13 août 2008
Kinshasa : affaire enlèvement d'officiers, sit-in devant le quartier général de la Monuc
A cette occasion, Moïse Katongo, secrétaire général de l’ONG Détectives-Expert pour les droits au quotidien, a sollicité l’implication de la communauté internationale pour la libération de ces personnes ou leur transfert devant les cours et tribunaux : « On ne sait pas les trouver, ils étaient partis un jour au travail, on les a pris à partir de leur bureau de travail. Il y a ceux-là qui ont déjà fait presque une année et d’autres 3 mois, 2 semaines, 1 semaine. Jusque-là nous avons une liste de 37 personnes, ils sont tous curieusement des originaires de la province de l’Equateur. C’est pourquoi nous venons vers la communauté internationale pour qu’elle puisse s’impliquer et exiger aux autorités compétentes que ces personnes soient quand même libérées. Ces enfants bientôt, c’est la rentrée scolaire qu’est ce qui va se passer ? Il y en a qui n’ont même pas pu terminer l’année scolaire passée et bientôt ce sera l’école. C’est pourquoi ces enfants viennent réclamer que leurs papas puissent être libérés. Ces personnes, officiellement auraient été enlevées pour des raisons qu’ils seraient en train de préparer un coup d’état en relation avec un réseau qui serait en dehors du pays, pour déstabiliser les institutions de la République. Le souhait est que les droits des détenus doivent être respectés, rien n’a été respecté, ils ont été enlevés de leurs bureaux. Sont-ils encore en vie, les familles sont dans l’angoisse totale »
Par ailleurs, le bureau des droits de l’homme de la Monuc qui a réceptionné le mémorandum de l’ONG, s’est engagé à suivre ce dossier. Louis-Marie Bouaka, directeur adjoint du bureau des droits de l’homme de la Monuc a souligné que son bureau est en contact avec les autorités des services de sécurité. Toutefois la Monuc souhaite que les investigations qui sont en cours aboutissent rapidement et que la justice soit rendue.
Kinshasa : affaire enlèvement d'officiers, sit-in devant le quartier général de la Monuc
A cette occasion, Moïse Katongo, secrétaire général de l’ONG Détectives-Expert pour les droits au quotidien, a sollicité l’implication de la communauté internationale pour la libération de ces personnes ou leur transfert devant les cours et tribunaux : « On ne sait pas les trouver, ils étaient partis un jour au travail, on les a pris à partir de leur bureau de travail. Il y a ceux-là qui ont déjà fait presque une année et d’autres 3 mois, 2 semaines, 1 semaine. Jusque-là nous avons une liste de 37 personnes, ils sont tous curieusement des originaires de la province de l’Equateur. C’est pourquoi nous venons vers la communauté internationale pour qu’elle puisse s’impliquer et exiger aux autorités compétentes que ces personnes soient quand même libérées. Ces enfants bientôt, c’est la rentrée scolaire qu’est ce qui va se passer ? Il y en a qui n’ont même pas pu terminer l’année scolaire passée et bientôt ce sera l’école. C’est pourquoi ces enfants viennent réclamer que leurs papas puissent être libérés. Ces personnes, officiellement auraient été enlevées pour des raisons qu’ils seraient en train de préparer un coup d’état en relation avec un réseau qui serait en dehors du pays, pour déstabiliser les institutions de la République. Le souhait est que les droits des détenus doivent être respectés, rien n’a été respecté, ils ont été enlevés de leurs bureaux. Sont-ils encore en vie, les familles sont dans l’angoisse totale »
Par ailleurs, le bureau des droits de l’homme de la Monuc qui a réceptionné le mémorandum de l’ONG, s’est engagé à suivre ce dossier. Louis-Marie Bouaka, directeur adjoint du bureau des droits de l’homme de la Monuc a souligné que son bureau est en contact avec les autorités des services de sécurité. Toutefois la Monuc souhaite que les investigations qui sont en cours aboutissent rapidement et que la justice soit rendue.
BAS-CONGO : 5 HOPITAUX GENERAUX DE REFERENCE DOTES DES AMBULANCES
Les hôpitaux
généraux de référence de Sona-Bata dans le District de la Lukaya,de
l'Institut médical évangélique de Kimpese dans les Cataractes,de Kiamvu
à Matadi,de Boma et de Kangu viennent d'être dotés des ambulances. La
dernière institution médicale en a bénéficiée ce mardi des mains de
Simon Mbatshi,Gouverneur. Joie de la part de la population. Les
éléments de la croix rouge ont même théatralisé les déboires qu'ils
subissaient par manque d'une ambulance.
''La dotation d'une ambulance ne doit pas être événementiel. C'en est un maintenant car,depuis que nous avons chassé les Belges,nous avons tout détruits et rien remplacés.'',s'est plaint Simon Mbatshi.Ce dernier,a aussi remis un générateur et des matelas à cet hôpital. Les infirmières ont bénéficié des pagnes.'' Nous sommes heureuses de recevoir ses pagnes.Car,souvent les gens ne reconnaissent pas le travail que nous abattons.
Hier,c'est l'hôpital général de référence de Kiamvu à Matadi qui a bénéficié d'une ambulance et des matelas. Les infirmières ont aussi reçu des pagnes.
Après Bivac et Aufs, CTC: Un nouveau partenaire pour l'Ofida
Le cercle des partenaires de l’Office des Douanes et Accises (Ofida) vient encore une fois de s’élargir. Le dernier partenaire en date s’appelle Custons and Tax Consultancy (CTC), une entreprise de droit américain spécialisé dans le domaine de la douane pour l’assistance technique. C’est le numéro un de CTC, Christopher Outhwaite, qui a représenté son entreprise à cette cérémonie de présentation officielle. Il était accompagné de 4 de ses principaux collaborateurs dont le directeur financier. La présentation du nouveau partenaire est intervenue, hier lundi 11 août, à l’issue d’une réunion d’information que l’Administrateur délégué général de l’Ofida a présidée au siège de son entreprise.
Les membres du comité de gestion et cadres de l’Ofida, les responsables des entreprises impliquées dans le processus de dédouanement dont l’Office congolais de contrôle (Occ), la Fédération des entreprises congolaises (Fec), les anciens partenaires de l’Ofida et autres personnalités ont pris part à cette réunion dite d’information. Dans son mot, l’Adg Rugwiza a tenu à préciser que c’est sur recommandation faite par le ministre des Finances à l’Ofida, l’Occ et Bivac que cette réunion a eu lieu. Avant de procéder à la présentation du nouveau partenaire avec lequel le gouvernement a signé des accords pour le renforcement des capacités de la douane dont l’objectif est entre autres d’augmenter les recettes douanières et accisiennes. Cet accord basé sur l’assistance technique entre dans le cadre de la réforme et de la modernisation de la douane congolaise qui est le fruit des négociations. Au terme de cet accord, quatre missions sont confiées à l’entreprise CTC parmi lesquelles créer une assistance moderne et efficace répondant aux normes en matière de douane, conseiller judicieusement l’Etat sur la réforme du système douanier. Il faut noter que le dit contrat contient 25 articles répartis en 5 chapitres. Obligations Conformément aux us et coutumes universels en matière de signature de contrat, chaque partie a des droits et obligations à observer. A ce sujet, le partenaire CTC s’engage à mettre en place une équipe d’experts expérimentés et chevronnés en matière de la réforme et modernisation du système douanier national. Il devra également transmettre à l’Ofida pour information la liste de tous les experts contractants, examiner attentivement les marchandises à exporter et importer, diligenter un audit post-dédouanement, etc. Quant à l’Etat, signataire dudit contrat, il doit accepter les recommandations du consultant et les mettre en application. Le gouvernement congolais devra aussi instruire l’Ofida, l’Occ et Bivac d’apporter au consultant et à ses experts une collaboration étroite et franche en vue de la réussite de la mission leur confiée. Tout comme reconnaître à CTC le pouvoir de contrôler les marchandises à l’importation et exportation, etc. CTC : 11 ans d’expérience en Afrique Pour sa part, le responsable de CTC a indiqué qu’il s’agit d’un partenariat entre son entreprise et l’Etat congolais, à travers l’Ofida. Avant d’indiquer : « Nous sommes venus aider l’Ofida à moderniser son système et non le remplacer dans ce qu’il fait ». Pour ce faire, le CTC travaillera avec quelques 63 consultants venus de partout à travers le monde pour la réalisation de sa mission. C’est ici qu’il a annoncé avoir œuvré plus de 11 ans en Afrique dans le domaine de la douane. Toujours dans le cadre de la réalisation de la mission lui confiée par le gouvernement, le CTC se rendra dans toutes les agences douanières de la République démocratique du Congo, après l’étape de Kinshasa. Matadi, Lubumbashi, Kasumbalesa, Goma…comptent dans le programme de modernisation de la douane sous la houlette de CTC, a-t-on indiqué. L’objectif visé n’est autre que la modernisation du système douanier congolais afin qu’il réponde au standing international. Les anciens partenaires inquiets ! Après les allocutions de l’Adg de l’Ofida et du représentant de CTC, la parole a été accordée à l’assistance parmi laquelle se trouvaient des anciens partenaires, la Fec et autres syndicalistes pour qu’ils expriment leurs préoccupations en rapport avec le nouveau partenariat conclu entre l’Ofida et le CTC. C’est ainsi que le représentant de l’ACAD s’est déclaré inquiet sur le fait que le présent risque de mettre en mal les « intérêts » des douaniers qui, au cas où ils ne trouveraient pas leurs comptes, pourraient être tentés de jouer aux manœuvres dilatoires pour manifester leur mécontentement. Pour minimiser cette appréhension, M. Christopher a signalé que l’augmentation des recettes va de pair avec l’amélioration des conditions de travail. Le responsable de CTC a saisi l’occasion pour annoncer que partout où il est passé, les recettes douanières ont été multipliées par dix. Comme cela a été le cas en Angola et au Mozambique. De son côté, le représentant de la Fec a voulu savoir en quoi consiste l’assistance technique que le CTC doit apporter ? D’où viendra le financement ? N’y aura pas de télescopage avec Bivac ? Quel serait le coût supplémentaire pour l’opérateur économique ? D’autres questions ont été également posées à Deo Rugwiza et Christopher Outhwaite, dont celle du Sud-africain Mumba, le représentant de African Union Financial Service (AUFS) qui voit dans le nouveau contrat le risque de casser tous les anciens partenaires. Pour rappel, l’AUFS est une firme de droit sud-africain qui s’occupe de l’installation des scanneurs et d’équipements de surveillance ainsi que des télécommunications à l’Office des douanes et accises. Elle totalise déjà trois ans d’existence. Le ministre des Finances pour éclairer l’opinion A la plupart des préoccupations posées, l’Adg de l’Ofida a dit ne pas détenir la lumière suffisante. Avant de demander à leurs auteurs de les réserver au ministre des Finances qui tiendra prochainement une conférence de presse pour éclairer l’opinion sur tous ces contrats conclus dans le but non seulement de renforcer les capacités de l’Ofida, mais également de moderniser tout le système de la douane congolaise. Le rendez-vous est donc pris avec Athanase Matenda pour préciser dans quelles limites chaque partenaire oeuvrera et démontrer à même temps qu’il n’y aura pas de télescopage dans le fonctionnement.
Avenue Lwambo Makiadi : la population salue l’opération d’évacuation des immondices
Selon une dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP), la population
de Kinshasa salue l’opération d’évacuation des immondices sur l’avenue
Lwambo Makiadi (ex-Bokassa), à la hauteur de l’aéroport de Ndolo. Notre
consoeur, qui fait allusion à la réaction favorable de la population à
cette opération, note que la vie était rendue difficile dans cette
partie de la capitale par des odeurs nauséabondes qui se dégageaient
des quartiers avoisinants le site. Ces odeurs étaient une menace
permanente à la santé des populations. Par ailleurs, signale la source,
les automobilistes qui empruntent cette artère principale demandent que
les travaux d’évacuation de ces immondices se fassent de préférence la
nuit pour éviter les embouteillages sur ce tronçon routier très
fréquenté. L’avenue Lwambo Makiadi qui traverse plusieurs communes de
la ville de Kinshasa donnent accès au marché central de Kinshasa et au
centre-ville, rappelle-t-on.
Procès Botethi : « l’appel radio » au centre des débats
Une seule évidence ressort de la disparition tragique du député provincial Daniel Botethi Loleke : c’est l’appel radio sur Motorola qui l’a poussé à changer d’itinéraire. Pour la partie civile, c’est donc cette communication de la police qui a causé sa mort. En vue d’élucider ce point, plusieurs témoins, en majorité éléments de la police, se sont succédé à la barre à l’audience du mardi 12 août 2008. Il y a eu aussi Mme le bourgmestre de Ngaliema et l’opérateur de la SNEL commis à la station Haute Tension. But poursuivi par les avocats de la famille Botethi : découvrir si cet appel décelait un piège.
Si le vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa n’avait pas changé d’itinéraire dans cette fatidique nuit du 5 au 6 juillet 2008, sûrement qu’il ne serait pas tombé dans l’embuscade tendue par les assaillants. C’est pourquoi, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a eu à entendre neuf témoins à l’audience d’hier mardi 12 août. Responsables à différents niveaux, ils ont eu à s’expliquer sur ce qui s’est passé cette nuit-là.
La première à être entendue a été Mme Inoma Nsengi Fatuma, bourgmestre intérimaire de la commune de Ngaliema. Cette dernière a dit avoir été informée du meurtre à 4h00’’ du matin par le commandant du commissariat de Ngaliema. Quant aux tirs de balles du quartier St Luc, elle n’en a jamais été au courant. Ceci, du fait qu’elle ne possède pas une radio de communication Motorola. Ici, Me Nyango s’est dit étonné. Car pour lui, c’est cette communication qui a désaxé l’honorable Botethi.
Pour sa part, l’inspecteur adjoint Mbunga Bin Kadjemba, commissaire de Ngaliema, a informé le tribunal qu’il avait entendu l’appel sur les tirs à hauteur de Haute Tension depuis le camp Lufungula où il purgeait une punition.
Quant à l’opérateur du commissariat de Ngaliema, il a affirmé avoir capté le message sur les tirs de St Luc et Mont Fleury vers 2h00’’ du matin. Aussitôt, il a envoyé ses « enfants » dans ce rayon. Mais comme ils étaient à pied, ils ont trouvé que tout était calme. Et ce message provenait du camp Lufungula. A propos des messages reçus cette nuit-là, il a affirmé n’avoir reçu que celui des tirs de St Luc. Mais rien sur celui du meurtre qui a été répercuté à 4h00’’.
Passé à son tour à la barre, le commandant du sous-commissariat de l’Ecole a déclaré que n’étant pas de service cette nuit-là, c’est l’officier d’ordonnance qui avait marqué dans le cahier de permanence avoir entendu deux coups de balles du côté du Palais de marbre. De son côté, le commissaire adjoint du sous-commissariat « Point Chaud » a dit avoir entendu deux coups de balles vers 2h00’’du matin, du côté de la brousse du Cercle hippique. Mais il n’a pu avertir personne. Car, son Motorola était déchargé.
En toute sincérité, le brigadier Landu, commis à la garde de la station SNEL/Haute Tention, a avoué au tribunal que pendant que tout cela se déroulait à quelques mètres de lui, il dormait dans le bureau. Il n’en est sorti que vers 6h00’’. C’est pourquoi, le ministère public l’a inculpé sur place de la prévention d’abandon de poste. Malgré toutes ces dépositions, la partie civile Botethi a conclu que le flou persistait toujours.
Il faudrait noter qu’à la fin de l’audience, le tribunal a eu à entendre le taximan Ngoma Mambueni Appolinaire. C’est-à-dire la dernière victime de Kady Munungu. En effet, c’est grâce à lui que Kady a été arrêté. Mais comme toujours, Kady a dit ne pas connaître cet homme, ni l’histoire qu’il était en train de raconter.
Source : le Potentiel/kinshasa


