16 juillet 2008
RDC/FRANCE : Kabila chez Sarkozy
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a été reçu mercredi à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, à qui il a demandé l'appui de la France auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir un allègement de sa dette, selon l'Elysée.Lors de leur entretien, le président français a promis à son homologue congolais "un effort" mais a tenu à lui "rappeler qu'on ne pouvait pas à la fois solliciter de nouveaux prêts sans tenir compte de la nécessité de se désendetter par ailleurs", a indiqué une source élyséenne. Nicolas Sarkozy faisait allusion à un protocole signé en septembre 2007 par les autorités de Kinshasa avec la banque chinoise Exim Bank, portant sur un prêt de 8,5 milliards de dollars pour la réalisation de travaux d'infrastructure et la relance de l'exploitation minière, partiellement remboursable en titres miniers. Comme la plupart des bailleurs de fonds occidentaux, le FMI s'est inquiété de l'impact de ce prêt géant et a suspendu, dans l'attente de son évaluation, sa décision d'engager un nouveau programme avec la RD Congo. M. Kabila a également sollicité de M. Sarkozy, qu'il a invité à lui rendre visite l'année prochaine, un appui en matière de formation de l'armée et de la police congolaises, selon l'Elysée. Le président français a pour sa félicité M. Kabila, qui a remporté en 2006 la première élection présidentielle au suffrage universel direct de l'histoire de son pays, pour le succès de la transition démocratique dans ce pays d'Afrique centrale, dont le sous-sol regorge de richesses minières. Il lui a annoncé le versement d'une aide pour l'organisation des élections locales prévues début 2009.
France : visite officielle du président Kabila à Paris les 16 et 17 juillet
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila est attendu le 16 juillet à Paris pour une visite officielle de 48 heures, a-t-on appris jeudi auprès du ministère congolais des Affaires étrangères.
M. Kabila, qui sera précédé à Paris par son ministre des Affaires étrangères, Mbusa Nyamwisi, aura des entretiens avec son homologue français Nicolas Sarkozy, indique la même source sans donner plus de détails.
Cette invitation à Paris avait été lancée en janvier pendant la visite à Kinshasa du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, puis réitérée en mai par le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
Elle a été renouvelée en juin à Kinshasa par la secrétaire d'Etat française aux droits de l'Homme Rama Yade.
Depuis l'élection de Joseph Kabila à la présidence en octobre 2006, Paris avait annoncé un renforcement des relations avec la RDC, vaste pays d'Afrique centrale ravagé par une décennie de conflits,
Le retour de la France en RDC s'est matérialisé dès mars 2007 par un engagement de Paris portant sur une aide de plus de 200 millions d'euros pour
cinq ans, dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'environnement.
BAS-CONGO: 5 AMBULANCES POUR 5 FORMATIONS MEDICALES

Les trois Districts du Bas-Congo ainsi que ses deux villes ont désormais des ambulances. Pimpant neuf de marque Toyota Hilux et Mitsubishi, ces 5 véhicules ont été remis ce mardi par Simon Mbatshi Gouverneur de province au chef de division des Travaux publics et infrastructures. Il prendra soins de les déposer à 5 formations médicales.
Les bénéficières de ces véhicules qui transporteront des blessés et des malades sont les hôpitaux de Sona-Bata dans la Lukaya, de l’Institut médical évangélique de Kimpese dans les cataractes, de Nkangu dans le Bas-fleuve, de Kinkanda à Matadi et celui de Boma.
Ces ambulances, il les avait promis le 29 janvier au cours de l’inauguration de la morgue de l’institut médical évangélique de Kimpese. ‘’Dites aux bénéficières d’en faire bon usage.’’, a recommandé Simon Mbatshi
Goma : 171 combattants s’envolent vers le centre de brassage de Kitona
Les combattants ont quitté Goma ce mardi à bord d’un vol affrété par l’armée, pour le centre de brassage de Kitona dans le Bas-Congo. Ils y seront intégrés à d'autres troupes en provenance d’autres provinces de la RDC. Parmi ces combattants, 45 sont venus du Pareco, 38 du CNDP, 22 sont des Maï-Maï Cobra. 66 autres combattants, tous des Congolais, sont venus des groupes étrangers rwandais, opérant sur le sol congolais. C'est la deuxième vague de combattants qui vient d'être acheminé à Kitona à partir de Goma. Dimanche dernier, 162 autres combattants du Nord-Kivu, en majorité du CNDP et du PARECO, sont arrivés à Kitona pour le brassage. Selon la 8e région militaire, d'autres combattants en provenance de l’Ituri, dans la Province Orientale, sont attendu ce mardi à Goma pour la même opération
Snel : acquisition de 135 transformateurs et de câbles électriques
Quatre-vingts (80) transformateurs seront affectés à Kinshasa et cinquante cinq (55) dans les autres provinces du pays, selon l’ADG de la Société nationale d’électricité (Snel). Yengo Masampu précise que ce matériel qui a coûté plus 7 millions des dollars américains ne pourra pas malheureusement résoudre le problème de délestage mais il soulagera quand même
Pour l’ADG de la Snel, le délestage est lié en première cause à la surcharge des équipements, et ceci à plusieurs niveaux. « La ligne Inga-Kinshasa est toujours saturée. Donc il y aura toujours délestage tant qu’on n’aura pas la deuxième ligne. La deuxième chose, c’est au niveau carrément des sous stations où là également il y a certaines surcharges qui sont constatées dans les lignes moyenne tension. Par contre, le problème de basse tension (BT), c’est-à-dire des surcharges au niveau des cabines va maintenant connaître une légère amélioration parce que nous allons installer des cabines de décharge. Ceci impliquera naturellement une amélioration dans ce problème de délestage »
Kinshasa : l’opposition regagne les institutions de la République
Cette annonce fait suite à la rencontre lundi avec les ministres de la Défense et de l’Intérieur. L’opposition estime que des réponses ont été apportées à ses revendications. « En ce qui concerne le procès sur l’assassinat du député Daniel Botethi du MLC, les partis politiques de l’opposition se constituent partie civile par le biais de leurs avocats afin de veiller à ce que les véritables auteurs soient jugés et sanctionnés conformément aux lois de la République », a déclaré François Mwamba.
Selon ce dernier, l’opposition politique met en place un comité de suivi chargé de veiller à la bonne exécution des mesures envisagées et en cours prises par le gouvernement. Elle décide par conséquent, de reprendre les activités parlementaires tant au niveau national qu’au niveau de la ville province de Kinshasa, a-t-il indiqué, avant de préciser que l’opposition se réserve toutefois le droit de recourir à toute mesure ou forme de contestation légale au cas où les engagements pris ne sont pas tenus.
Pour rappel, les partis de l’opposition, le MLC en tête, avaient suspendu leur participation aux institutions de la République, en protestation contre l’assassinat le 6 juillet dernier dans la capitale, du député Daniel Botethi, membre du MLC et vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa.


