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VIGILANCE RDC

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08 juillet 2008

Mbandaka : opération ville sans sachets

poubelleFini le spectacle des petits sachets blanchâtres qui jonchaient les rues et tourbillonnaient au passage d’un véhicule ou au moindre coup de vent. Mbandaka, chef-lieu de la province de l’Equateur au nord de la République démocratique du Congo, a en effet presque réussi le pari de se débarrasser de ces encombrants emballages qui salissent la plupart des villes du pays. Communément appelés "08" et utilisés dans les marchés, les boutiques et par les petits vendeurs de rue d’eau froide, leur commercialisation a été strictement interdite par le gouverneur de province, en avril. Depuis lors, la ville offre un tout nouveau visage : les tas d’immondices contenant ces sacs en plastique autrefois déversés dans les caniveaux ou ça et là ont disparu, les avenues et rues sont dégagées, plus propres et bien tenues…
Maire de Mbandaka, Alexis Isandjola Ifefe est fier du résultat de cette lutte acharnée contre l’insalubrité. "Le sachet 08 a été pour la ville un véritable casse-tête", avoue-t-il. Au vu de l’image actuelle que présente sa ville, il affirme qu’elle est la plus propre du pays. "De nombreux visiteurs que nous recevons à la mairie nous le confirment", avance-t-il.
Ce combat contre l’insalubrité à Mbandaka a débuté en 2007. Les vendeurs installés le long des rues ont été déguerpis et leurs kiosques démolis. L’autorité a, en même temps, réinstauré les travaux collectifs de salubrité (salongo) et lancé les travaux de réhabilitation de la voirie urbaine.

Petit commerce polluant
Mais tout cela ne valait pas la peine, si le commerce de l’eau en sachet, considéré comme la principale source de la malpropreté de la ville, se poursuivait. "Avec nous, il ne se pose pas tellement de problème, déclare Emilie Bomolo, une vendeuse d’huile de palme au petit marché d’Ekunde. Car nos clients amènent leurs colis à la maison. Mais ceux qui achètent l’eau froide en sachet la boivent et jettent immédiatement l’emballage n’importe où et n’importe comment !".
De nombreuses mesures ont souvent été prises contre cette activité informelle, mais elles se sont toutes avérées inefficaces. L’insalubrité allait grandissante à Mbandaka, et les dégâts causés à l’environnement par ces sachets en plastique, tels l’appauvrissement du sol ou l’obturation des caniveaux, rendaient difficiles les travaux de drainage. Ainsi pour le maire, "seule l’interdiction de la vente du 08 pouvait arrêter la prolifération de ce commerce très polluant."
Aujourd’hui, cette mesure réjouit la population, qui se félicite de voir sa ville devenue plus propre qu’avant. Certains, comme ce vendeur de magasin au centre-ville, avoue "n’avoir plus grand-chose à faire" lors des travaux de salubrité communautaires exécutés chaque samedi. Les maraîchers de la ville se frottent, eux aussi, les mains. Désormais, ils recueillent sans trop de peine, le compost déjà débarrassé de ces composants indésirables (sachets).

La police veille au grain
Pour faire face à cette mesure, les vendeurs d’eau qui n’ont que cette activité comme source de revenu, utilisent à présent des bouteilles d’eau minérale de récupération vendues sur le marché local, ou récupérées auprès du personnel de la Monuc (Mission des Nations unies au Congo). Dans les marchés et boutiques, c’est le retour du papier emballage, ou du "nkongo", une sorte de feuille sauvage très utilisée dans la cuisson des aliments à l’étuvée. Les acheteurs regrettent toutefois que ces emballages, difficiles à trouver, ne soient pas aussi pratiques que le 08. "Avec le sachet en plastique, on pouvait tout emballer, céréales comme oléagineux, même du vin de palme…", se désole José Bamwinda, un habitant de Mbandaka II.
Qu’à cela ne tienne, Alexis Isandjola reste ferme. "Les policiers continueront à traquer les récalcitrants et à confisquer tout sachet vide ou contenant de l’eau trouvé entre les mains des vendeurs…", martèle-t-il. Il a instruit les chefs des marchés et des pavillons de dénoncer la moindre présence de sachets chez les vendeurs. Quant à la Direction générale de migration, elle est chargée de veiller à ce que le 08 ne puisse entrer dans la ville.
Pour faciliter la collecte des ordures, une Ong locale a offert une vingtaine de poubelles à la mairie. Mais le maire regrette que les 18 % du budget réservés aux provinces et devant revenir aux villes ne soient pas encore accordés. "Sinon, nous aurions davantage assaini Mbandaka qui est le siège des institutions provinciales…", dit-il, un peu amerpoubelle

source : agence Syfia

Posté par Kongolais à 16:30 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Kindu : le maire de la ville lance l’opération « Kindu sans sachets »

kindu

Le maire de la ville, Adolphe Ndokini, précise que cette opération consiste à ramasser tous les sachets et à les incinérer. Après la pluie, fait-il savoir, certaines avenues deviennent impraticables et dégagent une odeur nauséabonde. La cause est la saleté qu’on y jette et des sachets contenant quelquefois des matières fécales

Devant cette situation, le maire Adolphe Ndokini pense que « Kindu sans sachets » est l’une des solutions : « Nous avons constaté qu’il y a un phénomène de sachet qui est en train d’envahir la ville. Nous nous sommes dits que pour mettre fin à cette situation, nous devons sensibiliser la population à travers cette opération ».

Pour la population, cette opération arrive à point nommé car elle vient assainir la ville et lui donner de l’esthétique. L’ingénieur Manga Tshomba soutient cette initiative : « nous ne pouvons que soutenir cette initiative du fait que la lutte contre les immondices va nous aider non seulement à lutter contre certaines maladies mais aussi à dépolluer notre ville ».

Posté par Kongolais à 16:25 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Meurtre du député Botethi : œuvre d’une bande de criminels

MLC

Au retour d’une fête, l’honorable Daniel Botethi Loleke, député et vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, a été tué dans la nuit du samedi 5 au dimanche 6 juillet 2008. Quelques-uns de ses meurtriers présumés ont été appréhendés et déférés devant la justice. La première audience de ces prévenus – tous soldats et éléments de la Garde républicaine – a eu lieu hier lundi 7 juillet devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema. Le ministère public est catégorique : il s’agit d’une bande de criminels.

C’est depuis hier lundi 7 juillet que le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema – présidé par le capitaine Patty Sangwa – a commencé à instruire l’affaire qui oppose le ministère public et la partie civile Botethi aux meurtriers présumés du regretté vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Cadre choisi : trois tentes érigées en plein air au camp militaire colonel Kokolo.

A cette occasion, l’organe de la loi a présenté six prévenus : le 1er sergent Patrick Mwewa, le 1er sergent Inoki Lesene, le sous-lieutenant Ngoy Kasongo (alias Moto ya Katanga), le lieutenant Kalonji wa Kalonji René, le lieutenant Mundungu Matondo et le civil Junior Susungu. Il faut noter qu’à part Junior Susungu qui est poursuivi pour recel, tous les autres font partie du bataillon AGRI de la Garde républicaine.

Relatant les faits à l’intention du tribunal qui siège en procédure de flagrance, l’organe de la loi a dit qu’il déférait ces gens pour l’infraction de meurtre, à cause d’un problème qui a secoué toute la République.

Cette soirée du samedi 5 juillet, a-t-il déclaré, il y avait une fête de mariage au quartier Binza-Pigeon de la commune de Ngaliema. Le député Daniel Botethi figurait parmi les convives. Son garde du corps, le brigadier Kankonde wa Kankonde, l’y a accompagné. Après avoir partagé un verre et mis quelque chose sous la dent, ce dernier s’est résolu à regagner sa maison de Kintambo, au-delà de 01h00 du matin. Il devait passer par Delvaux. Est-il que le garde du corps avait non seulement un fusil AK, un pistolet GP, mais aussi un walkie-talkie Motorola. C’est ainsi qu’il captera un message de la police. On y disait que sur leur itinéraire, il y avait des tirs, œuvre des hors-la-loi. Le député était donc obligé de changer de direction, en prenant la route du Palais de Marbre.

Au croisement des avenues Nguma et Okapi, il s’est décidé à rebrousser chemin, en abandonnant la route principale qui conduit à Kintambo-Magasins pour celle de la station de Ma-Campagne. Il a aussi averti son ami qui était à la hauteur de l’église Saint Luc. Devant lui, il y avait aussi d’autres voitures.

Sur cette voie, il y a une montagne. Difficile donc de voir ce qui est au-delà. Arrivé au croisement des avenues Plantenne et Haute tension, le député est obligé de s’arrêter. Car, une grosse pierre gêne la circulation. Au même moment, un gars fait irruption. Il a pour nom : Inoki Lesene, alias Bébé Kero. Il pointe son arme sur la Mercedes rouge. Du côté où il y avait le garde du corps, Patrick Mwewa et Ngoy Kasongo surgissent. Il y en a également d’autres, comme Fidèle et Kady qui sont en cavale. Ces agresseurs sont munis de trois armes AK. Et ils ont commencé à tirer.

En bon garde du corps, le brigadier Kankonde ne pouvait qu’assurer la défense de son chef. Donc, il a commencé à riposter. L’un des coups de feu a brisé la vitre de la voiture. Pendant cet échange de tirs, le député n’a pas hésité à sauter de la voiture.

Malheureusement, les assaillants tiraient sans contrôle. Une des balles a donc traversé la partie supérieure de la mâchoire du député. Il venait d’être abattu à 15 mètres de son véhicule. Dans sa lutte inespérée, le garde du corps Kankonde a réussi à toucher l’un des assaillants : Patrick Mwewa. Et c’est ce dernier qui a dénoncé toute la bande.

En présentant les prévenus, le ministère public a dit qu’ils ont tous un passé carcéral. Chacun d’eux a un dossier au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Spécialisés pour opérer ensemble, ils ont pour fournisseurs d’armes les officiers subalternes Kalonji et Mundungu qui ternissent l’image de l’armée. Ces deux individus leur ont vendu des armes moyennant un téléphone Alcatel et 3.000 Fc. Cette bande, a révélé l’organe de la loi, est la même qui avait réussi à dépouiller Shabani Nonda, une des stars de football qui fait l’honneur de la République. Sa montre de grande valeur a été trouvée chez Inoki.

Malheureusement pour cette première journée, la pièce principale, le 1er sergent Patrick Mwewa amené sur une chaise roulante, était incapable de parler. Quant à Inoki, il a tout rejeté. Les avocats de la défense en ont profité pour arguer que le ministère public venait de violer la loi en procédure de flagrance. Car, les prévenus avaient déjà été entendus sur procès-verbal. Or, la loi recommande que toutes les parties apprennent l’affaire au même instant.

C’est sur cette note que l’audience a été suspendue et se poursuivra aujourd’hui. Il est fort probable que l’affaire soit prise également en délibéré avant le prononcé du jugement.

source : le potentiel/kinshasa

Posté par Kongolais à 00:44 - Actualités politiques - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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