Chers blogonautes,

            Depuis sa création, « vigilance RDC » s’est assigné un devoir d’aborder sans concession aucune, ce qui fait débat en République Démocratique du Congo. Le taux de fréquentation en constante progression ainsi que vos nombreuses réactions, sont autant de gages qui nous poussent à développer davantage, cette culture d’interaction en instituant  un nouveau rendez-vous hebdomadaire sur ce qui aura marqué l’actualité Rd-congolaise. Nous saisissons cette opportunité également, pour rendre un vibrant hommage aux différents quotidiens de la presse de Kinshasa, dont nous reprenons quelques fois les articles.

Pour ce premier numéro, nous avons décidés de revenir sur :

-         L’instauration d’une attestation de séjour au Katanga

-         L’assassinat du député provincial Daniel Botheti

L’instauration d’une attestation de séjour à Lubumbashi :

Depuis le 21mai 08, le maire de Lubumbashi, a signé deux arrêtés, portant sur la circulation des étrangers et des non-originaires dans la province cuprifère. Les arrêtés N° 16/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2008 et N° 017/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2008. Que l’autorité administrative de la ville de Lubumbashi arrête des dispositions spécifiques pour mieux  gérer les flux migratoires sur l’étendue de la ville, est en soi une initiative louable. Que les autorités locales accordent une attention toute particulière aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers, est en soi légitime. La où le bât blesse, c’est lorsque cette mesure frappe aussi les nationaux non-originaires, désirant se rendre dans cette partie du territoire national. La liberté de circulation, bien plus, la liberté d’aller et de venir est censée être totale pour les citoyens congolais sur toute l’étendue territoriale. Cette disposition viole la constitution congolaise et pose le problème de la continuité territoriale. Au-delà du débat juridique évident que suscite ces deux arrêtés, il n’est point besoin d’être un expert du champ politique congolais pour y lire les relents xénophobes et sécessionnistes qui peuvent se dissimuler derrière ces dispositions. Le plus étonnant étant le silence coupable du pouvoir central, qui assiste impassible, à cette flagrante violation de la constitution.

L’assassinat du vice-président de la ville-province de Kinshasa

Daniel Botheti, vice-président de l’assemblée provinciale de la ville de Kinshasa a été abattu le 06 juillet 08 aux petites heures du matin, par des bandits armés non loin du palais du palais de marbre, dans la commune de Ngaliema, quartier Ma campagne. Au-delà de l’émotion légitime que suscite la mort d’un homme, il s’agit de s’interroger sur la montée de l’insécurité dans la ville-province de Kinshasa. Et cette insécurité frappe indépendamment du statut social. La rapide arrestation ainsi que l’ouverture d’un procès au camp lieutenant colonel Kokolo, est nous l’espérons, la preuve évidente de la volonté de l’exécutif congolais de faire toute la lumière sur les conditions et les réelles motivations des présumés assassins du député Botheti.

A l’heure où se multiplie un peu partout à travers le pays le lancement des grands travaux voulu par le président, la sécurité des biens et des personnes, la pacification, notamment de la province du Kivu s’imposent désormais sur l’agenda présidentiel.