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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

23 juin 2008

135 transformateurs, don de la République de l’Italie à la Snel.

Transfo_SNELBonne nouvelle pour la population RD Congolaise, La société nationale d’électricité (SNEL) vient de réceptionner 135 transformateurs électriques et plus de 30 disjoncteurs, moyenne tension en provenance d’Italie.

Ce don permettra de résoudre le problème de délestage et desservir toute la capitale congolaise.

C’est le premier lot que la République d’Italie vient de livrer à la Snel en vue de renforcer les capacités de cette dernière.

Ces transformateurs qui sont déjà arrivés dans la capitale congolaise  permettront avant la rénovation du barrage d’Inga, la distribution de l’énergie électrique dans toute la capitale.
Ces transformateurs seront installés dans les cabines  après évaluation de leurs mises à niveau.  A Kinshasa, c’est le directeur général de Téléconsult qui a livré ces matériels à la SNEL sur demande express du Président de la République, Joseph Kabila.

38 disjoncteurs de moyenne tension sont aussi du lot pour assainir les zones d’ombres de la ville de Kinshasa.

Le Président de la République visitera la SNEL en vue de se rendre compte de la mise en valeur des ces matériels dès son retour de Rome.

Avec les infrastructures, l’emploi, l’éducation, la santé, l’eau et la réhabilitation de l’électricité, c’est parti pour la matérialisation des objectifs de ce mandat de Joseph Kabila.

Par la même occasion, le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta a commandé 33 transformateurs et 25 disjoncteurs de moyenne tension. Ces matériels seront livrés à la SNEL dans les prochains jours.
Cette action s’inscrit dans le cadre de la concrétisation de l’un des cinq chantiers dans son volet « eau et électricité ».

Transfo_SNEL

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Sécurité alimentaire en RDC: Nzanga Mobutu pour la relance du riz de Bumba

sac_de_riz

La RDC n’est pas encore confrontée à la crise alimentaire mondiale. Il faudrait plutôt parler d’insécurité alimentaire. Il y a des coins du pays où les denrées alimentaires pourrissent faute de moyens d’évacuation. La solution réside dans la réhabilitation des routes des dessertes agricoles. La solution c’est aussi la relance de la production agricole nationale. Hier dimanche 22 juin, Nzanga Mobutu, ministre d’Etat à l’Agriculture, était à Bumba pour voir comment relancer la production rizicole. D’importants moyens devaient être mobilisés pour ce faire.
La crise alimentaire qui sévit dans le monde ne frappe pas encore la RDC. Cela ne signifie pas que les dirigeants resteront les bras croisés jusqu’à ce que le ciel leur tombe sur la tête. Pas, en tout cas, le ministre d’Etat à l’Agriculture, Nzanga Mobutu. Celui-ci a pris la mesure de la situation. Nzanga n’entend pas se faire adepte de la bureaucratie. Pas plus tard que ce dimanche, le ministre d’Etat a effectué une descente à Bumba à la rencontre des riziculteurs. Ceux-là mêmes qui s’étaient, il y a peu, faits parler d’eux. A Kinshasa, comme dans d’autres grandes villes du pays, les consommateurs gardent de bons souvenirs du riz de Bumba. « Loso ya Bumba », disaient les Kinois, juste avant la destruction du tissu économique local. Si seulement les riziculteurs de Bumba avaient été soutenus, on n’aurait pas eu à consommer le riz génétiquement modifié qui vient d’ailleurs. La RDC ne serait pas autant importatrice du riz. C’est avec raison que Nzanga tient à la relance de la production du riz de Bumba. A l’issue de sa visite de ce dimanche à Bumba, le ministre d’Etat a vu combien les riziculteurs locaux contribuaient déjà à la lutte pour l’autosuffisance alimentaire. La société Secam, par exemple, produit 25 tonnes de riz par jour. Que chacun essaie de calculer la production annuelle de Secam. Le ministre estime qu’il est important de sensibiliser la population sur les enjeux du moment. Nzanga a dit que, dans les jours à venir, il ferrait le tour des provinces du pays dans le cadre de cette sensibilisation. Avant d’aller au contact du terrain, le ministre d’Etat à l’Agriculture a eu plusieurs séances de travail avec les experts des organismes internationaux.
Selon toute évidence, le problème majeur du Congo est la réhabilitation des routes des dessertes agricoles. Voici qui exige que différents ministères, Transports et Economie particulièrement, travaillent en synergie. Autrement dit, l’exécutif national devait donner tout son sens à la déclaration du Premier ministre Gizenga devant les députés nationaux comme quoi, l’agriculture serait la priorité des priorités du programme quinquennal du Gouvernement. A ce sujet, Nzanga a promis de travailler pour l’accroissement de la part du Budget 2009 à accorder au ministère de l’Agriculture. Le ton à la mobilisation tous azimuts en faveur de l’Agriculture sera donné demain mardi 24 juin avec la Journée mondiale du poisson. Le ministère de l’Agriculture veut marquer les esprits.

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Réhabilitation de la chaussée des Poids lourds

Route

L’Office des routes effectue les travaux de réhabilitation de la chaussée des Poids lourds. Ces travaux visent la remise en état de cette chaussée, l’amélioration du trafic sur ce tronçon en vue de désengorger le boulevard Lumumba. Selon un responsable de cette entreprise d’Etat cité par l’Agence congolaise de presse (ACP), les travaux consistent à purger les bourbiers, à reconstruire l’ouvrage, à assainir et à réhabiliter des sections délabrées, notamment de la Gare centrale au passage à niveau près de l’entreprise Ami-Congo jusqu’au pont Matete, en passant par la section Uzam à la 17ème rue dans la commune de Limete. Toutefois, a-t-il fait remarquer, l’Office des routes bute aux difficultés financières. « Les moyens mis à sa disposition ne permettent pas la réalisation des travaux sur toute la longueur. Car le devis présenté en son temps n’avait pris en compte que 72 kilomètres pendant que la situation s’est empirée sur le terrain », a-t-il expliqué. Une situation identique est constatée au collecteur de Kingu, à l’Université pédagogique nationale (UPN) dans la commune de Ngaliema. Sur toute sa longueur de plus de 1.000 mètres, les travaux sur ce collecteur vont couvrir seulement une distance de 363 mètres, faute de moyens, en attendant un complément pour achever tous les travaux. L’ouvrage en béton armé aura six chambres de chute et un bassin de rétention afin d’éviter la progression dangereuse du site.

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22 juin 2008

Rutshuru : les Casques bleus contrôlent Mutabo

casques_bleus_arm_sMutabo est une localité tampon entre les FARDC (l’armée nationale congolaise) de la 6e brigade intégrée et les troupes du CNDP basées dans le groupement de Busanza.

Le bureau de la Monuc/Goma indique que l’occupation de la localité de Mutabo par les casques bleus est le résultat d’un arrangement les FARDC de la 6e brigade qui ont accepté de quitter cette localité et les troupes du CNDP de Laurent Nkunda basées dans le groupement de Busanza. Ces troupes ont à leur tour accepté de garder leurs positions initiales à Karambi, à environ 5 kilomètres de Mutabo, sur la route de Kitagoma.

Cet accord à l’amiable confirme le retour au calme dans cette zone située à 7 kilomètres de Rusthuru centre où des combats entre les troupes du CNDP et les FARDC, mercredi dernier, avaient fait au moins 6 morts de part et d’autre.

La société civile de Rusthuru se félicite de l’occupation de Mutabo par les Casques bleus de la Monuc. Mais un responsable de cette organisation citoyenne déclare toutefois que les lignes avancées de deux parties ne font que se rapprocher davantage, notamment sur deux autres axes : l’axe Rutshuru-Bunagana en passant par Djomba et celui qui relie Kinyandoni à Karambi. René Abandi, porte-parole du CNDP rejette quant à lui toutes ces allégations. Pour lui, il ne s’agit que des mensonges.

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Kinshasa : quand le pain améliore le quotidien…

painsIl est trois heures du matin sur l’avenue Kabinda, commune de Lingwala, au centre de Kinshasa. Des femmes venant des quatre coins de la ville se pressent pour entrer dans la boulangerie Pain Victoire, une vaste concession peinte en bleu et blanc, gardée par des éléments de la police et de Delta protection, un service privé de sécurité. "Il faut se réveiller à des heures pareilles pour être servi parmi les premiers", déclare Mme Ntumba, une vendeuse de Kanga journée (Boucle ta journée), selon l’expression des Kinois aux faibles revenus pour désigner ce pain très populaire. Elle se félicite de l’implantation de cette nouvelle boulangerie dans la capitale congolaise : "Je gagne au moins 25 000 Fc (près de 50 $) par mois après avoir vendu des pains pour 100 000 francs".
L’arrivée, fin 2007, du nouveau boulanger industriel Pain Victoire, avec un prix compétitif, a bouleversé le marché du pain dans la ville. Les vendeuses au détail en sont les premières bénéficiaires. La marge qui leur est laissée est en effet de 25 %, alors qu’ailleurs elle n’est que de 15 %. "C’est la marge de bénéfice que je peux réaliser qui m’a fait quitter mon ancien fournisseur pour m’affilier à Pain Victoire", indique Mme Ntumba.
Les consommateurs se félicitent aussi de l’apparition de Pain Victoire. Le commerce de Kanga journée s’est répandu partout, vendu dans des boulangeries approvisionnées par camion et au détail par des femmes. Le produit, vendu à 100 Fc (près de 0,20 $) n’importe quand et n’importe où, se consomme dans la rue, au marché, à l’arrêt de bus, à l’école et même dans des bureaux. Le soir, ce sont des sachets contenant une douzaine de pains qui sont présentés aux conducteurs de véhicules jusqu’aux heures tardives sur les principales artères de la ville.

Des faillites
En dépit du prix élevé du blé sur le marché mondial, la boulangerie Pain Victoire, tenue par des Libanais, a pu créer un climat favorable pour les vendeurs et les consommateurs, tout en restant aussi rentable. Une situation qui n’enchante pas ses concurrents congolais. Ces derniers reconnaissent la force de l’équipement moderne et le vaste réseau de distribution que possède Pain Victoire. Celle-ci aurait un coût de production plus faible grâce à sa grande production. L’information est impossible à vérifier vu le secret maintenu autour des comptes.
Pour les concurrents, le coup est dur. "J’ai fermé mon entreprise en décembre (2007) parce que je ne pouvais plus résister à la concurrence", indique Moussa Assani, un boulanger en faillite. Alors que Pain Victoire utilise plus de 3 000 sacs de farine par jour pour la production du pain, lui n’en consommait que 20.
Si Moussa Assani a dû fermer, d’autres boulangers ont été contraints dé réduire leur personnel. "Avec un effectif de 90 personnes, je consommais 500 sacs par jour pour fabriquer le pain. Je n’en consomme plus aujourd’hui que 100, avec un personnel réduit", se lamente un boulanger qui a souhaité garder l’anonymat. Pour les responsables de Pain Victoire, la population doit trouver son compte dans ce qu’un opérateur économique entreprend. Ils affirment être au service des Congolais et en même temps ne pas vendre à perte, alors que les autres exploiteraient les vendeuses. Entre concurrents, tous les arguments sont bons…

Source/syfia

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Joseph Kabila se rend à N'Djamena pour rencontrer son homologue Idriss Déby Itno

jkabila_barbe_cravateLe chef de l'Etat Congolais Joseph Kabila rencontrera son homologue tchadien Idriss Déby Itno. Il est attendue ce samedi dans les heures qui suivent à N'Djamena quelques jours après une offensive des rebelles qui a secoué l'Est du pays. Joseph Kabila est précédé par plusieurs membres de son cabinet sur place.

En début février dernier, la rébellion tchadienne avait attaqué la capitale de N'Djamena et l'avait occupé pendant deux jours après de violents affrontements contre les forces gouvernementales. Ils avait été repoussés par l'armée avec le soutien de la France.

Une démonstration populaire de soutien au président Deby et à l'armée nationale tchadienne est prévue cet après-midi dans les rues de la capitale.

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20 juin 2008

BAS-CONGO : 10 MORTS CALCINES DANS UN ACCIDENT DE CIRCULATION SUR LA ROUTE NATIONALE

Accident_carA l’entrée de Tumba à 148 km de Matadi,hommes et femmes sont entrain d’être carbonisés voilà ,maintenant 30 minutes. Il est 10h30.Ils sont 10 au total. Leur véhicule ,une Mercedes s’est renversée après crevaison de pneu. La chute violente a fait couler de l’essence qui au contact avec des étincelles a pris feu selon Willy Mpaka,chef de parking de Kimpese à 132 km de Matadi.Dix autres sont grièvement blessés et suivent des soins à l’Institut médical évangélique de la cité de Kimpese. 5 ont eu la vie sauve.

Les passagers,des commerçants qui provenaient de l’Angola ont pris ce véhicule au km 5 à Songololo. Cette agglomération conduit à Lovo,un village faisant frontière avec l’Angola.

Nous demandons aux autorités de faire diligence pour que l’on soigne le lieu de l’accident. Car, cela choque les succeptibilités

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Kinshasa : le litre d’essence est passé à 825 FC

Essence

Le ministère de l'économie a publié les prix révisés de carburant mercredi soir.

C'est la deuxième révision en l'espace d'un mois et la cinquième depuis début 2008. Toutefois, à l'Est de la RDC, le prix du carburant diminuera de 25 FC, A l'ouest, Kinshasa et Bas Congo, le litre d'essence passe de 790FC (1.41USD) à 825FC (1.47USD). Par contre, à l'Est où il était fixé à 870FC (1.55USD), il sera vendu à 845FC (1.50). Le prix du carburant sera aussi revu à la baisse au Katanga. Il devrait s'acheter maintenant à 945FC (1.68USD) au lieu de 950. Soit 5 FC de moins.

Le ministère de l'Economie justifie cette révision des prix du carburant par la hausse du cours mondial de pétrole. L'autre raison évoquée est la baisse des stocks des produits pétroliers. Ce qui semble donner raison aux importateurs qui ont toujours pensé que l'Etat devrait anticiper. Autrement dit, voir qu'est-ce qui reste en stock au pays et qu'est-ce qui devrait arriver, et à quel moment. De cette façon, déclare le groupement des pétroliers du Congo, il pourrait y avoir des augmentations anticipées pour une longue période, plutôt que des révisions à répétition.

Certains économistes pensent qu'il faudrait limiter les importations en produisant au pays. En 2007 la RDC a importé 730.000 mètres cube de pétrole, alors que les besoins sont en hausse. Les 25.000 barils produits par jour sont totalement exportés. La seule raffinerie du pays est aux arrêts depuis dix ans. Dans ces conditions, certains experts estiment qu’il sera difficile pour la RDC de résister à cette crise mondiale

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Kinshasa : La réhabilitation des infrastructures routières accuse du retard

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Le Programme d’urgence pour la réhabilitation des infrastructures urbaines de la ville de Kinshasa accuse une faible réalisation au regard des objectifs fixés par le gouvernement, notamment l’amélioration du trafic dans la ville de Kinshasa. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), ce programme préfinancé à hauteur de 50 millions de dollars américains pour les entreprises du groupe Mike (EGM), se traduit par la persistance de la perturbation du trafic et l’accentuation des embouteillages sur les différentes artères de la capitale de la RD Congo qui sont encore praticables. Ces embouteillages, sont dus essentiellement à la fermeture de certaines avenues au trafic automobile pour raison des travaux. Les usagers relèvent ainsi que les entreprises du groupe Mike ne disposent pas assez d’engins pour entreprendre les travaux dans différents chantiers de la capitale et les terminer dans les délais impartis. Dans un autre registre, la fermeture des avenues Bangala et OUA dans la commune de Kintambo, sont à la base des embouteillages constatés aux heures de pointe, sur l’avenue Colonel Mondjiba, dans la commune précitée. Le même constat est également fait sur la route de Matadi dans la commune de Ngaliema, sur la chaussée de Kimwenza à Kalamu ainsi que sur l’avenue Luambo Makiadi qui sépare la commune de Barumbu à celle de Kinhsasa.

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19 juin 2008

J.P. Bemba reste en prison

jpierre_Bemba

Alors que la Cour de cassation belge a annulé mercredi le premier mandat d’arrêt international lancé par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre du sénateur Jean-Pierre Bemba, la chambre de mises en accusation a confirmé hier jeudi la procédure d’exécution engagée concernant le second mandat délivré le 10 juin dernier par la même Cour. Par conséquent, le président national du Mouvement de libération du Congo (MLC) garde la prison en Belgique et les chances de sa mise en liberté provisoire s’aménuisent. Cela aux dires de ses avocats.

La Cour pénale internationale (CPI) semble déterminée à amener le sénateur Jean-Pierre Bemba à La Haye afin qu’il réponde des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par ses troupes en 2002 et 2003 en République Centrafricaine. Le 23 mai 2008, elle a levé les scellés sur un premier mandat d’arrêt international lancé à l’encontre du président national du MLC. Le 24 mai, la Belgique a exécuté ce mandat en interpellant et jetant aussitôt dans la prison de Saint-Gilles à Bruxelles l’opposant congolais. Par ses avocats interposés, Jean-Pierre Bemba a attaqué la procédure utilisée par la CPI devant les juridictions belges jusqu’à obtenir gain de cause au niveau de la Cour de cassation. Cette première manche gagnée a accordé un sursis à l’inculpé. Celui-ci a été d’une courte durée, juste 24 heures qui ont suscité beaucoup d’espoir dans le chef des cadres et militants du MLC tant au pays qu’à l’étranger.

La procédure a été reprise à la case départ. Jean-Pierre Bemba s’est retrouvé à nouveau devant la chambre de mises en accusation de Bruxelles, car un nouveau mandat d’arrêt international a été lancé contre lui le 10 juin 2008. Ce deuxième mandat le surcharge et exige des autorités belges son transfert au siège de la CPI, situé dans la ville hollandaise de La Haye.

Qu’est-ce à dire ? Que la CPI a tôt fait de pressentir les faiblesses de la procédure ayant entouré son premier mandat. Elle a fait les bouchées doubles pendant que la défense de Jean-Pierre Bemba allait d’appel en appel pour obtenir la mise en liberté de son client. Elle a délivré un second mandat pour remplacer le premier apparemment mis en difficulté d’application.

Hier jeudi 19 juin, la chambre belge de mises en accusation a statué et confirmé la procédure d’exécution du second mandat délivré le 10 juin 2008 par la Cour. Selon elle, la procédure engagée relativement au second mandat est valide. Ce qui remet en selle la décision prise quelques jours plus tôt par la Chambre de conseil. Comme il fallait s’y attendre, les avocats de Jean-Pierre Bemba n’ont pas croisé les bras, ils ont déclaré illico qu’il allaient se pourvoir, une nouvelle fois, en cassation contre cette décision de la chambre des mises en accusation. Ils sont d’avis que leur client a le droit d’être entendu par un juge d’instruction bruxellois sur les crimes mis à charge du président national du MLC et d’en conférer avec ses conseils.

Toutefois, la défense ne se montre plus très enthousiaste ni optimiste, non plus. Ses réticences apparaissent à travers ses déclarations faites à l’agence Belga que cite notre confrère Le Soir dans son édition en ligne de jeudi. Les avocats du sénateur Jean-Pierre Bemba estiment que le second mandat d’arrêt international lancé par la CPI n’offrirait plus à leur client les mêmes garanties que le premier dont l’annulation a été obtenue devant la Cour de cassation.

Contacté en fin de soirée par notre rédaction, le secrétaire exécutif du MLC, le député national Thomas Luhaka, a réagi à chaud en trois temps. Selon lui, le MLC déplore l’acharnement du procureur de la CPI, Luis Moreno Ocampo contre Jean-Pierre Bemba. De deux, son parti espère que la Cour de cassation belge va maintenir sa jurisprudence et statuer en faveur de ce dernier. De trois, le MLC nourrit l’espoir que son président national ira, à la suite de l’arrêt que rendra la Cour de cassation belge, à La Haye en homme libre.

Posté par Kongolais à 23:58 - Echos de Bruxelles - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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