14 août 2008
RDC/J.0 : vive tension autour de la prime
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Ce malaise pourrait même expliquer en partie la série de contre-performances enregistrées par les sportifs congolais à Pékin. A l’origine de la colère des athlètes, la prime du Président Kabila.
On en sait un peu sur la rencontre entre le chef de l’Etat et la délégation congolaise aux jeux olympiques de Pékin. Présent dans la capitale chinoise pour rehausser de sa présence la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le Raïs avait reçu la délégation congolaise. Selon une radio bien branchée, émettant à Kinshasa, Joseph kabila a remis à chaque athlète une prime de 4.000 $USD. Question de motiver les représentants du peuple congolais à ces jeux d’envergure planétaire, Cette contribution du chef de l’Etat tombait à pic eu égard aux difficultés proverbiales que connaissent les athlètes zaïro-congolais dans les grandes compétitions sportives internationales.
Malheureusement 5 jours après le geste présidentiel, les athlètes ne voyaient toujours pas le moindre sou dans leurs escarcelles. Pour toute réponse, 1e staff a simplement indiqué, selon la même source, que les athlètes auraient suffisamment de moyens. I1va sans dire donc que les ambassadeurs de la RDC aux Jeux Olympiques de Pékin montent sur le ring (pour les boxeurs), sur le tatamis (pour les judokas), plongent dans la piscine (pour les nageurs) vont sur la piste (pour l’athlétisme) avec un moral bas.
De l’avis de l’opinion sportive congolaise, la gestion des primes destinées aux compétiteurs à toujours empoisonné les relations entre ceux-ci et les encadreurs. Les cas de détournement des primes réservées aux athlètes sont légion. C’est une vieille pratique en RDC. Il n’y a quasiment pas de compétition internationale où l’on ne parle de malversation en rapport avec les primes. Du Mondial historique de 1974 en Allemagne jusqu’aux présents jeux olympiques de Pékin, outre le déficit de préparation, le détournement des primes des athlètes, a toujours constitué l’une des causes de nos échecs.
C’est pourquoi, de plus en plus des voix s’élèvent pour inviter la justice à se saisir des cas de détournement avéré. D’autres sportifs sont d’avis que les primes soient remises directement en mains propres aux intéressés, c’est-à-dire aux athlètes. Ainsi, on contournerait la myriade d’administratifs qui accompagne les sportifs lors des compétitions. Déjà pour Pékin, la délégation congolaise comprend une trentaine de membres alors que la RDC n’a aligné que cinq athlètes engagés dans 4 disciplines !
A ce contentieux de subtilisation, vient se greffer une autre question de haute supercherie qui plane au sein du même comité olympique congolais. Pour se rendre à Pékin, certains mafieux n’ont pas eu de retenue à employer les moyens à leur portée juste pour assouvir la soif de leurs intérêts égoïstes. C’est le cas d’un soi-disant délégué du comité fédéral en place à l’athlétisme qui s’est retrouvé en Chine aux côtés des athlètes alors qu’en réalité aucun membre dudit comité ne s’est envolé pour Pékin.
A Beijing, le père de l’athlète Magalli Fnanka représenterait ce comité au grand étonnement de tous. La procédure employée n’aura été que la substitution d’un athlète qualifié pour les jeux par le géniteur de l’athlète de Londres. Le père de l’athlète ayant ainsi voyagé aux frais du Trésor public pour voir sa fille concourir !
Source : Forum des As/Kinshasa
RD Congo: Polémique autour d'une cargaison de riz chinois E-mail PDF
Kinshasa, RD Congo – Six mille tonnes de ri z chinois en provenance de
l’étranger et appartenant à une entreprise opérant en République
Démocratique du Congo, dont 120 mille sacs de riz déclarés "non
conformes aux normes internationales" par l'Office congolais de
contrôle (OCC), ont été déclarées propres à la consommation par le
ministère congolais de l'Economie, dénonce l'OCC ce merdredi.
Dans un communiqué transmis mercredi à la PANA, l'OCC indique que ces sacs de riz saisis depuis le 23 juin dernier sont consignés dans les dépôts sur ordre du Parquet près le tribunal de Grande instance de Boma.
Il s’agit des sacs de 50 Kg de marque "riz long chinois" débarqués sur le port de Boma par le navire Solvenia depuis le 8 juin dernier.
Selon l’Office congolais de contrôle, deux constats sont faits : primo, le riz serait périmé selon le certificat d’origine. Secundo, après les analyses, "il y a eu vieillissement", ainsi le riz a une mauvaise couleur et un mauvais goût.
Saisie, l’entreprise qui commercialise ce riz a sollicité l’intervention d’un deuxième contrôle auprès du ministère congolais de l’Economie.
Cette charge a été confiée au Centre de recherche agro-alimentaire du Katanga (CRAA), qui lui, contrairement à l’OCC, aurait finalement déclaré le riz propre à la consommation humaine.
Selon l'OCC, une correspondance a été transmise par le ministère de l’Economie aux autorités de cette structure, depuis le mois de juillet dernier, leur demandant d’autoriser la mise sur marché de ce riz.
Ces différentes prises de position suscitent des vives polémiques au sein de l’opinion congolaise.
Pour l’OCC, "C’est un dossier très sensible".
Pour la justice, le Parquet près le tribunal de Grande instance de Boma était déjà saisi de l’affaire, et depuis lors, il avait ordonné de sceller tous les entrepôts où sont stockés les 120 mille sacs de riz en question.
Au ministère de l’Economie, aucune réaction officielle n'est disponible.
Pendant ce temps, les 6 000 tonnes de riz déclarées avariées par l'OCC seraient toujours en consignation.