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Les familles habitant les maisons construites le long du rail, derrière le mur de la société Plastica, au quartier Ndolo, commune de Barumbu, ne s’expliquent pas pourquoi cette démolition. Elles reprochent aux autorités d’avoir procédé à cette opération sans mandat de destruction, ni préavis du procureur général de la République à leur endroit

Ces familles essayent de récupérer tant bien que mal planches et meubles de leurs maisons démolies. Elles affirment qu'elles occupaient environ 17 parcelles à cet endroit depuis plus de 20 ans. Les habitants auraient chacune a déboursé entre 30 à 40.000 FC (60 à 70USD) pour l'achat d'une parcelle, et s’étonnent aujourd’hui de voir la police démolir ces maisons dans le cadre de l'opération Kin Propre. Un habitant témoigne : « Les policiers sont venus et ils ont déclaré qu’ils mandat d’évacuer les gens à 5 mètres le long du rail. Arrivés au niveau de l’avenue sans logis, derrière Plastica, c’était au-delà de 5 mètres. Ils ont débordé jusqu’à aller plus loin, et commencer à brûler les histoires des gens. On a pu quand même atteindre certaines autorités qui disent qu’ils ne peuvent absolument rien sur ce qui est entrain de se passer ici. Certains militaires nous disent que c’est Plastica qui est entrain de faire casser tout ça. Ils ont commencé à dire que nous sommes des criminels, que nous vendons du chanvre, nous volons les histoires des gens. »

Quant à l’inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le Général Oleko, il justifie cette démolition par le souci de réduire le taux de criminalité dans ce coin : « A hauteur de Bralima, ce sont des taudis qu’on a érigé là-bas. Vous pouvez vous imaginer, dans une petite cabane, on trouve plus de 50 jeunes. Ce sont eux qui descendaient à Lingwala, Kinshasa, Barumbu, terroriser la population. Ce qui est vrai, c’est que nous voulons baisser le taux de criminalité. Ce sont des mesures préventives que nous prenons. Nous voulons que la population vive en toute tranquillité. »

Les victimes de cette opération disent attendre de voir si l'avenir donnera raison ou non à la police, qui affirme mener cette opération pour lutter contre le banditisme.