23 mai 2008
Inquiétude à Kinshasa
Les autorités de République démocratique du Congo (RDC) se mobilisent pour s'assurer du sort de leurs ressortissants résidants en Afrique du Sud, en raison des violences xénophobes dans ce pays. Jeudi, l'Assemblée nationale a décidé d'interpeller le ministre des Affaires étrangères et sa vice-ministre chargée des Congolais de l'étranger, à la suite d'une motion déposée par un député de la majorité présidentielle sur l'insécurité dans laquelle vivent désormais les Congolais en Afrique du Sud.
"Nous devons être habitués à protéger nos concitoyens partout où ils se trouvent, comme c'est le cas à travers le monde. Le Congolais, quelque soit l'endroit où il se trouve, a droit à la protection", a déclaré vendredi à l'AFP l'auteur de la motion, Kasongo Numbi Kashemukanda.
Il a assuré que des contacts ont été pris avec les responsables de l'ambassade sud-africaine à Kinshasa afin d'obtenir du gouvernement de ce pays les assurances pour la protection de la communauté congolaise qui compte plus de 80.000 personnes.
"Nous avons déjà contacté l'ambassadeur sud-africain à Kinshasa à qui nous avons exprimé nos craintes pour la vie des Congolais qui sont là-bas", a affirmé M. Kasongo Numbi dont la motion consiste, selon lui, à demander aux deux membres du gouvernement "les dispositions prises pour assurer la protection de nos compatriotes en Afrique du Sud"
Pour sa part, l'ambassadeur de la RDC en République sud-africaine, Bené Mpoko cité par la radio Okapi (parrainée par l'ONU), a invité ses compatriotes résidant dans ce pays à prendre des précautions face à cette campagne de xénophobie.
Selon le diplomate congolais, trois Congolais habitant des quartiers pauvres ou des camps de réfugiés ont été légèrement blessés au cours de ces violences.
"J'ai demandé à nos compatriotes d'observer quelques consignes de sécurité, en évitant des attroupements et certains endroits publics, notamment les gares ferroviaires et autres stations de bus", a-t-il indiqué.
Aucun retour de ressortissants congolais n'a été signalé pour l'instant dans la capitale congolaise.
LE TRONCON ROUTIER KISANTU-KIMVULA EN ETAT DE DELABREMENT AVANCE
Il y a de cela 1O mois, le Président de la République, Joseph Kabila donnait le premier coup de pioche de la réhabilitation de la nationale numéro 16 axe routier Kisantu-Kimvula.
Route de grand intérêt économique conduisant à Popokabaka dans la province sœur de Bandundu, le lancement de ces travaux avait suscités un grand espoir dans le chef de la population. Les agriculteurs s’étaient décidés de reprendre à grande échelle les activités champêtres.
Kimvula où il n’y a plus aucun juge à cause de rudes conditions de travail empiré par l’Etat délabré de la route augurait des lendemains meilleurs. Mais hélas, avoir l’état de cette route tout porte à croire que le calvaire des populations riveraines de cette route longue de 235 Km est loin de se terminer. Des sillons se sont formés sur cette route, des érosions prennent naissance, des bourbiers ont élu domicile…
Pourtant, les routes sont prises en compte dans les 5 chantiers de la République. Et qui plus est, Joseph Kabila s’était impliqué pour sa réhabilitation. Des sources bien renseignées, 1millions de dollars ont déjà été disponibilisés pour les travaux à ce jour. Malheureusement rien de concret n’est visible. Les travaux que réalisent l’Office des routes ne convainquent pas. ‘’Ils n’ont que grattés. Or, ils devaient faire de saignées et recharger la route’’, s’est indigné, un conseiller du Gouverneur. Il a cité en exemple, la route Mbanza-Ngungu-Nkamba toujours confiées à l’Office des routes mais dont l’état demeure aujourd’hui piteux.
Selon d’autres gens, la responsabilité incombe au Chef de l’Etat. ‘’Au cours du conseil des Ministres qu’il avait tenu Matadi en mars de cette année, il avait promis remettre pour les dit travaux 2 milliards de fc (3.509 .OOO$). Cet argent n’est jamais arrivé’’, a regretté, l’un d’eux.
Pour l’heure, la route Kisantu-Kimvula continue à être considérée comme la plaie du Bas-Congo.
Une partie de surplus de riz à 5 pays africains
Le gouvernement japonais a annoncé vendredi qu'il allait vendre 20.000 tonnes de riz provenant de ses réserves nationales à cinq pays d'Afrique, afin de soulager l'actuelle crise alimentaire.
Ces 20.000 tonnes font partie d'une enveloppe globale d'aide de 5,57 milliards de yens (35 millions d'euros) destinée à l'Afrique approuvée vendredi en conseil des ministres, a indiqué le ministère des Affaires étrangères.
Ce stock de riz sera vendu aux gouvernements de Guinée-Bissau, du Kenya, de la République démocratique du Congo, de Centrafrique et du Burundi.
Le gouvernement japonais possède un stock d'environ 2,3 millions de tonnes de riz, dont un million provient des excédents de la production nationale et le reste a été importé pour remplir les obligations du Japon en tant que membre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).
Tokyo a déjà accepté de vendre 200.000 tonnes de riz aux Philippines pour soulager la pénurie qui frappe ce pays
Vital Kamhere : « arrêtez de vous chamailler autour du pétrole »
Le président de l’Assemblée nationale craint que le processus de pacification de l’Ituri ne soit compromis par l’instrumentalisation des populations locales par des compagnies qui veulent exploiter du pétrole dans ce district. Vital Kamerhe l’a exprimé mercredi à Bunia lors de la cérémonie célébrant le 5e anniversaire de ce processus de pacification. Il invite donc les forces vives à mettre fin à leurs querelles
Vital Kamerhe a représenté le chef de l’Etat à cette cérémonie. Il a déploré l’existence de deux tendances au sein des forces vives de l’Ituri, chacune rangée derrière l’une des deux compagnies candidates à l’exploitation du pétrole dans le lac Albert : « De grâce ! Arrêtez de vous chamailler autour du pétrole. Je voudrais ici attirer l’attention des uns et des autres d’éviter d’instrumentaliser ce genre de question puisque c’est à partir des problèmes comme ça que vous allez vous retrouvez encore les uns en face des autres, entrain de vous battre. Mais nous, nous avons donné l’assurance à vos notables qu’au niveau de l’assemblée nationale, nous allons demander au ministre des hydrocarbures de nous amener le code des hydrocarbures pour qu’on reconnaisse, et à l’Ituri, et à Muanda, des retombées pour les collectivités locales. »
Mbanza-Ngungu : procès BDK, 3 condamnations à morts, 4 acquittements
Le Tribunal de grande instance de Mbanza-Ngungu a rendu son jugement jeudi dans le procès des 22 adeptes du Bundu dia Kongo (BDK). Trois prévenus de ce mouvement politico-religieux ont été condamnés à mort, quatre autres acquittés et d’autres encore condamnés à des peines allant de 2 mois à 20 ans de servitude pénale
« Le procès est terminé. Le jugement a été rendu. Il y a des condamnés. Nous allons nous battre pour que la Cour d’appel puisse reformer cette décision », a déclaré le président du collectif de la défense Me Fula Matingu, après le prononcé du jugement par le président du Tribunal de grande instance de Mbanza-Ngungu. D’après Me Fula, le tribunal n’a pas suivi le réquisitoire du ministère public qui a demandé la condamnation à mort des 22 prévenus. La partie civile à travers l’un des avocats, a déclaré : « Tout n’est pas fini. Nous avons la possibilité d’aller en appel. Ce que nous avons réclamé, nous ne l’avons pas obtenu »
De leur côté, les ONGs de défense des droits de l’homme de Mbanza-Ngungu ont jugé ce verdict équitable et demandent à l’opinion de faire confiance à la justice congolaise.


