MLCLe parti de l'ex-vice-président de République démocratique du Congo (RDC),Jean-Pierre Bemba, a renoncé à une marche prévue samedi à Kinshasa en soutien à son chef arrêté à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris vendredi auprès de ses cadres.

"Le gouverneur de la ville de Kinshasa nous a dit qu'il ne pourrait pas assurer la sécurité sur le parcours prévu pour cette marche. Nous avons donc décidé de la reporter", a déclaré à l'AFP François Muamba, secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC).

Aucune nouvelle date de la manifestation n'a été avancée.

M. Muamba a appelé les militants de son parti à rester calmes.

Cette marche devait partir du siège de la fédération du MLC à Kinshasa pour parcourir plusieurs grandes artères de la capitale et se terminer devant l'ambassade de Belgique, selon l'itinéraire choisi par le parti de M. Bemba.

Le report de cette marche a été décidé vendredi à l'issue d'une réunion regroupant les autorités de la ville et les responsables du MLC, affirme-t-on au gouvernorat de Kinshasa dont les autorités craignent d'éventuels débordements.

Lundi à Mbandaka, capitale de l'Equateur (nord-ouest) et fief de M. Bemba, des partisans de l'ex-chef rebelle avaient lancé des pierres contre les installations de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc). Mardi à Gemena, ancien bastion de M. Bemba, les bureaux d'ONG notamment financées par la Belgique ont été saccagés par des manifestants.

A la suite de ces incidents, le gouverneur de l'Equateur et proche parent de M. Bemba, José Makila, avait annoncé la suspension de toute manifestation de soutien à l'ex-chef rebelle, après des dérapages xénophobes en début de semaine.

L'ancien vice-président de la RDC a été arrêté samedi à Bruxelles sur mandat de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont des viols et actes de tortures, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.