Yves_LETERMELe premier ministre Yves Leterme a indiqué mercredi avoir le sentiment que les gouvernements belge et congolais réalisent chacun des "efforts" en vue de "normaliser" les relations entre les deux pays.

M. Leterme s'est entretenu mardi par téléphone avec son homologue congolais, Antoine Gizenga, et a entrepris un contact avec le président Joseph Kabila. Il n'y a pas eu à ce stade de "contact direct" avec le chef de l'Etat congolais, a indiqué le premier ministre belge au cours d'un bref point de presse à l'issue du Conseil des ministres restreint. Yves Leterme espère s'entretenir prochainement avec M. Kabila.

Le Conseil des ministres restreint s'est penché une nouvelle fois mercredi sur la crise congolaise. "J'ai fait rapport au kern des contacts que j'ai eus hier et même cette nuit jusque 1H30. Nous sommes en position d'attendre une réaction du côté congolais. Je me tiens informé de minute en minute, d'heure en heure", a indiqué Yves Leterme.

Outre le premier ministre Gizenga, M. Leterme a également eu des contacts avec des "responsables importants du gouvernement à Kinshasa". Le premier ministre belge a évoqué devant la presse l'espoir d'une fin de crise prochaine. "J'espère que l'objectif visant à normaliser les relations entre la Belgique et le Congo pourra être atteint dans les plus brefs délais", a-t-il indiqué.

M. Leterme a cependant précisé que le gouvernement belge "reste sur son point de vue" concernant plusieurs élements exprimés récemment. Des déclarations du ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht sur le droit moral de la Belgique d'exprimer une position sur ce qui se passe au Congo ont entraîné une réaction courroucée des autorités congolaises qui ont demandé à la Belgique de fermer ses consulats de Lubumbashi et Bukavu, l'ambassadeur de la RDC à Bruxelles ayant été rappelé en consultation et le consulat d'Anvers fermé.

M. Leterme a énoncé mercredi devant la presse avoir indiqué à M. Gizenga que la demande de fermeture des consulats de Bukavu et Lubumbashi constituait une "mesure qui pèse". Le chef de gouvernement belge aurait également signifié à son homologue congolais qu'il regrettait cette "étape" dans l'évolution de la crise, plaçant l'espoir que les deux pays pourraient tendre vers la normalisation.

Certains ont fait état durant les derniers jours de points de vue communautaires intra-belges concernant la crise au Congo. Joëlle Milquet (cdH) a rejeté cette analyse au sortir de la réunion du kern, estimant que le CD&V était proche des partis francophones dans ce dossier.

Le ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, est resté peu disert mercredi à la sortie du Conseil restreint. "Lundi, nous avions déjà arrété une position au kern. Nous l'avons, depuis lors, transmise aux autorités congolaises. Nous attendons désormais leur réponse", a-t-il indiqué. Le conseil des ministres restreint avait convenu lundi soir que le premier ministre Yves Leterme prendrait contact rapidement avec le président congolais Joseph Kabila afin de normaliser les relations avec la République démocratique du Congo (RDC)