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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

22 août 2008

Kinhasa : démolition des maisons le long du rail

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Les familles habitant les maisons construites le long du rail, derrière le mur de la société Plastica, au quartier Ndolo, commune de Barumbu, ne s’expliquent pas pourquoi cette démolition. Elles reprochent aux autorités d’avoir procédé à cette opération sans mandat de destruction, ni préavis du procureur général de la République à leur endroit

Ces familles essayent de récupérer tant bien que mal planches et meubles de leurs maisons démolies. Elles affirment qu'elles occupaient environ 17 parcelles à cet endroit depuis plus de 20 ans. Les habitants auraient chacune a déboursé entre 30 à 40.000 FC (60 à 70USD) pour l'achat d'une parcelle, et s’étonnent aujourd’hui de voir la police démolir ces maisons dans le cadre de l'opération Kin Propre. Un habitant témoigne : « Les policiers sont venus et ils ont déclaré qu’ils mandat d’évacuer les gens à 5 mètres le long du rail. Arrivés au niveau de l’avenue sans logis, derrière Plastica, c’était au-delà de 5 mètres. Ils ont débordé jusqu’à aller plus loin, et commencer à brûler les histoires des gens. On a pu quand même atteindre certaines autorités qui disent qu’ils ne peuvent absolument rien sur ce qui est entrain de se passer ici. Certains militaires nous disent que c’est Plastica qui est entrain de faire casser tout ça. Ils ont commencé à dire que nous sommes des criminels, que nous vendons du chanvre, nous volons les histoires des gens. »

Quant à l’inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le Général Oleko, il justifie cette démolition par le souci de réduire le taux de criminalité dans ce coin : « A hauteur de Bralima, ce sont des taudis qu’on a érigé là-bas. Vous pouvez vous imaginer, dans une petite cabane, on trouve plus de 50 jeunes. Ce sont eux qui descendaient à Lingwala, Kinshasa, Barumbu, terroriser la population. Ce qui est vrai, c’est que nous voulons baisser le taux de criminalité. Ce sont des mesures préventives que nous prenons. Nous voulons que la population vive en toute tranquillité. »

Les victimes de cette opération disent attendre de voir si l'avenir donnera raison ou non à la police, qui affirme mener cette opération pour lutter contre le banditisme.

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Paix au Kivu, Nkunda pose toujours problème

FDLR

Qui a intérêt à voir perdurer l’insécurité entretenue dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ? Ils sont quelques-uns en République démocratique du Congo et quelques capitales occidentales et africaines qui détiennent la réponse à cette interrogation et cette situation qui touche à plus d’un million de Congolaises et Congolais vivant en parias dans des camps de fortune réservés aux déplacés de guerre. « C’est une affaire de gros sous », entend-on dire dans les cercles politiques. « Un complot contre la RDC », renchérit-on.

« Le général Nkunda continue à percevoir annuellement des impôts de l’ordre d’un million de dollars américains dans les territoires sous son administration », s’est indigné mercredi à Kinshasa un opérateur politique. Mais, ce n’est nullement une révélation, le gouvernement central et celui de la province du Nord-Kivu étant « aux abonnés absents » à Masisi et à Rutshuru depuis plusieurs années. Nkunda et ses hommes s’y étant installés après leur fuite éperdue devant l’armée régulière partie les chasser de Bukavu (Sud-Kivu) qu’ils avaient occupée du 2 au 9 juin 2004, rappelle-t-on.

Passé du statut de « criminel » à celui de « partenaire de la paix » à partir de janvier 2008 pour avoir accepté la participation de son mouvement politico-militaire CNDP à la conférence sur la paix et le développement du Nord et du Sud-Kivu organisée à Goma, Laurent Nkunda n’a pas changé fondamentalement son comportement. Multipliant les acceptions et les reniements, les coups de gueule et les messages d’apaisement. Sans état d’âme.

En réalité, Laurent Nkunda, avec d’autres groupes armés locaux, a donné l’impression de « s’aligner » derrière le gouvernement pour qu’on le « laisse tranquille ». En réalité, ils refusent de faire avancer le train de la paix et du développement pour des raisons obscures à telle enseigne qu’aujourd’hui, le Programme Amani semble tourné en rond. Il est même menacé de « dissolution » si des résultats concrets ne sont pas du tout enregistrés. Certainement, c’est vers cette solution que l’on tend aller pour revenir à la case départ. La suite est facile à deviner : la reprise des hostilités pour consacrer la partition de fait de la RDC.

DE GROS INTERETS EN JEU

« Nkunda est au centre de gros intérêts dans les Kivu », a indiqué à la presse un ancien rebelle. Sous la rébellion, de nombreux contrats miniers avaient été signés de 1998 à 2002 entre diverses factions de la rébellion et des sociétés étrangères. « C’est en centaines de millions de dollars que tout cela s’était négocié », a-t-il précisé.

De fait, Nkunda s’était déjà vanté dans la presse internationale de côtoyer, sans être inquiété, des soldats de la Mission de l’Onu au Congo. « La Monuc sait où je me trouve », avait-il crâné.

Sur cette question, des officiels onusiens ont à avouer leur embarras, se défendant de ne pas être en RDC pour combattre des soldats congolais et arguant que les éléments des 82ème et 83ème brigades sous contrôle de Nkunda « font partie des FARDC » desquelles ils reçoivent régulièrement leurs soldes. Mais ils étaient encore plus embarrassés lorsqu’un colonel du contingent indien de la Monuc a également avoué avoir « beaucoup de sympathie à l’endroit de Nkunda et comprenait le sens de sa lutte ». Ce dernier de « le remercier » pour tout ce qu’il a fait pour lui. Des « éclaircies » pour saisir la complexité de cette situation du Kivu.

En outre, de récents rapports d’enquêtes parlementaires, désignant expressément des personnalités politiques impliquées dans ce qui se passe au Kivu, ont été examinés à huis clos. A l’insu du peuple souverain. Pourquoi ? A l’opposition politique, on n’hésite pas à lier le cas Nkunda à la manière dont sera résolue la question des contrats miniers conclus au Kivu. Où se constatent d’incessants atterrissages et décollages d’aéronefs chargés de minerais à des destinations, a priori, inconnues.

« Tant en RDC que dans les pays voisins de l’Est, les principaux acteurs ne sont pas seulement ceux cités dans les rapports du panel des experts de l’ONU », notent certains analystes.

NE PAS SE VOILER LA FACE

Les ratés des négociations de Goma, volontairement minimisés pour des intérêts inavoués, sont en train d’entraver le processus de paix engagé au Kivu. Au-delà en République démocratique du Congo et dans toute la région de l’Afrique des Grands Lacs

Lors des travaux de la Conférence de sécurité, de paix de Goma qui a abouti à la signature de l’Acte d’engagement, les « absences » et les « suspensions de participation » du CNDP de Nkunda et de certains groupes Maï-Maï auraient dû pourtant interpeller les organisateurs. La cérémonie de clôture, qui a laissé quelques questions importantes en suspens, étant intervenue finalement aux forceps.

Aujourd’hui, la paix n’est toujours pas revenue dans la région, les accrochages entre l’armée régulière et des groupes armés ou ceux-ci entre eux se généralisant au fil des jours depuis fin janvier dernier. A la base de cette déplorable situation, il y a notamment l’insatisfaction des uns et des autres au regard des engagements convenus à Goma. Entre-temps, des rumeurs persistantes font état des recrutements, surtout des jeunes, par tous les groupes armés et du renforcement de leur dispositif militaire. Fait dénoncé dernièrement par la Monuc qui a stigmatisé la lenteur dans l’application du Programme Amani.

Tout compte fait, toutes les parties à ce conflit local doivent cesser de tromper l’opinion publique et de se voiler la face. Elles savent, toutes, ce qui doit être fait afin de faire taire les armes et d’amener les milliers de déplacés de guerre et de réfugiés à rentrer paisiblement chez eux.

A ce niveau, le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin que, avec le concours de la communauté internationale, tous les groupes armés ne posent plus jamais problème. Car, cette tendance à mettre les bâtons dans les roues du Programme Amani pour fragiliser le pouvoir de Kinshasa découle d’un vaste complot contre la République démocratique du Congo. Jusqu’à preuve du contraire, la thèse de la création d’une future « République des Grands Lacs » n’est pas toujours écartée. Péril persiste en la demeure.

source : le Potentiel/kinshasa

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Procès Botethi : controverse autour de l’identité du prévenu Fidèle

Justice

Que des surprises dans le procès sur le meurtre du député Daniel Botethi ! Habile archer, le ministère public a tiré sa dernière flèche le mardi 19 août 2008 : « Voilà Fidèle ! ». Réagissant, les avocats de la défense ont dit que l’organe de la loi venait de monter un énième scénario. Selon eux, l’homme présenté au tribunal était plutôt le laveur de voitures Ilunga Mbayo. Fidèle est une pièce maîtresse dans ce dossier. Ceci, du fait que Patrick Mwewa soutient que c’est ce membre de la bande qui a tiré sur lui. Mais l’organe de la loi est convaincu du contraire.

Mardi 19 août, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema aurait dû terminer l’instruction sur l’affaire qui oppose le ministère public et les parties civiles aux meurtriers présumés du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Mais le ministère public a bouleversé tout l’agenda. Contre toute attente, le capitaine Limbaya a présenté un inconnu à l’audience. Selon lui, c’était là Fidèle, le fugitif dont Patrick Mwewa a tant parlé.

Du coup, les avocats de la défense se sont levés d’un bloc. Ils ont dit au tribunal que le ministère public venait encore de monter un scénario. Ce qui a mis ce dernier dans tous ses états. Furieux, l’organe de la loi s’est mis à tonner d’une voix grave : « Dire que l’organe de la loi monte des scénarios ! C’est grave. Pendant qu’on emmenait Fidèle, les autres prévenus ont regardé. Quand on a présenté Ilunga Mbayo, les autres se sont retenus de sourire. Patrick a fait une collaboration que nous avons appréciée. Il a regardé ce monsieur qui est devant vous. L’aveu des prévenus a permis au tribunal d’avancer. Et nous avons fait notre devoir, nous l’avons présenté ».

Commise d’office pour assister le nouveau prévenu, Me Lisette Mbiye a réagi en ces termes : « Le ministère public n’a pas suffisamment d’éléments en ce qui concerne Ilunga Mbayo. Votre tribunal est saisi par quel moyen ? ». Ici, le capitaine Limbaya a précisé que c’est toujours la procédure de flagrance, et que le prévenu est toujours poursuivi pour la prévention de meurtre et l’entreprise criminelle. Là, Me Lisette Mbiye a rétorqué comme suit : « Votre tribunal n’a pas encore mis la main sur Fidèle, qu’il relâche Ilunga Mbayo ».

Coordonnateur du collectif de la défense, Me Kasiama s’est levé pour faire remarquer ceci au tribunal : « Permettez-moi d’exprimer mon indignation. Votre ministère est égal à la vigilance, à la sérénité. C’est à vous de voir s’il y a eu des injures. A entendre le ministère public interpréter la loi sur le barreau, j’ai peur. Devrions-nous aussi porter des tenues militaires et l’arme à la hanche comme lui, pour plaider ? ». Quant à Me Théodore Mukendi, il a trouvé que l’intervention du ministère public semblait porter gravement atteinte aux droits de la défense. Car, non seulement il s’était permis d’extraire Patrick Mwewa de la prison pour l’amener au camp PM, mais en plus, il n’a pas pris les déclarations de ce dernier par écrit.

A propos de Mlle Sarah Seliki qui aurait dénoncé toute la bande, y compris le vrai-faux Fidèle, Ngoy Kasongo « Moto ya Katanga » a dit ne pas la connaître. « Que cette Sarah vienne témoigner ici », a demandé le prévenu Ngoy au tribunal. De son côté, la partie civile a appuyé cette démarche. Pour sa part, Patrick Mwewa a déclaré ne pas connaître l’homme qui lui était présenté. Il a donné cette précision : « Je ne connais pas celui-ci. L’autre Fidèle est de teint clair. Mais c’était en contradiction avec Inoki qui a dit ceci : « Celui-ci n’est pas Fidèle. Fidèle est gros, et il a un teint sombre ».

Quant au prévenu controversé, il a dit au tribunal que né sous le « Recours à l’authenticité », il n’a jamais eu de nom judéo-chrétien. Il s’appelle tout simplement Ilunga Mbayo. En outre, bien que né et grandi dans des camps militaires, il n’a jamais été soldat. Concernant les autres prévenus, il ne connaissait personne parmi eux. Pour le moment, il exerce le métier de laveur de voitures dans la commune de Kasa-Vubu.

Source : le Potentiel/kinshasa

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