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La RDC dispose désormais d’une masse importante des données statistiques récentes, fiables et utiles à la planification du développement du pays. Ces données qui reflètent les conditions de vie de la population congolaise résultent de la toute première enquête démographique et de santé (EDS-RDC) réalisée en 2007. En vue d’une meilleure appropriation et une large diffusion de ces données, un séminaire national de restitution des résultats de l’enquête se tient du 27 au 29 août au centre Catholique Nganda.

Le ministre du Plan, M. Olivier Kamitatu, a procédé à l’ouverture du séminaire national de restitution des résultats de l’enquête démographique et de santé (EDS) réalisée en 2007 en RDC. Pour le ministre du Plan, cette enquête s’inscrit dans le cadre des efforts de conduire le pays vers un avenir meilleur. « L’EDS vient de combler un déficit d’information qui rendait hasardeuse la gestion du pays », a-t-il souligné.

Aussi, a-t-il fait savoir, les résultats sont disponibles et contenus dans un rapport d’environ 500 pages livrant ainsi des informations fiables suffisamment désagrégées sur les facteurs démographiques, sanitaires, socio-économiques et écologiques susceptibles d’influencer la situation sanitaire et démographiques du pays.

Olivier Kamitatu a souligné que près de 2 millions de dollars américains et un nombre important de ressources humaines ont été mobilisés pour sa réalisation. D’où la nécessite de s’appropriées et utiliser ses résultats à bon escient dans toute démarche visant le développement du pays. Voilà qui justifie, selon le ministre, la tenue du séminaire du centre de Nganda. Ainsi, estime-t-il, ce séminaire constitue une opportunité d’examiner tous les résultats, exhortant les participants à identifier les sujets ou thèmes qui n’ont pas été suffisamment exploités et nécessiteraient des analyses approfondies ou des études supplémentaires. «Je vous invite également à penser d’ores et déjà à traduire les données de l’EDS en politique, programmes et projets à mettre en œuvre », a-t-il insisté.

Auparavant, le coordonnateur national de l’EDC-RDC, le professeur Bernard Lututala Mumpasi, a rappelé que l’EDS s’inscrit dans le cadre du programme mondial des Enquêtes démographiques géré par Macro international. Initié en 1984, il a, à ces jours, permis la réalisation de plus de 200 enquêtes nationales dans 80 pays à travers le monde. Et, en réalisant cette enquête, a poursuivi le prof Lututala, la RDC vient d’inscrire son nom sur cette longue liste.

Il a fait savoir qu’avec cette enquête, il est maintenant possible de comparer la situation de la RDC à celle d’autres pays, en particulier, ceux d’Afrique subsaharienne.

Il espère que cette masse importante de données va servir effectivement au développement et à la lutte contre la pauvreté, mais cela doit commencer par la diffusion pour que les populations congolaises se regardent comme dans un miroir, et sachent ce qu’elles font. « C’est en effet cela le développement : savoir ce que l’on est, pour définir, planifier et programmer ce que l’on veut devenir demain », a-t-il conclu. Avant de demanderl’organisation dans les délais habituels d’un deuxième EDS pour bien dégager les tendances, et aplanir les interrogations qui planent sur certains résultats.

L’USAID ayant été à la base de la mise en œuvre effective du projet en RDC, son directeur, pour sa part, s’est félicité de la réalisation de l’EDS dans un contexte de conflit qui prévaut au pays. Pour lui, l’enquête est comme un tableau de bord important qui permettra désormais à la RDC de mesurer l’efficacité des interventions des partenaires au développement sur base des repères connues et comparables. Il a émis le souhait de voir le rapport de l’EDS largement diffusé et utilisé pour la prise de décisions éclairées afin d’assurer un développement harmonieux de la RDC au bénéfice de la population.

Source : le Potentiel/kinshasa