneur de la Ville de Kinshasa, André Kimbuta, a déjà donné le ton en organisant lui-même une marche populaire de soutien à l’occasion de la fête du 17 mai.
« Autrefois, lorsque nous comptions organiser une marche pour le retour de Bemba, le numéro 1 de la Ville nous avait fait croire que ce n’était pas encore le moment, au regard de l’insécurité qui planait dans la capitale. Maintenant, nous prenons acte de la reprise de grands mouvements de masses et, bientôt, nous allons suivre le pas ».

Source : Le Phare/kinshasa

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Banana / LE SITE OU SERA ERIGE LE PORT EN EAU PROFONDE VENDU

Matadi_PortIncroyable mais vrai, Banana dans la cité de Moanda à 240 km de Matadi où doit être construit le port en eau profonde a été vendu à des étrangers.

Selon notre source, il y a également la maison Beltexco. Le dossier se trouve au parlement tout comme à l'Assemblée provinciale du Bas-Congo. Ces derniers projètent d'y construire de petits ports.

Pourtant, les originaires de la province du Bas-Congo au sud-ouest de Kinshasa ne jure que par ce port. Il va sérieusement désenclaver la province et générera d'énormes recettes. Tous regardent dans la même direction pour que ce projet réussisse. Si cela n'est pas fait,le Bas-Congo risquera de sombrer surtout avec le projet du pont Brazzaville-Kinshasa défendu par plus d'un Congolais.

La nouvelle de la vente du site devant abriter le port de Banana a été annoncé hier par Muller Luthelo,Directeur général de l'organisation pour l'équipement de Banana-Kinshasa,structure qui a en charge la gestion du pont Maréchal Mobutu à l'occasion des 25 ans de cet ouvrage.

Les invités ont été sidérés de l'apprendre. La Vice-présidente de l'Assemblée provinciale, Josiane Mfulu a déclaré qu'elle a foi au Chef de l'Etat et qu'elle est convaincue que sous peu, il posera la première pierre de la construction de ce port salutaire pour le Bas-Congo. Elle s'est félicitée des efforts que le nouveau comité de gestion que dirige Muller fournit pour maintenir en état ce pont. En un rien de temps, plusieurs actions à impact visible ont été réalisées. Il s'agit de la construction des murs de soutènement 25 ans après, la construction des latrines publiques,des logements pour les travailleurs,des véhicules pour le service...

Pour Muller Luthelo, la bataille reste la construction du port en eau profonde à Banana dans la cité côtière de Moanda. ''Pour ce faire, il faut que l'Etat récupère son patrimoine'', a-t-il dit.

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Bas-congo : UN BOURBIER RETIENT CAPTIF PLUS DE 400 PERSONNES SUR LA ROUTE BOMA-MOANDA

matadiLes usagers de la route nationale Boma-Moanda, longue de 120 km vivent un calvaire sans précédant. Depuis une semaine maintenant, un bourbier les retient à 12 km de Boma,deuxième ville de la province à quelques kilomètres du village Luamba dans le secteur de Bomabungu.

Enfants, jeunes et vieux y dorment à la belle étoile à la merci des moustiques et reptiles de tout genre. La brousse est devenue leur lieu d'aisance. Il se lave dans un lac artificiel formé par la pluie. Une femme césarisée avec son bébé tout pâle y a passée 4 jours. Un tractoriste en partance pour la cité côtière de Moanda, fenêtre ouverte à l'océan atlantique a vu son engin tombé en panne. Enlisé dans le bourbier,le carter est désormais défectueux. Mains sur la tête regrette:''J'ai voulu faire le bon samaritain voilà que je perds mon boulot ''.Plus de 400 p à attendre du secours.

Ce matin comme par hasard, le Gouverneur intérimaire Deo Nkusu venu lancé les travaux de sauvetage de la place Dumbi en plein Boma est allé inspecter cette route. Surprise désagréable pour de voir ces compatriotes abandonnés à eux-mêmes. Ces derniers n'ont pas hésités à invectiver la délégation que conduisait Deo Nkusu constituée notamment de la Maire de Boma,de son adjoint,du Ministre provincial des travaux publiques et infrastructures,du Directeur provincial d l'Office des routes...Elle a rebroussé chemin pour aller acheter pour eux des vivres.

2 heurs après,les vivres distribués,le Gouverneur intérimaire a promis s'investir pour que dès demain matin 6h que des tracteurs dégagent la route,purgent les bourbiers et qu'ils procède au remblai.

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Réunion du gouvernement : et si les grandes décisions tombaient à Bandundu …

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Après Matadi, le gouvernement devrait se réunir, en Conseil des ministres, ce week-end à Bandundu. Loin de toutes considérations politiciennes relevant des alliances politiques, la décision de tenir les réunions du gouvernement dans les chefs-lieux de provinces ne vise qu’à rapprocher les gouvernants des gouvernés. A mieux pénétrer les réalités locales.

Mais la réunion de Bandundu se tient à un moment particulier de l’histoire de notre pays. Moment caractérisé par des débats sur les accords avec des partenaires, la spoliation des biens immeubles de l’Etat et le rebondissement « tumultueux » des relations entre la RDC et la Belgique. De quoi s’attendre à une déclaration ferme de la part du gouvernement.

Les membres du gouvernement sont attendus à Bandundu, chef-lieu de la province qui porte le même nom : Bandundu. Il s’agit d’une nouvelle pratique de travail pour permettre au gouvernement de se rapprocher des populations, surtout que Kinshasa, quoiqu’ étant le siège des institutions nationales n’est pas le Congo. Eventuellement, prendre la mesure de certaines situations spécifiques dans cette perspective d’apporter des solutions adéquates.

C’est sur ces entrefaites que le gouvernement s’est déjà réuni à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo. Réunion du Conseil des ministres qui a également permis aux membres du gouvernement de s’appesantir sur la situation qui a prévalu aux lendemains des incidents de Luozi, avec l’Affaire Bundu dia Kongo. Mieux, de se pencher sur la situation économique caractérisée par l’engorgement du port de Matadi.

Cette fois, le gouvernement a décidé de se réunir à Bandundu, une autre province grenier de la ville de Kinshasa, mais confrontée à la détérioration des voies de communication et d’évacuation des produits agricoles. C’est dans cette optique qu’il est prévu le lancement des travaux de la Nationale 1, notamment le tronçon Kwango-Kikwit. Le président de la République s’y est rendu personnellement sur les lieux pour donner le premier coup de pioche des travaux. Comme au Katanga, avec la route Kasumbalesa-Lubumbashi, cette manifestation s’inscrit dans le cadre de grands travaux de reconstruction nationale.

GRANDES PREMIERES DECISIONS

Cependant, ces grands travaux de reconstruction nationale n’occulteront pas les grandes questions nationales d’actualité. En effet, ces questions nationales sont marquées par les débats qui se sont déroulés à l’Assemblée nationale sur la légalité de ces quelques accords de partenariat. Particulièrement celui de MagEnergy. Mais aussi des dossiers sur la spoliation des terrains et maisons de l’Etat. Des dossiers qui touchent justement tant à l’honorabilité des membres du gouvernement, des mandataires publics qu’à la crédibilité du gouvernement.

Sans nul doute que la réunion du gouvernement consacrera des moments importants à l’examen de toutes ces affaires pour donner sa version officielle des faits. Et pourquoi pas prendre des sanctions qui s’imposent. Ne pas se prononcer sur ces dossiers équivaudrait à accréditer la thèse de la malversation financière et de l’incurie administrative qui minent l’action du gouvernement.

Parallèlement à cette démarche, il revient au gouvernement de livrer sa version officielle sur la plainte du juge Michel Claise qui vient d’inculper, le 13 mai, la Banque centrale du Congo sur une affaire de blanchiment d’argent. Un montant de 80 millions de dollars qui auraient transité par des circuits inappropriés.

Au moment où un vent glacial souffle entre la République démocratique du Congo et la Belgique, ce genre d’épisodes interpelle le gouvernement pour qu’il réagisse en conséquence, sans verser dans des polémiques puériles. Il est un fait qu’en Belgique, le Premier ministre belge, Yves Leterne, a été obligé de passer en première ligne pour sauvegarder l’image du gouvernement belge. C’est ainsi qu’il a été évoqué la possibilité de son voyage en République démocratique du Congo, aux lendemains des déclarations choquantes de Karel de Gucht pour « éteindre » le feu. Le gouvernement congolais y gagnerait beaucoup en assumant aussi manifestement ses responsabilités en donnant sa version officielle des faits.

Mais, toutes ces affaires ramassées, le gouvernement doit jouer sa carte de crédibilité. D’abord, mieux apprécier les observations des parlementaires décidés à tirer les choses au clair avec le gouvernement sur son indifférence à ne pas prendre en compte les observations et recommandations faites par le Parlement. Ensuite, de se prononcer sur le cas de tous ces membres du gouvernement, ces mandataires publics, ses hauts cadres de l’Administration et des partis politiques cités dans ces dossiers scandaleux à même de porter atteinte à la crédibilité des institutions de la République. Si les cas de flagrance s’avéraient exacts, prendre des sanctions.

Les yeux sont tournés, en ces instants précis d’emballement politique, vers Bandundu où pourraient tomber les premières grandes décisions. Dans cet élan national d’un « véritable changement ».

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Le gouvernement, la corde au cou

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Le taux d’exécution du Budget 2008 sur son volet des dépenses jette l’émoi. Il est de 70,3%, soit 250, 2 milliards de Francs congolais contre les prévisions annuelles de 367, 4 milliards de Fc. L’année n’ayant même pas encore atteint son mi-parcours, voilà que les ressources budgétaires sont en train de s’épuiser. Pour se tirer d’un désastre inévitable, un collectif budgétaire est en élaboration pour être présenté au Parlement au plus tard à la fin de ce mois de mai. Parce que le 15 juin prochain, les députés iront en vacances parlementaires. La question risquerait de n’être débattue qu’au mois de septembre. Ce qui poserait bien des soucis à l’Exécutif.

Le gouvernement s’apprête à déposer un Collectif budgétaire à l’Assemblée nationale, au plus tard à la fin de ce mois de mai. Cette décision s’explique par le fait que toutes les prévisions sur lesquelles le gouvernement s’était appuyé sont devenues caduques. En effet, le taux de change estimé à 500 FC contre 1 dollar est actuellement à 560 Fc. Le taux d’inflation prévu à 8% est actuellement à 16%.

Mais là où les choses se compliquent, c’est que les bailleurs de fonds n’ont pas encore apporté leurs appuis budgétaires. Il en est de même des 250 millions de dollars d’appui budgétaire promis par la Chine alors que ce montant a été pris en compte dans le Budget 2008.

Il nous revient que le taux d’exécution des dépenses, au premier trimestre, est de 70,3%, soit 250,2 milliards de Francs congolais contre les prévisions annuelles de 367,4 milliards de Fc. Ce taux s’explique d’ailleurs du fait de non remboursement de la dette extérieure, taux d’exécution de 28,4% et la non exécution de certaines dépenses d’investissement (taux d’exécution 56,3%). Si ces dépenses avaient été exécutées, le taux d’exécution des dépenses aurait été de 98,2%, à en croire certains analystes.

PERFORMANCES ET CONTRE-PERFORMANCES

Et pourtant, en avril dernier, la troïka financière congolaise était fière de se présenter aux assemblées de printemps des institutions de Bretton Woods avec un bonus de 29 milliards de Franc congolais. A cette occasion, la RDC se prévalait de la bonne tenue de ses finances, entrevoyant une bonne fin de semestre en prévision de la prochaine revue de la délégation du FMI, dans la perspective d’atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Toutefois, selon un rapport intérimaire de la Banque centrale, il y aurait eu un ralentissement dans les performances. Au 30 avril, le solde provisoire sur le compte général du Trésor est de l’ordre de 9.070 milliards de Franc congolais, contre 33.614 milliards Franc congolais, au mois de mars. Aussi curieux que cela puisse paraître, au mois d’avril, le gouvernement n’a pas respecté son plan d’engagement au point de baisser sensiblement ses performances.

A en croire une source du ministère du Budget, sous le couvert de l’anonymat, un dérapage de 36 milliards de Franc congolais a été enregistré au mois d’avril, couvert par le bonus du mois de mars. Cette situation est imputable aux décaissements de routine effectués pendant la période mars-avril. Notamment le paiement des certains fournisseurs sans opérer au préalable des balances susceptibles de bloquer ces paiements.

Toutefois, la situation économique, financière et monétaire arrêtée au 02 mai 2008 semble s’améliorer malgré quelques écueils rencontrés au mois d’avril et la consommation anticipée des ressources budgétaires.

Le solde provisoire cumulé intérieur sur base caisse au 30 avril renseigne un excédent provisoire de 41,2 milliards de francs congolais. Ce serait dû par l’exécution du plan de réalisation des recettes, 92,8%, soit 278,8 milliards de francs congolais contre les prévisions de 302,9 milliards Fc.

Par contre, l’on a enregistré un faible taux de réalisation en ce qui concerne les recettes extérieures. Soit 19, 6 milliards de Franc congolais contre les prévisions estimées à 115,6 milliards de Fc.

Au premier trimestre, l’excédent était de 15,1 milliards de Fc, soit 30 millions de dollars. Le bonus aurait été de 20 millions de dollars n’eut été le déficit dans le compte d’exploitation de la Banque centrale du Congo de l’ordre de 5,6 milliards de Fc, supporté par le gouvernement, laisse-t-on entendre.

VACANCES PARLEMENTAIRES

Dans la plupart des cas, les partenaires n’ont pas encore libéré les fonds promis à la RDC à titre d’appuis budgétaires. Dans ces conditions, l’Etat aurait consommé tous ses moyens budgétaires et risque de fonctionner en dehors de sa dotation décidée par le Parlement. Aussi, pour ne pas arriver à cette extrémité proche de l’illégalité, un collectif budgétaire serait-il déposé auprès de l’Assemblée nationale pour un examen approfondi. En son temps, le Premier ministre avait promis de revenir devant les députés avec ce collectif budgétaire. Mais, les observateurs ne s’attendaient pas que cela se fasse sous la pression d’une absence quasi totale d’allocation, à quelques jours de cette présentation. Si le Collectif budgétaire n’est pas déposé à la fin de ce mois, il est important de retenir que cette session ordinaire du mois de mars se termine le 15 juin.

Les députés sont censés partir en vacances parlementaires à partir de cette date. La question sera sûrement repoussée au mois de septembre consacrée à l’examen du budget 2009. Il n’est pas exclu qu’une session extraordinaire soit convoquée à ce sujet. Dans le cas contraire, le Gouvernement pourrait être obligé de recourir aux « crédits provisoires » si les partenaires extérieurs continuaient à hésiter. Et même dans cette hypothèse, il doit au préalable saisir l’Assemblée nationale.

Du côté gouvernemental, les espoirs se fondaient sur l’appui budgétaire chinois de 250 millions de dollars américains. Cette assistance budgétaire n’étant pas encore libérée, il était devenu dès lors difficile de faire face à toutes les obligations. Les avances de la Banque centrale du Congo au gouvernement, dans ces conditions, aggravent l’état des finances publiques congolaises.

Des efforts sont encore à fournir afin que l’exercice 2008 puisse être bouclé au mieux des intérêts de la RDC, déterminée à atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE, qui ouvre la voie à l’annulation de près de 90% de l’ardoise de la dette extérieure.

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RDC: un petit parti dénonce la "fragilisation" de l'opposition

drapeauLe chef d'un petit parti d'opposition en République démocratique du Congo (RDC) a dénoncé jeudi à Kinshasa la "fragilisation", par le pouvoir, de l'opposition qui se prépare à désigner son porte-parole, au cours d'un point de presse.

Joseph Olenghankoy, président des Forces novatrices pour l'union et la solidarité (Fonus), estime que le fait de doter le porte-parole de l'opposition d'un statut spécifique avec rang de ministre d'Etat, en lui accordant les mêmes privilèges que les tenants du pouvoir, le "discrédite aux yeux de l'opinion".

Les différents groupes parlementaires de l'opposition s'apprêtent à adopter le règlement intérieur de l'opposition congolaise, prévue par une loi promulguée le 4 décembre 2007, et à désigner leur chef de file.

Pour M. Olenghankoy, dont le parti compte deux sièges à l'Assemblée nationale, "il est inacceptable et même inconcevable que l'opposition qui a pour mission principale de faire des critiques objectives sur l'action du gouvernement cherche à jouir des privilèges au même titre que ceux qui sont au pouvoir".

Il a dénié à l'ex-chef rebelle Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de libération du Congo (MLC, premier parti d'opposition) - proposé à ce poste par son parti - le statut d'"opposant" soutenant que l'ancien vice-président pendant la transition (2003-2006) n'avait "jamais fait de l'opposition politique".

"Nous voulons une opposition non alignée, qui fait face à un pouvoir établi et non celle qui participe à son action. Je ne connais pas cette opposition-là", a-t-il martelé.

M. Olenghankoy a été directeur de campagne de M. Bemba avant le second tour de l'élection présidentielle de 2006, avant de se désolidariser de l'adversaire malheureux de Joseph Kabila.

Jeudi, les groupes parlementaires de l'opposition n'avaient pas encore harmonisé leurs vues sur la mouture de leur règlement intérieur qui doit être adopté par consensus ou soumis au vote.

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Goma : reddition d’un colonel FDLR

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La section du DDRRR de la Monuc/Goma a rapatrié mercredi 21 mai, sur base volontaire, au Rwanda, le colonel Faustin Sebuhura, alias "Minani, commandant de la branche armée des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), et conseiller politique du chef des Forces combattantes Abacunguzi (Foca) du général Sylvestre Mudacumura. Le colonel Sebuhura s'est rendu à la Monuc dans les environs de Nyabiondo, en territoire de Masisi, au nord-ouest de Goma

Cet officier de haut rang Foca, 45 ans, s'est présenté mardi dernier à l'équipe DDRRR de la Monuc. Faustin Sebuhura figurait parmi les éléments de l'aile dure de la branche armée des FDLR. Il a choisi de déposer pacifiquement les armes et de rentrer volontairement dans son pays d'origine via le DDRRR, et ce, en dépit des accusations qui pèsent contre lui pour crimes de génocide.
En effet en 1994, Faustin Sebuhura était officier de la gendarmerie nationale à Gikongoro, au Rwanda. C'est en cette qualité qu'il a été accusé d'avoir participé au massacre de milliers de Tutsis qui s’étaient refugiés dans la paroisse de Gikongoro. Il est impliqué aussi dans d'autres tueries à Butare et à Gitarama.

La Monuc juge cette reddition importante, dans la mesure où elle montre que certains officiers de haut rang de la branche militaire des FDLR peuvent aussi faire le choix du retour volontaire.

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Kabila donne le coup d’envoi des travaux de réhabilitation de l’axe Kinshasa-Kikwit

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Le chef de l’Etat a procédé ce jeudi matin au lancement des travaux de réhabilitation du tronçon compris entre Lufimi et Kwango sur la nationale n°1, sur l’axe Kinshasa-Kikwit et ceux de la reconstruction de deux ponts au quartier de Bankana, dans la commune de Maluku. Ces travaux sont exécutés par la société Sogea Staftam avec l’appui financier de la Commission européenne, sur une durée de 2 ans

C’est dans une ambiance de vrombissements du bulldozer que Joseph Kabila a lancé les travaux de réhabilitation du tronçon routier Lufimi-Kwango, long de 57 kilomètres. Ces travaux consistent à bitumer la route et à reconstruire le pont de Mayindombe long de 60 mètres et celui de Lufimi mesurant 40 mètres. Le coût global des travaux est estimé à 60 millions de dollars américains.

L’ambassadeur Richard Zink, chef de la délégation de la Commission européenne retrace l’importance de cette route : « La route nationale n°1 est le principal axe structurant la République qui permet la connexion entre les provinces de l’ouest du pays, notamment le port de Matadi et la ville de Kinshasa et toutes les provinces comme les deux Kasaï, le Katanga, le Maniema, le Kivu,… »

Les habitants de Mbankana ont exprimé leur joie et salué l’initiative de Joseph Kabila. « Nous sommes très contents de la visite du président Kabila. Nous le félicitons. La route est d’une grande utilité pour nous. Elle nous aide énormément », indique une habitante.
L’Union européenne affirme s’être engagée depuis 2006 à financer la reconstruction de 2 000 kilomètres de routes sur le territoire national.

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une entreprise minière chinoise fermée sur décision du ministre

Le ministre des Mines a pris cette décision mercredi à l’issue d’une visite de travail effectuée à l’entreprise CDM à Lubumbashi. Martin Kabwelulu reproche aux responsables de cette entreprise la fraude minière ainsi que les mauvaises conditions de travail auxquelles sont soumis les travailleurs congolais

Le premier reproche, la tricherie. Le contrôle de documents a révélé que les responsables de la CDM avaient reçu l’autorisation d’ouvrir une fonderie. Mais ils ne se sont pas limités à cela. L’entreprise achète des minerais bruts qu’elle stocke et exporte malgré la mesure d’interdiction prise par le gouverneur du Katanga.
Deuxième reproche, le non respect des conditions environnementales et d’hygiène. Les travailleurs congolais sont soumis à des conditions inhumaines. Les uns sont en babouches, sans tenue de travail. L’endroit est insalubre et très poussiéreux et sans mesures de sécurité. Certains minerais sont broyés de manière artisanale, donc à la main. Par le passé, les responsables de cette entreprise ont fait preuve d’une arrogance caractérisée envers les autorités politiques et administratives locales. Le ministre des Mines a pu s’en rendre compte également. Pour le moment, l’entreprise est scellée.

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