21 juillet 2008
1,8 milliard USD de la FAO en faveur de la RDC
Une bonne nouvelle pour la République démocratique du Congo. En effet, dans le cadre de la lutte contre la flambée des prix des denrées alimentaires, la FAO a décidé de lui apporter un important appui financier.
L’on se rappellera que lors du dernier sommet de la FAO qui s’est tenue à Rome sur la crise alimentaire, la délégation de la République démocratique du Congo, conduite par le ministre d’Etat à l’Agriculture, Mobutu Nzanga, avait présenté « un Plan d’Action », élaboré par le ministère de l’Agriculture et approuvé par le Gouvernement.
Ce « Plan d’Action », qualifié de « concret » dans les milieux de la FAO, avec un budget de 1.855.000.000 USD pour 2008, a été approuvé par l’organisation internationale. Elle s’est engagée à mobiliser les fonds nécessaires. Le mérite revient donc au ministre d’Etat à l’Agriculture qui a défendu valablement ce projet lors du sommet de la FAO.
VOIES DE COMMUNICATION ET OR BLANC : LES PRIORITES
Mais quels sont les objectifs de ce « Plan d’Action » ? Il nous revient qu’il vise d’abord à relancer la culture vivrière pour parvenir à l’autosuffisance alimentaire. Ensuite, à donner un coup de pouce à la culture d’exportation autour des produits ci-après : le cacao, le caoutchouc, le café.
Toutefois, de concert avec la FAO, le Directeur général de cette institution a approuvé le projet TCP/DRC/3201(E) pour un montant de 500.000 USD. L’objectif est d’augmenter rapidement la fourniture d’intrants aux petits agriculteurs en vue d’améliorer la production des denrées alimentaires.
Ainsi, dans un premier temps, l’option de la culture du riz a été retenue pour approvisionner la ville de Kinshasa. Le riz, «or blanc », est la denrée alimentaire la plus importée en République démocratique du Congo avec une plus forte demande à Kinshasa où la flambée des prix est enregistrée en raison de la surpopulation. Ajouter à cela l’augmentation du prix du pétrole qui influe sur le transport des produits.
Les résultats attendus sont notamment le développement des capacités de 10.000 ménages bénéficiaires, l’emblavement de 2.500 hectares de riz de bas-fond dans l’hinterland de la Ville de Kinshasa. Notamment au niveau des marais du Pool Malebo dans les communes de Limete, Masina et N’sele pour une production de 6.250 tonnes de Paddy, soit 3.750 tonnes de riz blanc.
Comme on le souligne dans les couloirs de la FAO, ce projet a pour but de fournir urgemment les intrants agricoles aux petits exploitants et d’atténuer l’impact de la flambée des prix sur les groupes vulnérables en zones urbaines et dans la périphérie des cités urbaines par la stimulation de la production dans les zones urbaines et périurbaines.
Dans les milieux proches du gouvernement, l’objectif prioritaire est de relancer la production nationale en s’appuyant sur les grandes lignes du programme agricole. Aussi, cet appui de la FAO permettra-t-il la réhabilitation des voies de communication et de desserte agricole afin d’amener les produits vers les grands centres de consommation.
LA BALLE DANS LE CAMP CONGOLAIS
Cet appui de la FAO est effectivement une première en faveur de la République démocratique du Congo. Aussi, le plus difficile consiste à bien le gérer pour donner une nouvelle impulsion à l’agriculture. Car, il est important de souligner que toutes les grandes nations du monde doivent leur prospérité au bon comportement de leur agriculture qui est le soubassement de toute économie.
Pour ne parler que du riz qui est devenu « l’or blanc », de nombreux pays producteurs ont pris des mesures strictes pour freiner leurs exportations. C’est le cas de la Malaisie, de la Thaïlande, du Vietnam, pour ne citer que ces grands producteurs. La Chine de son côté, pour continuer à assurer la sécurité alimentaire à sa population, a décidé d’étendre la culture du riz en Afrique, une bonne partie de la récolte sera transférée en Chine pour constituer des réserves.
Si le programme agricole est bien suivi, et que les fonds sont bien affectés, les zones de production du riz, Bumba dans la province de l’ Equateur, Kindu au Maniema et le grand Kivu sont à même d’améliorer leur production et satisfaire la demande nationale. On peut saluer l’initiative du ministre d’Etat à l’Agriculture qui a commencé à sillonner toutes les provinces pour insister sur l’importance de l’Agriculture.
La balle se trouve donc dans le camp du gouvernement en vue d’accompagner la disponibilité de la FAO, au-delà des autres partenaires extérieurs ; dans le but de protéger les populations contre les effets néfastes de la crise alimentaire.
Kinshasa : point sur la réhabilitation de l'av de la libération (ex-24 novembre)
le défi est de taille pour les 286 employés et les 19 stagiaires de l'IBTP, qui travaillent sur ce chantier d'une importance cruciale pour l'amélioration de la circulation dans la ville-province de Kinshasa.
La semaine sur Vigilance RDC
Chers blogonautes,
Nous consacrons ce second numéro de notre focus consacré à l’actualité de la semaine du 14/20 juillet 08, à la visite du Président Joseph Kabila à Paris.
Attendu depuis plusieurs mois à Paris, Kabila a enfin décidé d’honorer l’invitation de son homologue français Sarkozy, dans le cadre d’une visite officielle de 48 heures, du 16 au 17 juillet.
Cruciale, cette visite l’était à plus d’un titre. Il s’agissait d’une part, pour le président congolais de confirmer le réchauffement de l’axe Paris/Kinshasa et d’autre part, sur un plan plus symbolique, de confirmer sa légitimité notamment par rapport aux forces éparpillées de l’opposition.
En dépit de l’assurance obtenue auprès du président Sarkozy, de la contribution française pour l’organisation des prochaines élections locales en RDC, les retombées de cette visite officielle demeurent bien maigres. Rappelons tout de même que cette visite s’est déroulée avec en toile de fond, la brouille diplomatique belgo-congolaise et l’affaire des contrats chinois. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy n’a pas pu s’empêcher de glisser une allusion acidulée, en réponse à la requête du président Kabila sur la dette congolaise. Le rendez-vous avec le patronat français, s’est soldé sur un lit de promesses.
La principale retombée est peut-être à lire sur le plan plus congolais-congolo. En effet, en dépit des intimidations et autres menaces proférées par les mouvements se revendiquant de l’opposition radicale, aucun incident n'a été déploré tout au long du séjour du président congolais en France.
Excellente semaine




