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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

18 juillet 2008

RDC: plainte de défenseurs de la presse pour "menaces de mort"

Une organisation de défense de la presse en République démocratique du Congo (RDC) a déposé une plainte contre "inconnus" à la suite de "menaces de mort" à l'encontre de ses responsables à Kinshasa, indique un communiqué transmis jeudi à l'AFP.

Dans ce texte, Journaliste en danger (JED) dit avoir fait part mercredi au procureur général près la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe "des menaces de mort" proférées contre son président Donat M'Baya et son secrétaire général Tshivis Tshivuadi par "des inconnus au travers des messages électroniques et des appels téléphoniques".

Tout en affirmant que ce n'est pas la première fois que ses responsables "sont les cibles des menaces aussi sérieuses de mort", JED demande au procureur de "faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer leur sécurité et retrouver les auteurs" de ces menaces.

Mercredi, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé des "menaces ciblées" proférées les 7 et 14 juillet contre les responsables de JED, dans un courrier adressé au président Joseph Kabila qui entamait à Paris une visite officielle de 48 heures.

RSF, qui craint que ces menaces ne se transforment en actes, avait demandé à l'hôte du président Nicolas Sarkozy de "veiller à ce que les membres de JED soient protégés" et qu'il fasse son "possible pour que cessent les menaces dont les responsables de JED sont victimes".

JED lutte depuis des années pour la dépénalisation des délits de presse en RDC.

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MATADI : CERTAINS INDO-PAKISTANAIS APPLIQUENT LE SALAIRE MINIMUN INTERPROFESSIONNEL GARANTIE

franc_congolais_billetPromulgué par Joseph Kabila, Président de la RD Congo, l’ordonnance N°08/40 du 30 avril portant fixation du salaire minimum interprofessionnel garantie (Smig) commence à être appliquée. Dans plusieurs magasins des Indo-Pakistanais en ville basse à Matadi, les travailleurs jubilent. ‘’ Nous pouvons aujourd’hui gagner entre 180$ à 200$.’’, s’est réjouit Sylvain Omombo, un travailleur au magasin NAAS. Selon cette ordonnance,le premier pallier du Smig chiffré à 1.120fc(2$) doit être payé à partir du 1èr juillet jusqu’au 31 décembre. Début janvier 2009, il sera question du deuxième pallier. Celui-ci sera payé à 1.680fc. Auparavant, plusieurs de ses travailleurs ne gagnaient qu’au plus 100$.

Fin juin, la confédération démocratique des travailleurs (Cdt) a placé des banderoles à maints endroits de la ville invitant les employés à respecter l’ordonnance portant fixation du Smig. Elle a aussi pris langue avec plusieurs employeurs. ‘’ Nous sommes content de constater que beaucoup d’entrepreneurs exécutent cette disposition.’’, a déclaré Gérard Pambu, Secrétaire confédéral à la Cdt.

Cependant, il y a beaucoup qui mettent la clé sous le paillasson car pour eux, ils ne seront pas capables de payer ce Smig. Certains procèdent à la diminution des effectifs ou des avantages sociaux. Selon Gérard Pambu, ‘’ Cette loi est de stricte application et les travailleurs ne peuvent pas subir une quelconque injustice.’’.

Du côté des fonctionnaires de l’Etat, l’application du Smig crée des réactions. ‘’ Le gouvernement devait d’abord se battre pour que nous fonctionnaires bénéficions du Smig au lieu de l’imposer à ceux qui sont sous contrat.’’, a dit courroucé, Marie Muila, une fonctionnaire de l’Etat.

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Etude de développement du site hydroélectrique d'inga

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La République démocratique du Congo et la Banque africaine de développement (BAD) viennent de signer un protocole d'accord pour financer l'étude de développement du site hydroélectrique d'inga et des interconnexions électriques associés. Ce protocole d'accord de don, d'un montant de 9,51 millions d'Unités de Compte, soit environ 15,53 millions USD que les deux parties viennent de signer, a été approuvé en avril 2008.

La cérémonie y relative a eu lieu hier jeudi 17 juillet 2008, au siège de la BAD, en présence du vice-ministre des Finances, César Lubamba, de Gharbi, directeur des opérations, région centre de la BAD. Medjemo Coulibaly, représentant-résident de la BAD en Rdc, le secrétaire général au Portefeuille ainsi que des représentants du comité de gestion de la SNEL étaient aussi associés à cette rencontre.

Notons d'abord que ce don de la BAD est la deuxième opération du secteur de l'énergie approuvée en faveur de la République Démocratique du Congo au cours des six derniers mois, après l'approbation par la Banque du don relatif au projet de réhabilitation et d'extension des centrales hydroélectriques d'Inga et du réseau de distribution de Kinshasa en décembre 2007. L'octroi de ces financements témoigne donc de la volonté de la Banque de soutenir le gouvernement dans ses efforts pour améliorer l'accès des populations à l'électricité.

L'objectif de cette étude est d'examiner la faisabilité de la mise en valeur optimale du potentiel hydroélectrique du site d'Inga et de la construction des lignes de transport d'électricité à très haute tension pour satisfaire les besoins en électricité de la République Démocratique du Congo et approvisionner les différentes régions du continent africain.

A terme, le projet de mise en valeur du potentiel d'Inga devrait permettre de constituer un réseau électrique interconnecté et autoriserait donc le développement d'un véritable marché de l'énergie à échelle du continent.

Accord stratégique

Dans son adresse, le vice-ministre des Finances a souligné que cet accord est le couronnement d'un long processus amorcé depuis 2006 par la tenue successive de deux tables rondes nationale et internationale sur le développement du site hydroélectrique d'Inga, avec le concours financier de la BAD.

" L'accord que nous signons ce jour est doublement stratégique au regard de ses enjeux tant nationaux que régionaux.

Sur le plan national, il n'est pas superflu de rappeler que l'électricité, un des cinq chantiers de la République, figure parmi les secteurs porteurs de la croissance sur lesquels la RDC a bâti sa stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. C'est dire que l'étude qui sera financée par la BAD, permettra d'avoir une visibilité sur la manière dont le grand potentiel d'Inga pourrait contribuer à la matérialisation de cette stratégie ", a dit César Lubamba.

Il a, en outre, ajouté que sur le plan régional, le projet Inga est retenu parmi les dix projets intégrateurs identifiés par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). Grâce à l'exportation de l'électricité qui sera produite à Inga, la RDC réalisera des recettes en devises importantes.

Le représentant du gouvernement congolais à la signature de cet accord a précisé enfin que ce financement, sous forme de don, est la meilleure source pour les pays pauvres très endettés comme la RDC, dans la mesure où il évite au pays l'alourdissement du fardeau du service de la dette.

" C'est donc à double titre que nous réitérons nos remerciements à la BAD, à la fois pour la disponibilisation de ce financement et pour son caractère don", a-t-il conclu

Auparavant, M. Gharbi, directeur des opérations, région centre de la BAD, a insisté sur le fait que la mise en place des infrastructures hydro-électriques envisagées sur le site d'Inga et la mise à disposition adjacente d'une énergie propre permettra, non seulement de fournir aux pays africains interconnectés une énergie abondante et bon marché, mais également de se dispenser de mettre en place de grandes infrastructures alternatives de production thermique coûteuses et polluantes.

"Il est important de rappeler que l'étude a été conçue suivant une démarche participative et consultative au travers de deux tables rondes nationale et internationale organisées avec le soutien de la Banque.

Il serait souhaitable que cette concertation avec les différentes parties prenantes soit poursuivie afin de fédérer toutes les initiatives pour la mise en valeur de l'immense potentiel hydroélectrique du site d'Inga en visant la synergie des différentes actions engagées", a souligné le directeur des opérations, région centre de la BAD.

Pour lui, cette étude est l'une des 10 initiatives identifiées comme projets phares par le Comité exécutif des Chefs d'Etats du Nouveau partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). Sa réalisation constituera donc une étape majeure de l'intégration et de la coopération régionale dans le secteur de l'énergie. Elle implique également la participation de toutes les organisations continentales et régionales œuvrant pour le développement de l'électricité en Afrique.

" Nous sommes convaincus que votre gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour assurer le suivi et la coordination et que vous interviendrez, au besoin, auprès des ces organisations pour obtenir le soutien requis en vue d'une bonne exécution de la présente étude", a ajouté M. Gharbi.

Il a enfin assuré de la volonté de la Banque à apporter tout son appui au développement socio-économique de la RDC, et à travers son potentiel hydroélectrique, lui permettre de jouer pleinement son rôle d'acteur clé du secteur énergétique africain

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Réhabilitation de la Voirie urbaine à Kinshasa

Route

Pierre Lumbi, ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction Takahashi Satoru, adjoint au directeur de la Division du don et de la Coopération technique, direction de la coopération internationale au ministère japonaise des Affaires, chef de la mission de formulation pour la construction/réhabilitation de voiries dans la ville de Kinshasa (RDC) ont procédé en présence de l’ambassadeur du Japon en RD Congo Kanji Kitazawa ; hier à la Gombe, à la signature du PV de la mission japonaise.

Cette mission conduite par Takahashi Satoru était composé d’un expert de la planification routière et urbaniste, d’un spécialiste des questions environnementale et urbanistique, du conseiller technique de l’Agence japonaise de Coopération internationale (JICA) et du coordonnateur de la division Afrique de l’Ouest et Centrale, département Afrique de la Jica.

Du 07 au 17 juillet 2008, cette mission a eu une série de discussions avec les autorités congolaises compétentes, et effectué une étude sur le terrain, dans les sites faisant l’objet du projet dixit Takahashi Satoru.

A l’en croire, à l’issue des discussions, les deux parties ont convenu sur les principaux points du projet. Il s’agit de la mise en œuvre de la réhabilitation et l’amélioration de l’avenue des Poids Lourds dans le cadre de l’Aide financière non remboursable japonaise, sur le tronçon entre la Gare centrale et le croisement de l’avenue Lumumba, d’une longueur approximative de 12 Km.

Pour le chef de la mission, « Cette route est un des axes principaux les plus importants pour le développement et la relance économique de la ville de Kinshasa, voirie de la République démocratique du Congo ».

Interrogé sur la durée et le coût des taux, le chef de mission a laissé entendre qu’ils dépendront des conclusions auxquelles aboutissent les experts japonais qui séjourneront en RD Congo dans les prochains jours. Ceux-ci vont déterminer le coût et le niveau du projet sur base des détails qui leur seront communiqués.

Cette signature intervient quelques semaines seulement après celle du procès verbal de la réalisation du projet d’extension de la station de traitement d’eau de Ngaliema qui permettra une augmentation significative de la capacité de production d’eau journalière à 30.000 m3. Pourquoi l’avenue des Poids Lourds et pas d’autres axes ? Pour l’ambassadeur, cela est le fruit d’un arbitrage. Parce que cela résulte d’une répartition entre les bailleurs multilatéraux qui dispose chacun des tronçons déterminés.

Au final, la réhabilitation de l’avenue des Poids Lourds va significativement contribuer à l’apaisement des difficultés de la circulation, à la croissance économique, et à l’amélioration du cadre de vie en faveur des Kinoises et Kinois a conclu le chef de la mission japonaise.

Quant à l’ambassadeur du Japon, il a rassuré tout le monde. Le projet entamé par le Japon dans le cadre de la coopération bilatérale arrivera à son terme.

Cette signature a été une occasion pour l’officiel japonais de faire comprendre aux uns et aux autres que malgré la rupture de la coopération bilatérale en 1991, le Japon est intervenu en faveur de la RDC à travers les organisations internationales telles que l’Unicef, le HCR et la Monuc.

Depuis la tenue des élections transparentes, le Japon a décidé de reprendre la coopération bilatérale avec la RD Congo.

Mot du ministre Pierre Lumbi

Le ministre Pierre Lumbi a salué la présence de l’ambassadeur du Japon dans la salle. Ce qui dénote de l’intérêt qu’il accorde à l’aboutissement de ce projet qui permet à la RD Congo de renouer avec la coopération structurelle en matière d’infrastructures. Domaine dont le Japon dispose d’une très grande expérience. Il a demandé aux partenaires japonais de faire confiance à partie congolaise qui veillera à matérialiser les engagements pris.

Ila enfin émis le vœu de voir la Commission travailler d’arrache-pied pour que ce projet arrive à son terme avant de remercier, à travers la délégation, le gouvernement japonais

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Kinshasa : Des rangées pour attendre des bus à l’Hôtel de poste

kinshasa_Bus

Un vent nouveau souffle dans le transport en commun à Kinshasa avec l’arrivée du dernier lot d’engins pour le déplacement des Kinois. L’on pourrait dire qu’il s’agit d’un changement timide de mentalité des Kinois habitués à la bousculade à la montée d’un bus.

Désormais, l’on peut s’habituer à voir des gens en file indienne devant l’Hôtel de poste, en attente des bus express alignés pour desservir la partie Est de la capitale. Une innovation louable. Pourvu que ça dure et que ça s’étende à l’ensemble des communes de la capitale. Pour certains Congolais, le vent de Lubumbanshi aura pris le dessus sur la «kinoiserie» dans le domaine de transport en commun où même à deux, les passagers se bousculent pour prendre place à bord d’un taxi !

En effet, depuis plus d’une semaine, ceux qui ont l’habitude de fréquenter le centre-ville sont agréablement surpris le soir de constater qu’il se tient des rangées devant la grand-poste, sur le boulevard du 30 Juin, à Gombe.

Des dizaines de passagers, hommes et femmes, y attendent en ordre, comme des élèves à l’entrée des salles de classes, pour accéder aux bus express de la compagnie City train qui desservent les lignes reliant la Gombe aux communes de Lemba, Matete, N’Djili et Masina. Un changement de comportement qui honore la ville de Kinshasa après plusieurs campagnes de sensibilisation demeurées sans succès dans bien d’autres secteurs de la vie.

Le transport en commun qui a toujours constitué un casse-tête pour les Kinois commence effectivement à se distinguer.

Et ce, grâce au premier vent innovateur dû à l’équipement en matériels avant les infrastructures routières promises. Une femme trouvée dans la rangée s’explique : « De Lubumbashi d’où je viens, on ne connaît pas de bousculades devant les bus ou taxis-bus. Le premier venu est celui qui prend place à bord et qui voyage. Si cet esprit nous gagne ici à Kinshasa, nous ne pouvons que remercier Dieu. Parmi nous, il y a, non seulement des gens faibles, mais aussi des malades et affamés. Tout ce beau monde mérite d’être servi en ordre utile d’arrivée. Souhaitons que cela dure », a-t-elle souhaité.

Source : le potentiel/kinshasa

Posté par Kongolais à 02:32 - Echos de Kinshasa - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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