19 juin 2008
Non payés, les fonctionnaires réclament la tête de Kimbuta Yango
Les agents et fonctionnaires de l’Etat oeuvrant à l’Hôtel de ville de Kinshasa ont organisé hier mercredi 18 juin un Sit-in pour réclamer le paiement de leurs salaires, primes et autres avantages. Visiblement en colère, ils ont réclamé le départ du gouverneur de la ville, André Kimbuta Yango. De son côté, l’exécutif provincial rejette la balle au gouvernement central.
Les agents et fonctionnaires de l’Hôtel de ville de Kinshasa ont manifesté bruyamment hier 18 juin devant le bureau du gouverneur André Kimbuta pour réclamer le paiement des arriérés de deux mois de salaires, primes et autres avantages.
Au cours d’un Sit-in organisé de l’autre côté de l’avenue du Marché, non loin du bâtiment administratif de l’Hôtel de ville de Kinshasa, ces agents de l’administration urbaine scandaient des slogans hostiles au chef de l’exécutif provincial, l’accusant de bloquer leurs primes.
Sans tergiverser, ces derniers ont réclamé son départ de la tête de la ville de Kinshasa pour une gestion qu’ils ont qualifiée de « calamiteuse » et pour des « promesses non tenues ». Se confiant au journal Le Potentiel, les manifestants ont fait remarquer que le budget pour l’exercice 2008 de la ville de Kinshasa qui devait être appliqué dès le mois de mai de l’année en cours ne l’a pas été.
S’agissant de la prime allouée aux agents et fonctionnaires de l’Etat, ils ont fait remarquer que celle-ci a été revue à la baisse depuis le mois de janvier 2008 alors que la mairie continue à générer d’importantes recettes.« Nous avons été désagréablement surpris de constater que la prime a été revue à la baisse. Elle est passée de 10.000 francs congolais en décembre 2007 à 5.000 dès le mois de janvier 2008», se sont-ils plaints.
Ils ont, en outre, déploré le fait qu’ils sont privés de certains avantages, notamment le non paiement des indémnités de soins de santé. « Nous n’avons pas l’accès facile aux soins de santé faute d’argent. Cependant, plusieurs services de l’Administration urbaine génèrent des recettes de plus de 10.000 dollars américains par jour. Ou vont-t-elles ?» se sont-ils interrogés.
UN DIALOGUE DES SOURDS
Les manifestants ont prouvé leur détermination d’aller jusqu’au bout de leurs revendications. Tenaces, ils ont élevé la voix pour se faire entendre au point qu’à certains moments la circulation a été perturbée.
Le gouverneur Kimbuta n’est pas resté indifférent aux revendications des manifestants. Il a dépêché ses collaborateurs au lieu du Sit-in, pour demander aux manifestants de constituer une délégation, à raison de quatre personnes par division urbaine, en vue d’un début de dialogue. Les manifestants n’ont pas rejeté cette offre. Au lieu de la salle de réunions de l’Hôtel de ville proposée par le gouverneur, ils ont plutôt préféré que le Kimbuta de la ville les rejoigne au lieu du Sit-in. Un dialogue des sourds a semblé s’installer car il n’a finalement pas eu lieu.
Par ailleurs, au niveau du ministère provincial en charge de l’Economie et Finances, ce retard s’explique par le fait que le forfait alloué à la ville en lieu et place des 40 % de la rétrocession prévue par la Constitution est non seulement insignifiant mais accuse également un retard préjudiciable dans la libération des salaires dus a ces agents.
Aux dires du ministre provincial de l’Economie et Finances, Robert Luzolana Mavema, la prime des fonctionnaires de la ville de Kinshasa est un droit. André Kimbuta Yango a trouvé cette prime. « Il l’a d’ailleurs doublée en dépit du fait qu’elle n’existe même pas dans les autres provinces qui bénéficient mensuellement d’un forfait estimés à plus d’un milliard de francs congolais alors que Kinshasa reçoit à peine 600 millions de francs congolais ». Or, il faut un peu plus d’un milliard de francs congolais pour que l’Hôtel de ville arrive à résoudre des difficultés auxquelles il est confronté.
L’exécutif urbain « n’a nullement l’intention de bloquer ou de ne pas payer cette prime. Cependant, il est buté à un problème d’ordre financier », précise l’argentier de la ville province de Kinshasa, appelant, du reste, les grévistes au calme. Parce que, dit-il, « André Kimbuta Yango est le père de tout le monde. Il a la bonne fois de satisfaire les besoins de ses administrés. Mais les moyens lui font défaut ».
Robert Luzolana demande, par ailleurs, au pouvoir central de revoir à la hausse ce forfait alloué aux provinces en guise de rétrocession. Cela aidera la ville à faire face aux nombreux besoins.
A 15 heures, les manifestants ont promis de revenir ce jeudi 19 juin pour la suite des actions, devant la façade principale de l’Hôtel de ville de Kinshasa. Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) dépêchés sur le lieu pour contenir les manifestants se sont acquittés, de manière générale, de leur tâche. Mais un policier zélé a usé de la brutalité à l’endroit d’un confrère en service.
Bemba : une nouvelle chance de mise en liberté provisoire
Selon Me Kilolo, dès la semaine prochaine, le procès Bemba reprend à
zéro à la Cour de cassastion de Bruxelles. Ce qui constitue une grande
victoire vers la mise en liberté provisoire de Jean Pierre Bemba. Me
Kilolo explique le sens de l’arrêt de la Cour de cassation de Bruxelles
: Je peux vous confirmer que ce matin nous sommes passés effectivement
devant la Cour de cassation de Belgique qui est l’équivalent de la Cour
suprême de justice à Kinshasa, Je peux vous dire que nous venons de
prendre connaissance de l’arrêt qui a été rendu par Cour de cassation
qui casse l’arrêt qui avait été rendu par la chambre de mise en
accusations qui avait rejeté notre demande de mise en liberté
provisoire. C’est le tout premier arrêt qui va rester historique du
droit international pénal en Belgique. Ceci fait que cet arrêt qui crée
carrément un précédent en termes de rebondissements judiciaires dans
l’affaire Bemba nous permet en tout cas d’espérer d’avoir de grandes
chances de mise en liberté provisoire de M. Bemba en Belgique
Le gouvernement défie la Monuc
Le ministre de la communication et des médias, Emile Bongeli, a qualifié de machination le rapport de la Monuc relatif aux allégations d’environ 100 morts dans les rangs des adeptes de Bundu dia Kongo. Ce massacre est attribué, selon le même rapport, à la Police Nationale lors de ses interventions de février dernier dans la province du Bas-Congo. Emile Bongeli a démenti le chiffre avancé par la Monuc en présentant celui de 27 tués. A ses yeux, le rapport de la mission onusienne en RD Congo « porte un grave préjudice à la République en entamant le crédit douloureusement et patiemment restauré du gouvernement ».
Pour
le professeur Emile Bongeli qui s’adressait hier à la presse dans son
cabinet, « c’est de manière très légère que le rapport lui-même, tout
en parlant d’insuffisance des preuves, confirme la présence des fosses
communes (…) ». Il a indiqué que le rapport de la Monuc semblait «
dénier au gouvernement son droit de restaurer l’autorité de l’Etat sur
l’étendue de la République ». Point par point, Bongeli a dit avoir lu
un rapport qui « étonne par sa mauvaise foi et qui rappelle le vrai
faux massacre de Lubumbashi ».
Tout en indiquant que l’approche de
la Monuc procède « d’une méthodologie de déstabilisation du
gouvernement », Bongeli a dit que l’exécutif congolais entendait «
protester avec la dernière énergie auprès du secrétaire général de
l’Onu » contre « la légèreté, l’instrumentalisation et la politisation
du dossier ».
« No war no job in DRC », a-t-il lâché en
attribuant la petite phrase à l’opinion publique qui a toujours accusé
la Monuc de créer des «situations» pour se faire des sous. Il a
souligné n’avoir vu nulle part dans le rapport où la Monuc évoquait le
débordement des forces de police par la « milice » de BDK. En revanche,
a-t-il accusé, elle se contente de « s’appuyer sur la thèse de la
disproportion des forces en insistant sur le fait que la Police venue
de Kinshasa a utilisé des armes non appropriées… »
Reste que le
ministre Bongeli s’est gardé d’aller trop loin dans sa charge contre la
mission onusienne en RDC. Mettant la pédale douce, il a admis, en dépit
de ce faux pas, « l’engagement de la Monuc et son rôle déterminant dans
le processus de réconciliation ».
Texte La RDC lance une nouvelle campagne contre la poliomyélite
KINSHASA - Le ministère de la Santé de la République démocratique du Congo (RDC) a lancé mercredi une nouvelle campagne de vaccination contre la poliomyélite, une maladie éradiquée en 2000 mais qui a ressurgi cinq ans plus tard dans l'ex-Zaïre.
"La République démocratique du Congo a connu récemment (la réapparition) du poliovirus sauvage dans certaines zones de santé (...). Cette situation oblige le Congo à continuer une lutte acharnée" contre ce virus, a déclaré devant la presse à Kinshasa le ministre de la Santé Victor Makwenge, encourageant les familles à faire vacciner tous leurs enfants.
Depuis 2006, 56 cas de poliovirus ont été enregistrés dans le pays, dont deux depuis le début 2008, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui prévient qu'un enfant malade peut en "contaminer 200 autres". La transmission se fait par voie orale.
Les provinces congolaises actuellement les plus touchées sont l'Equateur (nord-ouest) et la Province orientale (nord-est).
La campagne de vaccination, prévue du 19 au 26 juin, vise près de sept millions d'enfants, dans ces deux régions mais aussi dans sept autres provinces du pays où des cas de poliovirus sauvage ont aussi été signalés.
Les équipes de vaccination se rendront notamment dans les provinces du Bandundu (centre-ouest) et du Kasaï occidental (centre), où sont arrivés en mai plus de 25.000 Congolais expulsés d'Angola (où ils travaillaient dans des carrières de diamant).
"Certaines équipes seront redéployées particulièrement dans ces zones à haut risque", où le taux d'enfants non vaccinés est en forte hausse en dépit de précédentes campagnes, a expliqué le chargé de communication de l'OMS à Kinshasa, Eugène Kabambi.
Une première campagne, lancée en mai, avait permis de vacciner près de six millions d'enfants, selon le ministère de la Santé.
17 juin 2008
Inauguration de trois nouvelles morgues
La ville de Kinshasa dispose de trois nouvelles morgues, d’une capacité de douze corps chacune. Elles ont toutes été inaugurées le vendredi 13 juin dernier, par le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango. Les institutions hospitalières bénéficiaires sont l’hôpital général de Makala (ex-sanatorium) dans la commune de Bumbu, l’hôpital de l’amitié sino-congolaise dans la commune de N’Djili et l’hôpital général de Kinkole, dans la commune de la N’sele. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP) qui a livré cette information, le chef de l’exécutif provincial a promis de doter les formations médicales précitées, de deux ambulances chacune. A l’hôpital de l’amitié sino-congolaise de N’Djili, signale la source, les médecins sont en grève. A ce sujet, M. Kimbuta Yango a exhorté le médecin-directeur à privilégier le dialogue, afin de parvenir à une solution négociée.
Affaire séquestration de deputés : L'Assamblée recommande des sanctions contre les députés Francis Kalombo et Gérard Mulumba
Les députés ont auditionné dimanche le rapport de la commission parlementaire instituée pour enquêter sur la séquestration présumée du député national Francis Kalombo et du député provincial Gérard Mulumba, alias Gekoko, par un sujet libanais, au cours de la plénière présidée par Vital Kamerhe, président de l'Assemblée nationale. Ce rapport a été approuvé au terme d'un débat houleux au cours duquel les députés se sont indignés du comportement des deux élus accusés plutôt d'avoir tenté d'extorquer le sujet libanais.
Après discussions, il s'est avéré que les deux députés n'ont pas été séquestrés, en dépit des affirmations de Francis Kalombo. La commission d'enquête présidée par le député Roger Lumbala a recommandé à l'Assemblée nationale de déférer en justice ces deux députés ainsi que leurs complices, notamment le président de l'Assemblée provinciale, Roger Nsingi.
Elle a également recommandé au gouvernement de se saisir du dossier afin de vérifier les allégations sur la pollution de Kinshasa, étant donné que la société CIDI relève du domaine privé. Plusieurs députés ont réclamé la levée des immunités parlementaires de ces deux élus et leur mise à disposition de la justice. Selon le rapport de la commission, le député Gérard Mulumba a déjà réussi, usant de trafic d'influence, à se faire payer 25.000 USD par le fils du propriétaire de l'usine CIDI.
Avenue Lwambo Makiadi : l’eau de la Regideso contribue au délabrement de la chaussée
La dernière pluie s’est abattue sur la ville de Kinshasa, il y a près d’un mois. Cependant, l’on remarque encore des flaques d’eau sur l’avenue Lwambo Makiadi (ex-Bokassa), au niveau du marché Central de Kinshasa. Ces eaux, intarissables à ce jour, proviennent d’un tuyau endommagé de la Régie de distribution d’eau (Regideso). Elles contribuent énormément à la destruction de la chaussée et de l’environnement. Les vendeurs s’en plaignent.
Vendeurs, acheteurs et autres passants sont constamment gênés par la présence des eaux qui s’échappent du tuyau endommagé de la Regideso, qui arrosent, jour et nuit, l’avenue Lwambo Makiadi (ex-Bokasa), sur son tronçon compris entre les avenues Bas-Congo et Action. Humidifiées par ces eaux, les immondices qui se trouvent sur cette partie de la chaussée sont en train de se décomposer et dégagent une odeur nauséabonde.
Les flaques d’eau qui s’y sont formées rendent la circulation difficile pour les usagers de la route. Les tireurs de chariots s’en plaignent, aussi bien que les vendeurs qui ne savent où étaler leurs marchandises. Chacun essaie d’évacuer de l’eau pour avoir un endroit sec, où étaler. Un exercice qui devient lassant pour bon nombre d’entre eux. D’autres reculent de quelques mètres de la chaussée. Conséquence : la voie se rétrécit davantage et à l’approche des bus, les gens sont obligés à faire la file indienne au risque de se marcher sur les pieds.
Pour les commerçants et les vendeurs du lieu, cette situation qui date de plusieurs mois, présente un danger. « Nous croyions que c’étaient les eaux de pluies qui sont longtemps restées sur ce tronçon asphalté. C’est maintenant- pendant la saison sèche-que nous découvrons une fuite d’eau au niveau de la tuyauterie de la Regideso. Depuis cette découverte, nos étals sont serrés et on se les dispute chaque matin. Même la vente de marchandises a considérablement baissé du fait que les clients évitent de marcher sur cette eau sale », indiquent-ils.
Devant cette difficulté, la Regideso se trouve ainsi interpellée pour procéder à la réparation de ce tuyau endommagé. Par ailleurs, les immondices qui tentent de boucher le trou, peuvent être à la base de la pollution d’eau lors de son transport dans le tuyau sali.
A quelques mètres de l’avenue du Commerce, on assiste à une situation identique. Les constructeurs d’un immeuble, évacuent les eaux de la parcelle sur la voie publique ce qui rend pénible la circulation sur tout ce trajet et indispose les commerçants comme les passants.
Gizenga : un veto contre l’exclusion de Mayobo
Vice de procédure, absence de preuves des faits allégués et, enfin, décision hâtive. Antoine Gizenga Funji a réuni hier le comité exécutif national pour lui demander de post-poser l’application de la mesure portant exclusion de Godefroid Mayobo du Parti Lumumbiste Unifié. Ceci atteste que le Patriarche n’aurait pas été en odeur de sainteté avec Remy Mayele Muiba, signataire du communiqué publié ce lundi dans la presse.
Avec le poids de l’âge et la sagesse, Antoine Gizenga ressemble à un roseau. Il plie mais ne rompt pas, dit-on. Aujourd’hui plus qu’hier, il l’a démontré à travers l’histoire de la RD. Congo. Depuis les années soixante, en effet, il a gardé la dragée haute. De sa tanière de Limeté, l’homme a développé des capacités extraordinaires. Il sait miser sur le temps pour transcender des contradictions et atteindre des visées politiques à l’échelle nationale.
En sera-t-il autant pour le cas de Godefroid Mayobo exclu ce week-end du Palu ? La réponse du Patriarche n’a pas tardé. Déjà, ce lundi 16 juin, il a réuni les membres du comité exécutif national pour leur demander de post-poser l’application de cette mesure d’exclusion.
En clair, le Patriarche impose un veto contre l’exclusion de Godefroid Mayobo du parti. Il aurait relevé dans cette démarche, des vices de procédure ainsi que l’absence manifeste de preuves des faits allégués. Apparemment, cette décision n’était pas mûrie. Et ses auteurs n’ont qu’à reprendre l’entreprise en respectant, cette fois-là, la procédure édictée dans les statuts régissant le parti. Normalement, une décision à ce niveau de responsabilité devait épuiser toutes les étapes de la procédure. Mayobo n’a pas été, par exemple, entendu pour faire valoir ses droits à la défense devant le conseil de discipline du parti. Pas de choix devant la menace de l’implosion du Palu. Antoine Gizenga calme plutôt le jeu et rappelle tout le monde à l’ordre.
Que reproche-t-on à Mayobo ?
Le comité exécutif national a laissé entendre que M. Godefroid Mayobo s’est rendu coupable de manquements graves à la discipline du parti. Ici, il lui est reproché d’avoir initié, inspiré ou créé des associations concurrentes et déloyales. C’est le cas des structures telles : « les amis de Mayobo », « la Fondation Mayobo » ou la « Fraternité des natifs de Kikwit ». Au terme de sa décision d’exclusion, le comité exécutif national recommandait, en outre, la perte, pour Mayobo, de sa qualité de ministre près le Premier Ministre. Il s’agissait d’une volonté de mettre fin à « une certaine privatisation du Premier Ministre dont Mayobo serait l’auteur ».
La dérive tribale en action
La dérive tribale ne devrait pas l’emporter sur l’orthodoxie et la rigueur dans la prise de décision. Un des proches de Mayobo contacté par La Prospérité parle simplement d’un règlement des comptes. « Les gens estiment qu’il a trop bouffé seul et qu’il doit laisser la place aux autres », conclut-il. D’autres craignent, par contre, que Mayobo ne fasse ombrage à Gizenga au cas où la perspective d’un changement à la primature se précisait. Dans les salons huppés, il avait été longuement discuté d’une possibilité d’ouvrir une fenêtre au départ « négocié » de l’actuel Premier Ministre. Le personnage de Mayobo gêne les calculs de ceux qui pensent qu’il doit tout au Patriarche et non, l’inverse.
Source : la prosperité/Kinshasa
15 juin 2008
Séisme au sein du Palu : Mayobo exclu
La « terre est en train de trembler » effectivement au sein du Parti lumumbiste unifié (Palu) du Premier ministre Antoine Gizenga. En effet, Godefroid Mayobo, ministre près le Premier ministre, fidèle parmi les fidèles d’Antoine Gizenga, a été exclu du parti. La décision est du Comité exécutif national (Cenal) du Palu.
Dans leur argumentation, les membres du Cenal accusent le ministre Mayobo d’avoir « énervé » les dispositions de l’article 120 du règlement intérieur du parti. C’est-à-dire, « de s’être rendu coupable des manquements graves à la discipline du parti, en créant des associations concurrentes et déloyales, en l’occurrence les Amis de Mayobo (FRANAKI) et la Fondation Mayobo, et les a utilisés contre les intérêts du parti.» Sic.
Des sources concordantes affirment ne pas être surprises par cette décision du Cenal signé le 14 juin par le Secrétaire permanent, représentant le secrétaire général chef du parti, Remy Mayele Mijiba. La tournée au Bandundu aurait été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. «Les griefs contre Godefroid Mayobo seraient nombreux au point que la mesure extrême de son éjection définitive du parti, en procédure de flagrance devenait inévitable», a confié un membre du Cenal.
A en croire les membres du Cenal, étant entendu que le patriarche Antoine Gizenga ne gère plus le parti, en conformité avec la Constitution, il y a lieu de tirer toutes les conséquences qui s’imposent.
Une autre opinion est d’avis que le ministre Mayobo ne devra pas attendre d’être révoqué au sein du gouvernement pour partir, mais ferait mieux de rendre le tablier après un tel désaveu.
D’autres, par contre, réagissent. Ils affirment que cette décision a été entachée d’irrégularités. Tout simplement prise en l’absence de « gros poissons » de ce parti, en mission. Une telle décision ne pouvait intervenir, certaines personnes, députés et sénateurs, n’ont pas pris à cette réunion. Par conséquence cette décision aux couleurs « ethniques », serait nulle et de nul effet.
Selon certains observateurs, il est quasi impossible qu’une telle décision, d’une instance importante du Palu, ait été prise sans la bénédiction du patriarche Gizenga. Mais pour que Mayobo quitte le gouvernement, il faudrait un décret du président de la République portant remaniement du gouvernement. Car, Mayobo n’a pas un mandat législatif que peut revendiquer le Palu.
Il n’empêche que le départ de Mayobo soit un séisme au sein du Palu. Mayobo et Muzitu ( ministre du Budget) sont, jusqu’à preuve du contraire, les « hommes de confiance » de Gizenga, les piliers du Palu.
Parti lumumbiste unifié (PALU »
DECISION N° PL/SPRSGCP/N°003/2008 DU 14 JUIN 2008 PORTANT EXCLUSION DEFINITIVE DU PARTI ET DU GOUVERNEMENT DE MONSIEUR Godefroid MA YOBO, MEMBRE DU COMITE EXECUTIF NATIONAL (CENAL) DU PARTI LUMUMBISTE UNIFIE (PALU).
Le Secrétaire Permanent représentant le Secrétaire Général Chef du PARTI;
-Vu la Constitution de la République Démocratique du Congo du 18 février 2006, spécialement en son article 6 ;
-Vu la déclaration du Bureau Politique du 28 Août 1964 portant création du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) ;
- Vu les Statuts et l’ Historique du Parti;
- Vu la Réforme des Structures Politiques du Parti du 11 Novembre 1992 ;
- Vu les Pouvoirs statutaires du Secrétaire Permanent Représentant le Secrétaire Général Chef du Parti;
- Vu le Règlement Intérieur du Parti Lumumbiste Unifié (PALU), spécialement en son Article 120 ;
- Attendu que Monsieur MA YOBO Godefroid, membre du CENAL, a été désigné par le Parti pour assister Son Excellence Monsieur le Premier Ministre, Antoine GIZENGA, dans ses fonctions de Premier Ministre, Chef du Gouvernement de la République;
- Attendu que le précité s’est rendu coupable des manquements graves à la discipline du Parti, en créant des Associations concurrentes et déloyales, en l’occurrence: les Amis de Mayobo (FRANAKI) et la Fondation MA YOBO et les a utilisées contre les intérêts du Parti;
- Attendu que, au regard de l’article 120 du Règlement Intérieur du Parti, ces faits sont constitutifs des manquements graves; - Vu la décision prise à la majorité des membres présents à la réunion extraordinaire du Comité Exécutif National (CENAL) en date du 14 juin 2008 ;
- Considérant la gravité des faits lui reprochés;
- Vu l’urgence;
DECIDE :
Article premier: Monsieur Godefroid MA YOBO est exclu définitivement du Parti Lumumbiste Unifié (PALU) ;
Article 2 : De ce fait, il perd son mandat politique;
Article 3 : La présente décision abroge toutes les dispositions antérieures et contraires à la présente décision;
Article 4 : La présente décision entre en vigueur à la date de sa signature.
Le Peuple vaincra!
Fait, à-Kinshasa,le 14 Juin 2008.
Pour le Parti Lumumbiste Unifié (PALU),
Le Secrétaire Permanent Représentant le Secrétaire Général Chef du Parti
Source : le Potentiel/Kinshasa
14 juin 2008
RD Congo: Majoration des tarifs des transports en commun
Transports urbains – Les tarifs des transports en commun viennent d'être majorés d'environ 25% sur toute l’étendue de la ville de Kinshasa, aux termes d'un arrêté du gouverneur de la ville-province publié jeudi.
Dans le même arrêté, plusieurs mesures liées notamment à l’amélioration des conditions des voyageurs ont été rappelées.
Il s’agit de l'obligation faite au conducteur de véhicules de transport en commun (taxi collectif, taxi-bus, kimalu-malu, fula- fula), d'afficher le tarif et les itinéraires, de façon à permettre aux passagers d’en prendre connaissance.
Il doit également se munir de titres de propriété, d’exploitation et de sécurité, dont le certificat d’immatriculation ou carte rose, le certificat des contrôles techniques obligatoires et le permis de conduire national en vigueur et en cours de validité.
Il est également rappelé au conducteur que l’itinéraire doit être indiqué en lettres d’au moins 10 cm de hauteur et qu’il lui est interdit de charger des passagers dans le coffre, sur la cloison séparant la cabine du chauffeur et le premier siège ou banc des voyageurs.
"Tout passager est invité à ne payer que le prix fixé par le présent arrêté suivant l’itinéraire officiel", indique l'arrêté qui fait aussi interdiction au conducteur de circuler portière et/ou coffre ouvert et de laisser les passagers s’agripper aux abords du véhicule.
Il est également interdit au conducteur de recourir aux pratiques communément appelées "demi terrain, abonnés ou solola bien", note encore le même arrêté, ajoutant que le conducteur peut réclamer le prix de la course avant le départ, à condition de conduire les voyageurs jusqu’à la destination et de leur rembourser leur argent en cas de panne.





