Manifestation

A cette occasion, Moïse Katongo, secrétaire général de l’ONG Détectives-Expert pour les droits au quotidien, a sollicité l’implication de la communauté internationale pour la libération de ces personnes ou leur transfert devant les cours et tribunaux : « On ne sait pas les trouver, ils étaient partis un jour au travail, on les a pris à partir de leur bureau de travail. Il y a ceux-là qui ont déjà fait presque une année et d’autres 3 mois, 2 semaines, 1 semaine. Jusque-là nous avons une liste de 37 personnes, ils sont tous curieusement des originaires de la province de l’Equateur. C’est pourquoi nous venons vers la communauté internationale pour qu’elle puisse s’impliquer et exiger aux autorités compétentes que ces personnes soient quand même libérées. Ces enfants bientôt, c’est la rentrée scolaire qu’est ce qui va se passer ? Il y en a qui n’ont même pas pu terminer l’année scolaire passée et bientôt ce sera l’école. C’est pourquoi ces enfants viennent réclamer que leurs papas puissent être libérés. Ces personnes, officiellement auraient été enlevées pour des raisons qu’ils seraient en train de préparer un coup d’état en relation avec un réseau qui serait en dehors du pays, pour déstabiliser les institutions de la République. Le souhait est que les droits des détenus doivent être respectés, rien n’a été respecté, ils ont été enlevés de leurs bureaux. Sont-ils encore en vie, les familles sont dans l’angoisse totale »

Par ailleurs, le bureau des droits de l’homme de la Monuc qui a réceptionné le mémorandum de l’ONG, s’est engagé à suivre ce dossier. Louis-Marie Bouaka, directeur adjoint du bureau des droits de l’homme de la Monuc a souligné que son bureau est en contact avec les autorités des services de sécurité. Toutefois la Monuc souhaite que les investigations qui sont en cours aboutissent rapidement et que la justice soit rendue.

Par Editeur Web