20 août 2008
Grève des médecins : le gouvernement accepte de payer 6 mois d'arriérés
Le mouvement de grève des médecins est à son troisième jour ce mercredi. En réaction à ce mouvement de grève, le ministre de la santé affirme que des avancées considérables ont été obtenues dans la mécanisation des nouvelles unités et la révision du statut des médecins. Quant à la prime, sa concrétisation connaît un retard puisque elle dépend d'une décision extra budgétaire.
Et du coté du ministère du Budget, on annonce que le gouvernement accepte, dans les limites de ses contraintes budgétaires, de prendre en compte toutes les revendications sociales des médecins du secteur public. Selon un communiqué de presse du ministère du Budget, ces revendications concernent l'application d'un nouveau barème, la paie de tous les arriérés pour les 6 premiers mois de cette année et la majoration des primes. Jusque mardi tard dans la soirée, les deux parties étaient en pourparlers au ministère du Budget afin de s’accorder sur un protocole d’accord. Cependant, au sortir de ce pourparlers, le Synamed a fait savoir que les deux parties sont loin de trouver un compromis.
La signature du protocole d'accord entre les deux parties a été reportée en attendant d'être débattu en conseil des ministres ce mercredi.
A Kinshasa le mouvement se durcit. Plusieurs services dans les hôpitaux sont fermés. Les médecins encore sur place n’assurent que l’observation des malades internés. Nos reporters ont fait la ronde des hôpitaux de Kinshasa pour se rendre compte de la situation.
A l’hôpital Roi Baudouin de Masina, tous les services sont fermés, la gynécologie, la chirurgie, l’urgence, le laboratoire. Il y a juste une cellule médicale de crise qui est mise sur place. Cette cellule a pour rôle d’assurer le suivi des malades internés avant le mot de grève. Ce qui veut dire qu’il n’y a pas des nouvelles admissions, ni consultations. Docteur Vincent Kobo, médecin chef de service de gynécologie nous confirme la situation : « Nous sommes à l’hôpital juste pour suivre les malades qui étaient déjà hospitalisés avant de commencer cette grève. Ceux dont l’hospitalisation n’est plus indispensable, nous leur demandons de sortir simplement. Je pense qu’il n'y aura plus de malades à l’hôpital. »
Source : radio okapi/kinshasa
KISANTU : KIMBEMBE MAZUNGA CONSEILLER DU CHEF DE L’ETAT SORT DE L’HOPITA
Bras enfouit dans sa jaquette et mobilisé par un bandage,Kimbembe Mazunga,Conseiller principal du Chef de l’Etat en charge des infrastructures sort souriant d’une des chambres de l’hôpital de Kisantu à 222 km de Matadi. Embrassade avec quelques autorités qui l’attendaient. Il est prêt à reprendre son bâton de pèlerin pour se rendre à Ngeba à 22 km de Kisantu.
Hier à 15 h en partance pour ce village où une école primaire portant le même nom a été construite par le Chef de l’Etat,il s’était renversé d’une moto à 4 pneus à la porte d’entrée du jardin botanique de Kisantu. Cette moto qu’il conduisait pour la première fois appartient à Antoine Ghonda,Ambassadeur itinérant du Président de la République. Les policiers se trouvant dans le cortège ont accourus pour sécuriser Kimbembe Mazunga ,tenue pleine de poussière. Ces derniers lui ont ôté le casque fortement endommagé.
Le voyage pour Ngeba s’était arrêté net. Deo Nkusu,Gouverneur intérimaire du Bas-Congo,Emmanuel Kimpolongo,Administrateur de la Radio télévision nationale congolaise et Antoine Ghonda sont tous allés à son chevet à l’hôpital de Kisantu. Sa clavicule déplacée a été soignée.
Ce matin,il a quand même été à l'école primaire de Ngeba qui a servit de test électorale. Il n'a pas manqué de vanter l'oeuvre de Joseph Kabila en faveur de sa province.
Procès Botethi : le tribunal exige les relevés des appels du gouverneur de la ville de Kinshasa
Le feuilleton sur le meurtre du député Daniel Botethi Loleke continue. Sur demande de la partie civile, le tribunal militaire vient d’exiger les relevés d’appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Deux autres numéros téléphoniques suspects figurent au menu. Toujours hier mardi 19 août, le prévenu Fidèle a été présenté au tribunal. Mais ce dernier affirme s’appeler Ilunga Mbayo.
Mardi 19 août 2008. L’audience du procès qui oppose le ministère public et les parties civiles aux assassins présumés du député Daniel Botethi Loleke a été consacrée aux observations des parties, ainsi qu’à certaines demandes. A la même occasion, le ministère public a surpris l’assistance en présentant un prétendu Fidèle. Selon l’organe de la loi, c’était là le prévenu dont parlait toujours Patrick Mwewa.
Il aurait donc, dans la nuit du 5 au 6 juillet 2008, fait partie de la bande qui avait attenté à la vie du vice-président de l’Assemblée provinciale. Et c’est une demoiselle du nom de Sarah Seliki qui l’a dénoncé. En plus, cette fille connaît toute la bande à Patrick et Kady. Au cours de la même audience, on a aussi examiné les objets saisis. Dossier qui a provoqué des débats houleux. Car d’un côté, la défense contestait les procès-verbaux, mais de l’autre, le ministère public et la partie civile trouvaient que les avocats des prévenus voulaient traîner les choses en longueur sans raison plausible.
Dans sa requête, la partie civile a réclamé la visualisation d’une certaine cassette qui a été présentée par le ministère public. Elle a aussi souhaité la présence de Mlle Sarah Seliki, et de l’opérateur radio de l’Ipkin. Car pour Me Papy Niango, le fameux message radio avait pour point de départ l’Ipkin. « Mais curieusement, le major Jean-Jacques se trouve en congé. Pourtant, il doit en savoir quelque chose », a insisté cet avocat. A propos de cet appel sur les tirs de Saint Luc, Me Niango a fait voir au tribunal que toutes les autorités passées à l’audience ont affirmé qu’il n’y a jamais eu des tirs à St Luc. Cet opérateur doit donc dire où il se trouvait cette nuit-là. Car c’est son appel qui a obligé le défunt député à changer d’itinéraire.
La partie civile Botethi a aussi sollicité du tribunal les relevés des appels téléphoniques du gouverneur André Kimbuta et du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, M. Nsingi. Par la même occasion, Me Niango a révélé au tribunal qu’à l’Assemblée provinciale, il y a des membres qui utilisent des radios Motorola privées. Et ils avaient tous appris que ça tiraillait du côté de l’église St Luc. Mais par contre, ils n’avaient rien entendu sur les crépitements de balles de l’avenue Haute Tension. Là où justement, avait été tué leur vice-président. Me Niango a demandé au tribunal de vérifier s’il n’y avait pas connexion entre ces membres à propos de ce meurtre. A cet effet, il a évoqué le tumulte provoqué par le rapport de Botethi. « La partie civile voudrait vérifier si un malin n’en a pas profité pour l’abattre », a lâché Me Papy Niango.
Mais pourquoi vérifier les deux nouveaux numéros inconnus ? Ici, Me Niango a déclaré que malgré les négations de Kady, ces deux personnes ont eu à appeler tous les membres de la bande. « Botethi ne serait-il pas mort à cause de ses activités politiques ? », a demandé Me Niango. Et selon lui, ces numéros appartiendraient peut-être à deux intermédiaires du gouverneur dont avait parlé Patrick Mwewa. L’avocat de la partie civile l’a précisé en ces termes : « Je continue à faire foi aux propos de Mwewa. Propos selon lesquels ils ont reçu l’argent pour abattre une personne. Je continue à considérer que le gouverneur est suspect. Il faut donc obtenir son numéro téléphonique. Ceci, pour voir s’il n’y a pas eu connexion entre lui et les prévenus ».
A la question du premier substitut de l’auditeur de garnison, le capitaine Limbaya, de savoir si la partie civile avait eu soin d’appeler ces numéros, Me Niango a répondu ainsi : « Ce sont des numéros très suspects. Ils ne passent pas. Ne seraient-ce pas Mudjos, Manseba ou le gouverneur. Il faut donc nous rassurer. Pour qu’après le jugement, nous ne disions pas que c’est Dieu qui les a protégés ».
Source : le Potentiel/kinshasa
Bientôt le recensement des policiers de la garnison de Kinshasa
Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) seront recensés sous peu. Cette opération vise à identifier les agents de l’ordre à travers la capitale en vue de mettre hors d’état de nuire les inciviques qui sèment les troubles parmi la population. Le commandant de la Police pour la ville de Kinshasa promet des mesures contre tout contrevenant.
Les éléments de la Police nationale congolaise (PNC) de la ville de Kinshasa seront recensés bientôt. Ainsi en a décidé l’inspecteur provincial de la police nationale congolaise, garnison de Kinshasa (Ipkin), le général Jean de Dieu Oleko. Il en a fait l’annonce lors d’une causerie morale tenue à l’intention des agents de l’ordre.
L’objectif de cette opération vise, a-t-il dit, à identifier les policiers, tant dans leurs camps qu’à travers la cité. « A l’issue de ce recensement, nous pourrons connaître le nombre réel d’éléments de la PNC. Nous prendrons dès lors des mesures qui s’imposent pour traquer les pseudo-policiers », a-t-il prévenu. Avant de révéler qu’en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, l’inspection générale de la Police nationale congolaise vient de prendre une série de mesures, dans le cadre de la sécurisation de la population de Kinshasa. Parmi celles-ci, le renforcement des effectifs des policiers dans les différents sous-commissariats. Cette mesure fait suite au constat selon lequel les éléments commis à la garde dans des sous-commissariats sont souvent insuffisants. Ce qui ne facilite pas la tâche en cas de patrouille.
Quelques conseils pratiques ont été prodigués aux policiers présents à cette cérémonie. Aux agents de la brigade de garde, l’inspecteur provincial leur a rappelé quelques principes fondamentaux auxquels ils sont tenus de se conformer, notamment, ne pas tirer inutilement des coups de feu en l’air à partir de son poste de travail au risque d’être accusé de dissipation des munitions de guerre. « Gare à certains policiers véreux, qui s’hasardent à tirer inutilement des coups de feu en l’air, même s’ils ne sont pas en danger. Celui qui sera surpris, agissant de la sorte, subira la rigueur de la loi », a-t-il prévenu.
Parlant de la criminalité dans la capitale, l’inspecteur provincial de la PNC a fait savoir qu’actuellement, le taux a sensiblement baissé. Cependant, il a également fustigé le fait que les militaires et policiers soient impliqués chaque fois que l’on parle de meurtre à travers la République. « On est policier du peuple au service du peuple. Nous ne pouvons atteindre nos objectifs qu’en cohabitant avec ce peuple dont nous avons la charge d’assurer la sécurité », a-t-il insisté.
La route Mbudi-Ngudiabaka rouverte au trafic
La société Crec de la République populaire de Chine vient d’ouvrir la route Mbudi-Ngudiabaka reliant la commue de Mont-Ngafula à Kinshasa en vue de l’exploitation de la carrière des gris pour les cinq chantier de la République. L’ouverture de la route, indique-t-on au ministère des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR), constituait un préalable pour cette entreprise, afin de permettre à cette entreprise d’accéder à cette carrière. La société chinoise a bénéficié de 5 carrés de superficie représentant 42, 95 hectares du cadre minier. En retour, rapporte l’Agence congolaise de presse, la société Crec va construire des infrastructures de base pour le village Ngudiabaka notamment les écoles, les routes ainsi que le raccordement de l’eau et d’électricité pour la population autochtone.



