12 août 2008
Kinshasa annule l arreté du maire de Lubumbashi
Le ministre de l’Intérieur et Décentralisation nationale, Denis Kalume,
a annulé lundi les arrêtés du maire de la ville de Lubumbashi, datant
du 21 mai dernier, arrêtés réglementant les mouvements des populations
dans cette ville du Katanga. Ces arrêtés stipulaient que tout nouveau
venu à Lubumbashi devait signaler sa présence à la commune pour
recevoir une attestation de séjour.
En cas de prolongation de son
séjour dans la ville, l’intéressé ou sa famille d’accueil devait
prouver qu’il disposait des moyens de survie conséquents.
Pour le ministre de l’intérieur, le maire de Lubumbashi, Floribert Kaseba, a outrepassé ses attributions, cette prérogative relève plutôt du ministère de l’Intérieur
RDC : Bousculade au sein des partis politiques
Le Mouvement social pour le renouveau, MSR, a décidé de suspendre sa participation au sein de l’Alliance de la majorité présidentielle, AMP. Raison avancée : l’octroi au PPRD du poste de secrétaire exécutif à l’AMP-province Orientale, alors que ce poste devrait revenir au MSR. Ce parti qui demeure un des alliés importants du PPRD dans l’ AMP dénonce le clientélisme et les injustices.
Au fait, ce n’est pas la première fois que le MSR lève le ton au sein de l’AMP pour se faire mieux entendre. Aux lendemains du dernier remaniement de l’équipe gouvernementale, remaniement qui avait particulièrement touché le président national de ce parti, alors ministre d’Etat en charge des Infrastructures et Travaux publics, le MSR s’était senti lésé au regard de son poids politique à l’AMP. En effet, le MSR dispose de 34 députés au sein de l’Assemblée nationale. Ce deuxième revers risque de bousculer ses ambitions politiques.
Fait reconnu tacitement par Koyagialo, secrétaire exécutif de l’AMP en séjour justement à Kisangani : «Ce n’est pas exclu dans la gestion des ambitions, qu’il y ait par-ci par-là des observations et des réserves. C’est le cas du MSR. Au premier niveau, la désignation était en faveur du MSR. Mais lorsque l’on regarde la pondération réelle de chaque parti représentatif de l’AMP en province Orientale, c’est le PPRD qui pèse le plus en terme d’élus au niveau de l’Assemblée provinciale ». Voilà une déclaration qui pourrait susciter d’autres commentaires.
Au Mouvement pour la libération du Congo, MLC, la dernière mesure de restructuration ne fait pas l’unanimité. Des « gros poissons » de ce parti ont été écartés pour des raisons propres à ce parti. C’est le cas de l’honorable Delly Sessanga.
L’on se rappellera qu’il y a de cela quelque temps, le député Sessanga avait évoqué la nécessité d’un débat interne au MLC. Cette déclaration avait suscité des commentaires en sens divers, lui pretant des intentions de vouloir «introduire un courant réformateur » au sein du parti. Qu’il ne se retrouve pas dans la dernière mise en place, voilà qui contribue à alimenter des commentaires pour autant qu’avec l’arrestation du président national, Jean-Pierre Bemba, le MLC est à recherche d’un « leader » en attendant sa libération.
Comment expliquer cette « mise à l’écart » d’une des têtes couronnées du MLC qui préside d’ailleurs l’une des plus importantes commissions à l’Assemblée nationale? A en croire certaines indiscrétions, Sessanga subirait certainement le même sort que Yves Kisombe, et que la dernière restructuration ne consistait qu’à mettre les points sur les « i » pour éviter toute interprétation erronée dans les prochains jours. Cela a-t-il été fait avec le consentement du président national, Jean-Pierre Bemba ? A cette interrogation, un des membres influents du MLC a eu cette réponse à la question de savoir s’il n’existait pas une lutte d’influence entre José Makila et François Mamba: « Jean-Pierre Bemba est joignable. Retenez-le ». C’est tout dire.
Au niveau du PALU, le cas Mayobo n’a pas encore totalement connu son épilogue. On continue à murmurer tant qu’il occupe le poste actuel à la Primature. Ce qui se traduirait par un refus catégorique du patriarche Gizenga à ne pas appliquer les instructions des instances dirigeantes du parti.
REMANIEMENT, ELECTIONS LOCALES ET 2011
L’on ne serait pas complet si l’on ne mentionnait pas la situation au sein de l’UDPS. Ce parti prépare son congrès projeté en janvier 2009. Mais d’ici là, tout peut arriver pour autant que c’est en ordre dispersé que ce parti, qui n’ a pas pris part aux élections, tente de faire son « come back » dans les institutions nationales et provinciales lors des élections de 2011. D’un côté, il y a le camp Mubake et Massamba, de l’autre Beltchika. Ils se tirent sans cesse des flèches. Jusque-là, le président national de l’UDPS, Etienne Tshisekedi n’a pas mis fin à la récréation. Attitude préjudiciable pour ce parti qui a déjà perdu plusieurs de ses « belles plumes ».
Autant de remous ainsi ramassés à même de fragiliser n’importe quel parti ou plate-forme politique.
Toutes ces bousculades ont quasiment les mêmes origines. Dans un premier temps, il s’agit du remaniement qui est imminent.
D’ailleurs, dans notre dernière livraison, Le Potentiel s’y est étendu longuement. Et si les choses donnent l’impression de prendre un peu plus de temps, c’est à cause justement de toutes ces bousculades au sein des partis politiques.
Il y a d’un côté toutes ces revendications sur base des accords signés entre différents partenaires dans l’AMP, et de l’autre des ambitions individuelles. Pour contourner cet handicap, il nous revient que l’on aurait préféré des contacts individuels avant de saisir le parti ou la plate-forme.
D’autre part, dans cette volonté de s’entourer des personnes compétentes toutes couleurs politiques confondues, des personnalités politiques de l’Opposition, des indépendants auraient été consultés. Ce qui restreint les ambitions des uns et des autres pour expliquer cette bousculade.
Mais l’on songe déjà aux élections locales prévues en 2009. A ce niveau également, les ambitions de chaque parti politique s’affirment parce qu’au-delà des élections locales, il y a les prochaines élections générales de 2011.
A dire vrai, l’heure est aux calculs politiques, au positionnement et au repositionnement. Rien de surprenant qu’on enregistre ici et là des réactions liées aux ambitions politiques de chaque parti au regard de toutes ces échéances politiques. Le plus dur maintenant consiste à gérer toutes ces ambitions, à voir comment toutes ces plates-formes, à savoir l’AMP et l’Union pour la Nation, UN, sauront résister à toutes ces vagues politiques.
Source /Le Potentiel/kinshasa
Meurtre de Botethi : le père voit toujours la main d’un commanditaire
Le regretté vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Botethi Loleke, a-t-il été victime d’un signe indien ? Non, rétorque son père, le général Botethi des FARDC. Analysant les circonstances du meurtre de son fils, ce dernier s’accroche à la thèse de l’assassinat. Selon lui, il y a un commanditaire. C’est Me Nyangue – un des avocats de la partie civile - qui l’a annoncé au tribunal lors de l’audience consacrée à la reconstitution des faits.
Les avis restent encore partagés sur le mobile réel du meurtre du député Daniel Botethi. Le vendredi 8 août 2008, à l’occasion de la descente sur le lieu du crime, le garde du corps Kankonde wa Kankonde a eu chaud. Une avalanche de questions est tombée sur lui. Aussi bien du côté des avocats de la partie civile, que de celui de la défense. Révélant au tribunal la pensée du père du défunt, Me Nyangue a dit ceci au tribunal : « Le général Botethi qui s’est concerté avec moi ce matin est convaincu que son fils a été l’objet d’un assassinat. Il voit très mal que son fils, enfant de militaire, un garçon grandi dans une caserne et habitué à voir tonner les armes de guerre, puisse quitter sa voiture à découvert, sans prendre aucune précaution. Jusqu’à se faire loger une balle dans la bouche, en restant debout ».
A ce sujet, les avocats de la famille ont déclaré que, selon eux, les assaillants ont extirpé le jeune député de sa voiture. Ensuite, ils l’ont traîné à quinze mètres sur la pelouse. Là, ils l’ont jugé, la sentence est tombée et ils l’ont condamné. Le moment venu, ils lui ont intimé l’ordre d’ouvrir la bouche. Ensuite, l’un d’eux a appuyé sur la gâchette à bout portant. La preuve, ont soutenu ces avocats, en est que le pauvre s’est retrouvé avec une plaie à la jambe et le pantalon déchiré. Ce qui démontre qu’il a subi des sévices avant d’être abattu.
C’est ainsi qu’après avoir demandé à Kankonde d’esquisser le mouvement de ramping qu’il avait effectué cette nuit-là en sortant de la voiture, ils se sont étonnés d’entendre que le garde du corps a pu atteindre sa cachette sans essuyer aucun tir de la part des assaillants. Or, les assaillants quadrillaient tout le rayon, et venaient d’abattre son chef juste du côté où il se dirigeait. Et il est parti à reculons, du théâtre des événements jusqu’à l’avenue Nguma, sans être inquiété. A moins qu’il ait été de mèche avec les malfaiteurs.
D’où cette question de Me Nyangue : « Pourquoi a-t-il laissé son chef abattu ? ». Réponse de Kankonde : «Les balles crépitaient de partout ». Deuxième question : « Pourquoi s’être dirigé vers le mur ? ». Réponse : « J’ai pris cette direction par intuition ». Autre question de la partie civile : « C’est lui qui devait protéger le député Botethi. En quittant la voiture, cherchait-il à se couvrir pour protéger son chef ou se protéger lui-même ? ». Réponse du garde du corps : « Je voulais protéger mon chef. Mais comme je ne l’ai pas vu, je me suis protégé ». Après ce jeu de questions-réponses, la partie civile a fait cette observation : « Kankonde est sorti à découvert. Pourquoi les autres n’ont-ils pas tiré sur lui ? A moins qu’il soit de leurs ». Encore une question : « Que lui a dit le chef avant de sortir ? ». Réponse de Kankonde : « Je ne me suis pas aperçu de sa sortie, tout allait vite ». Observation du tribunal : « Vous souvenez-vous avoir dit que le chef vous avait demandé de vous présenter ? ». Réponse : « Oui, mais je n’ai pas pu présenter ma carte à cause du premier coup de feu ».
A l’intention du colonel Van de la police scientifique, la partie civile a voulu connaître le genre d’arme qui a servi à tuer le député. Réponse du colonel : «Toutes les trois douilles provenaient d’une arme de marque FA ». Ces balles ont-elles été tirées par un seul individu, ou par plusieurs personnes ? Et puis, c’était par coup ou en rafale ? Ici, le colonel Van a déclaré que c’était difficile à déterminer.
Source : le Potentiel/kinshasa
Meurtre de Botethi : le père voit toujours la main d’un commanditaire
Le regretté vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Botethi Loleke, a-t-il été victime d’un signe indien ? Non, rétorque son père, le général Botethi des FARDC. Analysant les circonstances du meurtre de son fils, ce dernier s’accroche à la thèse de l’assassinat. Selon lui, il y a un commanditaire. C’est Me Nyangue – un des avocats de la partie civile - qui l’a annoncé au tribunal lors de l’audience consacrée à la reconstitution des faits.
Les avis restent encore partagés sur le mobile réel du meurtre du député Daniel Botethi. Le vendredi 8 août 2008, à l’occasion de la descente sur le lieu du crime, le garde du corps Kankonde wa Kankonde a eu chaud. Une avalanche de questions est tombée sur lui. Aussi bien du côté des avocats de la partie civile, que de celui de la défense. Révélant au tribunal la pensée du père du défunt, Me Nyangue a dit ceci au tribunal : « Le général Botethi qui s’est concerté avec moi ce matin est convaincu que son fils a été l’objet d’un assassinat. Il voit très mal que son fils, enfant de militaire, un garçon grandi dans une caserne et habitué à voir tonner les armes de guerre, puisse quitter sa voiture à découvert, sans prendre aucune précaution. Jusqu’à se faire loger une balle dans la bouche, en restant debout ».
A ce sujet, les avocats de la famille ont déclaré que, selon eux, les assaillants ont extirpé le jeune député de sa voiture. Ensuite, ils l’ont traîné à quinze mètres sur la pelouse. Là, ils l’ont jugé, la sentence est tombée et ils l’ont condamné. Le moment venu, ils lui ont intimé l’ordre d’ouvrir la bouche. Ensuite, l’un d’eux a appuyé sur la gâchette à bout portant. La preuve, ont soutenu ces avocats, en est que le pauvre s’est retrouvé avec une plaie à la jambe et le pantalon déchiré. Ce qui démontre qu’il a subi des sévices avant d’être abattu.
C’est ainsi qu’après avoir demandé à Kankonde d’esquisser le mouvement de ramping qu’il avait effectué cette nuit-là en sortant de la voiture, ils se sont étonnés d’entendre que le garde du corps a pu atteindre sa cachette sans essuyer aucun tir de la part des assaillants. Or, les assaillants quadrillaient tout le rayon, et venaient d’abattre son chef juste du côté où il se dirigeait. Et il est parti à reculons, du théâtre des événements jusqu’à l’avenue Nguma, sans être inquiété. A moins qu’il ait été de mèche avec les malfaiteurs.
D’où cette question de Me Nyangue : « Pourquoi a-t-il laissé son chef abattu ? ». Réponse de Kankonde : «Les balles crépitaient de partout ». Deuxième question : « Pourquoi s’être dirigé vers le mur ? ». Réponse : « J’ai pris cette direction par intuition ». Autre question de la partie civile : « C’est lui qui devait protéger le député Botethi. En quittant la voiture, cherchait-il à se couvrir pour protéger son chef ou se protéger lui-même ? ». Réponse du garde du corps : « Je voulais protéger mon chef. Mais comme je ne l’ai pas vu, je me suis protégé ». Après ce jeu de questions-réponses, la partie civile a fait cette observation : « Kankonde est sorti à découvert. Pourquoi les autres n’ont-ils pas tiré sur lui ? A moins qu’il soit de leurs ». Encore une question : « Que lui a dit le chef avant de sortir ? ». Réponse de Kankonde : « Je ne me suis pas aperçu de sa sortie, tout allait vite ». Observation du tribunal : « Vous souvenez-vous avoir dit que le chef vous avait demandé de vous présenter ? ». Réponse : « Oui, mais je n’ai pas pu présenter ma carte à cause du premier coup de feu ».
A l’intention du colonel Van de la police scientifique, la partie civile a voulu connaître le genre d’arme qui a servi à tuer le député. Réponse du colonel : «Toutes les trois douilles provenaient d’une arme de marque FA ». Ces balles ont-elles été tirées par un seul individu, ou par plusieurs personnes ? Et puis, c’était par coup ou en rafale ? Ici, le colonel Van a déclaré que c’était difficile à déterminer.
Source : le Potentiel/kinshasa
Ngaliema : découverte d’une cache d’armes au quartier Pompage
La Tempête des Tropiques, journal paraissant à Kinshasa, a, dans son
édition n° 3477 du lundi 11 août 2008, révélé la découverte d’une cache
d’armes le long de la rivière Binza, au niveau du quartier Pompage,
dans la commune de Ngaliema. Il s’agit de plus de dix fusils de marque
AKA emballés dans un pantalon usé, précise notre consœur qui croit
savoir que ces armes auraient servi à l’assassinat de l’artiste
comédien Jean-Jacques Timikadi, alias Mbonge, intervenu en juillet
2008. Selon la source, la découverte de cette cache d’armes a semé
l’émoi parmi les habitants de ce quartier. A noter que les présumés
assassins de l’artiste comédien Mbonge avaient été arrêtés par les
éléments de la Police nationale congolaise (PNC), quelques jours
seulement après avoir commis leur forfait. L’un d’eux qui avait réussi
à prendre le large a, selon La Tempête des Tropiques, été arrêté à
Muanda, dans le district du Bas-Fleuve, province du Bas-Congo.
Source : la tempête des tropiques /Kinshasa
Pékin 2008 : Le boxeur congolais Henry Biembe battu et éliminé
Il s'appelle Henry Biembe Saliku. Il a 26 ans. C'est l'unique boxeur congolais
de la catégorie moyenne qui a représenté la République
Démocratique du Congo aux 29ème jeux olympiques qui se déroulent
à Pékin en Chine.
Dès son premier combat, notre compatriote a été battu et
éliminé par un grec qui a réussi à le maîtriser
dans les derniers rounds. Score final sept à deux. Le boxeur congolais
était le premier à marquer.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, Henry Biembe est un boxeur professionnel,
produit de l'école suisse de noble art. Il évolue à Lausanne,
en Suisse. Il est champion de France - Comté en 2002 et 2003.
Avec le club lausannois, le Congolais a remporté le titre de champion
de Suisse en 2006. Il a arraché son ticket pour les actuels jeux olympiques
à l'issue du dernier tour qualificatif qui s'est déroulé
en Ile Maurice.
Ce mardi à 21h 30', heure de Kinshasa, c'est le tour du judoka congolais
Erick Kibanza Lundoki, 27 ans, de monter sur le tatami olympique dans la catégorie
de moyen de moins 73kg pour ainsi livrer son premier combat.
Eric a été à un centre sportif international au Maroc,
où il a préparé suffisamment sa compétition puis
en Italie avant de revenir au pays et de repartir sur la Chine.
Jeudi prochain, le nageur congolais Stannislas Kimpompo, 35 ans, qui représente
le pays dans la natation, devra être aligné pour la nage libre
de 50 mètres. Stanislas évolue toujours au pays avec les moyens
de bords. Il s'est fait connaître en février 2008, lors d'un tournoi
international en Tanzanie. Il avait fait les 100 mètres en 1min 03 secondes.
Luozi : Mongoluala enclavé, le chef du village lance un SOS
Situé à 235 kilomètres de
Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo, le village de Mongoluala
est dépourvu de voies d’évacuation des produits agricoles. M. Bazebi
Mbamba, le chef de ce village rappelle que sa juridiction constitue,
selon lui, le poumon économique du territoire de Luozi, et plaide ainsi
pour la réhabilitation des routes de desserte agricole
Le chef du village explique : « Ce qui nous rend la vie difficile, c’est que Mongoluala ne possède qu’une seule route carrossable. Mais cette route ne dessert pas le plus grand nombre de villages. ». D’après la source, plusieurs rapports ont déjà été transmis aux autorités pour que des fonds soient mobilisés au profit de la réhabilitation de la plus grande de voie de la contrée, la route Nkundi. Celle-ci relie plusieurs villages du coin, dont Tendisa, la mission catholique et Yangapambu. « Il y a le groupement Mukaka qui, depuis longtemps, n’a pas de routes carrossables. C’est le groupement le plus agricole », indique le chef Bazebi. « Si on arrive à créer ces routes, nous aurons désenclavé tout le secteur. Mongoluala est le poumon économique du territoire de Luozi. Nous avons le siège de la vallée de Nkundi et un service PNR (Programme national de riziculture), a-t-il laissé entendre.
RDC : bassin de l'Ouest, 4 milliards de barils de réserve pétrolière
350 millions de barils en 30 ans, soit 11 jours de production de l’Arabie saoudite, cette maigre production classe la RDC parmi les producteurs mineurs, alors qu’elle dispose de réserves énormes. Plus de 4 milliards de barils et des millions de mètres cube de gaz, par exemple, pour son seul bassin de l’Ouest, a estimé, lundi à Kinshasa, un représentant de l'entreprise pétrolière Perenco lors du congrès nationale sur le petrole et gaz.
Plus
de 300 participants prennent part à ce congrès parmi lesquels des
experts nationaux, africains, français, américains et brésiliens y
prennent part. Ce congre a pour objectif de valider l’avant projet du
code des hydrocarbures et de préparer la tenue du 4eme congres des pays
africains producteurs du pétrole en 2010 à Kinshasa. La RDC dispose
d’énormes réserves de pétrole, mais qui sont encore sous exploitées.
Même
dans ce secteur, l’exploration n’a pas été totale. Au niveau du
deuxième bassin, la cuvette centrale, avec 800 mille kilomètres carrés
de superficie, c’est à peine qu’un groupe d’experts brésiliens a
commencé les études de sédimentations pour déterminer les réserves
pétrolières. Dans les basins de graben de l’Est, entendez, graben
albertin, le lac Kivu et Tanganyika, l’exploration a à peine ou pas
commencée.
Pour rentabiliser ce secteur, les experts suggèrent
beaucoup d’investissements dans le domaine de l’exploration et de la
production. Ici apparaît la nécessité de réguler le secteur. L’avant
projet du code, qui doit être approuvé au cours de ces assises, vise
notamment à inciter les investisseurs, dans l’exploration pétrolière et
gazière, à s’intéresser à ces nouvelles richesses pétrolières de la
RDC. Cependant, cette rentabilité passe non seulement par un code des
hydrocarbures adapté aux réalités nationales et internationales, mais
aussi par la transparence dans l’octroi des concessions et la gestion
des fonds générés par le secteur.




