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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

31 mai 2008

Roger Lumbala crée l’Union pour la défense des Congolais

Roger_Lumbala

En rapport avec l’ arrestation de l’ex vice-président de la République Jean Pierre Bemba , le député national Roger Lumbala annonce la création de l’Union pour la défense des Congolais, U.D.C. en sigle. Une structure dont la mission, selon lui, est de soutenir le sénateur Jean Pierre Bemba, et exiger sa libération

Concernant l’implication des troupes de Jean-Pierre Bemba aux événements de Centrafrique, Roger Lumbala, président de l’U.D.C indique qu’elles (Ndlr : ces troupes) ont été prises sous le contrôle des généraux d’Ange Félix Patassé, ancien chef d’Etat centrafricain. Comment peut-on comprendre que ces généraux ne soient pas inquiétés et que seulement Jean-Pierre Bemba soit arrêté? Se demande le député Roger Lumbala.

« C’est pourquoi, poursuit-il, nous avons mis en place l’Union pour la défense des Congolais, U.D.C. Cette structure a pour mission de défendre les citoyens congolais de l’intérieur comme de la diaspora. Pour le cas d’espèce de M. Jean-Pierre Bemba Gombo, nous lançons la première action. Nous voulons que chaque Congolais puisse signer la pétition nationale pour demander la libération sans condition de M. Jean-Pierre Bemba. Nous allons désigner Jean-Pierre Bemba Gombo comme porte-parole de l’opposition et nous maintenons cela jusqu’en 2011

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RDC/RWANDA : Kigali continue d’armer L. Nkunda

fardc

Un pavé dans la mare ! Avant-hier, le gouvernement de Kampala a accusé celui de Kigali de fournir le Congolais Laurent Nkunda en armes. Armes qui transitent par le Sud-Ouest de l’Ouganda, en hélicoptères de l’armée rwandaise, en direction de Kichanga, le quartier général du général déchu, situé dans la province du Nord-Kivu. Qu’est-ce qui ne va plus pour que Museveni dénonce publiquement Kagamé, l’allié en compagnie duquel il a, de 1998 à 2003, envahi et pillé les ressources naturelles de la RDC ? Tentative de décryptage.

Vraiment inattendu, le coup de gueule du régime de Kampala ! A la fois pour exprimer son aigreur et sa désapprobation, le président Kaguta Yoweri Museveni n’a trouvé mieux que de s’attaquer à la relative «crédibilité» extérieure de son homologue rwandais, Paul Kagamé.

Selon Radio France Internationale (RFI) captée hier vendredi à Kinshasa, l’Ouganda a, sans fioritures ni circonlocutions, accusé le Rwanda et son leadership politique d’armer Laurent Nkunda, un général tutsi congolais entré en dissidence et radié de l’armée nationale (FARDC) en 2005.

A en croire RFI, Kampala a élevé des protestations contre le survol de son territoire, dans la région Sud-Ouest contiguë au Nord-Kivu, en RDC, d’un hélicoptère de l’armée rwandaise. L’Ouganda affirme que les rotations de l’hélicoptère rwandais ont pour but évident de ravitailler le dissident congolais en armes. Et pour donner le change, Kampala déclare avoir capturé plus d’une dizaine de rebelles congolais membres du mouvement politico-militaire de L. Nkunda. Parmi lesquels un milicien identifié comme sujet rwandais.

Comme il fallait s’y attendre, les révélations ougandaises ont mis la puce à l’oreille de maints analystes. Ils cherchent à comprendre le sens de ce message, d’autant plus que, depuis janvier 2008, grâce à l’Acte d’engagement de Goma, les derniers chefs de guerre congolais du Nord et du Sud-Kivu, y compris L. Nkunda, ont formellement accepté de faire la paix. Cet Acte est, soulignons-le, garanti par la communauté internationale qui, pour son application sans faille, l’accompagne d’un mécanisme de suivi.

SEULS COMPTENT LES INTERETS

Pourquoi Museveni dénoncé Kagame-t-il maintenant ? Est-il conscient que cette délation risque de remettre en cause les avancées de l’Acte d’engagement de Goma, laborieusement acquis ? La tapageuse sortie médiatique de l’Ouganda n’est-elle pas destinée à semer la méfiance entre les fils et filles du Nord et du Sud-Kivu ? Quel est, en définitive, l’objectif principal de Museveni ?

A première vue, les intérêts économiques ne sont pas étrangers à l’attitude des autorités de Kampala. Il est de notoriété publique que les perspectives de l’exploitation en commun – par l’Ouganda et la République démocratique du Congo – du pétrole découvert dans le lac Albert ont pesé dans la décision ougandaise.

Le président Museveni, qui fait de cette manne pétrolière «un problème de vie ou de mort» pour son régime, n’a que faire des états d’âme. Seuls comptent les intérêts de son pays.

Par ailleurs, les historiens rappellent le parcours en dents de scie de l’alliance entre le président ougandais et son homologue rwandais. C’est l’Ougandais qui a soutenu à bras-le-corps la rébellion rwandaise en exil, conduite notamment par Fred Rwigema, Pasteur Bizimungu et Paul Kagamé contre la dictature de Habyarimana.

Après l’avènement des rebelles au pouvoir à Kigali, en 1994, c’est encore l’Ougandais et le nouveau maître du Rwanda qui se sont ligués pour porter M’zee L.D. Kabila au pouvoir à Kinshasa. C’était en mai 1997.

L’alliance ne durera qu’au gré des intérêts des parties. Des signes de déchirements vont cependant se manifester en 1998, au lendemain de la deuxième aventure ougando-rwandaise d’envahir la RDC pour chasser du pouvoir L.D. Kabila et piller allégrement.

Du fait de la complexité des alliances des acteurs nationaux et étrangers, les armées ougandaise et rwandaise se sont affrontées à Kisangani, par deux fois, provoquant de gros dégâts matériels et humains.

Au finish, les troupes de Kagamé avaient militairement écrasé les hommes de Museveni. Suprême humiliation !

ADOPTER LA REAL POLITIK

Depuis ce sanglant épisode, les relations entre les deux ex-alliés sont teintées de méfiance. Il ne pouvait en être autrement car, à chaque fois qu’il y a défection des officiers dans l’un ou l’autre pays, pour divergences d’opinions, les opposants rwandais trouvent refuge à Kampala et les ougandais à Kigali. De quoi alimenter durablement le fonds de suspicion réciproque.

Il est permis de penser, sur base de ces observations, que la dénonciation de l’Ouganda contre le Rwanda est doublement motivée.

D’une part, partant du principe universel selon lequel «les Etats n’ont pas d’amis, mais plutôt des intérêts», l’Ouganda avait économiquement raison de se rapprocher de la RDC. Seule la RDC peut devenir son partenaire idéal pour le projet d’exploitation du pétrole du lac Albert.

D’autre part, l’Ouganda se sait condamné, il y a trois ans, par la Cour internationale de justice (CIJ) pour indemniser la RDC en raison de sa croisade meurtrière (concomitamment avec le Rwanda) de 1998-2003. Le règlement de la facture des dommages-intérêts, encore pendant, attend la concertation des deux pays dans un climat apaisé, un climat de confiance. Sur ce chapitre, l’arrogance de Kigali a rendu Kampala plus modéré, du fait des intérêts croisés que l’Ouganda peut tirer de sa coopération avec la RDC.

Qui s’étonnerait, dans les circonstances décrites ci-dessus, que l’Ouganda ait adopté la real politik, en tentant de noyer son ennemi, le Rwanda, et de se rapprocher d’un partenaire commercial tout désigné, la RDC ? La politique a ses raisons que, parfois, la raison ignore.

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RDC : après les criminels de guerre, les criminels économiques

Franc_congolais

Les conséquences des détournements des fonds destinés au social de la population congolaise cause d’énormes préjudices que toutes les guerres réunies. Le type de criminels opérant dans cette forme de criminalité bénéficie du confort de l’impunité parce que n’étant pas visés par les tribunaux internationaux. Leur position au sein des institutions leur permet de bénéficier de l’immunité. La magistrature, pourtant chargée de se saisir des dossiers qui touchent aux détournements, fait preuve d’une indifférence déconcertante.

Le rapport de la commission de récupération des immeubles et autres biens appartenant à l’Etat, fait état de l’implication des personnalités haut placées dans le bradage du patrimoine commun. Les poursuites tardent toujours, malgré la dénonciation publique, œuvre de la commission instituée par décret du Premier ministre. D’autre part, près de deux milliards de dollars américains échappent au Trésor public, suivant un rapport de la Commission d’audit et de la bonne gouvernance. Jusqu’à ce jour, ce rapport n’est pas appuyé par des actions judiciaires. Bien au contraire, rien de nouveau ne se signale sous le ciel politique judiciaire, les personnes citées dans ces deux récents rapports dans le pillage des deniers publics, ne s’émeuvent pas outre mesure, assurées de la complicité de ceux qui ont diligenté les enquêtes.

Un peu plus loin, 32 millions de dollars américains de la Snel payés par le Congo voisin, avaient provoqué un tollé général en RDC. Jusqu’à ce jour, personne n’a été entendu par les instances judiciaires. Aucune information judiciaire n’a été ouverte à ce sujet. Les rapports des commissions Bakandeja et Lutundula sont restés lettre morte, comme si, des personnalités n’avaient pas trempé leurs mains indélicates dans les caisses de l’Etat.

Pour ne se limiter qu’aux 32 millions de dollars de la Snel, une gestion rigoureuse et visionnaire aurait permis de régler quelques problèmes d’Inga. Au minimum, des travaux d’urgence dont le coût était estimé à 10 millions de dollars américains, tout comme la réhabilitation d’au moins une turbine pour un montant équivalent aurait allégé tant soit peu les charges de cette entreprise.

Les organisations internationales en charge des questions de transparence et de lutte contre la corruption aligne la RDC parmi les dix premiers pays où ces pratiques ont droit de cité. Une position qui n’honore personne face à la misère de la population. Tant que les instances judiciaires subiront les pesanteurs des politiques, l’impunité aura encore de beaux jours. Tant que ceux qui ont accès aux caisses de l’Etat se servent indûment, sans qu’un pouvoir de contrôle ne les en dissuade, la misère s’installera encore durablement, malgré le soutien des institutions financières internationales, elles mêmes complices.

PLUS DE DEGATS QUE LES GUERRES

Près de deux milliards de dollars qui prennent la destination des poches des personnalités au sommet de l’Etat, c’est le budget de la République qui en souffre. Combien de personnes auraient ainsi goûté aux délices d’un mieux être si ces fonds étaient affectés dans les secteurs sociaux ? Combien d’enseignants auraient-ils bénéficié des salaires décents, évitant ainsi des dégâts que cause le génocide intellectuel en cours en RDC depuis plus de deux décennies ?

La desserte en eau et en électricité fait baisser le niveau de vie des congolais de manière drastique. Des détournements sur les fonds destinés à la Snel et à la Régideso, la recherche effrénée de commissions dans les marchés se rapportant à ces deux entreprises, au détriment du bénéfice que pouvait tirer la population, sont des crimes qui méritent d’être examinés par des tribunaux indépendants, à l’instar de la Cour pénale internationale pour les crimes de guerre. Malheureusement, les tribunaux nationaux chargés de connaître de ces crimes, sont liés poings et pieds par les politiques.

Il est vrai que les victimes des guerres sont facilement comptabilisées. Mais, la vérité reste que la faim, les maladies, …, la misère entretenue par ceux-là même qui ont la charge de re-qualifier le vécu quotidien des congolais causent plusieurs millions de décès. Pire que toutes les guerres. Cela sans des statistiques, et l’assurance de l’impunité pour les auteurs, de par leurs positions dans les rouages des régimes en place en RDC. Mais, un jour, ces chasseurs impénitents de commissions ainsi que les patentés détourneurs des deniers publics répondront de leurs actes devant les tribunaux indépendants.

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30 mai 2008

Kinshasa : affaire Belgolaise et BCC, Jean Claude Masangu réagit

MLCLe parti de l'ex-vice-président de République démocratique du Congo (RDC),Jean-Pierre Bemba, a renoncé à une marche prévue samedi à Kinshasa en soutien à son chef arrêté à Bruxelles sur mandat de la Cour pénale internationale (CPI), a-t-on appris vendredi auprès de ses cadres.

"Le gouverneur de la ville de Kinshasa nous a dit qu'il ne pourrait pas assurer la sécurité sur le parcours prévu pour cette marche. Nous avons donc décidé de la reporter", a déclaré à l'AFP François Muamba, secrétaire général du Mouvement de libération du Congo (MLC).

Aucune nouvelle date de la manifestation n'a été avancée.

M. Muamba a appelé les militants de son parti à rester calmes.

Cette marche devait partir du siège de la fédération du MLC à Kinshasa pour parcourir plusieurs grandes artères de la capitale et se terminer devant l'ambassade de Belgique, selon l'itinéraire choisi par le parti de M. Bemba.

Le report de cette marche a été décidé vendredi à l'issue d'une réunion regroupant les autorités de la ville et les responsables du MLC, affirme-t-on au gouvernorat de Kinshasa dont les autorités craignent d'éventuels débordements.

Lundi à Mbandaka, capitale de l'Equateur (nord-ouest) et fief de M. Bemba, des partisans de l'ex-chef rebelle avaient lancé des pierres contre les installations de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc). Mardi à Gemena, ancien bastion de M. Bemba, les bureaux d'ONG notamment financées par la Belgique ont été saccagés par des manifestants.

A la suite de ces incidents, le gouverneur de l'Equateur et proche parent de M. Bemba, José Makila, avait annoncé la suspension de toute manifestation de soutien à l'ex-chef rebelle, après des dérapages xénophobes en début de semaine.

L'ancien vice-président de la RDC a été arrêté samedi à Bruxelles sur mandat de la CPI pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité, dont des viols et actes de tortures, commis par ses hommes en Centrafrique en 2002 et 2003.

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Bas-congo : pollution

P_troleLa population du Bas-Congo a été effectivement affectée de plusieurs manières, des eaux ont été polluées, l'agriculture affectée et des personnes ont souffert des maladies pulmonaires. Ceci ressort du rapport de la commission d'information et d'enquête sur les événements survenus dans les champs pétroliers de Moanda et sur la problématique des déchets toxiques enfouis à Kai-Tshanga, dans la province du Bas-Congo.

Présenté le mercredi dernier à la plénière de l'Assemblée nationale, le rapport révèle que de tous les éléments des enquêtes menées, des analyses et des observations directes et indirectes effectuées sur les impacts relevés majeurs, la commission a établi qu'il y a eu pollution dans les champs pétrolifères en onshore comme en offshore de la société PERENCO- REP.

Cette pollution manifeste, note le rapport, menace dangereusement les écosystèmes et la santé des populations riveraines de la côte congolaise, bien que PERENCO-REP minimise les effets néfastes de plus de 40 millions de pieds cubes de gaz produits et émis quotidiennement dans l'atmosphère et ses conséquences sur la cité de Moanda (réchauffement de l'atmosphère et changement climatique) et la région.
C'est pourquoi, la commission propose de retenir l'obligation de la société PERENCO-REP d'indemniser les populations affectées par ces catastrophes écologiques. ''Cela est d'autant plus logique qu'après quatre décennies d'exploitation pétrolière, la cité de Moanda ressemble toujours à une bourgade non urbanisée et fait figure d'un gros village par rapport à la ville de Soyo en face, en Angola voisin où l'électricité n'est pas une denrée rare et où l'asphalte sur les artères de la ville témoigne de souci réel de développement des infrastructures sociales des sociétés productrices de pétrole'', souligne le rapport.

Pour sa part, la société CHEVRON a accepté de poursuivre la réalisation des projets sociaux en faveur des populations concernées. Elle se dit consciente de sa responsabilité en tant que détentrice, des produits chimiques périmés mais qui a agi avec l'autorisation et sous la supervision du ministère responsable de l'environnement. ''Aussi, poursuit la commission, s'il est établi que les déchets enfouis et excavés sont toxiques par leur nuisance à la lumière des informations recueillies, des avis des experts, de la faible étendue du lieu d'enfouissement, des précautions prises et de notre propre observation, nous nous devons de dire que le danger brandi de pollution majeure relève plus de la spéculation et de la psychose de l'inconnu''.

Parmi les recommandations, il y a lieu d'épingler celle qui demande au gouvernement d'imposer aux sociétés PERENCO-REP et CHEVRON de faire élaborer des études d'impacts environnementaux assortis de plans de gestion de l'environnement de leurs champs pétrolifères. Il est également demandé au Gouvernement de proposer à la ratification toutes les conventions internationales relatives à l'exploration, l'exploitation et la production pétrolière intéressant la RDC.

A PERENCO-REP, la commission demande l'indemnisation des populations affectées par la pollution en termes d'infrastructures sociales dont le protocole d'accord devra être discuté avec les gouvernements central et provincial. Il est aussi instruit à Chevron - Texaco la poursuite pour les populations de Kai-Tshanga et de Nzadi-Kongo et du territoire de Moanda, de la réalisation des projets de développement par la construction et la réhabilitation des infrastructures sociales de base.
C'est à la suite de la motion incidentielle du député Abdoul Karim Ngoma Kosi, du 11 juin 2007, dénonçant des atteintes graves à l'environnement perpétrées par les sociétés PERENCO-REP et Chevron Texaco que la plénière avait mise en place une commission spéciale d'information et d'enquête sur les attentes environnementales à Kai-Tshanga et à Moanda, au Bas-Congo.

Le travail de la commission a porté sur la problématique de l'enfouissement et du déterrement des déchets toxiques à Kai-Tshanga par Chevron en 1986 et 1991 et le déversement en on et off shore dans les concessions de PERENCO-REP d'une part. D'autre part, la récurrente question de l'explosion des pipelines en on et off shore.

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Joseph Kabila à Bandundu-ville pour un conseil des ministres

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Le président de la République, Joseph Kabila Kabange est arrivé à Bandundu-ville depuis jeudi à 21h 30. En dépit du retard causée par l’état de la route de 350 kilomètres qu’il a empruntée entre Kinshasa et Bandundu. Le chef de l'Etat a été accueilli chaleureusement par des dizaines des milliers d’habitants venus l’attendre à la traversée du Bac

Par des chants et danses cette population a accompagné le président à pied jusqu’à sa résidence temporaire.
Le président de la République vient tenir un conseil des ministres dans la province du Bandundu. Province qui s’aligne deuxième après le Bas-congo dans la ronde des conseils de ministres.
Hormis le président de la République arrivé jeudi soir par route, le premier ministre et autres membres du gouvernement sont attendus ce matin à l’aéroport de Bandundu.
Sauf imprévu, le programme du protocole d’état prévoit une descente de Joseph Kabila dans la ville de Kikwit pour inaugurer le tronçon de la route nationale N° 1 réhabilité par une compagnie chinoise entre Kikwit et Kenge.

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Lubumbashi : le gouvernorat institue la taxe pour la réhabilitation des routes

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Dénommée taxe provinciale d’intervention, elle est instituée depuis jeudi le 29 mai 2008 par le gouverneur de la province du Katanga. L’exposé de motif de cet édit stipule que les opérateurs du secteur minier au Katanga privilégient actuellement le réseau routier plutôt que la voie ferrée qui connaît beaucoup des difficultés

Comme conséquence de l’utilisation de plus en plus croissante du réseau routier, les infrastructures routières se détériorent. La réhabilitation ne suit pas automatiquement, faute de moyens financiers disponibles. Ainsi, la perception de la taxe d’intervention en matière de réhabilitation des infrastructures routières permettra au gouvernement provincial de maintenir ces routes en bon état. Cette taxe est assise sur la mise en circulation sur le réseau d’intérêt provincial en milieu urbain ou rural, des véhicules transportant des produits destinés à l’exportation. Les produits agricoles, manufacturés et ceux appartenant à l’Etat congolais ne sont pas concernés par cette taxe. Le taux et les modalités de perception sont fixés par voie réglementaire.

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29 mai 2008

Arrestation de JP Bemba : les services belges accusés

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Les Congolais se sont perdus en conjectures pour dénicher le fil ayant conduit à l’arrestation « précipitée », le 24 mai 20008 à Bruxelles, du sénateur Jean-Pierre Bemba, président du Mouvement de libération du Congo. En exécution d’un mandat d’arrêt international lancé par la Cour pénale internationale (CPI) huit jours plus tôt. Il a fallu une déclaration, mercredi, d’un porte-parole du tribunal belge ayant décidé du maintien en détention de l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo pour que soit divulgué le pot aux roses. « Jean-Pierre Bemba ne sera pas mis en liberté parce que les services de renseignements belges détiennent des informations selon lesquelles le leader du Mouvement pour la libération du Congo, en venant à Bruxelles après avoir quitté Faro au Portugal, avait l’intention de regagner son pays », a-t-il dévoilé. Dès lors, l’on s’interroge sur les vrais mobiles de cette implication des services secrets du royaume de Belgique dans une affaire purement interne à la RDC ?

La Chambre du Conseil de Bruxelles, qui a examiné mercredi la légalité du mandat d’arrêt international délivré par la Cour pénale internationale, a décidé de garder en détention le président du MLC arrêté le 24 mai 2008. Il est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis par ses hommes en Centrafrique.

Répondant par l’affirmative à la question de savoir si « les règles de droit qui permettent à la CPI de demander l’arrestation d’un suspect ont été respectées », les juges belges ont par ailleurs rejeté la demande de « libération conditionnelle » formulée par les avocats de Jean-Pierre Bemba.

Pourtant, Jean-Pierre Bemba a demandé d’être « remis en liberté et de comparaître en tant que prévenu libre, s’engageant de coopérer avec la justice », rapporte la presse bruxelloise. Les juges belges ont même refusé de prendre en compte les griefs relevés par les avocats de la défense, dont le non respect de la légalité de la procédure de l’arrestation de leur client.

« M. Bemba aurait dû être assisté par son conseil lors de son interrogatoire. Il a communiqué le nom de ses avocats lorsqu’il a été interrogé par le juge d’instruction et nous étions pourtant tous disponibles à ce moment-là », a déploré Me Kilolo Musamba. Pour lui, sa détention préventive n’est « pas justifiée, car celui-ci n’a pas l’intention de se soustraire à la justice ».

LE JEU DES SERVICES SECRETS BELGES

Le pot aux roses est aujourd’hui découvert grâce à la révélation faite mercredi par un porte-parole du tribunal de Bruxelles, cité par la presse belge. « Jean-Pierre Bemba ne sera pas mis en liberté parce que les services de renseignements belges détiennent des informations selon lesquelles le leader du Mouvement pour la libération du Congo, en venant à Bruxelles après avoir quitté Faro au Portugal, avait l’intention de regagner son pays », a-t-il dévoilé.

« Ayant eu vent de ces informations, la CPI a précipité son arrestation, craignant qu’au Congo, l’ancien chef rebelle ne se rende dans une zone qui n’est pas sous contrôle du gouvernement de Kinshasa, ce qui rendrait son arrestation impossible », a-t-il précisé.

Les Congolais sont aujourd’hui en droit de s’interroger sur la face cachée de la démarche des responsables des services secrets belges. Leur implication dans la précipitation qui a caractérisé l’arrestation du président national du MLC ouvre la voie à ce qu’une certaine opinion congolaise considère comme une sorte de politisation des procédures de la CPI. D’autant que, le sénateur Jean-Pierre Bemba n’était pas encore déclaré «persona non grata» en RD Congo. Aucune disposition légale ne lui interdisait de rentrer dans son pays où ses pairs l’attendaient pour occuper son siège à la Chambre haute du parlement et prendre part à la désignation du porte-parole de l’opposition politique.

Par ailleurs le commissaire européen Louis Michel avait déjà salué « l’intention » de l’ancien vice-président de retourner en RDC. Avocat de Jean-Pierre Bemba, Me Aimé Kilolo Musamba, exclut cette intention de fuite prêtée à son client. Il a déclaré à la presse belge que « M.Bemba a échangé dès 2003 des courriers avec les Nations unies en leur demandant l’envoi d’enquêteurs et pour apporter des éléments d’information. Il faut préciser que nous sommes actuellement en 2008 et que les faits soulevés par la Cour pénal internationale datent eux de 2002». Il a ajouté que M. Bemba vivait au Portugal et en Belgique depuis plus d’un an et était au courant depuis plus d’un an également qu’une enquête avait été officiellement ouverte à sa charge. Son avis est qu’il est difficile d’évoquer dans ce cas l’urgence car, Jean Pierre Bemba avait eu tout le temps de prendre la fuite, si c’était réellement son intention.

Des sources concordantes ont même laissé entendre que le président du MLC était attendu à Kinshasa à la « fin du mois de mai ». Dès lors, les milieux proches du MLC se demandent : «de quoi se mêle la Belgique ?». Ne serait-ce pas ce paternalisme que l’on déplore depuis des siècles dans le chef des autorités belges et qui a mis en froid ces jours-ci Bruxelles et Kinshasa ?

En attendant la prochaine audience devant se tenir d’ici à deux semaines au maximum, les avocats de la défense ont interjeté appel jeudi contre la décision prise par la Chambre du Conseil de Bruxelles de maintenir leur client en détention.

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Nationale 1 Matadi-Kinshasa :10 morts et 14 blessés graves dans un accident de circulation

L’accident s’est produit mercredi sur la nationale numéro 1 Matadi –Kinshasa, à 200 kilomètres de la bifurcation de Kolo Fuma. Selon le commandant de la police de circulation routière sur place, une panne technique est à la base de cet accident. La barre de direction aurait bloqué le volant

Selon le commandant de la police de circulation routière de Mbanza Ngungu, un camion transportait des commerçants et leur marchandise en provenance de Kiendi, dans le secteur de Gombe Sud. A la sortie de la nationale n°1 Matadi-Kinshasa, à 200 mètres de la bifurcation de Kolofuma, ce véhicule a connu une panne technique. Le volant a bloqué, dirigeant le véhicule dans un ravin.

10 personnes, dont 4 femmes, on trouvé la mort. Les 14 blessés graves sont hospitalisés à l’hôpital général de référence de Sonankulu à Mbanza-Ngungu, où ils sont pris en charge par l’hôpital, selon le médecin directeur de ce centre hospitalier. Les morts sont gardés à la morgue du même hôpital.

Posté par Kongolais à 17:40 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

La Belgique a-t-elle définitivement perdu la main au Congo?

Yves_LETERME

Le premier ministre Yves Leterme n'avait pas encore eu de contact avec le président congolais Joseph Kabila jeudi midi, près d'une semaine après le déclenchement d'une crise diplomatique entre la Belgique et la République démocratique du Congo (RDC).

Le président Joseph Kabila se trouvait en début de semaine à Bukavu, où les communications téléphoniques sont difficiles. Il est rentré mercredi à Kinshasa, a indiqué Kudura Kasongo, porte-parole du chef de l'Etat. "A ma connaissance, il n'y a pas eu de contact" avec le premier ministre Yves Leterme, a ajouté le porte-parole de M. Kabila, interrogé jeudi peu avant midi.

Au cabinet du premier ministre belge, on se veut discret, laissant entendre que M. Leterme ne s'était pas entretenu à ce stade avec le président congolais et qu'il ne serait pas certain qu'il en communique la teneur si contact il devait y avoir.

Vendredi, la crise belgo-congolaise devrait revenir à l'ordre du jour du Conseil des ministres à Bruxelles mais aussi en RDC. "Le gouvernement se réunit demain dans la province du Bandundu", a indiqué jeudi Kudura Kasongo. Le gouvernement congolais tient régulièrement des réunions décentralisées dans un souci de proximité.

Yves Leterme a dit mercredi son espoir que l'objectif visant à normaliser les relations entre la Belgique et le Congo pourra être atteint dans les plus brefs délais. Le premier ministre belge s'est entretenu mardi avec son homologue congolais Antoine Gizenga.

Une révision de la demande de fermeture des consulats belges à Bukavu et Lubumbashi nécessiterait une nouvelle décision du gouvernement congolais qui ne pourrait être prise sans "changement notable d'attitude" de la Belgique, avait indiqué mardi Marcellin Chishambo, conseiller du président Joseph Kabila.

Yves Leterme a indiqué mercredi que le gouvernement belge "reste sur son point de vue" concernant plusieurs éléments exprimés récemment. Après le rappel pour consultation de son ambassadeur à Bruxelles et la fermeture de son consulat à Anvers, Kinshasa a demandé à la Belgique qu'elle ferme ses représentations diplomatiques à Bukavu et Lubumbashi.

Les autorités congolaises reprochent au ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht, le ton "paternaliste" de ses déclarations. Le chef de la diplomatie belge a notamment jugé qu'il revenait à Bruxelles d'user d'un droit moral sur son ancienne colonie.

Source : Le Vif/Belgique

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