Militaire

La conférence sur la mise en œuvre des engagements du communiqué conjoint de Nairobi est ce mardi 27 mai 2008 à sa deuxième journée. Mais les Fdlrs posent Certains préalables en ce qui concerne leur retour au Rwanda

Lundi 26 mai 2008, les rebelles hutus rwandais du Rassemblement pour l’Unité et la Démocratie, RUD ont déclaré être prêts pour le désarmement. Mais ils souhaitent leur relocalisation dans un autre site congolais non frontalier avec le
Rwanda pour ceux qui ne sont pas encore prêts au retour. En plus, ils demandent au Gouvernement congolais et à la communauté internationale de ne pas les envoyer de force au Rwanda. Ils estiment que le régime en place à Kigali n’est pas ouvert au dialogue. Le docteur Augustin Dukuze, porte parole du RUD donne des précisions à ce sujet : « Si on désarme, il faut absolument que, d’une part, le gouvernement de la République Démocratique du Congo n’envoie pas les gens désarmés par force au Rwanda. On n’est pas contre que les gens rentrent au Rwanda volontairement. Il y a des personnes qui veulent rentrer, ils peuvent rentrer. Mais ce qu’on demande à la communauté internationale et à la République Démocratique du Congo, est qu’au moment où les gens vont être démobilisés, désarmés, qu’ils ne soient pas envoyés par force au Rwanda. D’autre part, ceux qu’ils veulent être relocalisés, qu’ils le soient à des endroits viables »

De leur côté, les autorités congolaises estiment qu’il n’y a pas de conditions préalables au désarmement. Ceux qui souhaitent rester au Congo doivent choisir d’aller sur un site d’hébergement. Séraphin Ngwej, ambassadeur itinérant du Chef de l’Etat donne la position du gouvernement congolais : « Non, il n’y a pas des préalables du tout. Nous disons premièrement que les groupes armés rwandais, tous, dans leur majorité, aiment leur pays. C’est généralement à partir de la brousse que certains extrémistes parce que probablement génocidaires, les prennent en otage. Mais quand ils quittent ce milieu, ils ont la possibilité de se déterminer pour rentrer sur une base volontaire. Mais ceux qui ne le pourraient pas, ou qui voudraient s’accorder un certain temps pour décider, effectivement, le gouvernement de la République Démocratique du Congo leur offre la possibilité d’être relocalisé en attendant qu’ils formulent le besoin de rentrer dans leur pays. »