16 juillet 2008
BAS-CONGO: 5 AMBULANCES POUR 5 FORMATIONS MEDICALES

Les trois Districts du Bas-Congo ainsi que ses deux villes ont désormais des ambulances. Pimpant neuf de marque Toyota Hilux et Mitsubishi, ces 5 véhicules ont été remis ce mardi par Simon Mbatshi Gouverneur de province au chef de division des Travaux publics et infrastructures. Il prendra soins de les déposer à 5 formations médicales.
Les bénéficières de ces véhicules qui transporteront des blessés et des malades sont les hôpitaux de Sona-Bata dans la Lukaya, de l’Institut médical évangélique de Kimpese dans les cataractes, de Nkangu dans le Bas-fleuve, de Kinkanda à Matadi et celui de Boma.
Ces ambulances, il les avait promis le 29 janvier au cours de l’inauguration de la morgue de l’institut médical évangélique de Kimpese. ‘’Dites aux bénéficières d’en faire bon usage.’’, a recommandé Simon Mbatshi
Goma : 171 combattants s’envolent vers le centre de brassage de Kitona
Les combattants ont quitté Goma ce mardi à bord d’un vol affrété par l’armée, pour le centre de brassage de Kitona dans le Bas-Congo. Ils y seront intégrés à d'autres troupes en provenance d’autres provinces de la RDC. Parmi ces combattants, 45 sont venus du Pareco, 38 du CNDP, 22 sont des Maï-Maï Cobra. 66 autres combattants, tous des Congolais, sont venus des groupes étrangers rwandais, opérant sur le sol congolais. C'est la deuxième vague de combattants qui vient d'être acheminé à Kitona à partir de Goma. Dimanche dernier, 162 autres combattants du Nord-Kivu, en majorité du CNDP et du PARECO, sont arrivés à Kitona pour le brassage. Selon la 8e région militaire, d'autres combattants en provenance de l’Ituri, dans la Province Orientale, sont attendu ce mardi à Goma pour la même opération
Snel : acquisition de 135 transformateurs et de câbles électriques
Quatre-vingts (80) transformateurs seront affectés à Kinshasa et cinquante cinq (55) dans les autres provinces du pays, selon l’ADG de la Société nationale d’électricité (Snel). Yengo Masampu précise que ce matériel qui a coûté plus 7 millions des dollars américains ne pourra pas malheureusement résoudre le problème de délestage mais il soulagera quand même
Pour l’ADG de la Snel, le délestage est lié en première cause à la surcharge des équipements, et ceci à plusieurs niveaux. « La ligne Inga-Kinshasa est toujours saturée. Donc il y aura toujours délestage tant qu’on n’aura pas la deuxième ligne. La deuxième chose, c’est au niveau carrément des sous stations où là également il y a certaines surcharges qui sont constatées dans les lignes moyenne tension. Par contre, le problème de basse tension (BT), c’est-à-dire des surcharges au niveau des cabines va maintenant connaître une légère amélioration parce que nous allons installer des cabines de décharge. Ceci impliquera naturellement une amélioration dans ce problème de délestage »
Kinshasa : l’opposition regagne les institutions de la République
Cette annonce fait suite à la rencontre lundi avec les ministres de la Défense et de l’Intérieur. L’opposition estime que des réponses ont été apportées à ses revendications. « En ce qui concerne le procès sur l’assassinat du député Daniel Botethi du MLC, les partis politiques de l’opposition se constituent partie civile par le biais de leurs avocats afin de veiller à ce que les véritables auteurs soient jugés et sanctionnés conformément aux lois de la République », a déclaré François Mwamba.
Selon ce dernier, l’opposition politique met en place un comité de suivi chargé de veiller à la bonne exécution des mesures envisagées et en cours prises par le gouvernement. Elle décide par conséquent, de reprendre les activités parlementaires tant au niveau national qu’au niveau de la ville province de Kinshasa, a-t-il indiqué, avant de préciser que l’opposition se réserve toutefois le droit de recourir à toute mesure ou forme de contestation légale au cas où les engagements pris ne sont pas tenus.
Pour rappel, les partis de l’opposition, le MLC en tête, avaient suspendu leur participation aux institutions de la République, en protestation contre l’assassinat le 6 juillet dernier dans la capitale, du député Daniel Botethi, membre du MLC et vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa.
13 juillet 2008
un nouveau rdv sur "vigilance rdc"
Chers blogonautes,
Depuis sa création, « vigilance RDC » s’est assigné un devoir d’aborder sans concession aucune, ce qui fait débat en République Démocratique du Congo. Le taux de fréquentation en constante progression ainsi que vos nombreuses réactions, sont autant de gages qui nous poussent à développer davantage, cette culture d’interaction en instituant un nouveau rendez-vous hebdomadaire sur ce qui aura marqué l’actualité Rd-congolaise. Nous saisissons cette opportunité également, pour rendre un vibrant hommage aux différents quotidiens de la presse de Kinshasa, dont nous reprenons quelques fois les articles.
Pour ce premier numéro, nous avons décidés de revenir sur :
- L’instauration d’une attestation de séjour au Katanga
- L’assassinat du député provincial Daniel Botheti
L’instauration d’une attestation de séjour à Lubumbashi :
Depuis le 21mai 08, le maire de Lubumbashi, a signé deux arrêtés, portant sur la circulation des étrangers et des non-originaires dans la province cuprifère. Les arrêtés N° 16/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2008 et N° 017/BUR-MAIRE/VILLE/L’SHI/2008. Que l’autorité administrative de la ville de Lubumbashi arrête des dispositions spécifiques pour mieux gérer les flux migratoires sur l’étendue de la ville, est en soi une initiative louable. Que les autorités locales accordent une attention toute particulière aux conditions d’entrée et de séjour des étrangers, est en soi légitime. La où le bât blesse, c’est lorsque cette mesure frappe aussi les nationaux non-originaires, désirant se rendre dans cette partie du territoire national. La liberté de circulation, bien plus, la liberté d’aller et de venir est censée être totale pour les citoyens congolais sur toute l’étendue territoriale. Cette disposition viole la constitution congolaise et pose le problème de la continuité territoriale. Au-delà du débat juridique évident que suscite ces deux arrêtés, il n’est point besoin d’être un expert du champ politique congolais pour y lire les relents xénophobes et sécessionnistes qui peuvent se dissimuler derrière ces dispositions. Le plus étonnant étant le silence coupable du pouvoir central, qui assiste impassible, à cette flagrante violation de la constitution.
L’assassinat du vice-président de la ville-province de Kinshasa
Daniel Botheti, vice-président de l’assemblée provinciale de la ville de Kinshasa a été abattu le 06 juillet 08 aux petites heures du matin, par des bandits armés non loin du palais du palais de marbre, dans la commune de Ngaliema, quartier Ma campagne. Au-delà de l’émotion légitime que suscite la mort d’un homme, il s’agit de s’interroger sur la montée de l’insécurité dans la ville-province de Kinshasa. Et cette insécurité frappe indépendamment du statut social. La rapide arrestation ainsi que l’ouverture d’un procès au camp lieutenant colonel Kokolo, est nous l’espérons, la preuve évidente de la volonté de l’exécutif congolais de faire toute la lumière sur les conditions et les réelles motivations des présumés assassins du député Botheti.
A l’heure où se multiplie un peu partout à travers le pays le lancement des grands travaux voulu par le président, la sécurité des biens et des personnes, la pacification, notamment de la province du Kivu s’imposent désormais sur l’agenda présidentiel.
11 juillet 2008
L'affaire du passeport commandé par le ministre MLC Raymond Ramazani Baya fait grand scandale
Ils en étaient à deux doigts à dégainer. Le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo et le Chef de la Diplomatie de R-dC. Tout pourtant à ce jour les rapprochait. Puis soudain tout a basculé, les éloignant l’un de l’autre. Pourquoi?
L’affaire du passeport biométrique hérité du 1+4, commandé par les ministres MLC Raymond Ramazani Baya et François Muamba Tshishimbi aura été la patate chaude jetée dans la main de la BCC. Qui s’en tire à bon compte.
Un marché de fourniture de passeports biométriques faussement par le ministre MLC du 1+4 Raymond Ramazani Baya à plus de 13 millions de dollars américains. Passé au Français François-Charles Oberthur, inconnu de la Banque Centrale du Congo. Reconduit - fort curieusement - par le ministre AMP Antipas Mbusa Nyamwisi. Entre Jean-Claude Masangu Mulongo, le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo et le ministre Mbusa, la guerre à fleurets mouchetés faisait rage...
Dix ans comme Gouverneur de Banque Centrale! Dix ans qu’il écrit et reécrit l’histoire. Et qu’il ouvre sa onzième année! Jean-Claude Masangu Mulongo en a vu de toutes les couleurs. Il en a avalé toutes les couleuvres! Même le «Mzee» Laurent Désiré Kabila - son «Mzee» à lui - l’aura jeté en prison. Sans ménagement!
Irène, son épouse inconsolable arrivée sur les lieux de la détention lui rendre visite, aura été fouettée copieusement par des gardes… Dur, dur! On ne s’amuse pas avec la Révolution qui s'installe.
Mais le «Mzee» s’en repentira aussitôt après. Le Gouverneur avait raison, sur toute la ligne. La reconnaissance finit par venir, après, qu’importe! Ainsi soupire JCMM.
L’autre Jean-Claude (Trichet) ne cesse d’être dans la nasse de l'État - du Chef de l'État - en France, son propre pays. Et depuis que ça dure.
C’est le lot des Banques Centrales. Mais l’État ne peut qu’être reconnaissant.
Car les Grands ont le cœur grand… Ils savent reconnaître leurs petites erreurs. Leurs petites faiblesses. Même dans le Dernier Roi d’Écosse, l’une de grandes productions d’Hollywood…
LA BCC A-T-ELLE FAUTÉ?
Dans l’affaire du passeport biométrique qui fait rage, la Banque Centrale a-t-elle fauté?
Au ministère des Affaires étrangers, le ministre Antipas Mbusa Nyamwisi en est convaincu. Au Palais du Peuple où le dossier a atterri, il s’en trouve des Députés pour crier haro sur le baudet?
Pourtant, si en dix ans d’exercice à la tête de l’Institut d’émission, Jean-Claude Masangu Mulongo - le vertueux géniteur du Franc r-dCongolais - dont tout le monde convoite la réussite exemplaire et veut s’en inspirer, a glissé sur des peaux de bananes, cette fois, le Gouverneur est debout dans ses souliers.
La BCC a bien reçu commande, à la date du 21 octobre 2005 du ministre des Affaires étrangères Raymond Ramazani Baya (lettre n°130.09/2971/MIN./AFFECI/2005 datée du 21 octobre 2005), d’un million de passeports ordinaires lisibles à la machine (biométriques) et d’un million de vignettes de visas.
Inaugurée le 21 juillet 1987, l’imprimerie de l’Hôtel des Monnaies a réalisé sa première production de billets de banque à la même année. L’Etat a ainsi pu réaliser des économies substantielles des devises qui naguère partaient dans les importations des billets de banque.
Dans l’objectif de sécuriser le pays contre le risque de contrefaçon de différents documents des services publics et paraétatiques, le Gouvernement a demandé à la BCC en 1990 de doter l’Hôtel des Monnaies d’une chaîne d’impression des documents de sécurité.
Depuis, outre la production fiduciaire, l’Hôtel des Monnaies produit les documents de sécurité et autres imprimés de valeur dont la vignette de l’administration fiscale, le timbre fiscal, le passeport (ordinaire, de service et diplomatique), le permis de conduire, et… les fameux imprimés de valeur (ordres de paiement du ministère des Finances, carte de travail pour étrangers, diplômes d’État de l’Enseignement secondaire et ceux de tous les établissements de l’Enseignement supérieur et universitaire, imprimés de l’Inspection générale des Finances, imprimés de la Dgrad, divers imprimés des Entreprises publiques. Ceux de la RVA, du FPI, de la Sonas, de l’Ogefrem, de l’Inss, du Centre National d’Expertise, etc.
En 2004, par une note n°0023/CAB/MIN/FINANCES/2004 du 10/01/2004, le ministre des Finances (à l’époque André-Philippe Futa) rappelait la décision du Gouvernement portant sur le marché des imprimés de valeur et imprimés spécifiques de l’État.
Soit, aucun marché public d’imprimés de valeur et d’imprimés spécifiques des services publics de l’Etat ne doit aller ailleurs qu’à l’Hôtel des Monnaies de la BCC, cette imprimerie devant absorber «automatiquement» ce marché sans recours à la procédure d’adjudication sauf dans le cas où l’Hôtel des Monnaies déclare ne pas être en mesure de traiter la commande.
A MOINDRE COUT.
En ce qui concerne le passeport r-dcongolais, c’est depuis 1990 que l’Hôtel des Monnaies le produit, sans sous-traitance quelconque, et le livre à la satisfaction de son destinataire, soit le Ministère des Affaires Étrangères. Quant au passeport biométrique, l’Hôtel des Monnaies est tout à fait capable de le produire à moindre coût et l’a, à ce jour, prouvé.
Qu’en est-il de l’affaire du nouveau passeport congolais biométrique, c’est-dire, lisible par les ordinateurs?
Membre de l’OACI, Organisation de l’Aviation Civile Internationale, notre pays a été appelé à se conformer aux normes et recommandations de celle-ci, notamment en ce qui concerne la sécurité transfrontalière des personnes (immigration et documents de voyage).
Au regard de la Recommandation 9303 de l’OACI relative à la lisibilité du passeport à la machine, il a été observé que le passeport de R-dC présente des faiblesses notables du fait de sa personnalisation manuelle, encore pratiquée à ce jour, et de la photo d’identité toujours collée à la main au lieu d’être imprimée dans le support. L’OACI a donné aux États un deadline qui court jusqu’en 2010. Par bonheur, le pays a encore du temps devant lui…
Ce n’est pas pour cela qu’il doive dormir sur ses lauriers. Or, tirant profit de cette exigence de l’OACI, le ministre Ramazani Baya a voulu faire … vite. Même trop vite.
Il place ainsi sa commande du million de passeports ordinaires biométriques, d’un système de personnalisation de ces passeports et d’un million de vignettes de visas.
RAMAZANI A FAIT TROP VITE.
Sa commande est précise, trop précise même. Dès le départ, le problème de cette commande du million de passeport biométrique saute à l’œil. La commande s’étale sur cinq ans, soit au-delà de la mandature actuelle! Et engage tout un avenir.
La commande annuelle est de 200.000 passeports ordinaires. C’est à croire que les R-dCongolais sont si friands du tourisme pour que le pays fasse voyager à l’étranger autant de compatriotes.
Plus grave - la pieuse BCC parle de «fort curieusement» - en plaçant sa commande, Raymond Ramazani Baya donne ordre à la Banque Centrale du Congo de ne réaliser cette commande - toute cette commande - que par sous-traitance. Auprès de qui? Auprès du Français François Charles Oberthur que ni l’Hôtel des Monnaies, ni la BCC ne connaît, ni d’Adam, ni d’Eve!
Pourquoi l’élection du Français François Charles Oberthur là où la BCC est totalement apte à faire le travail, par ailleurs au moindre coût? Modus et bouche cousue.
Pis que cela, si l’Hôtel des Monnaies réclame 3.500.000 euros pour les mêmes quantités à livrer - devis en bonne et due forme remis au ministre des Affaires Étrangères, à celui des Finances, ainsi qu’à celui du Budget - le Français François-Charles Oberthur réclame, pour la même qualité et la même quantité du travail, quasi trois fois plus: 8.736.000 euros (soit plus de 13 millions de dollars américains).
Pis que cela encore, le Français François Charles Oberthur veut l’argent - du cash - comptant et trébuchat, vite et immédiatement.
Ses conditions tombent comme un couperet: 50% à la commande, 50% avant la première livraison! Soit paiement cash, comptant, avant livraison! Qui dit mieux?
Voilà une passation de marché, pleurniche la BCC dans une «note interne» dont copie est parvenue aux rédactions du «Soft International» par vent favorable, qui se fout à la fois «des contraintes financières récurrentes de l’État» r-dcongolais, et du rythme de renouvellement des passeports, 200.000 passeports par an.
Ces contraintes «visent autre chose», suggère, un tantinet assassine, la Banque Centrale! Quoi?
Plongeant dans les papiers qui la fondent (notamment les notes du même Gouvernement, en tête, la note n°0023/CAB/MIN/FINANCES/2004 du 10/01/2004 du ministre des Finances), la BCC via l’Hôtel des Monnaies refuse d’accéder à la recommandation du ministre Ramazani de sous-traiter le nouveau passeport auprès de l’imprimeur français François- Charles Oberthur.
La BCC invoque le fait qu’elle dispose de tous les équipements nécessaires pour ce faire: des équipements de la dernière génération pour la production des passeports. En fait, la fameuse Kugler I et II...
Il se trouve que c’est ce même type d’équipements qu’utilisent toutes les grandes imprimeries de haute sécurité à travers le monde pour la production des passeports conformes aux normes en vigueur de l’OACI.
Et la BCC a dû consentir des investissements lourds: en matériel et en hommes pour se mettre à niveau…
Mais malgré tout, le Français ne se laisse pas impressionner.
Il a plusieurs tours dans sa manche. Bloqué par le refus de l’Hôtel des Monnaies de sous-traiter la production du nouveau passeport, il «tente, par sa lettre du 09 février 2006, de faire croire qu’il disposait déjà d’une commande d’un million de passeports que lui aurait placée le Ministre des Affaires Étrangères en date du 24 octobre 2005».
En réalité, sûr de la sous-traitance qu’il recommandait à l’Hôtel des Monnaies auprès de FCO, le ministre Baya a donné au Français une copie de sa commande adressée à l’Hôtel des Monnaies. Il y a là rien moins que délit d’initié.
Cela sent fort le roussi. D’une part. D’autre part, le ministre Ramazani Baya s’impatiente, puis s’excite. Face au refus renouvelé de l’Hôtel des Monnaies de sous-traiter la production du nouveau passeport auprès du Fraçais Oberthur, le ministre bat le rappel des troupes.
FINANCEMENT OCCULTE?
Son collègue du Budget François Muamba Tshishimbi vient à la rescousse de la commande assiégée. Et les deux ministres décident «unilatéralement de méconnaître la commande qui était placée auprès de l ‘Hôtel des Monnaies et de lancer le 05 juin 2006 un appel d’offres public pour la production d’un million de nouveaux passeports, appel d’offres auquel ils invitent l’Hôtel des Monnaies à soumissionner», ce qui va à l’encontre des précédentes notes du Gouvernement.
Deux repères: d’une part, les deux ministres appartiennent à la même composante politique, le MLC, du Chairman Jean-Pierre Bemba Gombo. D’autre part, la R-dC est en pleine campagne électorale. Avec un Jean-Pierre Bemba Gombo candidat Président de la République!
Faut-il croire que cette commande participe du financement occulte de la campagne électorale qui alors fait rage? La question est tout sauf idiote…
Bien entendu, l’Hôtel des Monnaies n’a pas répondu à cet appel d’offres. Cela ne l’engageait pas du fait de la décision du Gouvernement et, plus que cela, du fait qu’il disposait déjà de la commande d’un million de nouveaux passeports biométriques.
De même, l’Hôtel des Monnaies venait de réunir tous les intrants nécessaires (papier, plaques, encres, films, divers éléments de sécurité, etc.) pour produire son passeport biométrique.
L’Hôtel des Monnaies avait par ailleurs «activement» associé tous les organes concernés dans la détermination des éléments constitutifs du passeport (tels les armoiries et le drapeau), à savoir, le ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale - le même -, les ministères de l’Intérieur, des Finances, du Budget, la DGM, la Dgrad, l’ANR, etc.
DÉLIT D’INITIÉ ?
L’Hôtel des Monnaies estime aussi a situation assez délicate: son cahier des charges techniques et financières avait été transmis au ministère des Affaires Étrangères et à celui du Budget et soupçonnait ces ministère de connivence avec le premier quidam de concurrent.
Et comme la BCC le soupçonnait: c’est Oberthur qui gagne le marché. Délit d’initié?
«En attendant la livraison du nouveau passeport biométrique, les anciens passeports en pipe-line de production étaient livrés au fur et à mesure des réquisitions du Ministère des Affaires Étrangères. La dernière réquisition portait sur 100.000 passeports ordinaires dont 47.000 ont été livrés et le solde devait s’enchaîner avec les nouveaux passeports biométriques», explique la Banque Centrale dans sa note interne fort documentée.
Banque Centrale qui ajoute aussi limpidement: «Quant aux vignettes de visas qui font l’objet de la même commande que le nouveau passeport, tous les intrants ont été également réunis pour la totalité de la commande. Des épreuves, entièrement conçues par l’Hôtel des Monnaies, ont été remises au Ministère des Affaires Étrangères le jeudi 03 janvier 2008 pour approbation. Mais depuis lors, lesdites épreuves ne sont pas retournées à l’Hôtel des Monnaies, en dépit de multiples rappels de ce dernier».
Banque Centrale qui soupçonne: «Il semble que ces épreuves ont été remises au même imprimeur français à qui le Ministre des Affaires Étrangères aurait également attribué le marché de vignettes de visas».
Puis: «La première livraison du nouveau passeport suivant la commande du Ministère des Affaires Étrangères a été réceptionnée le mardi 4 mars 2008 par la commission ad hoc composée des délégués des Ministères des Affaires Étrangères et du Budget. Fort curieusement, par sa lettre n°130/131.4/480/2008 du 18 mars 2008, le ministre des Affaires Étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi décide de restituer les nouveaux passeports lisibles à la machine livrés par l’Hôtel des Monnaies au motif que ce dernier n’avait pas soumissionné à son appel d’offres du 22 mai 2006 et qu’en conséquence, il s’agissait d’une livraison sans commande».
Et la BCC de faire un rappel de mémoire: «La commande du 21 octobre 2005 d’un million de passeports placée auprès de l’Hôtel des Monnaies de la Banque Centrale du Congo n’a jamais été annulée par le Ministre des Affaires Etrangères ni par le Ministre du Budget. Par ailleurs, le Ministre des Affaires Étrangères soutient que c’est l’imprimeur français FCO qui avait gagné le marché à la suite de l’appel d’offres précité et que des démarches étaient en cours pour lui payer un deuxième acompte».
De là le grand imbroglio…
Question: Pourquoi le ministre Antipas Mbusa Nyamwisi si porté à s’entendre avec le Gouverneur de la Banque Centrale (ils appartiennent tous les deux à l’Alliance de la Majorité Présidentielle) considère-t-il soudain que Jean-Claude Masangu est homme à abattre quand celui-ci défend de bon droit non seulement son institution, mais également l’autre Chantier de la République, à savoir, l’emploi? Passer l’exclusivité de la production du million de passeports biométrique au Français François Charles Oberthur est, estime fort justement la BCC, «réduire à coup sûr le personnel de l’Hôtel des Monnaies à sept ans de chômage». Pourquoi Nyamwisi a-t-il reconduit une commande placée par un ministre et des ministre MLC du 1+4 manifestement entachée de flagrantes irrégularités?
La perspective toujours agitée d’avoir à affronter un procès justifierait-elle la hargne qu’il met-il à reconduire cette sous-traitance, trop onéreuse, mais qui serait à ce jour déjà payée, du moins en partie? Si des arbitrages ont eu lieu notamment en présence du ministre Mbusa, celui-ci a maintenu intacte sa position: le biométrique revient au Français François-Charles Oberthur et au Français François-Charles Oberthur seul.
LA BCC NE LAISSE PAS PRISE.
Au moment où «le Soft International» va sous presses, le front paraît cependant s’apaiser: Mbusa a été sommé d’accepter le biométrique fabriqué par l’Hôtel des Monnaies de la BCC, sur base de la commande de Ramazani Baya, jamais annulée.
Lors d'une réunion à la Primature, la BCC a reçu ordre de céder le marché au Français François-Charles Oberthur qui devra produire un biométrique conforme à celui produit par l’Hôtel des Monnaies.
A l'issue de la même réunion, Mbusa a reçu ordre d’inviter Oberthur à entrer en contact avec la BCC pour la modification des termes de référence relatifs aux spécifications techniques contenues dans le contrat qui lie l’imprimeur français au Gouvernement congolais.
Mais la BCC n’a pas baissé la garde. Si la lutte contre le chômage est un chantier prôné par le Chef de l’État, «il est indiqué d’envisager le partage de la production entre l’Hôtel des Monnaies de la Banque Centrale du Congo et l’imprimeur français». Sera-t-elle entendue quand l’État est chaque jour menacé par de faux procès dans lesquels l’entraînent des faux actes de nos plénipotentiaires?
source : le soft/Kinshasa
10 juillet 2008
Katanga : une attestation de séjour obligatoire pour les nationaux et les étrangers
Tout visiteur de la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga, congolais ou étranger, devra signaler son séjour au bureau de la population de la commune dans les trois jours. Le voyageur recevra ensuite une attestation de séjour pour un mois, renouvelable. La décision est du maire de cette ville qui a pris deux arrêtés à ce sujet. Arrêtés que fustige l’Action contre l’impunité pour les droits de l’Homme, ACIDH. Cette ONG locale qualifie cette mesure de « manifestement inconstitutionnelle et illégale », en ce qu’elle apporte des restrictions aux mouvements des personnes au Katanga. Elle dénonce, par conséquent, le silence du gouvernement central
Un officier de la MONUC affiche son soutien à Nkunda
La Mission de l`ONU en République démocratique du Congo (Monuc) a annoncé jeudi avoir demandé "l`ouverture immédiate d`une enquête" sur l`un de ses officiers indiens qui a affiché publiquement son soutien au chef rebelle tutsi congolais Laurent Nkunda.
La Monuc "désavoue les propos personnels" de ce commandant d`unité au Nord-Kivu (est)" et "réitère son plein soutien aux autorités congolaises", a déclaré à l`AFP son porte-parole, Kemal Saïki.
La Monuc a reçu des "éléments de preuve difficilement réfutables" sur ces propos que le colonel indien Chand Saroha aurait tenus "à la mi-avril 2008" près de Kitchanga, fief du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda, acteur majeur de la crise sécuritaire dans la région du Nord-Kivu.
Ces déclarations ont été faites au cours d`une cérémonie d`adieu du colonel Saroha au chef du CNDP peu avant son retour en Inde dans le cadre normal des rotations, à l`issue d`une année de service en RDC.
RDC : des signes évidents de crispation
L’assassinat du député Daniel Botethi aura servi de déclic pour se rendre à l’évidence que la situation politique est crispée. Que le dysfonctionnement des institutions est un problème réel en plus de l’immobilisme du gouvernement. Au lieu d’agir, de précéder les événements, les institutions de la République réagissent après-coup. Signe d’une absence de vision et d’un manque évident de volonté politique.
Il y a péril en la demeure. Des parlementaires impliqués dans une affaire rocambolesque et ayant des accointances avec des expatriés sans foi ni loi. Evolution en dents de scie du Programme Amani pendant que les groupes armés continuent à s’armer au Kivu. Motion carabinée en circulation à l’Assemblée nationale pour restructurer le Bureau. Succession des questions orales, parfois gênantes, à l’endroit des membres du gouvernement. Recommandations et résolutions de l’Assemblée nationale et du Sénat superbement ignorées par le Gouvernement.
En Ituri, pendant ce temps, Mbororo et rebelles de la LRA imposent leurs caprices au peule congolais, allant jusqu’à occuper et administrer des zones entières du territoire congolais. Pour couronner le tout, le front social est en ébullition, caractérisé par différents phénomènes : des arrêts de travail, la colère des casseroles devant la flambée des prix, l’érosion continue du pouvoir d’achat de la population soumise aux affres de la guerre et de l’insécurité sur toute l’ étendue du pays…
Il a fallu que l’on assassine un député à Kinshasa pour voir la clase politique se lever comme un seul homme afin d’exiger des mesures efficaces, voire exceptionnelles de protection. Mais en analysant en profondeur toutes ces réactions, la crispation politique est manifeste. On sent venir un vent qui précède une tempête, au cas où de grandes décisions n’interviennent pas pour arrêter l’hémorragie. Ou pour provoquer un tournant décisif de l’histoire dans le but de donner une nouvelle impulsion aux actions des institutions nationales. Car, qu’on le veuille ou non, le malaise est profond et de plus en plus manifeste.
INSECURITE SOCIALE ET PHYSIQUE
Le doute n’est plus permis. On peut avoir l’impression que les choses bougent, mais, en réalité, rien ne change. Tel est le cas dans le domaine économique et monétaire. Nonobstant les performances décrites ici et là, l’inflation demeure galopante, érodant ainsi le pouvoir d’achat des populations.
S’ajoute à cela la situation sociale particulièrement difficile des travailleurs, principalement les Fonctionnaires et Agents de l’Etat. Aucune lueur d’espoir pour ces gagne-petit dans la mesure où il n’est prévu aucune augmentation salariale, faute de ressources nécessaires propres.
A en croire les informations concordantes, le gouvernement est à bout de souffle devant la réticence des partenaires extérieurs qui rechignent d’apporter des appuis budgétaires, en réaction à la mauvaise exécution du Budget 2008. Que la RDC soit chaque fois recalée, mise dans l’impossibilité d’atteindre le point d’achèvement (PPTE), c’est que les choses ne tournent pas.
Cette situation est de plus en plus critiquée par les acteurs politiques. Au niveau du Parlement, on s’indigne que le gouvernement ne se réfère point du tout à l’autorité budgétaire pour la tenir informée de l’exécution du budget.
Il faut épingler aussi les faiblesses du système sécuritaire : l’autorité de l’Etat ne parvient pas à s’imposer sur toute l’étendue du pays. Au Kivu et en Ituri, la situation sécuritaire demeure toujours préoccupante. Pire, des éléments étrangers continuent à imposer leur souveraineté à la République démocratique du Congo. Le gouvernement s’est disqualifié en se faisant supplanter par les partenaires extérieurs.
Une bonne partie du Kivu et de la province Orientale échappe à l’autorité du Gouvernement central, abandonnant ainsi les populations congolaises à leur triste sort. Pire, les violations les plus graves sont commises voire par des éléments de l’armée régulière. Ces faits souvent repris dans les rapports de la Monuc. L’on serait incomplet si l’on n’évoquait pas les incidents politico-spirituels du Bas-Congo.
RETARD DANS LES REFORMES
Des contradictions sont manifestes. Les acteurs et partis politiques, toutes tendances confondues, délient déjà leur langue. Il y a une semaine, trois acteurs politiques ont dénoncé l’immobilisme qui caractérise l’action du Gouvernement ainsi que les dysfonctionnements des institutions de la République. Me Nyarugabo Moïse, sénateur du RCD, le sénateur She Okitundu du PPRD et Valentin Mubake de l’UDPS s’exprimaient ainsi sur les antennes de Radio France Internationale.
L’Alliance de Renouveau du Congo, ARC, allié à l’AMP, a abouti à la même conclusion au terme de sa récente réunion statutaire. L’ARC constate «des dysfonctionnements importants dans le fonctionnement de la Majorité et de certaines institutions. Ces dysfonctionnements se manifestent particulièrement dans les contradictions du Gouvernement devant le Parlement, le manque de cohésion au sein de la Majorité sur des dossiers importants et la faible communication des actions gouvernementales et la mauvaise administration de la justice… »
Cette situation dramatique est consécutive à l’inaction du gouvernement, au retard mis dans la mise en place des réformes par manque de volonté politique avéré. Le cas le plus frappant est celui de la réforme de l’Armée et des services de renseignements.
Face à la mauvaise volonté politique manifestée par les ex-belligérants, due à leur tendance d’avoir la mainmise sur l’armée pour gouverner, tout le pays s’est perdu dans des conjectures alors qu’il y allait de la stabilité des institutions et de la sécurité de la nation. Ainsi, le Kivu et l’Ituri demeurent toujours le ventre mou de la RDC pendant que dans des centres urbains, la criminalité prend de l’ascenseur.
Les réformes inachevées conduisent toujours à des réactions épidermiques. Il fallait qu’un politique soit assassiné pour que la crème politique déploie toute une série de mesures dans de très brefs délais pour «se» protéger. Dire que chaque jour, à Kimbanseke, Kitambo, Nsele, Maluku, Uvira, Goma, Walikale, etc., des hommes en uniforme tuent, pillent, violent et volent… sans susciter des réactions énergiques de la part des autorités, entretenant ainsi la culture de l’impunité.
UN LEADERSHIP FORT
Le malaise politique est aujourd’hui indéniable. La crispation politique est désormais une réalité. L’accélération des réformes s’impose comme une priorité et les grandes décisions doivent être prises pour prévenir d’éventuels soubresauts. Telles des lampes allumées et posées sur la table pour éclairer, les confessions religieuses ne cessent de tirer la sonnette d’alarme pour que la «RDC ne meurt pas, mais ressuscite ». En langage politique, la refondation de la Nation doit devenir une réalité et non un slogan creux.
Or, pour y parvenir, seul un «leadership fort» est à même de bousculer les vieilles habitudes rétrogrades, de susciter de nouvelles énergies populaires pour atteindre ce but. L’heure a effectivement sonné pour un vrai changement.
source : le Potentiel/kinshasa
09 juillet 2008
RDC : Lancement d'un programme de réhabilitation routière
Le gouvernement de la RDC, la Banque Mondiale et la Grande-Bretagne ont lancé, le 8 juillet 2008 à Kinshasa, un programme «Pro Routes» d’un coût total de 110 millions de dollars pour la réhabilitation et l’entretien de 1.800 km de routes prioritaires en RDC.
La cérémonie de signature du Protocole d’Accord de financement entre le gouvernement congolais et la Banque Mondiale, en partenariat avec la Grande Bretagne, a connu la participation d’Athanase Matenda, ministre des Finances, de Marie Françoise Marie Nelly, directrice de la Banque Mondiale en RDC et de Nick Kay, ambassadeur de la Grande Bretagne en RDC.
Le programme «Pro Routes» vise essentiellement à appuyer le gouvernement congolais dans la réhabilitation du réseau routier prioritaire dans la Province Orientale, au Sud Kivu et au Katanga.
Pour l’ambassadeur britannique en RDC, Nick Kay, ce réseau routier et «ce désenclavement aidera à réduire la pauvreté en assurant à 3 millions de Congolais l’accès aux marchés et aux services essentiels tels que les hôpitaux et les écoles, actuellement inaccessibles à de nombreuses personnes».
Ce projet, selon le ministre des Finances, M. Matenda, pourrait également aider «à revivifier les centres de production, en incitant la population à reprendre leurs activités laissées en berne par manque de débouchés dû aux problèmes d’évacuation» et «à la restauration et à la consolidation de l’autorité de l’Etat sur l’étendue de la République, gage d’un développement harmonieux du pays».
De son côté, la directrice de la Banque Mondiale en RDC, Marie Françoise Maire Nelly, a expliqué que le projet «constitue une consolidation des efforts entrepris par la Banque au cours des dernières années à travers les projets d’urgence».
«Ces projets d’urgence ont déjà permis d’ouvrir 4.200 km de routes, et permettra ainsi de couvrir plus de 40% des 15.000 km de routes ultra prioritaires», a-t-elle dit.
La première phase du projet auquel le gouvernement britannique apporte une contribution de 60 millions de dollars et la Banque Mondiale y contribue pour 50 millions de dollars couvrira une période de 5 ans.




