19 juillet 2008
Procès Botheti : le gouvernement provincial réagit
Réagissant à cette «dénonciation», le gouvernement de la Ville de Kinshasa s’est réuni en séance extraordinaire hier vendredi à l’Hôtel de Ville.
Dans le compte rendu fait à la presse, la porte-parole du gouvernement urbain a réfuté l’accusation. La qualifiant de «sans fondement et de manipulation visant à perturber l’ordre public et à déstabiliser le gouvernement de la ville de Kinshasa». Le gouvernement urbain affirme tout mettre en œuvre pour aider la justice à bien mener sa mission pour que la vérité triomphe. Tant mieux.
Procès Botheti : un prévenu balance le nom du gouverneur comme étant le "commanditaire"
Chers blogonautes,
Un présumé assassin a cité le gouverneur de la ville de Kinshasa, comme étant le principal instigateur de l'embuscade ayant coûté la vie au jeune député Botheti. Votre blog, souhaite vous mettre en garde par rapport au risque d'un jugement hâtif. En effet, jusqu'à ce que le tribunal militaire prononce des sanctions à l'égard des prévenus, tous autant qu'ils sont bénéficient de la présomption d'inoncence. Nous souhaitons que ce procès se déroule de manière sereine et équitable pour tous.
Soyons vigilants
Oui, c’est un bruyant pavé dans la mare ! Faire porter au gouverneur de la ville de Kinshasa le chapeau du commanditaire de l’assassinat du député Daniel Botethi, revêt les allures d’une bombe à fragmentation sur la classe politique congolaise. Son téméraire accusateur, le soldat de 2ème classe Patrick Mwewa, se trouve dans le box des prévenus ayant perpétré, de sang froid, la tragédie qui, depuis le dimanche 6 juillet 2008, prive irrémédiablement l’Assemblée provinciale de Kinshasa de son vice-président.
Tiraillés entre scepticisme, à la suite de la surprenante accusation, et inquiétude, pour leur propre sécurité, les Congolais, toutes tendances politiques confondues, en sont encore à se demander si les révélations du soldat Mwewa, impliquant le No.1 de la Ville-province devant le tribunal militaire de la garnison de Kinshasa, ne sont pas du bluff. Serait-ce un grossier montage destiné à semer les enquêteurs, quitte à tourner le procès en eau de boudin ?
Quoi qu’il en soit, la personnalité citée comme commanditaire du guet-apens du 6 juillet jouit, jusqu’à preuve du contraire, de son droit à la présomption de l’innocence. Légalement, ce statut durera tant que la justice ne se sera pas prononcée sur son cas. Ça, c’est l’aspect juridique.
Le second aspect est d’ordre sociologique. En ce sens, le tollé soulevé dans l’opinion publique par l’accusation du soldat Mwewa contre le gouverneur de Kinshasa mérite l’attention des opérateurs politiques et le Pouvoir judiciaire. Car la collectivité nationale se trouve ébranlée. L’ordre public peut être perturbé. Pour preuve, les convictions des citoyens sont pêle-mêle partagées entre doute, émotion, imprécations et indignation. C’est la conséquence de la «bombe Mwewa» qui a explosé à un moment critique. Cette mauvaise nouvelle s’est aussitôt répandue sur le pays et vers l’extérieur, telle une traînée de poudre, véhiculée par l’important réseau national de téléphonie cellulaire.
Comment, par rapport à l’événement, faire face aux diverses réactions des masses et, ainsi, circonscrire d’éventuels débordements ? Honnêtement, il serait mieux indiqué que le gouverneur de la ville se mette temporairement en congé. En se rendant ainsi disponible, en justiciable ordinaire, il aiderait la justice à dire le droit sans interférences. Bien mieux, il aurait le loisir de se consacrer sereinement à sa défense en vue de réhabiliter et son honneur et sa dignité d’homme politique ou d’homme tout court.
Le commanditaire du meurtre, je le cite : c’est le gouverneur de la ville de Kinshasa». Soldat de deuxième classe, le prévenu Patrick Mwewa - l’homme qui a jeté le pavé dans la marre - a été blessé par balles au moment du meurtre du député provincial Daniel Botethi Loleke. Sa révélation a glacé toute l’assistance à l’audience d’hier vendredi 18 juillet, faisant du coup rebondir le procès.
Souffrant, mais lucide, le prévenu Mwewa, alias Kabutshungu (NDRL : manioc amer), a dit au tribunal qu’il y a aussi d’autres «vérités» à révéler sur cette personnalité. Auparavant, celle-ci leur aurait confié une première mission qui avait capoté. Toujours dans le but d’éliminer un adversaire gênant, a-t-il précisé.
A propos de l’entreprise macabre qui a arraché à la vie le regretté député, le prévenu a déclaré que pour son rôle à jouer, les émissaires du présumé commanditaire lui avaient remis – à lui Mwewa – une prime de 1300 dollars US en date du jeudi 3 juillet 2008.
Après le coup, il avait été promis à cette bande une vie en rose, sans oublier un voyage en Europe. Selon le prévenu, cela s’est passé à Mikonga, dans les environs de l’Efobanc, au niveau du camp PM. A part lui, Kady, Fidèle étaient également de la partie, ainsi que les trois envoyés du gouverneur venus à bord d’une Mercedes grise. Ensuite, 200 dollars ont été mis en jeu pour arroser l’opération.
A la question du président du tribunal de savoir pour quel motif cet argent lui a été remis, le prévenu a répondu que c’était pour éliminer un député. Un avocat de la partie civile intervient alors pour dire qu’étant en procédure de flagrance, quel que soit le rang du commanditaire, il doit être invité pour y être entendu. Mais le président Patty Sangwa a trouvé qu’il fallait d’abord vérifier.
EN VIE POUR AVOIR FEINT LE MORT
Quant au ministère public, il a trouvé que le lien n’était pas encore établi entre les assaillants et le gouverneur de la ville de Kinshasa. Donc, la démarche de la partie civile était prématurée Pour sa part, la défense a évoqué l’alinéa 2 du Code de procédure militaire pour réclamer le huis clos. Et voici son argumentation : «N’oublions pas que la personne citée est une personnalité politique, une autorité publique. J’ai peur que cela puisse avoir d’autres colorations». Mais le tribunal a rejeté cette demande, en faisant comprendre à l’intervenant que cet article s’applique pour l’ordre public militaire.
Quant à l’identité des hommes qui leur avaient donné cet argent, le prévenu Mwewa a déclaré que c’est Kady qui possédait leurs coordonnées. Et ces derniers lui dictaient les instructions par téléphone jusqu’au samedi 5 juillet, à quelques minutes de l’accomplissement du forfait. Selon le prévenu Mwewa, le téléphone de Kady était toujours chargé à distance par ces hommes.
Il a ajouté que le député était suivi depuis le lieu de la fête. Ils ont été avertis par téléphone dès que sa voiture a démarré du lieu de la réception à laquelle l’infortuné a été convié avant de regagner Kintambo.
Justifiant sa blessure, le prévenu a soutenu que ce n’est pas le garde du corps du député qui avait tiré sur lui. Il a argué qu’après que la voiture ait été criblée de balles, il a reproché cet acte à ses copains. Mécontent, un membre de la bande a tiré sur lui. L’autre a ordonné de l’achever. S’il est encore en vie, c’est pour avoir feint le mort.
C’est dans ces conditions que ses copains ont récupéré les 900 dollars qu’il avait encore sur lui. Il n’avait pas voulu laisser cette somme à la maison de peur d’attirer la curiosité de son épouse
18 juillet 2008
RDC: plainte de défenseurs de la presse pour "menaces de mort"
Une organisation de défense de la presse en République démocratique du Congo (RDC) a déposé une plainte contre "inconnus" à la suite de "menaces de mort" à l'encontre de ses responsables à Kinshasa, indique un communiqué transmis jeudi à l'AFP.
Dans ce texte, Journaliste en danger (JED) dit avoir fait part mercredi au procureur général près la Cour d'appel de Kinshasa/Gombe "des menaces de mort" proférées contre son président Donat M'Baya et son secrétaire général Tshivis Tshivuadi par "des inconnus au travers des messages électroniques et des appels téléphoniques".
Tout en affirmant que ce n'est pas la première fois que ses responsables "sont les cibles des menaces aussi sérieuses de mort", JED demande au procureur de "faire tout ce qui est en son pouvoir pour assurer leur sécurité et retrouver les auteurs" de ces menaces.
Mercredi, l'ONG Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé des "menaces ciblées" proférées les 7 et 14 juillet contre les responsables de JED, dans un courrier adressé au président Joseph Kabila qui entamait à Paris une visite officielle de 48 heures.
RSF, qui craint que ces menaces ne se transforment en actes, avait demandé à l'hôte du président Nicolas Sarkozy de "veiller à ce que les membres de JED soient protégés" et qu'il fasse son "possible pour que cessent les menaces dont les responsables de JED sont victimes".
JED lutte depuis des années pour la dépénalisation des délits de presse en RDC.
MATADI : CERTAINS INDO-PAKISTANAIS APPLIQUENT LE SALAIRE MINIMUN INTERPROFESSIONNEL GARANTIE
Promulgué par Joseph Kabila, Président de la RD Congo, l’ordonnance N°08/40 du 30 avril portant fixation du salaire minimum interprofessionnel garantie (Smig) commence à être appliquée. Dans plusieurs magasins des Indo-Pakistanais en ville basse à Matadi, les travailleurs jubilent. ‘’ Nous pouvons aujourd’hui gagner entre 180$ à 200$.’’, s’est réjouit Sylvain Omombo, un travailleur au magasin NAAS. Selon cette ordonnance,le premier pallier du Smig chiffré à 1.120fc(2$) doit être payé à partir du 1èr juillet jusqu’au 31 décembre. Début janvier 2009, il sera question du deuxième pallier. Celui-ci sera payé à 1.680fc. Auparavant, plusieurs de ses travailleurs ne gagnaient qu’au plus 100$.
Fin juin, la confédération démocratique des travailleurs (Cdt) a placé des banderoles à maints endroits de la ville invitant les employés à respecter l’ordonnance portant fixation du Smig. Elle a aussi pris langue avec plusieurs employeurs. ‘’ Nous sommes content de constater que beaucoup d’entrepreneurs exécutent cette disposition.’’, a déclaré Gérard Pambu, Secrétaire confédéral à la Cdt.
Cependant, il y a beaucoup qui mettent la clé sous le paillasson car pour eux, ils ne seront pas capables de payer ce Smig. Certains procèdent à la diminution des effectifs ou des avantages sociaux. Selon Gérard Pambu, ‘’ Cette loi est de stricte application et les travailleurs ne peuvent pas subir une quelconque injustice.’’.
Du côté des fonctionnaires de l’Etat, l’application du Smig crée des réactions. ‘’ Le gouvernement devait d’abord se battre pour que nous fonctionnaires bénéficions du Smig au lieu de l’imposer à ceux qui sont sous contrat.’’, a dit courroucé, Marie Muila, une fonctionnaire de l’Etat.
Etude de développement du site hydroélectrique d'inga
La République démocratique du Congo et la Banque africaine de développement (BAD) viennent de signer un protocole d'accord pour financer l'étude de développement du site hydroélectrique d'inga et des interconnexions électriques associés. Ce protocole d'accord de don, d'un montant de 9,51 millions d'Unités de Compte, soit environ 15,53 millions USD que les deux parties viennent de signer, a été approuvé en avril 2008.
La cérémonie y relative a eu lieu hier jeudi 17 juillet 2008, au siège de la BAD, en présence du vice-ministre des Finances, César Lubamba, de Gharbi, directeur des opérations, région centre de la BAD. Medjemo Coulibaly, représentant-résident de la BAD en Rdc, le secrétaire général au Portefeuille ainsi que des représentants du comité de gestion de la SNEL étaient aussi associés à cette rencontre.
Notons d'abord que ce don de la BAD est la deuxième opération du secteur de l'énergie approuvée en faveur de la République Démocratique du Congo au cours des six derniers mois, après l'approbation par la Banque du don relatif au projet de réhabilitation et d'extension des centrales hydroélectriques d'Inga et du réseau de distribution de Kinshasa en décembre 2007. L'octroi de ces financements témoigne donc de la volonté de la Banque de soutenir le gouvernement dans ses efforts pour améliorer l'accès des populations à l'électricité.
L'objectif de cette étude est d'examiner la faisabilité de la mise en valeur optimale du potentiel hydroélectrique du site d'Inga et de la construction des lignes de transport d'électricité à très haute tension pour satisfaire les besoins en électricité de la République Démocratique du Congo et approvisionner les différentes régions du continent africain.
A terme, le projet de mise en valeur du potentiel d'Inga devrait permettre de constituer un réseau électrique interconnecté et autoriserait donc le développement d'un véritable marché de l'énergie à échelle du continent.
Accord stratégique
Dans son adresse, le vice-ministre des Finances a souligné que cet accord est le couronnement d'un long processus amorcé depuis 2006 par la tenue successive de deux tables rondes nationale et internationale sur le développement du site hydroélectrique d'Inga, avec le concours financier de la BAD.
" L'accord que nous signons ce jour est doublement stratégique au regard de ses enjeux tant nationaux que régionaux.
Sur le plan national, il n'est pas superflu de rappeler que l'électricité, un des cinq chantiers de la République, figure parmi les secteurs porteurs de la croissance sur lesquels la RDC a bâti sa stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté. C'est dire que l'étude qui sera financée par la BAD, permettra d'avoir une visibilité sur la manière dont le grand potentiel d'Inga pourrait contribuer à la matérialisation de cette stratégie ", a dit César Lubamba.
Il a, en outre, ajouté que sur le plan régional, le projet Inga est retenu parmi les dix projets intégrateurs identifiés par le Nouveau Partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). Grâce à l'exportation de l'électricité qui sera produite à Inga, la RDC réalisera des recettes en devises importantes.
Le représentant du gouvernement congolais à la signature de cet accord a précisé enfin que ce financement, sous forme de don, est la meilleure source pour les pays pauvres très endettés comme la RDC, dans la mesure où il évite au pays l'alourdissement du fardeau du service de la dette.
" C'est donc à double titre que nous réitérons nos remerciements à la BAD, à la fois pour la disponibilisation de ce financement et pour son caractère don", a-t-il conclu
Auparavant, M. Gharbi, directeur des opérations, région centre de la BAD, a insisté sur le fait que la mise en place des infrastructures hydro-électriques envisagées sur le site d'Inga et la mise à disposition adjacente d'une énergie propre permettra, non seulement de fournir aux pays africains interconnectés une énergie abondante et bon marché, mais également de se dispenser de mettre en place de grandes infrastructures alternatives de production thermique coûteuses et polluantes.
"Il est important de rappeler que l'étude a été conçue suivant une démarche participative et consultative au travers de deux tables rondes nationale et internationale organisées avec le soutien de la Banque.
Il serait souhaitable que cette concertation avec les différentes parties prenantes soit poursuivie afin de fédérer toutes les initiatives pour la mise en valeur de l'immense potentiel hydroélectrique du site d'Inga en visant la synergie des différentes actions engagées", a souligné le directeur des opérations, région centre de la BAD.
Pour lui, cette étude est l'une des 10 initiatives identifiées comme projets phares par le Comité exécutif des Chefs d'Etats du Nouveau partenariat pour le Développement de l'Afrique (NEPAD). Sa réalisation constituera donc une étape majeure de l'intégration et de la coopération régionale dans le secteur de l'énergie. Elle implique également la participation de toutes les organisations continentales et régionales œuvrant pour le développement de l'électricité en Afrique.
" Nous sommes convaincus que votre gouvernement prendra les dispositions nécessaires pour assurer le suivi et la coordination et que vous interviendrez, au besoin, auprès des ces organisations pour obtenir le soutien requis en vue d'une bonne exécution de la présente étude", a ajouté M. Gharbi.
Il a enfin assuré de la volonté de la Banque à apporter tout son appui au développement socio-économique de la RDC, et à travers son potentiel hydroélectrique, lui permettre de jouer pleinement son rôle d'acteur clé du secteur énergétique africain
Réhabilitation de la Voirie urbaine à Kinshasa
Pierre Lumbi, ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction Takahashi Satoru, adjoint au directeur de la Division du don et de la Coopération technique, direction de la coopération internationale au ministère japonaise des Affaires, chef de la mission de formulation pour la construction/réhabilitation de voiries dans la ville de Kinshasa (RDC) ont procédé en présence de l’ambassadeur du Japon en RD Congo Kanji Kitazawa ; hier à la Gombe, à la signature du PV de la mission japonaise.
Cette mission conduite par Takahashi Satoru était composé d’un expert de la planification routière et urbaniste, d’un spécialiste des questions environnementale et urbanistique, du conseiller technique de l’Agence japonaise de Coopération internationale (JICA) et du coordonnateur de la division Afrique de l’Ouest et Centrale, département Afrique de la Jica.
Du 07 au 17 juillet 2008, cette mission a eu une série de discussions avec les autorités congolaises compétentes, et effectué une étude sur le terrain, dans les sites faisant l’objet du projet dixit Takahashi Satoru.
A l’en croire, à l’issue des discussions, les deux parties ont convenu sur les principaux points du projet. Il s’agit de la mise en œuvre de la réhabilitation et l’amélioration de l’avenue des Poids Lourds dans le cadre de l’Aide financière non remboursable japonaise, sur le tronçon entre la Gare centrale et le croisement de l’avenue Lumumba, d’une longueur approximative de 12 Km.
Pour le chef de la mission, « Cette route est un des axes principaux les plus importants pour le développement et la relance économique de la ville de Kinshasa, voirie de la République démocratique du Congo ».
Interrogé sur la durée et le coût des taux, le chef de mission a laissé entendre qu’ils dépendront des conclusions auxquelles aboutissent les experts japonais qui séjourneront en RD Congo dans les prochains jours. Ceux-ci vont déterminer le coût et le niveau du projet sur base des détails qui leur seront communiqués.
Cette signature intervient quelques semaines seulement après celle du procès verbal de la réalisation du projet d’extension de la station de traitement d’eau de Ngaliema qui permettra une augmentation significative de la capacité de production d’eau journalière à 30.000 m3. Pourquoi l’avenue des Poids Lourds et pas d’autres axes ? Pour l’ambassadeur, cela est le fruit d’un arbitrage. Parce que cela résulte d’une répartition entre les bailleurs multilatéraux qui dispose chacun des tronçons déterminés.
Au final, la réhabilitation de l’avenue des Poids Lourds va significativement contribuer à l’apaisement des difficultés de la circulation, à la croissance économique, et à l’amélioration du cadre de vie en faveur des Kinoises et Kinois a conclu le chef de la mission japonaise.
Quant à l’ambassadeur du Japon, il a rassuré tout le monde. Le projet entamé par le Japon dans le cadre de la coopération bilatérale arrivera à son terme.
Cette signature a été une occasion pour l’officiel japonais de faire comprendre aux uns et aux autres que malgré la rupture de la coopération bilatérale en 1991, le Japon est intervenu en faveur de la RDC à travers les organisations internationales telles que l’Unicef, le HCR et la Monuc.
Depuis la tenue des élections transparentes, le Japon a décidé de reprendre la coopération bilatérale avec la RD Congo.
Mot du ministre Pierre Lumbi
Le ministre Pierre Lumbi a salué la présence de l’ambassadeur du Japon dans la salle. Ce qui dénote de l’intérêt qu’il accorde à l’aboutissement de ce projet qui permet à la RD Congo de renouer avec la coopération structurelle en matière d’infrastructures. Domaine dont le Japon dispose d’une très grande expérience. Il a demandé aux partenaires japonais de faire confiance à partie congolaise qui veillera à matérialiser les engagements pris.
Ila enfin émis le vœu de voir la Commission travailler d’arrache-pied pour que ce projet arrive à son terme avant de remercier, à travers la délégation, le gouvernement japonais
Kinshasa : Des rangées pour attendre des bus à l’Hôtel de poste
Un vent nouveau souffle dans le transport en commun à Kinshasa avec l’arrivée du dernier lot d’engins pour le déplacement des Kinois. L’on pourrait dire qu’il s’agit d’un changement timide de mentalité des Kinois habitués à la bousculade à la montée d’un bus.
Désormais, l’on peut s’habituer à voir des gens en file indienne devant l’Hôtel de poste, en attente des bus express alignés pour desservir la partie Est de la capitale. Une innovation louable. Pourvu que ça dure et que ça s’étende à l’ensemble des communes de la capitale. Pour certains Congolais, le vent de Lubumbanshi aura pris le dessus sur la «kinoiserie» dans le domaine de transport en commun où même à deux, les passagers se bousculent pour prendre place à bord d’un taxi !
En effet, depuis plus d’une semaine, ceux qui ont l’habitude de fréquenter le centre-ville sont agréablement surpris le soir de constater qu’il se tient des rangées devant la grand-poste, sur le boulevard du 30 Juin, à Gombe.
Des dizaines de passagers, hommes et femmes, y attendent en ordre, comme des élèves à l’entrée des salles de classes, pour accéder aux bus express de la compagnie City train qui desservent les lignes reliant la Gombe aux communes de Lemba, Matete, N’Djili et Masina. Un changement de comportement qui honore la ville de Kinshasa après plusieurs campagnes de sensibilisation demeurées sans succès dans bien d’autres secteurs de la vie.
Le transport en commun qui a toujours constitué un casse-tête pour les Kinois commence effectivement à se distinguer.
Et ce, grâce au premier vent innovateur dû à l’équipement en matériels avant les infrastructures routières promises. Une femme trouvée dans la rangée s’explique : « De Lubumbashi d’où je viens, on ne connaît pas de bousculades devant les bus ou taxis-bus. Le premier venu est celui qui prend place à bord et qui voyage. Si cet esprit nous gagne ici à Kinshasa, nous ne pouvons que remercier Dieu. Parmi nous, il y a, non seulement des gens faibles, mais aussi des malades et affamés. Tout ce beau monde mérite d’être servi en ordre utile d’arrivée. Souhaitons que cela dure », a-t-elle souhaité.
Source : le potentiel/kinshasa
17 juillet 2008
RDC/JAPON : don de 7 vehicules de lutte contre les incendies
Le gouvernement japonais, par le biais de son ambassadeur en RDC, vient d’apporter un appui logistique à l’amélioration de la protection civile de la ville de Kinshasa. L’acte a été matérialisé par la signature, le mardi 15 juillet dernier, d’un accord sur le projet d’octroi de sept véhicules anti-incendie au gouvernorat de la ville de Kinshasa.
L’ambassadeur du Japon en RDC, Kanji Kitazawa, et le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, ont signé, le mardi 15 juillet 2008, un accord relatif au projet de mise à disposition de véhicules anti-incendie pour la ville de Kinshasa.
Dans le but de renforcer la capacité d’intervention de la capitale congolaise et améliorer la protection civile de la population de Kinshasa. Ce projet est financé dans le cadre de «Dons aux micro-projets locaux contribuant à la sécurité humaine».
Sept véhicules anti-incendie seront octroyés à la ville de Kinshasa, à savoir deux camions anti-incendie avec citerne, quatre camions anti-incendie sans citerne et une ambulance. Ces véhicules seront placés dans quatre sites : Place des eucalyptus à N’Djili/Quartier 1, Camp Kabila/Aumônerie kimbanguiste dans la commune de Lemba, maison communale de Kalamu, Binza-Delvaux dans la commune de Ngaliema.
Le Japon intensifie sa coopération bilatérale avec la RDC. Trois projets sont en cours ou en préparation à Kinshasa. Il s’agit de l’étude de développement du Plan de réhabilitation urbaine, signé le 8 août 2007. En phase 1 de ce projet, la carte topographique numérique de la ville de Kinshasa a été établie, et sera disponible en août prochain et servira au développement de la ville de Kinshasa. En phase 2, la commune de N’Djili a été choisie en tant que commune pilote dont le plan de développement sera formulé, et certains aspects du plan directeur de l’étude seront matérialisés dans un an. Actuellement, l’identification des besoins est en cours d’exécution.
Le deuxième projet est lié au séjour, depuis le 1er juillet 2008, d’une mission japonaise à Kinshasa. Celle-ci est en train d’effectuer une étude technique sur terrain pour la réalisation du projet de l’extension de l’unité de traitement des eaux à Ngaliema. L’étude de faisabilité sera conduite au cours de l’année fiscale 2008 (jusqu’à la fin mars 2009).
Une autre mission se concentre sur le troisième axe de ce projet destiné à la formation du projet de construction et de réhabilitation de la voirie à Kinshasa. Elle séjourne également dans la capitale congolaise depuis le 7 juillet 2008. Objectif : identifier les tronçons de voirie à réhabiliter et arrêter le programme des travaux.
Il y a lieu de rappeler qu’entre 2007 et fin 2008, le Japon a eu à consacrer 66,2 millions de dollars américains dans le cadre de sa coopération bilatérale avec la RDC dans des projets diversifiés, liés aux domaines variés de la vie nationale. Ajouter à cela plus d’un milliard de dollars américains que l’empire nippon a déjà consenti, entre 2000-2007, comme contribution au fonctionnement de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc). Dans la catégorie des projets bilatéraux en cours et en préparation, l’on compte également celui de renforcement communautaire du district des Cataractes dans la province du Bas-Congo, conformément à l’accord signé le 14 mai 2008. L’objectif de ce projet est de rédiger le plan directeur pour la dynamique communautaire des environs de Kimpese dans la même province, et de matérialiser certains aspects du plan directeur
Source : le Potentiel/Kinshasa .
16 juillet 2008
RDC/FRANCE : Kabila chez Sarkozy
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila a été reçu mercredi à l'Elysée par Nicolas Sarkozy, à qui il a demandé l'appui de la France auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir un allègement de sa dette, selon l'Elysée.Lors de leur entretien, le président français a promis à son homologue congolais "un effort" mais a tenu à lui "rappeler qu'on ne pouvait pas à la fois solliciter de nouveaux prêts sans tenir compte de la nécessité de se désendetter par ailleurs", a indiqué une source élyséenne. Nicolas Sarkozy faisait allusion à un protocole signé en septembre 2007 par les autorités de Kinshasa avec la banque chinoise Exim Bank, portant sur un prêt de 8,5 milliards de dollars pour la réalisation de travaux d'infrastructure et la relance de l'exploitation minière, partiellement remboursable en titres miniers. Comme la plupart des bailleurs de fonds occidentaux, le FMI s'est inquiété de l'impact de ce prêt géant et a suspendu, dans l'attente de son évaluation, sa décision d'engager un nouveau programme avec la RD Congo. M. Kabila a également sollicité de M. Sarkozy, qu'il a invité à lui rendre visite l'année prochaine, un appui en matière de formation de l'armée et de la police congolaises, selon l'Elysée. Le président français a pour sa félicité M. Kabila, qui a remporté en 2006 la première élection présidentielle au suffrage universel direct de l'histoire de son pays, pour le succès de la transition démocratique dans ce pays d'Afrique centrale, dont le sous-sol regorge de richesses minières. Il lui a annoncé le versement d'une aide pour l'organisation des élections locales prévues début 2009.
France : visite officielle du président Kabila à Paris les 16 et 17 juillet
Le président de la République démocratique du Congo (RDC) Joseph Kabila est attendu le 16 juillet à Paris pour une visite officielle de 48 heures, a-t-on appris jeudi auprès du ministère congolais des Affaires étrangères.
M. Kabila, qui sera précédé à Paris par son ministre des Affaires étrangères, Mbusa Nyamwisi, aura des entretiens avec son homologue français Nicolas Sarkozy, indique la même source sans donner plus de détails.
Cette invitation à Paris avait été lancée en janvier pendant la visite à Kinshasa du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, puis réitérée en mai par le ministre français de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo.
Elle a été renouvelée en juin à Kinshasa par la secrétaire d'Etat française aux droits de l'Homme Rama Yade.
Depuis l'élection de Joseph Kabila à la présidence en octobre 2006, Paris avait annoncé un renforcement des relations avec la RDC, vaste pays d'Afrique centrale ravagé par une décennie de conflits,
Le retour de la France en RDC s'est matérialisé dès mars 2007 par un engagement de Paris portant sur une aide de plus de 200 millions d'euros pour
cinq ans, dans les secteurs de la santé, de l'éducation et de l'environnement.





