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La RDC n’est pas encore confrontée à la crise alimentaire mondiale. Il faudrait plutôt parler d’insécurité alimentaire. Il y a des coins du pays où les denrées alimentaires pourrissent faute de moyens d’évacuation. La solution réside dans la réhabilitation des routes des dessertes agricoles. La solution c’est aussi la relance de la production agricole nationale. Hier dimanche 22 juin, Nzanga Mobutu, ministre d’Etat à l’Agriculture, était à Bumba pour voir comment relancer la production rizicole. D’importants moyens devaient être mobilisés pour ce faire.
La crise alimentaire qui sévit dans le monde ne frappe pas encore la RDC. Cela ne signifie pas que les dirigeants resteront les bras croisés jusqu’à ce que le ciel leur tombe sur la tête. Pas, en tout cas, le ministre d’Etat à l’Agriculture, Nzanga Mobutu. Celui-ci a pris la mesure de la situation. Nzanga n’entend pas se faire adepte de la bureaucratie. Pas plus tard que ce dimanche, le ministre d’Etat a effectué une descente à Bumba à la rencontre des riziculteurs. Ceux-là mêmes qui s’étaient, il y a peu, faits parler d’eux. A Kinshasa, comme dans d’autres grandes villes du pays, les consommateurs gardent de bons souvenirs du riz de Bumba. « Loso ya Bumba », disaient les Kinois, juste avant la destruction du tissu économique local. Si seulement les riziculteurs de Bumba avaient été soutenus, on n’aurait pas eu à consommer le riz génétiquement modifié qui vient d’ailleurs. La RDC ne serait pas autant importatrice du riz. C’est avec raison que Nzanga tient à la relance de la production du riz de Bumba. A l’issue de sa visite de ce dimanche à Bumba, le ministre d’Etat a vu combien les riziculteurs locaux contribuaient déjà à la lutte pour l’autosuffisance alimentaire. La société Secam, par exemple, produit 25 tonnes de riz par jour. Que chacun essaie de calculer la production annuelle de Secam. Le ministre estime qu’il est important de sensibiliser la population sur les enjeux du moment. Nzanga a dit que, dans les jours à venir, il ferrait le tour des provinces du pays dans le cadre de cette sensibilisation. Avant d’aller au contact du terrain, le ministre d’Etat à l’Agriculture a eu plusieurs séances de travail avec les experts des organismes internationaux.
Selon toute évidence, le problème majeur du Congo est la réhabilitation des routes des dessertes agricoles. Voici qui exige que différents ministères, Transports et Economie particulièrement, travaillent en synergie. Autrement dit, l’exécutif national devait donner tout son sens à la déclaration du Premier ministre Gizenga devant les députés nationaux comme quoi, l’agriculture serait la priorité des priorités du programme quinquennal du Gouvernement. A ce sujet, Nzanga a promis de travailler pour l’accroissement de la part du Budget 2009 à accorder au ministère de l’Agriculture. Le ton à la mobilisation tous azimuts en faveur de l’Agriculture sera donné demain mardi 24 juin avec la Journée mondiale du poisson. Le ministère de l’Agriculture veut marquer les esprits.