14 juin 2008
RD Congo: Majoration des tarifs des transports en commun
Transports urbains – Les tarifs des transports en commun viennent d'être majorés d'environ 25% sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa, aux termes d'un arrêté du gouverneur de la ville-province publié jeudi.
Dans le même arrêté, plusieurs mesures liées notamment à l’amélioration des conditions des voyageurs ont été rappelées.
Il s’agit de l'obligation faite au conducteur de véhicules de transport en commun (taxi collectif, taxi-bus, kimalu-malu, fula- fula), d'afficher le tarif et les itinéraires, de façon à permettre aux passagers d’en prendre connaissance.
Il doit également se munir de titres de propriété, d’exploitation et de sécurité, dont le certificat d’immatriculation ou carte rose, le certificat des contrôles techniques obligatoires et le permis de conduire national en vigueur et en cours de validité.
Il est également rappelé au conducteur que l’itinéraire doit être indiqué en lettres d’au moins 10 cm de hauteur et qu’il lui est interdit de charger des passagers dans le coffre, sur la cloison séparant la cabine du chauffeur et le premier siège ou banc des voyageurs.
"Tout passager est invité à ne payer que le prix fixé par le présent arrêté suivant l’itinéraire officiel", indique l'arrêté qui fait aussi interdiction au conducteur de circuler portière et/ou coffre ouvert et de laisser les passagers s’agripper aux abords du véhicule.
Il est également interdit au conducteur de recourir aux pratiques communément appelées "demi terrain, abonnés ou solola bien", note encore le même arrêté, ajoutant que le conducteur peut réclamer le prix de la course avant le départ, à condition de conduire les voyageurs jusqu’à la destination et de leur rembourser leur argent en cas de panne.
Séquestration des députés : la jurisprudence «Mulopwe» inquiète l’AMP
C’est dans la plus grande anxiété que les membres de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP) attendent le rapport de la commission Lumbala sur l’affaire des députés séquestrés lundi dernier par un sujet libanais à Kinshasa. En principe l’Assemblée Nationale, acquise à l’option de l’affirmation de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire de la république, devrait proposer des sanctions exemplaires contre l’homme d’affaires qui a humilié des élus du peuple, avec la complicité de ses parrains politiques.
La matière sous examen, écrivions-nous dans notre édition d’hier, ne pourrait souffrir de vide juridique. En effet, la jurisprudence rappelle qu’en 1962, Albert Kalonji Ditunga « Mulopwe » (Empereur), ancien Chef de l’Etat sécessionniste du Sud-Kasaï, avait écopé d’une lourde condamnation judiciaire et expédié à la prison de Luzumu, dans le Bas-Congo, pour avoir pris en otage le député Lufulwabo. Cet élément juridique apporte de l’eau au moulin des députés nationaux partisans de la ligne dure, qui estiment que pour donner un signal fort de l’existence de l’Etat de droit en République Démocratique du Congo, le sujet Libanais auteur du délit d’atteinte à la dignité des représentants du peuple et son protecteur paient cher leur écart de conduite.
AMP contre AMP
L’ironie du sort a voulu que deux des victimes du Libanais Ghassan, à savoir Francis Kalombo et Gérard Mulumba, soient des membres du PPRD, parti membre de l’Alliance de la Majorité Présidentielle (AMP). De l’autre côté, des « poids lourds » de la même plate-forme politique sont cités comme parrains du sujet asiatique mis en cause.
Ainsi, l’Assemblée Nationale se trouve en face d’un dossier où les plaignants comme les accusés sont du même bord politique. La situation est d’autant embarrassante que c’est l’AMP, détentrice de la majorité numérique dans l’hémicycle de Lingwala, qui devrait soit redonner ses lettres de noblesse à la puissance publique, soit la saborder.
On apprend, dans les coulisses de l’Assemblée Nationale, que la langue de bois serait de mise dans les rangs de l’AMP, où la consigne de groupe serait à la modération, de manière à ne pas trop charger les protecteurs du Libanais. Ainsi, pour éviter la foudre de la « hiérarchie », des témoignages à charge seraient difficiles à ficeler. Mais l’AMP va-t-elle commettre la maladresse de saborder l’Etat de droit au profit des individus qui se caractérisent par la confiscation du pouvoir d’Etat, antivaleur unanimement condamnée par notre peuple en pleine phase de changement des mentalités ? De quelle légitimité pourrait-elle se réclamer demain la famille politique du Chef de l’Etat si ses députés se montrent aujourd’hui incapables de défendre leur propre immunité ? Un aveu de faiblesse ne risque-t-il pas de vider de leur contenu les prérogatives reconnues aux ministres, députés nationaux, sénateurs, députés provinciaux, gouverneurs de provinces, administrateurs des territoires, bourgmestres, officiers de l’armée et de la police, responsables des services de renseignements ?
Le patriarche Kalonji Ditunga, encore vivant, et des millions de compatriotes, témoins de son infortune en 1962, attendent impatiemment une réponse claire quant à la fracture ou non de la société congolaise entre d’une part des « citoyens sans droits » et d’autre part ceux ayant le droit de vie ou de mort sur les autres.
Source : le Phare/Kinshasa
La PIR frappe au plateau des profs de l’Unikin
Cinq députés élus de la zone de Bumba, dans la province de l’Equateur, à savoir Arsène Ambuku, Omer Egwake, Jacques Mokako, Baudouin Mokoha et Crispin Ngbundu, ont déposé, en date du 6 juin 2008, une « plainte contre inconnu » auprès du commandant de Légion Nationale de la Police d’Intervention Rapide (PIR), à Kinshasa/Kasa-Vubu. Son objet portait sur le « détournement de 1 groupe électrogène de 20 KVA et de 2 appareils radiologiques Fx50 », considérés comme « Dons de son excellence monsieur le Président de la République à l’Hôpital Général de Bumba ».
C’est fort de cette plainte que le Procureur Général près le Parquet général de Matete a délivré un mandat de perquisition qui a amené la PIR à effectuer une descente musclée, le mercredi 11 juin 2008, au « Plateau des résidents » de l’Université de Kinshasa. Ici, elle a particulièrement ciblé la résidence du professeur Antoine Bumba Monga Ngoy, spécialiste en Psychologie du Travail. Un important lot de matériels médicaux y a été saisi : un appareil de radiologie Fx50/mobile, un groupe électrogène de 25 Kva, des microscopes mono et binoculaires ainsi que d’autres matériels médicaux.
A en croire des sources proches des plaignants, lors de sa campagne électorale en 2006, le Chef de l’Etat, Joseph Kabila avait promis puis offert à la population de la zone de santé de Bumba, dans la province de l’Equateur, des équipements et matériels médicaux, notamment 2 appareils de radiologie mobile F x 50, 2 groupes électrogènes de 7 et 20 Kva, des chaises roulantes, des microscopes électriques monoculaires et binoculaires, etc. Mais, depuis lors, ces dons étaient invisibles à Bumba alors qu’ils avaient déjà été retirés de l’entrepôt du ministère de la Santé situé à l’Hôpital Général de Référence de Kinshasa depuis le 23 octobre 2006. Selon les archives de cette formation médicale, c’est le professeur Bumba qui avait signé l’acte de retrait. C’est ce qui explique la descente de la Pir chez lui, au numéro G 14, au « Plateau des résidents » de l’Unikin.
Le prof. Bumba parle d’un coup monté
Contacté par Le Phare, le professeur Antoine Bumba Monga Ngoy a exprimé sa vive indignation face à l’action menée par la PIR chez lui, en son absence, alors qu’il se trouve en mission à Matadi, dans la province du Bas-Congo. A son avis, il s’agit d’un coup monté ayant pour soubassement la guerre de leadership entre originaires de la zone de Bumba. « Je suis moi-même un élu de Bumba. Après les élections, il y a eu beaucoup de tiraillements entre le Dr Mokako et moi », accuse-t-il avant d’indiquer « qu’il avait utilisé la Cour Suprême de Justice pour prendre ma place au Parlement. Les résultats électoraux avaient été tronqués par Dr Mokako. Après la Cour Suprême de Justice, il instrumentalise maintenant la police ».
A en croire la version du professeur Bumba, il avait sollicité et obtenu les matériels et équipements médicaux mis en cause à l’époque où Emile Bongeli, actuel ministre de la Communication et Médias, était à la Santé. « J’avais mis à contribution mes relations personnelles pour obtenir quelque chose en faveur de la zone de santé de Bumba. Cela n’avait rien à voir avec une quelque intervention du Chef de l’Etat. ».
Il reconnaît avoir effectivement retiré le « colis » en octobre 2006 mais n’avait pu l’expédier vers Bumba parce qu’il lui manquait 400 USD (quatre cents dollars américains) pour les frais de transport. Il avait entreposé le tout dans sa résidence en attendant de réunir les fonds nécessaires pour leur acheminement à Bumba. « Je signale qu’une partie des matériels, dont 3 microscopes, avait déjà été envoyée à Bumba. Alors que je m’apprêtais à faire suivre le reste, je me suis retrouvé dans le tourbillon de l’invalidation orchestrée par le Dr Mokako. Aujourd’hui, j’apprends qu’il y a un mandat du Procureur Général de Matete qui a conduit la police à perquisitionner chez moi pendant mon séjour à Matadi. Cela me fait très mal. Ma seule satisfaction est qu’on a trouvé sur place les matériels recherchés, à savoir un groupe électrogène et des microscopes. Dans cette affaire, chacun peut constater qu’il n’y a pas eu détournement. J’insiste sur cette vérité que j’avais reçu cela du ministre Bongeli et que ce n’était pas destiné à la campagne électorale du Chef de l’Etat. J’avais reçu bien après la fin de la campagne. Le ministre Bongeli est là … il peut témoigner. Le vrai problème concerne la querelle de leadership politique. C’est Dr Mokako qui est derrière la cabale. C’est lui qui a fait signer la plainte à ses amis députés dans le but de se positionner politiquement ».
Source : le Phare/Kinshasa
Kimbanseke : un deuxième marché en chantier à Kingasani II
Un marché moderne sera construit au quartier Kingasani II dans la commune de Kimbanseke. La première pierre a été posée le jeudi 12 juin dernier. Selon radiookapi.net, ce nouveau marché sera construit sur le site de l’ancien marché Ngapani, actuellement en état de délabrement très avancé. Financés par la Coopération technique belge (CTB), les travaux dont le coût est de 120.000 euros vont durer quatre mois. Une fois ce marché inauguré, il pourra contribuer à l’allègement des difficultés de transport pour les habitants de la partie Est de la capitale dont un grand nombre est obligé de s’approvisionner au marché Central de Kinshasa. Encore faut-il encourager les opérateurs économiques à y installer des magasins offrant un service de vente en gros au prix du centre-ville. L’amélioration de l’alimentation en énergie électrique demeure encore une autre condition pour l’installation de petites usines et autres chambres froides.
Bas-congo: luozi en reconstruction
Des tôles, des sacs de ciment, des clous et autres matériels sont arrivés à Luozi à 232 Km de Matadi. Une centaine de maisons détruites par les éléments de la police lors de l’opération restauration de l’autorité de l’Etat vont être réhabilitées. Le go vient d’être donné par le Vice-gouverneur Deo Nkusu.
La population de Luozi s’est réjouie de cette opération. Beaucoup dorment dans des églises. Cependant, elle a souhaité voir certaines maisons en chaume être couvertes des tôles galvanisées. D’autres tiennent à ce que les biens qu’ils ont perdus soient restitués. Ceux qui ont perdu des diplômes inconsolables, sollicitent réparation. A touts ces préoccupations, le Vice-gouverneur a promis qu’une solution sera trouvée.
A 30 Km de la cité de Luozi, le pont Lukasu long de 18 m a été réhabilité par l’Office des routes pour un coût de 9.000$. Cet ouvrage permet de relier les 10 secteurs que compte cette juridiction et d’atteindre le territoire de Sekebanza.
Dans la gibecière de Deo Nkusu des téléphones portables. Il les donne à ceux qui ont été victime d’extorsion de la part des policiers.
Pour éviter l’obscurantisme, un panneau géant a été placé au bureau de la cité de Luozi. Chaque soir, le monde afflue pour se distraire. ‘’ C’est une grande première pour ma population’’, a dit content, Germain Kapula, Administrateur du territoire de Luozi.
Bas-congo: des policiers abandonnés à luozi

A peu près 2OO éléments de la Police d’intervention rapide venus de Kinshasa sont à Luozi à 232 Km de Matadi depuis fin février. Ils y vivent depuis en vue de veiller après l’opération restauration de l’autorité de l’Etat de suite de débordement observé par les adeptes de Bundu dia kongo opérations. Les autorités au niveau nationales tout comme provinciales avaient applaudi le travail abattu par ces policiers.
3 mois après, ils se sentent abandonnés à eux-mêmes. Ils n’ont où passer la nuit. Certains dorment dans les maisons des adeptes de ce mouvement politico-religieux fugitif étant donné qu’ils étaient recherchés par la police. Mais depuis que le gouvernement provincial du Bas-Congo a lancé un appel au retour de ceux adeptes non cités dans des atrocités, ces policiers ne savent à quel saint se vouer. Beaucoup d’entre-eux ont libéré les chambres qu’ils occupaient. Ils dorment désormais au salon. Ces policiers qui au cours de l’opération qu’ils ont menée ont tué plusieurs personnes partagent désormais la même maison avec les veuves et enfants Bdk. ‘’ Je ne trouve pas normal que nous vivions dans une promiscuité du genre.’’, s’est plaint un policier.
Aussi, ils n’ont droit aux soins de santé à l’hôpital général de référence de Luozi. ‘’Le gouvernement ne paie pas et n’achète pas de médicaments.’’, s’est inquiété, l’un d’eux.
Et de renchérir : ‘’Une autre difficulté, c’est la ration qui ne vient qu’aux comptes gouttes’’

