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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

24 mai 2008

Bientôt de nouvelles directives de certification pour l'importation des bois de la RD Congo vers l'Europe

BoisLe ministre d'Etat français en  charge de l'Environnement, de l' Energie, du développement durable et de l'Aménagement du territoire, Jean-Louis Borloo, a annoncé  vendredi qu'il présentera dans quelques huit semaines de nouvelles directives de certification pour l'importation des bois de la RD  Congo vers l'Europe. 

     Le responsable français qui n'a pas donné de détails, parlait  des projets concernant la gestion des forêts congolaises à l'issue de l'audience lui accordée par le président de la RD Congo Joseph  Kabila, avant d'ajouter que « c'est un sujet crucial et essentiel  ». 

     Il a également ajouté dans le même cadre, que la France et la  RD Congo sont en train d'étudier les voies et moyens de parvenir à une gestion durable des forêts du bassin du Congo. 

     M. Borloo a révélé avoir remis au président Kabila, « un  message écrit et personnel » de son homologue français Nicolas  Sarkozy en rapport avec les bonne relations de coopération  existant entre Paris et Kinshasa ainsi qu'avec l'attachement et  l'appui de la France vis-à-vis de la RD Congo, des nouvelles  institutions et de son peuple. 

     Il a dit que la France est heureuse de travailler avec la RD  Congo dans le cadre de la bonne gestion des forêts du bassin du  Congo qui ont des effets bénéfiques sur l'humanité toute entière,  en ce qui concerne notamment la lutte contre le réchauffement  climatique.

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RDC: le parti de Bemba a reçu des garanties sécuritaires pour son retour

jpierre_BembaLe Mouvement de libération du  Congo (MLC, opposition), parti du sénateur et opposant Jean-Pierre Bemba, a déjà reçu des garanties sécuritaires exigées par ce  dernier pour son retour en RD Congo. 

     Le député national et secrétaire exécutif du MLC, Thomas Luhaka, l'a révélé vendredi sans donner des précisions, lorsqu'il faisait  le point devant la presse sur l'agitation autour de la désignation du porte-parole de l'opposition politique en RD Congo. 

     "Les garanties sécuritaires nous ont été données et la demande  a été faite au gouvernement pour nous présenter des dispositions  pratiques devant encadrer son retour", a-t-il souligné. 

     Pour le MLC, les négociations pour le retour de M. Bemba  continuera après l'avoir choisi comme porte-parole de l'opposition congolaise. 

     En séjour au Portugal avec l'autorisation du Sénat depuis le 11 avril 2007, à la suite des affrontements meurtriers à Kinshasa  entre les forces loyalistes et ses gardes rapprochés, M. Bemba a  conditionné son retour en RD Congo, à des garanties sécuritaires  de la part du chef de l'Etat Joseph Kabila. Pour son parti, son  retour doit se faire avec l'accord du président Kabila.

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Compte rendu du conseil des Ministres

Cseille_des_Ministres

La réplique du Gouvernement congolais aux propos de Karel De Gucht est tombée hier à l’issue du Conseil des Ministres présidé par le Premier Ministre Antoine Gizenga Funji. Parmi les résolutions, il a été également décidé le réexamen des termes de coopération entre les deux pays, afin d’en évaluer l’ampleur réelle et d’en déterminer la nécessité.
‘‘Mieux vaut tard que jamais’’, dit un adage populaire.
Le Gouvernement de la République Démocratique du Congo vient de réagir vigoureusement aux propos paternalistes tenus par le Ministre Belge des Affaires Etrangères, Karel De Gucht, lors de son dernier séjour en terre congolaise et, à la veille de son voyage en Chine.
Cette réplique est tombée hier à l’issue du Conseil des Ministres présidé par le Premier Ministre Congolais, Antoine Gizenga Funji.
En effet, après avoir suivi religieusement le point sur les relations entre la RDC et la Belgique fait par Son Excellence Antipas Mbusa Nyamwisi à la lumière des déclarations de De Gucht qui reconnaît au Gouvernement Belge un droit moral sur la RDC, l’Exécutif national a adressé une vive protestation au Gouvernement Belge et lui rappelle que la RDC est un pays indépendant, souverain et gouverné par des dirigeants démocratiquement élus par le peuple congolais et quelle ne reconnaît à aucun autre pays un quelconque prétendu droit moral sur elle.
Ce faisant, le Conseil a instruit le Ministre Mbusa Nyamwisi de rappeler en consultation à Kinshasa l’Ambassadeur RD-Congolais accrédité à Bruxelles et de fermer le Consulat de la RDC à Anvers.
Ça ne s’arrête pas là. ‘‘Yandi Ve’’ et ses Ministres ont décidé de réexaminer les termes de la coopération entre les deux pays afin d’évaluer l’ampleur réelle et d’en déterminer la nécessité.
Lisez plutôt l’intégralité du Compte Rendu de la Réunion Ordinaire du Conseil des Ministres de ce vendredi 23 mai 2008 tenue à la Cité de l’Union Africaine.
Compte Rendu de la Réunion Ordinaire du Conseil des Ministres de ce vendredi 23 mai 2008
La réunion du Conseil des Ministres s’est tenue ce vendredi 23 mai 2008 à la Cité de l’Union Africaine, sous la présidence de S.E. Antoine Gizenga, Premier Ministre, Chef du Gouvernement.
L’ordre du jour a comporté les points suivants :

1. Points d’informations
2. Audition d’un Rapport de mission
3. Autorisation de signature
4. Examen et adoption d’un projet d’ordonnance

I. Point d’informations
Le Conseil a suivi en premier lieu le rapport sur l’état du territoire, présenté par le Ministre d’Etat chargé de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, suivi du rapport sécuritaire du pays, présenté par le Ministre de la Défense Nationale et des Anciens Combattants. Il ressort de ces rapports que la situation est calme sur toute l’étendue de la République, à l’exception de la zone opérationnelle du Nord-Kivu où persistent encore quelques points d’insécurité, notamment à Rutshuru.

Il convient de signaler un mouvement de retour des éléments FDLR dans leur pays d’origine.
Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale a fait le point sur les relations entre la RDC et la Belgique, à la lumière des récentes déclarations du Ministre belge des Affaires Etrangères qui reconnaît au Gouvernement belge un droit moral sur la République Démocratique du Congo et ses dirigeants.

A ce sujet, le Gouvernement de la RDC adresse une vive protestation au Gouvernement Belge et lui rappelle que la République Démocratique du Congo est un pays indépendant, souverain et gouverné par des dirigeants démocratiquement élus par le peuple congolais. Elle ne reconnaît donc à aucun autre pays un quelconque prétendu droit moral sur elle.
En conséquence, le Conseil des Ministres a instruit le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale de rappeler en consultation à Kinshasa l’Ambassadeur de la République Démocratique du Congo à Bruxelles et de fermer le Consulat de notre pays à Anvers.
Le Conseil a également décidé de procéder au réexamen des termes de la coopération entre nos deux pays, afin d’en évaluer l’ampleur réelle et d’en déterminer la nécessite.
L’intégralité de la position du Gouvernement de la République Démocratique du Congo sera communiquée au Gouvernement belge par voie diplomatique.
II. Audition d’un rapport
Le Ministre des Finances a fait rapport au Conseil de la mission effectuée par la délégation gouvernementale conduite à Maputo au Mozambique pour participer à l’Assemblée Générale de la Banque Africaine de Développement.
Le Conseil a noté avec satisfaction que la Banque Africaine de Développement, a reconnu à la RDC le droit de s’ouvrir au monde pour sa reconstruction et émis le souhait d’accompagner la RDC dans la réalisation de son programme de développement.
III. Autorisation de signature de deux accords
Le Ministre des Transports et Voies des Communications a soumis au Conseil, pour autorisation de signature, deux accords, à savoir : l’Accord de Transit et de Transport du Corridor Nord et l’Accord sur les Services Aériens entre la RDC et la République du Congo.
Après délibération, le Conseil en a autorisé la signature.
IV. Examen et adoption d’un projet d’Ordonnance
Le Ministre des Finances a soumis au Conseil pour examen et adoption le projet d’Ordonnance portant approbation de l’Accord de financement du Don additionnel n°H345-DRC.

Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ledit projet.
Commencée à 12 heures, la réunion s’est terminée à 15 heures.

Je vous remercie.

Emile Bongeli Yeikelo Ya Ato
Ministre de la Communication et des Médias
Porte-Parole du Gouvernement

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RDC-Belgique dans le brouillard

Belgiquedrapeauconseil le vendredi 23 mai, le gouvernement de la République a décidé de rappeler en consultation l’ambassadeur Mutamba, actuellement en poste dans la capitale belge. Dans la foulée, le consulat d’Anvers est fermé.

C’est la conséquence de l’indignation suscitée à Kinshasa par la énième provocation du ministre belge des Affaires étrangères. Karel de Gucht a déclaré, depuis Pékin, que la Belgique exerçait «un droit moral» sur la RDC.

Posté par Kongolais à 00:36 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le Parlement complice des dérives du Gouvernement

Assembl_e_nationale

Un titre provocateur ? Non, c’est le résultat d’un constat impitoyable. Paradoxe : bien que les observateurs n’aient, objectivement, aucune raison de méconnaître le dynamisme, fort perceptible, de deux chambres du Parlement congolais, ils redoutent, cependant, l’inefficacité des résolutions et autres recommandations annoncées du haut de la tribune du Palais du peuple. Car le gouvernement, qui devait les exécuter, fait semblant d’avoir d’autres chats à fouetter tandis que le Parlement, paralysé par l’antagonisme Majorité-Opposition, hésite à user de ses prérogatives constitutionnelles pour le sanctionner.

Faut-il, exclusivement, tirer à boulets rouges sur le gouvernement pour «immobilisme et gestion hasardeuse» de la res publica ? Députés et sénateurs ont-ils toujours raison de faire des leçons à l’Exécutif pour ses insuffisances avérées dans la non satisfaction des besoins vitaux des citoyens ?

La tentation est grande, pour le commun des mortels, de focaliser la critique sur le gouvernement, dont la noble mission est de justement réaliser le bonheur du peuple congolais grâce aux ressources mobilisées localement, d’une part, et aux apports fournis par des partenaires, d’autre part. L’expérience recommande, pourtant, d’examiner cette problématique avec un certain recul.

Certes, les débats tant à l’Assemblée nationale qu’au Sénat, tels que retransmis régulièrement et intégralement par la radiodiffusion télévision publique, sont de très bonne facture. Ils permettent, reconnaissons-le, de comprendre les enjeux de l’heure. Ils renforcent même la dynamique de la jeune démocratie en RDC. Malgré leur pertinence, teintée parfois de rudesse ou de courtisanerie, ces débats enrichissent opportunément les acquits démocratiques du peuple. Ce qui est positif.

LE LAXISME DES PARLEMENTAIRES

Bel exemple : des questions orales posées aux ministres ou aux mandataires publics pour éclairer la religion des élus du peuple constituent, à n’en point douter, un moyen par excellence de suivre en temps réel la gestion de l’Etat et de son patrimoine.

Qu’il s’agisse, notamment, de la spoliation des immeubles et terrains publics ou de l’insécurité dans certaines régions ; qu’il s’agisse de l’anarchie dans les transports aériens ou de la problématique du contrat sino-congolais, les parlementaires sont sur tous les fronts. Ils interpellent le gouvernement. Ils lui suggèrent des solutions, sous forme de résolutions et de recommandations. Le problème – car c’en est un – est que ces belles suggestions ne sont suivies d’aucun effet. Ou, à tout le moins, elles sont accompagnées d’une action on ne peut plus timide, sans impact.

En retour, pour se dédouaner face à leurs électeurs, députés et sénateurs se répandent dans des jérémiades. Une rhétorique qui dénonce à tout bout de champ «l’immobilisme» du gouvernement. Par cette manœuvre, les élus tentent de tirer la couverture de leur côté. Afin d’imputer aux ministres toutes les forfaitures. A voir les choses de près, les députés et les sénateurs méritent d’être placés dans le même sac que les membres du gouvernement. Parce que patent est leur laxisme dans le non suivi de l’exécution des recommandations émises par leurs chambres respectives. De cette manière, ils ne pourraient en aucune façon se dérober de leurs obligations constitutionnelles.

Rappelons que la Constitution confie au Parlement le pouvoir d’interpeller le gouvernement sur sa gestion du pays ; de le sanctionner, notamment en lui retirant sa confiance dès lors qu’il ne prend pas en compte les préoccupations du peuple. Cet arsenal juridique, convenons-en, est un puissant moyen de mettre au pas l’Exécutif. Est-ce que le Législatif s’en sert ? Pas encore.

LE DILEMME DE LA MAJORITE

Dans ces conditions, il serait hors de question que le Parlement se plaigne des pesanteurs observées dans le fonctionnement du gouvernement. Tout ce qu’il a de mieux à faire, c’est d’agir conformément à la Constitution. Certes, appartenir à la Majorité qui gouverne place les élus dans un dilemme cornélien. Mais, pour peu qu’il ait la conscience d’œuvrer pour le bonheur de ses électeurs, donc du peuple, le député ou le sénateur de la Majorité peut et doit se démarquer du suivisme politique et, en conséquence, poser ses actes en âme et conscience. En toute responsabilité. Assuré de rendre compte un jour, sans complexe, à sa base.

Ainsi vu, la Majorité parlementaire peut et doit sanctionner certains de ses ministres incompétents ou indélicats. C’est elle qui, d’ailleurs, va engranger les dividendes de sa courageuse décision auprès de l’opinion publique. Ce faisant, elle aura sauvegardé les intérêts de ses nombreux électeurs. Une façon comme une autre de leur renvoyer proprement l’ascenseur. Une façon surtout d’investir dans le futur. C’est-à-dire pour les prochaines échéances électorales.

Considérant la série des forfaitures imputées au gouvernement, d’un côté, et le peu d’empressement dont fait montre le Parlement pour recadrer l’action de l’Exécutif, de l’autre, l’opinion publique en arrive à la conclusion selon laquelle le Parlement, toutes tendances confondues, est complice des dérives du gouvernement. Tel le dépassement budgétaire.

Que dire des coups de gueule et autres interpellations qui jaillissent du Palais du peuple ? Les observateurs pensent qu’ils ne sont qu’un artifice pour amuser la galerie. Et faire diversion au cours d’un spectacle faussement démocratique. Mais ce jeu de cache-cache, par gesticulations interposées, n’a pas la chance de faire long feu. Le peuple est assez mûr pour démasquer les apprentis sorciers politiques. Il leur fera payer le prix fort aux échéances à venir.

source: le Potentiel/kinshasa

Posté par Kongolais à 00:31 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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