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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

27 mai 2008

RDC: M. Leterme va prendre contact avec le président Kabila

Yves_LETERME

Le conseil des ministres restreint a convenu lundi soir que le Premier ministre Yves Leterme prendrait contact rapidement avec le président congolais Joseph Kabila afin de normaliser les relations - tendues - avec la République démocratique du Congo (RDC), a-t-on appris de très bonne source.

M. Leterme (CD&V) devrait faire rapport de ce contact avec les autorités congolaise dès le "kern" prévu mercredi matin, a-t-on ajouté de même source à l'issue d'une réunion de près de trois heures au 16 rue de la Loi. Cette réunion était organisée à la demande de plusieurs partis de la majorité gouvermentale, inquiets de la tournure de la nouvelle crise avec Kinshasa, causée, selon les autorités congolaises, par des déclarations du ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht (Open Vld), qui avait évoqué un "droit moral" de la Belgique sur son ancienne colonie. Selon un des participants, le gouvernement a reconnu le "caractère sérieux" de la crise, qui s'est traduite vendredi par le rappel en consultation de l'ambassadeur congolais en Belgique, Jean-Pierre Mutamba Tshampanga, et la fermeture de consulat de la RDC à Anvers. Dans la notification de cette décision, parvenue lundi à Bruxelles, le gouvernement congolais demande aussi la fermeture des consulats de Belgique à Lubumbashi (Katanga, sud-est) et à Bukavu (sud-Kivu, est), avec le retour "à bref délai" des diplomates qui l'occupent à l'ambassade à Kinshasa, selon une source informée. Lundi matin, M. Leterme avait annoncé son intention de procéder à une "mise à plat" et une à normalisation des relations avec la RDC, qui est, selon le gouvernement, le principal partenaire de la Coopération belge. Pour tenter de renouer le dialogue avec Kinshasa, le chef du gouvernement fédéral va donc appeler dès mardi les autorités congolaises, et M. Kabila en particulier, en lui disant notamment que "la Belgique ne souhaite pas la rupture".

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Jean-Pierre BEMBA ou l'itinéraire d'un enfant vraiment gâté

Chers lecteurs/trices,

Le 01 juin 07, nous avions reçu un post qui à la lumière de l'actualité trouve une résonnance toute particulière. Aussi, nous nous permettons de vous le proposer à nouveau.....

01 juin 2007

Jean-Pierre Bemba ou l'itinéraire d'un enfant gâté

De son enfance dorée dans le sillage de la famille Mobutu, en passant par la rébellion  jusqu'à son départ en exile "sanitaire" u Portugal, le parcours de Jean-Pierre Bemba ressemble fort à celui d'un enfant gâté. En effet, depuis sa défaite à l'issue du scrutin présidentielle de 2006, Jean-Pierre Bemba traverse une zone de turbulence, tant il est l'objet des sollicitations de la justice "nationale" et "internationale".

Pour la justice congolaise, il tombe sous le coup d'une instruction judiciaire pour "atteinte à la sûreté de l'Etat" tandis que la Cour Pénale Internationale vient d'ouvrir une enquête en rapport avec les exactions perpétrés entre autres par ses miliciens,  lors de l répression sanglante qui a suivi a tentative de coup d'état de 2002-03 en République Centrafricaine. En dépit de la précision d’usage qui voudrait que "l'enquête ne vise aucun suspect  en particulier " et que seules les preuves recueillies guideront les enquêteurs dans un sens ou dans un autre, pour les Centrafricains et autres observateurs avertis de la scène politique africaine, les noms des futurs protagonistes de cette actualité sont connus, car déjà cités par la justice centrafricaine. Le nom de Jean-Pierre Bemba sur la même liste que l'ex-président Ange-Félix Patassé ainsi que le gendarme français Paul Baril, qui à l'époque des faits dirigeait la garde rapprochée de l'ex-président. 

Qu'est-ce que la justice internationale reproche t-elle à Jean-Pierre Bemba ? 

Même si aucun nom n'est cité pour l'instant, tout porte à croire que la Cour Pénale Internationale s'intéressera particulièrement au rôle des miliciens du MLC, peut-être au déficit d'encadrement également constaté lors de la sanglante répression ayant suivi l'échec du coup de force du général Bozizé. Appelés à la rescousse pour sauver puis maintenir le régime de l'ex-président Patassé, les "congolais" comme  les appelaient Centrafricains, ont fait régner la terreur, en tuant, violant et pillant. Anticipant sur son éventuelle inculpation, Jean-Pierre Bemba se défend et nie son implication et souhaite que les responsables de tels actes soient punis comme le prévoit la loi.

Qu'es-ce que la justice congolaise reproche t-elle à Jean-Pierre Bemba

Après avoir été battu par le président Kabila et comme le prévoyait les accords passés, le sénateur Bemba refusa de réduire sa garde rapprochée à 15 personnes tout comme il continua d'entretenir une milice de plus de 200 hommes en plein centre-ville de Kinshasa et plusieurs centaines d'autres aux portes de Kinshasa, provocant ainsi un sentiment d'insécurité. A l'issue de deux jours d'affrontements, les troupes loyalistes prirent le dessus sur la milice du sénateur Bemba.

Actuellement à l'étranger pour raison de santé, Jean-Pierre Bemba est sous la menace d'une demande de levée de son immunité de sénateur.

Un avenir politique incertain : 

L'ouverture d'une instruction par la Cour Pénale Internationale complique davantage les affaires de Jean-Pierre Bemba, qui risque ainsi de se retrouver du coup sous la menace de deux informations judiciaires. Certains craignent que l'instruction ne se fasse uniquement à charge, tandis que  pour d'autres, notamment les victimes, cette instruction inaugure enfin la perspective d'être reconnue et peut-être d'être indemnisées à l'issue du procès.

Il paraît indéniable que Jean-Pierre Bemba paie au prix fort, ses errements passés mais bien plus, il se retrouve face aux conséquences de son immaturité /précipitation politique. En effet, son mandat de sénateur lui garantissait une immunité certaine.  Au regard de l'ensemble de ces considérations, un retour de l'enfant gâté à Kinshasa, paraît de moins en moins probable tant il s'est auto-disqualifié à travers ses prises de position parfois jusqu'au-boutiste.

sthimbombo@yahoo.fr 

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Lettre ouverte de l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud

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A mes chers frères et sœurs Congolais

Comme le reste du monde, les images projetées par les chaines de télévision sont très horribles et difficile à croire que celles-ci viennent d’un pays d’Ubuntu, fondé sur le principe de respect de la dignité humaine, de chaque personne.

Le leadership moral et politique de l’Afrique du Sud, y compris Monsieur Nelson Mandela, Archevêque Desmond Tutu, Madame Winnie Madikizela Mandela et le Président Thabo Mbeki ont joint leur voix pour condamner fermement ces attaques barbares de xénophobie.

En effet, le Président Mbeki a déclaré: «Les citoyens d’autres pays sur le Continent Africain et au-delà sont des humains comme nous-mêmes et méritent d’être traités avec respect et dignité. Notre humanisme en tant que peuple nous enjoint tous de respecter, prendre soin, coopérer et agir en solidarité avec les autres, sans tenir compte de leur nationalité. »

Cette déclaration représente véritablement ce que les millions des sud-africains pensent et croient. Malheureusement, ce sont des actes lâches de haine, commis par une minorité de personnes parmi notre peuple, qui menacent de détruire la fière tradition de ceux qui ont combattu et défait un système odieux d’apartheid pour s’assurer que l’Afrique du Sud offre son hospitalité à tous, soit construite sur base de tolérance raciale et ethnique et de la solidarité envers les autres Africains.

En ma qualité de Chef de Mission de la République d’Afrique du Sud en République démocratique du Congo, Je veux joindre ma voix en condamnant de la manière la plus forte, la xénophobie et la violence contre les citoyens qui ne sont pas sud-africains, contre les étrangers.

Ces actes de haine ne doivent être considérés comme le reflet exact de la République d’Afrique du Sud et de son Peuple. La majorité de sud-africains qui ont livré un combat acharné contre le racisme et l’apartheid ne peuvent pas trahir cette histoire héroïque en pratiquant la haine contre leurs propres frères et sœurs d’Afrique.

Il sied de se rappeler que:

- L’Afrique du Sud, sous les auspices des Nations Unies, a été le premier pays à organiser la Conférence Mondiale contre le Racisme, la Xénophobie et autres formes d’intolérance (WCAR).

- L’Afrique du Sud est signataire du Protocole de Genève sur les Réfugiés, visant à assurer les droits essentiels des personnes vulnérables et les réfugiés sur notre territoire, y compris les droits des étrangers

J’aimerais assurer nos frères et sœurs congolais que la véritable Afrique du Sud n’est pas celle que vous avez vu au travers des images des média, ces derniers jours. L’Afrique du Sud est une nation qui se considère comme maison d’accueil pour tous les citoyens Africains.

En tant que sud-africain, je sais que la majorité des congolais qui restent ou qui visitent l’Afrique du Sud conviendront que ce qu’on a vu ces derniers jours est l’œuvre d’une minorité de criminels et de ceux qui sont sous le poids de l’ignorance et de la peur.

La plupart de congolais vivant en Afrique du Sud sont des travailleurs indépendants qui n’arrachent pas les postes ou les gains de sud-africains. Une partie de congolais qui ont choisi de travailler en Afrique du Sud contribue à la croissance économique de l’Afrique du Sud. Ils ne sont donc pas dans des actes criminels et ne constituent donc pas un menace ou en concurrence contre des sud-africains.

Je tiens à réitérer que l’Afrique du Sud est votre seconde patrie. Vous y serez toujours accueilli chaleureusement, comme amis et visiteurs digne d’honneur.

Je tiens à vous rassurer que nos services de maintien d’ordre ont agi avec diligence et n’épargnera aucun effort pour faire cesser ces actes éhontés, très bientôt. L’Afrique du Sud ne sera jamais une terre de haine ou d’intolérance.

Ainsi que nous l’a rappelé le Président Thabo Mbeki, «L’Afrique du Sud n’est pas et ne sera pas une ile séparée du reste du continent ». L’Afrique du Sud offre son hospitalité à tous les africains, elle est une résidence spirituelle pour les demandeurs de statut de réfugié.

Au nom du Président Mbeki et de son Gouvernement, je renouvelle notre engagement à assurer que tous ceux qui habitent dans notre pays, quelque soit leur nationalité, seront protégés et sécurisés, traité avec dignité, et jouiront de droits fondamentaux reconnus par notre Constitution.

Bien à vous

DR MOLEFE TSELE

AMBASSADEUR EXTRAORDINAIRE ET PLENIPOTENTIAIRE

KINSHASA/GOMBE

RDCONGO

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CyberGouv met en place l’Intranet gouvernemental de la RDC

Pc

Le ministre du Plan, Olivier Kamitatu, a ouvert hier lundi 26 mai à l’hôtel Venus de la Gombe, les travaux du projet dénommé « CyberGouv » sur la mise en place d’un Intranet gouvernemental. L’objectif de ce projet « est d’accompagner la modernisation de l’Administration publique par la mise en place d’un Intranet gouvernemental fortement sécurisé ». Dans le cadre de cette initiative, le concertium CyberGouv déploiera un réseau spécialement dédié au gouvernement de la RDC, permettant le support incontournable de la modernisation du fonctionnement de l’Etat, du désenclavement des administrations et institutions tant nationales que provinciales.

Dans son adresse, le ministre du Plan a indiqué qu’à l’heure de l’Internet, ce projet est d’une importance capitale dans la mesure où, il permettra à la RDC de se doter d’une administration non seulement moderne, mais aussi prospère et efficace. Avant de faire remarquer que son avantage est d’améliorer le contact entre les gouvernants et les citoyens.

Après l’allocution du ministre du Plan, il a été procédé à la présentation des membres du concertium. Parmi eux, figurent les entreprises Microsoft, Cisco System, Seamobile, iDirect technologies, HP, PI Services… Pour éclairer les participants sur la particularité de chaque entreprise, leurs représentants ont essayé de dégager les grandes lignes de ce qu’elles font. A titre illustratif, « Sisco system » a été présentée comme le premier fournisseur mondial de solutions réseaux pour Internet. Ses réseaux basés sur le protocole Internet (IP) sont au cœur de l’Internet et de la plupart des réseaux privés ou publics à travers le monde. Cette entreprise fournit une gamme la plus étendue de solutions pour le transport des données, de la voix et de la vidéo.

Par ailleurs, les concepteurs du projet ont dégagé les apports de CyberGouv. Il s’agit de la réunification de l’administration, le renforcement de la bonne gouvernance, la création d’un système autonome de téléphone en Voix sur IP, la création d’un réseau Visioconférence entre les cadres de la présidence, des ministères, et des gouvernorats, la constitution de bases d’informations inter échangeables, l’économie sur les frais de téléphone, de transport, de déplacement, de papier et autres consommables ; l’efficacité et la rapidité dans le travail administratif et l’augmentation de la productivité de l’administration.

A noter qu’en dehors du ministre du Plan, d’autres membres du gouvernement ont pris également part à ce Forum. Il s’agit du ministre de la Santé, des Affaires foncières et celui en charge des Relations avec le Parlement.

La clôture des travaux interviendra ce mardi 27 mai à partir de 14 heures.

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26 mai 2008

Le Premier ministre belge calme le jeu

Yves_LETERME

Ce n’est pas encore le point de non retour entre la République démocratique du Congo et la Belgique. Preuve ? Les déclarations, mi-figue mi raisin, du Premier ministre belge, Yves Leterme, qui s’emploie à calmer le jeu. « On ne peut pas rester insensible à certaines choses qui se passent au Congo, mais il est vrai qu’on n’arrivera pas à avancer si on continue à se lancer des invectives. Je ne dis pas que c’est le cas pour l’instant, mais veillons à ce que les relations soient normalisées », a dit le chef du gouvernement belge. Un cabinet de crise a été mis en place à Bruxelles pour examiner la situation découlant des déclarations du ministre belge des Affaires étrangères, Karel De Gucht.

« Je veux rétablir la relation de confiance entre la Belgique et le Congo au cas où celle-ci était en danger. Nous avons des relations privilégiées et prioritaires avec le Congo, une responsabilité particulière en tant que pays en rapport à cette partie du monde et tout incident qui mettrait aussi en péril le travail que les Belges effectuent sur place sous l’impulsion du gouvernement est une mauvaise chose. ». Cette déclaration est de Yves Leterme, Premier ministre belge, déclaration reprise par le journal Libre Belgique dans son édition d’hier lundi. Le chef du gouvernement s’exprimait ainsi à la suite des décisions prises par le gouvernement congolais pour protester contre les dernières déclarations du chef de la diplomatie belge faite en Chine, et réaffirmées dimanche à Bruxelles. Karel De Gucht soulignait que la Belgique, pour autant qu’elle alloue entre 150 à 200 millions d’euros par an (Ndlr à diviser par 12 pour connaître le montant par mois), a « le droit moral » de s’intéresser à tout ce qui passe en RDC.

Déclaration insupportable, au regard de précédentes déclarations toutes aussi choquantes, qui a poussé le gouvernement congolais à rappeler son ambassade à Bruxelles et fermer le consulat congolais d’Anvers. Entre-temps, il a été décidé de réexaminer les termes de coopération entre la RDC et la Belgique pour en évaluer l’ampleur.

Empressons-nous de faire remarquer que selon une confidence dans l’entourage du gouvernement congolais, il a été proposé que « l’on fasse des calculs sur le montant avancé par Karel De Gucht » pour savoir qui gagne quoi ( ?). Même suggestion évoquée à l’époque de Mobutu qui faisait savoir qu’1 dollar investi au Zaïre rapportait 3 dollars à la Belgique.

LE « OUI MAIS » DE LETERME

Apparemment, l’on serait tenté de qualifier « d’ambigu » le discours du Premier ministre belge. Mais à y examiner de très près, l’on se rend à l’évidence que Yves Leterme ne condamne pas du tout son « ministre des Affaires étrangères ». Karel De Gucht est en train de dire tout haut, ce qu’une certaine Belgique dit tout bas. Il manque peut-être la forme pour rendre « diplomatiquement » le point de vue du gouvernement belge. Ce constat transparaît dans les déclarations du Premier ministre belge. Tenez. « On ne peut pas rester insensible à certaines choses qui se passent au Congo… ». Il approuve ce que Karel De Gucht dit. Donc, le fond.

Mais, il s’empresse tout de même de mettre un bémol : « … Mais veillons à ce que les relations soient normalisées ». C’est ainsi que le Premier ministre belge dévoile ce qui a été fait durant ces dernières heures depuis que le conflit a éclaté. « A mon initiative, il y aura une mise à plat. Dans les jours qui viennent, on va se concerter. On parlera du Congo ». Toutefois, en s’adressant à Bel-RTL, il n a donné aucune précision sur les modalités de cette « mise à plat », rapportent nos confrères de Libre Belgique. M. Leterme s’est contenté à affirmer que des « concertations avaient déjà eu lieu durant le week-end avec les membres du Conseil belge des ministres retreint : Affaires étrangères, Défense et de la Coopération eu développement ». Il s’agit bien sûr de trois ministres qui ont séjourné dernièrement à Kinshasa : Karel De Gucht, Charles Michel (Coopération au Développement) et Pieter De Crem (ministre de la Défense).

Mis à plat qui pourrait supposer la venue à Kinshasa du Premier ministre belge. Proposition qui avait été suggérée aux lendemains de l’incident manqué de Kinshasa du mois d’avril.

Autre fait qui retient l’attention des observateurs : le Premier ministre a demandé à M. De Gucht, en sa qualité de ministre des Affaires étrangères, ainsi qu’à l’ambassadeur de Belgique à Kinshasa, Johan Swinnen, de lui faire rapport de la situation causée par le rappel à Kinshasa de l’ambassadeur de RDC à Bruxelles, Jean-Pierre Mutamba Tshimpanga. Reste à savoir quelle crédibilité accordée à ce rapport où Karel De Gucht est à la fois juge et partie. Un autre pan de voile de cette « ambiguïté » dont nous avions fait allusion. Qu’à cela ne tienne, Yves Leterme ayant pris l’engagement de jouer au sapeur-pompier, il lui revient d’aller jusqu’au fond de sa logique. Quant au gouvernement, il lui appartient d’élever le débat pour ne plus prêter le flanc à Karel De Gucht et éviter en même temps de tomber dans le piège des incohérences internes belges, entre les Flamands et les Wallons.

CAS BEMBA : UNE AFFAIRE DE LA CPI

Il est un fait que la tension entre Kinshasa et Bruxelles est montée d’un cran, juste au moment où la justice belge mettait la main sur le sénateur Jean-Pierre Bemba. Une coïncidence frappante qui a poussé certains analystes à qualifier « cette arrestation de gage envers le président Joseph Kabila », Bruxelles voulant ainsi calmer « la colère de Kabila ».

Ce que le Premier ministre belge réfute. Il insiste plutôt sur l’indépendance du travail de la Cour pénale internationale, CPI. Il s’empresse en outre de préciser qu’il avait été informé samedi soir par téléphone par le ministre belge de la Justice, Jo Vandeurzen, de l’arrestation de Jean-Pierre Bemba dans sa villa de Rhodes-Saint-Genèse à la demande de la CPI. Cette juridiction à compétence internationale enquête sur des crimes commis en République Centrafricaine par les troupes de Bemba entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2005. Le Premier ministre belge invite tout le monde à ne pas faire de l’amalgame.

Ceci étant, le conflit entre la République démocratique du Congo et la Belgique vient d’entrer dans une nouvelle phase. Peut-être celle de l’accalmie.

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SONGOLOLO : LE TRONCON ROUTIER MINKELO-MAKOLE SERA BIENTOT REHABILITE

Route_ab_m_eLongue de 75 Km, l’axe routier Minkelo-Makolo dans le secteur la Luima, en territoire de Songololo sera réhabilité. Le premier coup de pioche a été donné le samedi dernier par Deo Nkusu, Gouverneur intérimaire. La méthode de la haute intensité en main d’œuvre est celle qui sera appliquée sur cette voie de grande importance économique. ‘’La main d’œuvre locale qui sera commise aux travaux sera rémunérée’’, a –t-il rassuré. Deo Nkusu a aussi relevé la volonté du gouvernement de désenclaver les campagnes et de réhabiliter les routes nationales et provinciales.

En sus de la réhabilitation de cet axe routier, l’Administrateur assistant du territoire de Songololo a sollicité la construction d’un pont sur la rivière Kwilu. Celle-ci permettra la jonction entre le secteur de la Luima et celui de Wombo. ‘’De cette façon l’accessibilité au village Kasi, grenier agricole serait facile’’, a-t-il dit.

Pour votre gouverne, la réhabilitation de la route Minkelo permettra de gagner 35 Km. Car, ceux qui se rendent à Kasi aujourd’hui sont contraints d’emprunter la route de kimpese distante de 120 km.

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Kisangani : ouverture de la conférence sur le rapatriement des FDLR

fardcLa plupart des invités à cette conférence sont présents en la salle de l’Alliance franco-congolaise. Il s’agit principalement des membres des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR). Parmi eux, des femmes et des enfants venus du Nord et Sud Kivu. Il y a également des officiels congolais venus de ces deux provinces congolaises ainsi que du Maniema, de Kinshasa et de la Province Orientale. Plusieurs ambassadeurs viennent également d’arriver. A leur tête, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies.

Le protocole prévoit pour ce lundi les discours d’usage. Les travaux proprement dits commenceront ce mardi 27 mai.

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La Centrafrique salue l’arrestation de Jean-Pierre Bemba

jpierre_BembaAu cours d’un point de presse en fin de matinée à Bangui, le ministre de la Justice, Thierry Maleyombo, a souligné "la détermination du gouvernement de tout mettre en oeuvre pour combattre l’impunité sous toutes ses formes dans notre pays et de coopérer pleinement avec la Cour pénale internationale (CPI) pour l’aboutissement total du dossier des crimes commis par les Banyamulengués de Jean-Pierre Bemba".

Interrogé sur une éventuelle implication du président François Bozizé dans le dossier, M. Maleyombo a répondu que "c’est le président de la République lui-même qui a demandé que le dossier soit transmis à la CPI et qu’il s’expliquera, s’il est impliqué, étant un justiciable comme les autres".

Quant aux incidences de la procédure sur le Dialogue politique inclusif  prévu pour juin prochain, il a confirmé que ce forum se tiendra, mais qu’il n’empêchera pas la justice de faire son travail.

Les déclarations du ministre centrafricain de la Justice interviennent alors que les réactions se multiplient à Bangui, où la rue et les colonnes de la presse se perdent en conjectures sur les prochaines cibles de la CPI.

Sous le titre "Après Bemba, à qui le tour ?", le quotidien "Le Citoyen" résume l’opinion générale en affirmant que "tous les regards se tournent vers Lomé et Tripoli où se trouvent actuellement l’ancien président Ange Félix Patassé et Abdoulaye Miskine".

Le journal pose la question de savoir si l’enquête de la CPI va s’étendre sur toute l’année 2003 ou même au-delà car, explique-t- il, "bien que la rébellion ait pris fin en mars 2003, les exactions ont continué même jusqu’aujourd’hui".

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Mbandaka : manifestations contre l’arrestation de Jean-Pierre Bemba

MbandakaDes milliers de militants du MLC de la ville de Mbandaka et de ses environs sont descendus dans les rues pour fustiger ce qu’ils qualifient d’« empressement de la procédure d’arrestation » de Jean-Pierre Bemba, leader de l’opposition congolaise.

Pendant la marche pacifique, les manifestants ont scandé des chansons demandant à la Cour pénale internationale de libérer sans condition Jean-Pierre Bemba. Parmi eux, des personnes de troisième âge en pleurs.

Le mot d’ordre lancé samedi soir par la fédération du MLC/Equateur a été suivi. Aucune activité dans la ville : écoles, magasins, boutiques et marchés sont restés fermés. Selon Nicolas Isofale, président fédéral du MLC/Equateur, la CPI « se substitue à une cour d’accompagnement de règlement des conflits politiques pour servir les intérêts partisans du gouvernement soutenu par l’Occident ». Partie du siège du parti, cette marche a eu comme point de chute la Monuc/Mbandaka où les manifestants ont déposé un mémorandum

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25 mai 2008

Le Bureau de la CPI à Bangui satisfait de l'arrestation de Jean-Pierre Bemba Gombo

CPI

Bangui, 25 mai (ACAP)- Le Bureau de la Cour Pénale Internationale en République Centrafricaine a exprimé, dimanche à Bangui, sa satisfaction, après l'arrestation, la veille à Bruxelles, en Belgique, de Jean-Pierre Bemba Gombo, ancien vice-président du Congo Démocratique, accusé de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis entre octobre 2002 et mars 2003 en territoire centrafricain.



« Nous avons le droit de faire valoir un résultat que j'estime particulièrement intéressant », a affirmé, au cours d'une conférence de presse, M. Eméric Rogier, analyste au Bureau du Procureur, considérant comme « extrêmement bref » le délai de réalisation de l'enquête ayant abouti à l'arrestation du leader congolais, à savoir 12 mois.

M. Rogier a indiqué que cette arrestation permettra à la Cour de poursuivre l'enquête sur les crimes commis en République Centrafricaine afin d'établir les responsabilités à différents niveaux.

Interrogé sur le cas du chef rebelle ougandais, Joseph Kony, dont les hommes ont plus d'une fois attaqué des localités de l' Est centrafricain, il a reconnu qu' « on arrête plus difficilement quelqu'un quand il est dans le bush que quand il est à Bruxelles ».

« Nous avons bon espoir qu'au bout du compte son tour viendra », a ajouté M. Rogier, précisant que le mandat d'arrêt contre Joseph Kony a été transmis à l'Ouganda, au Soudan et au Congo Démocratique.

Aucune réaction officielle à l'arrestation de Jean-Pierre Bemba Gombo n'était disponible, dimanche en milieu d'après-midi à Bangui, où l'Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse (Ocodefad) a signalé des appels anonymes de menaces de mort enregistrés par sa fondatrice, Mme Bernadette Sayo, ministre du Tourisme dans l'actuel gouvernement.

Il convient de rappeler que entre le 25 octobre 2002 et le 15 mars 2003, des troupes du Mouvement de libération du Congo (Mlc), rébellion dirigée par l'ancien vice-président congolais, ont appuyé l'armée centrafricaine en difficultés face aux rebelles du général François Bozizé qui combattaient le régime du président Ange Félix Patassé.

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