17 juin 2008
Inauguration de trois nouvelles morgues
La ville de Kinshasa dispose de trois nouvelles morgues, d’une capacité de douze corps chacune. Elles ont toutes été inaugurées le vendredi 13 juin dernier, par le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango. Les institutions hospitalières bénéficiaires sont l’hôpital général de Makala (ex-sanatorium) dans la commune de Bumbu, l’hôpital de l’amitié sino-congolaise dans la commune de N’Djili et l’hôpital général de Kinkole, dans la commune de la N’sele. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP) qui a livré cette information, le chef de l’exécutif provincial a promis de doter les formations médicales précitées, de deux ambulances chacune. A l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de N’Djili, signale la source, les médecins sont en grève. A ce sujet, M. Kimbuta Yango a exhorté le médecin-directeur à privilégier le dialogue, afin de parvenir à une solution négociée.
Affaire séquestration de deputés : L'Assamblée recommande des sanctions contre les députés Francis Kalombo et Gérard Mulumba
Les députés ont auditionné dimanche le rapport de la commission parlementaire instituée pour enquêter sur la séquestration présumée du député national Francis Kalombo et du député provincial Gérard Mulumba, alias Gekoko, par un sujet libanais, au cours de la plénière présidée par Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale. Ce rapport a été approuvé au terme d'un débat houleux au cours duquel les députés se sont indignés du comportement des deux élus accusés plutôt d'avoir tenté d'extorquer le sujet libanais.
Après discussions, il s'est avéré que les deux députés n'ont pas été séquestrés, en dépit des affirmations de Francis Kalombo. La commission d'enquête présidée par le député Roger Lumbala a recommandé à l'Assemblée nationale de déférer en justice ces deux députés ainsi que leurs complices, notamment le président de l'Assemblée provinciale, Roger Nsingi.
Elle a également recommandé au gouvernement de se saisir du dossier afin de vérifier les allégations sur la pollution de Kinshasa, étant donné que la société CIDI relève du domaine privé. Plusieurs députés ont réclamé la levée des immunités parlementaires de ces deux élus et leur mise à disposition de la justice. Selon le rapport de la commission, le député Gérard Mulumba a déjà réussi, usant de trafic d'influence, à se faire payer 25.000 USD par le fils du propriétaire de l'usine CIDI.
Avenue Lwambo Makiadi : l’eau de la Regideso contribue au délabrement de la chaussée
La dernière pluie s’est abattue sur la ville de Kinshasa, il y a près d’un mois. Cependant, l’on remarque encore des flaques d’eau sur l’avenue Lwambo Makiadi (ex-Bokassa), au niveau du marché Central de Kinshasa. Ces eaux, intarissables à ce jour, proviennent d’un tuyau endommagé de la Régie de distribution d’eau (Regideso). Elles contribuent énormément à la destruction de la chaussée et de l’environnement. Les vendeurs s’en plaignent.
Vendeurs, acheteurs et autres passants sont constamment gênés par la présence des eaux qui s’échappent du tuyau endommagé de la Regideso, qui arrosent, jour et nuit, l’avenue Lwambo Makiadi (ex-Bokasa), sur son tronçon compris entre les avenues Bas-Congo et Action. Humidifiées par ces eaux, les immondices qui se trouvent sur cette partie de la chaussée sont en train de se décomposer et dégagent une odeur nauséabonde.
Les flaques d’eau qui s’y sont formées rendent la circulation difficile pour les usagers de la route. Les tireurs de chariots s’en plaignent, aussi bien que les vendeurs qui ne savent où étaler leurs marchandises. Chacun essaie d’évacuer de l’eau pour avoir un endroit sec, où étaler. Un exercice qui devient lassant pour bon nombre d’entre eux. D’autres reculent de quelques mètres de la chaussée. Conséquence : la voie se rétrécit davantage et à l’approche des bus, les gens sont obligés à faire la file indienne au risque de se marcher sur les pieds.
Pour les commerçants et les vendeurs du lieu, cette situation qui date de plusieurs mois, présente un danger. « Nous croyions que c’étaient les eaux de pluies qui sont longtemps restées sur ce tronçon asphalté. C’est maintenant- pendant la saison sèche-que nous découvrons une fuite d’eau au niveau de la tuyauterie de la Regideso. Depuis cette découverte, nos étals sont serrés et on se les dispute chaque matin. Même la vente de marchandises a considérablement baissé du fait que les clients évitent de marcher sur cette eau sale », indiquent-ils.
Devant cette difficulté, la Regideso se trouve ainsi interpellée pour procéder à la réparation de ce tuyau endommagé. Par ailleurs, les immondices qui tentent de boucher le trou, peuvent être à la base de la pollution d’eau lors de son transport dans le tuyau sali.
A quelques mètres de l’avenue du Commerce, on assiste à une situation identique. Les constructeurs d’un immeuble, évacuent les eaux de la parcelle sur la voie publique ce qui rend pénible la circulation sur tout ce trajet et indispose les commerçants comme les passants.
Gizenga : un veto contre l’exclusion de Mayobo
Vice de procédure, absence de preuves des faits allégués et, enfin, décision hâtive. Antoine Gizenga Funji a réuni hier le comité exécutif national pour lui demander de post-poser l’application de la mesure portant exclusion de Godefroid Mayobo du Parti Lumumbiste Unifié. Ceci atteste que le Patriarche n’aurait pas été en odeur de sainteté avec Remy Mayele Muiba, signataire du communiqué publié ce lundi dans la presse.
Avec le poids de l’âge et la sagesse, Antoine Gizenga ressemble à un roseau. Il plie mais ne rompt pas, dit-on. Aujourd’hui plus qu’hier, il l’a démontré à travers l’histoire de la RD. Congo. Depuis les années soixante, en effet, il a gardé la dragée haute. De sa tanière de Limeté, l’homme a développé des capacités extraordinaires. Il sait miser sur le temps pour transcender des contradictions et atteindre des visées politiques à l’échelle nationale.
En sera-t-il autant pour le cas de Godefroid Mayobo exclu ce week-end du Palu ? La réponse du Patriarche n’a pas tardé. Déjà, ce lundi 16 juin, il a réuni les membres du comité exécutif national pour leur demander de post-poser l’application de cette mesure d’exclusion.
En clair, le Patriarche impose un veto contre l’exclusion de Godefroid Mayobo du parti. Il aurait relevé dans cette démarche, des vices de procédure ainsi que l’absence manifeste de preuves des faits allégués. Apparemment, cette décision n’était pas mûrie. Et ses auteurs n’ont qu’à reprendre l’entreprise en respectant, cette fois-là, la procédure édictée dans les statuts régissant le parti. Normalement, une décision à ce niveau de responsabilité devait épuiser toutes les étapes de la procédure. Mayobo n’a pas été, par exemple, entendu pour faire valoir ses droits à la défense devant le conseil de discipline du parti. Pas de choix devant la menace de l’implosion du Palu. Antoine Gizenga calme plutôt le jeu et rappelle tout le monde à l’ordre.
Que reproche-t-on à Mayobo ?
Le comité exécutif national a laissé entendre que M. Godefroid Mayobo s’est rendu coupable de manquements graves à la discipline du parti. Ici, il lui est reproché d’avoir initié, inspiré ou créé des associations concurrentes et déloyales. C’est le cas des structures telles : « les amis de Mayobo », « la Fondation Mayobo » ou la « Fraternité des natifs de Kikwit ». Au terme de sa décision d’exclusion, le comité exécutif national recommandait, en outre, la perte, pour Mayobo, de sa qualité de ministre près le Premier Ministre. Il s’agissait d’une volonté de mettre fin à « une certaine privatisation du Premier Ministre dont Mayobo serait l’auteur ».
La dérive tribale en action
La dérive tribale ne devrait pas l’emporter sur l’orthodoxie et la rigueur dans la prise de décision. Un des proches de Mayobo contacté par La Prospérité parle simplement d’un règlement des comptes. « Les gens estiment qu’il a trop bouffé seul et qu’il doit laisser la place aux autres », conclut-il. D’autres craignent, par contre, que Mayobo ne fasse ombrage à Gizenga au cas où la perspective d’un changement à la primature se précisait. Dans les salons huppés, il avait été longuement discuté d’une possibilité d’ouvrir une fenêtre au départ « négocié » de l’actuel Premier Ministre. Le personnage de Mayobo gêne les calculs de ceux qui pensent qu’il doit tout au Patriarche et non, l’inverse.
Source : la prosperité/Kinshasa


