franc_congolais_billetPromulgué par Joseph Kabila, Président de la RD Congo, l’ordonnance N°08/40 du 30 avril portant fixation du salaire minimum interprofessionnel garantie (Smig) commence à être appliquée. Dans plusieurs magasins des Indo-Pakistanais en ville basse à Matadi, les travailleurs jubilent. ‘’ Nous pouvons aujourd’hui gagner entre 180$ à 200$.’’, s’est réjouit Sylvain Omombo, un travailleur au magasin NAAS. Selon cette ordonnance,le premier pallier du Smig chiffré à 1.120fc(2$) doit être payé à partir du 1èr juillet jusqu’au 31 décembre. Début janvier 2009, il sera question du deuxième pallier. Celui-ci sera payé à 1.680fc. Auparavant, plusieurs de ses travailleurs ne gagnaient qu’au plus 100$.

Fin juin, la confédération démocratique des travailleurs (Cdt) a placé des banderoles à maints endroits de la ville invitant les employés à respecter l’ordonnance portant fixation du Smig. Elle a aussi pris langue avec plusieurs employeurs. ‘’ Nous sommes content de constater que beaucoup d’entrepreneurs exécutent cette disposition.’’, a déclaré Gérard Pambu, Secrétaire confédéral à la Cdt.

Cependant, il y a beaucoup qui mettent la clé sous le paillasson car pour eux, ils ne seront pas capables de payer ce Smig. Certains procèdent à la diminution des effectifs ou des avantages sociaux. Selon Gérard Pambu, ‘’ Cette loi est de stricte application et les travailleurs ne peuvent pas subir une quelconque injustice.’’.

Du côté des fonctionnaires de l’Etat, l’application du Smig crée des réactions. ‘’ Le gouvernement devait d’abord se battre pour que nous fonctionnaires bénéficions du Smig au lieu de l’imposer à ceux qui sont sous contrat.’’, a dit courroucé, Marie Muila, une fonctionnaire de l’Etat.