JusticeLe procès sur l’assassinat du député provincial Daniel Botethi, dans son audience d’hier mercredi, au tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, a été marqué par la poursuite de l’instruction sur la prévention de meurtre. Le tribunal a procédé à l’examen du rapport de la police scientifique ainsi que des objets saisis.

Interrogé sur l’information repercutée à l’aide de sa radio, l’opérateur de police de Ngaliema, Futi Biriko a confirmé avoir alerté à deux reprises le réseau sur les balles qui crépitaient au niveau de Saint Luc. Confronté à cette affirmation, le brigadier Kankonde, garde du corps de feu Daniel Botethi, a soutenu que les bruits sur le lieu de la fête ne lui ont pas permis de capter le premier message. Cependant, sur le chemin de retour, il avait bel et bien capté le deuxième message, tout comme le député provincial.

Ce qui n’a pas laissé indifférente la défense pour qui c’est ce message radio qui pourrait être à l’origine de la mort de Botethi. Appelé à s’expliquer sur les conclusions de la descente sur terrain et qui précisent que les balles qui ont atteint Daniel Botethi provenaient du lieu où celuil avait trouvé refuge, Kankonde a soutenu avoir plutôt tiré sur un de ses assaillants et non sur le défunt vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa.

Abordant l’examen du rapport de la police scientifique sur la balle trouvée dans la tempe du défunt lors son embaumement, le ministère public a soutenu que le médecin n’a pas pu faire l’autopsie.

Une fois la balle extraite, la famille a procédé à la levée du corps. Cependant, il a confirmé qu’il est difficile de donner des précisions sur l’auteur de cette balle. Mais, une chose est certaine, les prévenus comme le garde du corps ont avoué qu’ils utilisaient des armes FA et AK.

En ce qui concerne les objets saisis, le ministère public a souligné qu’aucune arme des assaillants n’a été saisie. L’unique arme à sa possession reste celle du garde du corps Kankonde ainsi que trois chargeurs. L’organe de la loi garde également les effets personnels appartenant au défunt. Ils sont là pour la simple raison qu’ils ont été trouvés sur le lieu du crime. Ce qui a poussé le tribunal, à la demande de la défense, d’instruire le ministère public de régulariser la procédure par l’établissement d’un procès verbal de saisie.

Compte tenu des zones d’ombre qui entourent le bon déroulement du procès, le tribunal, avant de renvoyer l’audience pour ce jeudi, a ordonné la comparution pour vendredi prochain de plusieurs personnalités. Parmi ceux-ci, on compte le bourgmestre de la commune de Ngaliema, le commandant du commissariat de cette même commune, l’opérateur de transmission radio de la police de Kinshasa…

source: le Potentiel/Kinshasa