07 août 2008
BAS-CONGO: DES OUTILS ET MATERIELS POUR LA REHABILITATION DES ROUTES DE DESSERTE AGRICOLE
Dans le cadre de la réhabilitation des routes de desserte agricole à travers la Province du Bas-Congo,le gouvernement provincial vient d’acheter des outils aratoires pour rendre carrossables les routes de desserte agricole, et qui plus est, sortir tous les territoires de l’isolement et de l’enclavement.
Ces outillages faits de houes, machettes, pelles, arrosoirs, marteaux, râteaux , brouettes, pioches etc… auxquels il faut ajouter des motos et vélos permettront à répondre aux exigences relatives aux travaux à exécuter dans le cadre de la remise à l’état des routes de desserte agricole.
Le Gouverneur Simon Mbatshi a procédé lundi à la remise desdits matériels au Ministère Provincial de l’Agriculture, Développement Rural, Pêche et Elevage que dirige Gaston Nginayevuvu. Lesquels seront mis à la disposition de la Coordination Provinciale des Routes de Desserte Agricole pour les dispatcher dans tous les territoires du Bas-Congo. La répartition est faite selon les axes prioritaires retenus sur base de l’importance des voies de communicationA travers ces matériels de travaux routiers, l’ouverture des chantiers vient de se concrétiser par l’embauche des cantonniers. Ils seront affectés dans le cantonnage manuel par la méthode dite Himo. Cette technique de haute intensité de la main d’œuvre est une expérience ayant déjà fait ses preuves à une certaine période.
''Quitte aux cantonniers riverains aux routes qu’ils sont appelés à réhabiliter, à entretenir et à maintenir régulièrement de considérer ces voies de communications comme leurs biens propres.'',souhaite Gaston Nginayevuvu.
Procès Botethi : interrogations sur l’origine des balles
Le procès sur l’assassinat du député provincial Daniel Botethi, dans son audience d’hier mercredi, au tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema, a été marqué par la poursuite de l’instruction sur la prévention de meurtre. Le tribunal a procédé à l’examen du rapport de la police scientifique ainsi que des objets saisis.
Interrogé sur l’information repercutée à l’aide de sa radio, l’opérateur de police de Ngaliema, Futi Biriko a confirmé avoir alerté à deux reprises le réseau sur les balles qui crépitaient au niveau de Saint Luc. Confronté à cette affirmation, le brigadier Kankonde, garde du corps de feu Daniel Botethi, a soutenu que les bruits sur le lieu de la fête ne lui ont pas permis de capter le premier message. Cependant, sur le chemin de retour, il avait bel et bien capté le deuxième message, tout comme le député provincial.
Ce qui n’a pas laissé indifférente la défense pour qui c’est ce message radio qui pourrait être à l’origine de la mort de Botethi. Appelé à s’expliquer sur les conclusions de la descente sur terrain et qui précisent que les balles qui ont atteint Daniel Botethi provenaient du lieu où celuil avait trouvé refuge, Kankonde a soutenu avoir plutôt tiré sur un de ses assaillants et non sur le défunt vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa.
Abordant l’examen du rapport de la police scientifique sur la balle trouvée dans la tempe du défunt lors son embaumement, le ministère public a soutenu que le médecin n’a pas pu faire l’autopsie.
Une fois la balle extraite, la famille a procédé à la levée du corps. Cependant, il a confirmé qu’il est difficile de donner des précisions sur l’auteur de cette balle. Mais, une chose est certaine, les prévenus comme le garde du corps ont avoué qu’ils utilisaient des armes FA et AK.
En ce qui concerne les objets saisis, le ministère public a souligné qu’aucune arme des assaillants n’a été saisie. L’unique arme à sa possession reste celle du garde du corps Kankonde ainsi que trois chargeurs. L’organe de la loi garde également les effets personnels appartenant au défunt. Ils sont là pour la simple raison qu’ils ont été trouvés sur le lieu du crime. Ce qui a poussé le tribunal, à la demande de la défense, d’instruire le ministère public de régulariser la procédure par l’établissement d’un procès verbal de saisie.
Compte tenu des zones d’ombre qui entourent le bon déroulement du procès, le tribunal, avant de renvoyer l’audience pour ce jeudi, a ordonné la comparution pour vendredi prochain de plusieurs personnalités. Parmi ceux-ci, on compte le bourgmestre de la commune de Ngaliema, le commandant du commissariat de cette même commune, l’opérateur de transmission radio de la police de Kinshasa…
source: le Potentiel/Kinshasa
Le procès Botethi tourne en une farce de R-dC
Ce fut donc une farce à la... R-dCogolaise! Une blague comme celles que l’on connaît, que l’on vit matin, midi et soir dans les rues de Kinshasa. La R-dC serait-elle donc une farce? On attendait une explication - une confrontation - entre Kady Munungu, Patrick Mwewa - l’un des membres de la bande qui vivait une cabale médicale - et le gouverneur André Kimbuta Yango cité commanditaire. Rien de tout cela n’a eu lieu ce mardi 5 août devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa Ngaliema qui se tenait en chambre foraine au Camp Kokolo.
Au contraire, des excuses publiques, demandées et obtenues sur le conseil de ses avocats et une prière: qu’une loi votée par le Parlement protège les Autorités, afin qu’elles ne puissent plus jamais être traînées dans la boue.
LA D’OU VIENT LE MAL.
Il faudrait surtout une loi votée au Parlement qui interdise les musiciens de «chanter» les Autorités. Car tout vient de là... Et des Autorités qui se comportent surtout en hommes d’Etat. Quand on fait irruption dans des boîtes de nuit ou sur des terrasses de Matongé où la bière locale déifiée coule à flots, tout devient possible!
Finalement, le martyre de Daniel Bokeli Botethi dit «Dadou», intervenu la nuit du mariage sur les hauteurs de la ville haute de Binza, n’a donc jamais eu lieu. Ou que ceux qui sont aujourd’hui à la barre ne sont pas ceux que l’on devrait avoir. L’instruction a donc été mal menée... Pauvre R-dC!
Après avoir été traîné dans la boue, après avoir passé des nuits éprouvantes, après avoir dépensé autant d’argent pour sa défense - et payé des pages dans des tabloïds - le maire de Kinshasa peut donc regagner sa maison. Et méditer sur quelle mouche a bien pu piquer ce Patrick Mwewa pour «dénoncer» le Citoyen n°1 de la ville.
Tout est donc trouble. Kimbuta ne connaît ni Kady, ni Mwewa, ni d’Adam, ni d’Eve. Et Kady, lui non plus, ne connaît Patrick Mwewa, ni d’Adam, ni d’Eve. Pourtant Mwewa le connaît - tout comme le reste de la bande - chacun d’eux a communiqué le même numéro du Gsm de Kady. Mais celui-ci dit n’avoir ni n° de Gsm, ni Gsm! Qu’est-ce qui unit donc les deux ou trois hommes?
Mwewa persiste et signe: «C’est bien lui Kady. C’est lui qui m’a révélé le nom du commanditaire. Ma prime de 1.200 dollrs m’avait était remise par lui. Dans la nuit du 5 au 6 juillet 2008, il faisait partie de la bande, qui avait tendu l’embuscade au député décédé». Kady lui, vrai pro du crime, est resté comme une tombe devant toutes les questions des juges et des parties au procès.
«Je ne connais ni les tenants, ni les aboutissants de cette histoire. Quant à celui qui se fait appeler Patrick, je viens de le vois ici, aujourd’hui à l’audience».
Alors, les juges et les parties de jeter l’éponge. Mwewa: «Puisque ce Kady qui m’avait cité le nom du commanditaire et ce Kady aujourd’hui explique ne rien connaître, ni ne pas me connaître, moi son ami, alors, je ne vois plus quoi dire. J’ai cité le nom du gouverneur pour rien. J’ai cité le nom d’un innocent. Je lui demande pardon».
Kimbuta de citer Jean-Paul II: «Sur son lit d’hôpital, il avait accordé le pardon à son assassin en prison. J’accepte donc le pardon du prévenu Patrick. En même temps, je demande à la justice de faire son travail. Que toute la vérité jaillisse, pour que la mémoire du Député Botethi soit honorée».
Retour donc à la case départ...
La partie civile était loin de désarmer. Qu’en sait le gouverneur au sujet de ce meurtre? Qu’a-t-il entrepris dans le cadre de ses attributions? «J’ai reçu à 3h 00’ du matin l’appel téléphonique du général Oleko.
Le matin, j’ai convoqué une réunion du Conseil provincial de sécurité».
Qui a donc dérouté le Député Botethi de sa route, prétextant qu’on tirait dans le périmètre de Saint Luc, où rien ne s’état passé cette nuit-là. Réponse: «Je ne peux répondre à la place du défunt».
Un avocat revient à la charge: «Botethi est mort. Quatre jours auparavant, il s’est adressé à vous. Ce que vous vous êtes dit est-il loin du mobile du crime du vice-président de l’Assemblée provinciale?». «Le 16 juin, l’Honorable Botethi et un autre député étaient mes invités, à la maison, pour mon anniversaire».
L’avocat explique qu’il y a confusion, qu’il s’agit du 1er juillet. Réponse du gouverneur: «A cette date-là, je n’ai pas partagé un dîner avec Botethi. Qui était venu rendre visite à mon épouse, qui est sa tante».
Comment étaient leurs rapports? Bon, estime André Kimbuta Yango. Les problèmes de l’Assemblée provinciale pouvaient-ils avoir eu un effet sur le gouverneur? Celui-ci de s’interroger: «Le gouvernement provincial et l’Assemblée provinciale sont deux institutions différentes. Comment pouvais-je savoir qu’il y avait des problèmes à l’Assemblée provinciale?»
Belle réponse. Kimbuta n’a donc jamais rien su de ce qui se passait à l’Assemblée provinciale. Le gouverneur était-il invité au mariage sur les hauteurs de Binza auquel a assisté le Député avant de venir trouver la mort? Oui, mais Kimbuta a quitté la fête bien avant Botethi. Il avait à répondre à une autre fête de mariage au GHK.
A-t-il fait venir auprès de la mère du défunt, Nelly Kiwewa, une délégation des Bambala conduite par un certain Christophe Kilumu, demander pardon? Le gouverneur a tout nié, disant ne rien savoir de cette nouvelle histoire.
Mais une lettre existe qui demanderait aux services de neutraliser des députés du MLC, suite à l’arrestation de Jean-Pierre Bemba par la Cour Pénale Internationale. Lettre versée au dossier.
Source : le Soft/Kinshasa
Joseph Kabila à l'ouverture des J.O
Le président de la République Joseph Kabila assistera demain vendredi 8 août 2008 à la cérémonie d'ouverture des 28ème Jeux olympiques à Beijing, en Chine. Le chef de l'Etat congolais a été invité par les autorités chinoises pour participer aux Jeux olympiques Beijing 2008 en présence des autres chefs d'Etat parmi lesquels figure l'Américain George Walker Bush, le Français Nicolas Sakorzy, le Ghanéen John Kuffor, le Pakistanais Pervez Musharaf, le Sénégalais Abdoulaye Wade, le Gabonais Omar Bongo Ondimba, le Tanzanien Jakaya Kikwete.
Des sources concordantes, l'on apprend que Joseph Kabila profitera de son séjour en Chine pour rencontrer des opérateurs économiques chinois et quelques entreprises chinoises, notamment ceux qui se sont manifestés dans la réalisation des cinq chantiers de la République. C'est la première fois qu'un chef d'Etat de la RDC va assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques.
La visite du président Kabila en Chine et surtout sa présence à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques Beijing 2008 témoigne de bonnes relations de coopération bilatérale entre la Chine et la République démocratique du Congo.
Il en est de même de la présence de plusieurs chefs d'Etat africains à Beijing à l'occasion de cette cérémonie. Il faut rappeler que la majorité des pays africains ont voté pour la Chine lors de l'élection de la ville devant abriter les Jeux olympiques de 2008. La ville de Beijing a été choisie au détriment de Toronto, Paris et Séville.
Un rendez-vous mondial
L'on apprend que plus de trois milliards de personnes assistent en direct à la télévision à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques Beijing 2008 au mythique stade Nid d'Oiseau. Selon des sources chinoises, la capitale de la Chine connaît cette semaine une effervescence toute particulière avec l'arrivée de plusieurs personnalités ainsi que des touristes venus de tous les coins du monde.
La République démocratique du Congo participe à ces Jeux olympiques Beijing 2008 avec quatre athlètes, de trois disciplines : l'athlétisme, le judo et la boxe. Plus de 30.000 journalistes sont également à Beijing pour couvrir ces jeux.
Procès Botethi au Tribunal militaire de garnison de Ngaliema la confusion est totale
L’événement majeur qui allait donner au procès de l’affaire de l’assassinat de Daniel Botethi, tout son intérêt pour l’opinion nationale et internationale, et par la même occasion, aider à élucider le mystère qui règne autour de ce dossier judiciaire, et même sur la nébuleuse trônant à la tête de l’industrie congolaise du crime, n’a pas eu lieu.
Certes, la confrontation a eu lieu hier, entre Mwewa et Kadi, entre Kadi et le gouverneur de la ville, et entre Mwewa et le chef de l’exécutif provincial, mais rien de bon n’est sorti de ce « dialogue des sourds » devant le tribunal. Mwewa connaît Kadi comme son compagnon d’armes de la Garde républicaine, mais aussi comme celui-là avec qui ils ont opéré sur avenue Haute tension, à Ma Campagne. Kadi ignore superbement Mwewa. Que pense t-il de Mulolo et Kiamulolo ? Avec un certain sens de l’humour, il se demande s’ils sont des hommes ou des objets. Les vérités promises par Mwewa et qui ont tenu la population kinoise en haleine, depuis le début du procès, ne se sont révélées à ce niveau des débats, que fantasmes, des chimères. Des rendez-vous manqués avec des vérités sur l’industrie du crime La déception était totale aussi bien pour les juges, le ministère public, les avocats des parties civiles que ceux de la défense. Même l’assistance s’est sentie roulée dans la farine, alors que le prévenu Mwewa promettait de dire « toute la vérité, afin de libérer sa conscience surchargée », réclamant aussi d’être confronté au gouverneur de la ville dont il exigeait la comparution. Autant des rendez-vous manqués avec l’histoire judiciaire congolaise, par la volonté de sergent Kadi. Le « stratège » nie tout et ignore tout le monde. Même son numéro d’appel téléphonique 0991813028. Hier, un autre Mwewa est apparu à l’audience pour rectifier beaucoup de ces déclarations, parce qu’il était auparavant sous l’effet de l’anesthésie de sa première intervention chirurgicale. A la question de savoir s’il se rappelait la remise de la somme de 1.200 dollars par Kadi, Mwewa est demeuré formel à ce sujet. Si le sergent Kadi a soufflé à sa bande, le nom du gouverneur comme commanditaire, c’est encore lui qui avait apporté trois tenues militaires et un imperméable portés lors de l’assassinat du vice-président de l’Assemblée provinciale de la ville de Kinshasa. Crachant sa déception, Me Raoul, conseil du prévenu Junior Sushungu, a écumé quatre évidences tirées de la confrontation entre Kadi et Mwewa. Tous les deux, a-t-il fait observer, ne sont plus sous les effets de l’anesthésie. Amis de longue date, ils sont de la Garde républicaine et ignorent le gouverneur de la ville. Enfin, ces deux personnages-clés s’illustrent par une incohérence et une inconstance dans leurs propos. Et de se demander par rapport au meurtre, quels sont les actes matériels et positifs posés par Kadi, Mwewa, Junior Sushungu et André Kimbuta. Telle est la démarche susceptible pour lui et les autres avocats, de faire avancer l’instruction de cette affaire criminelle. Kadi bloque, Mwewa coincé demande pardon à Kimbuta Devant la cacophonie orchestrée par le sergent Kadi, le tribunal est revenu sur Mwewa pour recueillir sa réaction. Sa réponse est celle du désespoir. « Puisque celui qui nous a parlé de Kimbuta, nie tout, je ne sais plus quoi ajouter ! » Me Théodore, son avocat, quelque peu inquiet par le blocage, lui a suggéré de demander pardon au gouverneur. C’est ce qu’il fera sans tergiversations et à la satisfaction des sympathisants d’André Kimbuta et de ce dernier qui s’est senti soulagé. C’était la déception pour que ceux espéraient faire la découverte des réseaux criminels en action à Kinshasa. Réagissant au volte-face de Mwewa et sa demande de pardon, le gouverneur a rappelé son message de la semaine passée. Il a condamné l’accusation gratuite et non fondée fomentée contre lui, avant de s’interroger comment on pouvait lui attribuer la paternité d’un acte ignoble. Il s’est toutefois, référé à la justice de son pays et émis le vœu d’être lavé de cette affaire, étant donné que son honneur, celle de sa famille était souillé. En tant que chrétien catholique, il suit l’exemple du pape Jean-Paul II qui a rendu visite à son assassin. Il acceptait le pardon de Mwewa, mais a insisté que toute la vérité soit faite dans cette affaire. Par la suite, il a été invité à quitter le prétoire, avec comme consigne qu’il doit être disponible en cas de nécessité de l’instruction judiciaire. Mais les avocats des parties civiles Botethi sont revenus à la charge en posant à André Kimbuta, une pluie des questions tournant autour de ses rapports avec Daniel Botethi, les turbulences à l’Assemblée provinciale, son emploi de temps la nuit des faits, ainsi que sa réaction dès l’annonce de la triste nouvelle. Il a également été entendu sur la communication radio de la police signalant des incidents non loin de la paroisse St Luc, les fréquences radio de l’Ipkin, du district de la Lukunga et de l’Hôtel de ville. Un des avocats de la famille Botethi bondira pour évoquer la demande de pardon menée auprès des parents du député provincial, par Christophe Kilumu de l’Association des ressortissants de Kipoke. Les avocats ont sollicité sa comparution, en même temps qu’ils ont déposé une lettre d’André Kimbuta adressée aux instaces supérieures pour surveiller, identifier, localiser des groupes du MLC préparant des manifestations pour protester contre l’arrestation du sénateur Jean-Pierre Bemba à Bruxelles, en vue de leur neutralisation. L’audience reprend ce matin.
Source : le phare/kinshasa
Cinq « dossiers urgents » devant Kabila
Remaniement ministériel, sécurité au Kivu, préalables des enseignants, audit des régies financières et entreprises publiques, élaboration du projet du Budget 2009 ; cinq dossiers importants qui méritent un traitement d’urgence au regard de leur implication sur les grandes questions nationales. Déjà, l’on agite le spectre de « Septembre noir ».
L’heure est cruciale pour la République démocratique du Congo. Le moment est venu de prendre des décisions courageuses pour donner une nouvelle impulsion au processus politique en cours. Un état d’esprit qui interpelle particulièrement le président de la République et le gouvernement.
En fait, il convient de réagir à de nombreuses observations sur l’action du gouvernement. Pas plus tard que lors de la célébration de l’anniversaire de son parti, le président national du RCD, Me Azarias Ruberwa, a établi un bilan qui rejoint d’autres observations déjà émises sur l’action gouvernementale. Les différentes interpellations ou questions orales aux membres du gouvernement et qui ont émaillé la dernière session ordinaire du Parlement, entendez Assemblée nationale et Sénat, prouvent à suffisance qu’un réajustement de l’équipe ministérielle s’impose. Quelles que soient les alliances politiques conclues, c’est l’intérêt supérieur de la Nation qu’il faudra privilégier. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le président de la République a eu suffisamment du temps pour mûrir ses réflexions sur l’action du gouvernement et voir comment rencontrer les préoccupations de la population.
Il faut que tout soit bien dit et bien entendu. Le réajustement devra être vu sur un angle général et nullement viser une personnalité. Il doit consister à briser effectivement cet « immobilisme » qui caractérise l’action du gouvernement ; à arrêter le dysfonctionnement des institutions nationales et à faire éclater ce « cartel » qui se confirme de plus en plus au sein de l’Exécutif dans le but d’entretenir des réseaux maffieux, affectant négativement son action. L’objectif est de se mettre d’accord sur une vision politique, économique et sociale porteuse d’espoir et mobilisatrice des énergies nationales ; quitter le vieux sentier battu des « slogans » autour des programmes déjà énoncés, d’atavisme afin de se dépouiller du vieil habit de l’« amateurisme ». Car, la bonne gouvernance ne se limite pas à la littérature politicienne, mais à cet engagement d’atteindre les résultats escomptés tout en protégeant les populations. Le moment est venu pour que le gouvernement se remette en cause.
SECURITE ET FRONT SOCIAL
Il va de soi qu’en se remettant en cause, le gouvernement s’engage dans des actions concrètes en vue d’accélérer les réformes au sein de l’Armée, de la Police et des services de renseignements. Ne pas reconnaître que la situation sécuritaire au pays demeure toujours préoccupante, serait s’inscrire dans une logique de « suicide collectif ».
Outre l’insécurité toujours grandissante dans les centres urbains, le Kivu demeure une menace permanente susceptible de déstabiliser la RDC et de perturber le bon déroulement du processus politique.
Pourquoi ces résultats mitigés après Sun City et Goma ? Le gouvernement congolais est-il incapable de soulager la misère des populations du Kivu ? Que dire de tous ces efforts humains et financiers déployés pour que la paix revienne dans cette partie de la République ? Aujourd’hui, le Programme Amani est menacé. Les forces négatives, toutes tendances confondues, sont toujours omniprésentes et affichent une insolence incroyable. Aux dernières nouvelles, la « guerre de communiqués » évoquait un déploiement des groupes armés. Quelle est la réaction du gouvernement ? Quelle est l’attitude de la Communauté internationale qui affirme déjà avoir dépensé 5 milliards de dollars Usd en RDC alors que la paix totale est insaisissable ? Une situation vraiment inquiétante comme si le complot contre la RDC persistait. Car, on ne peut comprendre que l’Acte d’engagement soit violé et que l’exploitation des minerais se poursuive, faisant ainsi le bonheur de certains groupes de personnes.
Entre-temps, la tension sociale monte chaque année d’un cran dans le pays. Le corps enseignant a déjà annoncé les couleurs. Des préalables ont été posés, faute de quoi il n’y aura pas de rentrée scolaire.
Bien avant eux, le évêques catholiques avaient tiré la sonnette d’alarme dénonçant cette démocratie à double vitesse : « Il y a aujourd’hui un mur qui sépare davantage les riches des pauvres. La tension salariale entre les hommes politiques et les agents de l’Etat appelle des réformes urgentes. Bien des salaires ne sont toujours pas payés, les enseignants et bon nombre d’agents de l’Etat sont clochardisés. Ce qui fait craindre une nouvelle vague de grèves à la prochaine rentrée scolaire si rien n’est fait pour les enseignants. Il est surprenant que même les sociétés minières n’arrivent plus à payer leurs agents. La misère sociale nous interpelle. Nous ne pouvons accepter une démocratie à deux vitesses, où il y a d’un côté ceux qui vivent dans l’opulence et de l’autre ceux qui doivent se contenter des miettes ».
Les mots peuvent paraître durs. Mais il n’y en a pas d’autres pour bien rendre la misère des populations congolaises. Tenez. Le cas des fonctionnaires et agents de l’Etat dure depuis plus de deux ans. Aucune solution n’a été trouvée. Et à un mois de la rentrée scolaire, des interrogations subsistent quant à la volonté politique du gouvernement de résoudre ce problème.
Même situation dans le secteur privé. L’application du SMIG pose problème, le patronat se montre réticent, évoquant à son tour des préalables.
LES PARLEMENTAIRES AU TOURNANT
La rentrée parlementaire s’annonce intéressante, surtout qu’elle sera consacrée à la session budgétaire. Or, le gouvernement a donné de la matière aux députés et sénateurs avec la déclaration du ministre près le Premier ministre relatif au détournement de 1,3 milliard de dollars par les Régies financières et entreprises publiques à savoir DGI, DGRAD, OFIDA, ONATRA, SNEL, OCC, SONAS, REGIDESO, et RVA.
Ce qui est intéressant dans cette accusation du ministre Mayobo, ce n’est plus le débat autour du « détournement ou du manque à gagner », mais que désormais, il est convenu que le gouvernement dispose d’« immenses moyens financiers propres ». Bien gérés, bien contrôlés, ils peuvent permettre au gouvernement de compter sur ses propres ressources et ne plus continuer à tendre la main aux partenaires extérieurs. Ces derniers sont devenus trop regardants depuis qu’ils ont appris « ce détournement ou ce manque à gagner » colossal.
Ainsi, le gouvernement qui, en principe, devra présenter son projet de Budget 2009 constitutionnellement le 15 septembre 2009, est condamné à sortir des vieux sentiers battus pour être conséquent avec le dernier point de presse du ministre Mayobo.
Au demeurant, ces « cinq grands dossiers » posent une question fondamentale : pourquoi cette insécurité permanente au Kivu, la non application de l’Accord de Mbudi, la sous-évaluation des prévisions budgétaires ?...
source : le potentiel/Kinshasa


