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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

25 août 2008

Kabila chez Gizenga pendant 45 minutes d’entretien

gizenga_jk_kabangeDes sources proches de la Primature se limitent à rapporter que les échanges entre le président de la République Joseph Kabila et le Premier ministre Antoine Gizenga s’étaient déroulés dans un climat de parfaite entente. Pour certains, le président de la République voulait rencontrer le chef du gouvernement après ses vacances en Chine, lesquelles se poursuivent d’ailleurs à Kinshasa, malgré une brève sortie d’Antoine Gizenga lors de la dernière réunion extraordinaire du gouvernement du mercredi 20 août 2008. Serait-ce pour se rendre compte, par lui-même, de l’état de santé du chef du gouvernement ? Nul ne le sait.

Comme il est de coutume en de telles circonstances, les deux responsables de l’Exécutif n’ont pas manqué d’aborder des questions d’intérêt national. La charge de la conduite de l’Etat au quotidien n’est-elle pas de leur responsabilité ?

Dans le lot des points abordés à l’occasion, figure sans aucun doute, la question du remaniement du gouvernement. La nécessité de revoir la composition de l’actuel gouvernement est voulue par l’opinion publique. Au sein même de la majorité présidentielle, des voix ne cessent de s’élever pour le réclamer.

Des indiscrétions, il s’avèrerait que cette restructuration pourrait avoir lieu très probablement. 45 minutes d’entretiens entre le président de la République et le Premier ministre peuvent paraître à première vue minimes. Mais, les deux hommes qui travaillent depuis l’année dernière, émettent sur la même longueur d’onde dans le cadre de la coalition mise en place après les élections de 2006.

Source : le Potentiel /Kinshasa

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DGRK : bouclage des véhicules non assurés et sans vignette

Taxis_kinshasa

Début ce lundi du contrôle et du recouvrement forcé des véhicules dépourvus de vignette dans la ville de Kinshasa. Cette étape intervient après le délai de deux mois expiré dimanche 24 août. Délai accordé aux conducteurs de véhicules pour le recouvrement volontaire des exercices fiscaux 2005 et 2006. Le directeur du recouvrement de la DGRK, direction générale des recettes de Kinshasa, estime autour de 20 % les véhicules en ordre avec les vignettes dans la ville de Kinshasa

Les conducteurs de 80% de véhicules non en règle seront contraints dès ce lundi de régulariser leur situation moyennant une pénalité. A défaut de conformité, il leur sera retiré carte rose et permis de conduire.

Liévin Chiribagula, directeur de recouvrement à la DGRK, explique les deux étapes de cette opération de contrôle : « Nous commençons ce lundi donc le recouvrement forcé sur terrain pour contraindre les contribuables à venir payer. Une première étape qui va correspondre à une mise en demeure va commencer effectivement ce lundi. Les contrôles seront effectués par la police, les agents de la DGRK accompagnés par des agents de la Sonas qui, pour leur part, vont contrôler la souscription de la prime d'assurance par chaque automobiliste. Dans cette première phase qui ne durera que cinq jours, chaque automobiliste qui n'aura sa vignette et son assurance sera obligé de payer immédiatement moyennant une pénalité. S'il s'acquitte tant pour l'assurance que pour la vignette, on pourra donc recouvrer. Par contre, ceux qui ne pourront pas s'acquitter immédiatement de leurs obligations se verront retirés le permis de conduire et la carte rose. Si, au-delà de ces cinq jours s’ils ne se sont pas acquittés de leurs dus, nous seront obligés au prochain contrôle de procéder à des confiscations des véhicules. C'est la deuxième étape à partir de la semaine prochaine. »

Du coté des conducteurs, les avis sont partagés. Certains chauffeurs se disent butés à plusieurs difficultés sur terrain et demandent un délai de grâce pour s'y conformer : « Ce n'est que normal que chacun achète sa vignette quand bien même je n'ai pas encore payé la mienne. Car ces recettes permettront de réhabiliter nos routes. Mais nous demandons, nous du secteur de transport, un délai d'un mois pour nous en acquitter. Puisque nous sommes confrontés à beaucoup de problèmes sur terrain. Le délai de deux mois ne suffit pas. » Un autre : « Je n'ai pas encore acheté ma vignette parce que mon véhicule est dans le transport en commun depuis 2007.Or, la vignette en vente concerne les véhicules de 2005 et 2006. J'attends la prochaine. »


D'autres, par contre, estiment trop onéreux le prix de la vignette et exigent sa révision à la baisse pour s'en procurer : « Moi je n'achèterai pas cette vignette aussi longtemps qu'elle coûte chère. Comment expliquer que son coût aille au-delà du versement quotidien? Ils doivent baisser son prix même à cinq mille francs, nous avons déjà assez de problèmes avec l'assurance et la couleur des véhicules. Non, ce n'est pas normal! »

Le prix de la vignette varie selon les véhicules. Pour les motos, il est autour de 22 dollars américains ou l'équivalent en francs congolais et, entre 58 et 160 dollars US pour le reste de véhicules.

Source : okapi/kinshasa

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Flash : Customs and Tax Consultancy / Ofida : une escroquerie ???

Chers blogonautes,

Depuis peu, nous nous intéressons au dossier « Custom and Trad Consultancy» en sigle CTC. Selon le contrat signé entre l’Adg de l’Office des Douanes et Accises, en sigle OFIDA.  Cette firme est censée assurer et assumer les compétences et les prestations en lieu et place de l’OFIDA, selon le contrat signé entre Monsieur RWIGIZA en sa qualité d’administrateur délégué général de l’Ofida, et représentait la partie congolaise et un certain Monsieur Christopher OUTHWAIT pour les intérêts de la firme CTC.

Plusieurs éléments nous paraissent suspects :

-          « CTC » quid ?

Entity Details
THIS IS NOT A STATEMENT OF GOOD STANDING
File Number:
4495197
Incorporation Date / Formation Date: 01/25/2008

Entity Name: CUSTOMS AND TAX CONSULTANCY LLC
Entity Kind: LIMITED LIABILITY COMPANY (LLC)
Entity Type: GENERAL
Residency: DOMESTIC
State: DE

REGISTERED AGENT INFORMATION

Name: THE CORPORATION TRUST COMPANY
Address: CORPORATION TRUST CENTER 1209 ORANGE STREET
City: WILMINGTON County: NEW CASTLE
State: DE Postal Code: 19801
Phone: (302)658-7581

-          La firme CTC qui prétend avoir une dizaine d’années d’expérience à travers l’Afrique.

Après vérification auprès de l’équivalent de la chambre de commerce et des métiers, il s’avère que cette société a été crée le 25 janvier 2008. Ce qui rend caduque l’argument relatif à la longue expérience d’une dizaine d’années à travers le continent africain.

-          le www.customs and tax consultancy.com

Ce site est trop sommaire et ne respecte pas les standards d’un site professionnel.

Le nom du domaine www.customs and tax consultancy.com n’est ni déposé et encore moins protégé, ce qui constitue une preuve supplémentaire quant à l’amateurisme et la précipitation qui ont présidé à la réalisation de ce site.

A ce stade, tout porte à croire que Custom and Tax Consultancy n'est rien d'autre qu'une coquille vide en passe de dépouiller le trésor public congolais. Nous poursuivons nos investigations et nous ne manquerons pas de partager nos conclusions avec vous.

Posté par Kongolais à 02:33 - Actualités politiques - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Yolo : des voyous emportent les offrandes en pleine campagne d’évangélisation

Argent

Un groupe de voyous a brutalisé les fidèles d’une église de réveil à Yolo-Nord. Cela s’est produit le jeudi 21 août à 19h00’’. Les délinquants ont fait main basse sur toutes les offrandes, juste au moment où le pasteur Paf et ses adeptes étaient en transe pour la délivrance.

Et dire que le pasteur Paf avait eu une autorisation écrite des autorités municipales, moyennant quelques billets de banque tirés sur sa dîme. Surtout que la campagne devait se tenir en pleine voie publique. C’est-à-dire sur l’avenue Lukenie, près de la chaussée de Kimwenza à Yolo-Nord. Les sœurs et frères en Christ attendaient avec impatience la grande journée. Car cet oint de Dieu était réputé pour ses miracles.

Dès 15h00’’, les enfants de Dieu affluaient en masse. Ici, ce n’était plus le « bonjour » classique qui fusait des bouches, mais le sacré « alléluia ». Enfin, l’envoyé de Dieu arrive, accueilli par des acclamations et cris frénétiques. Les orchestres invités se succédaient sur le podium. Et puis est venue la prédication. Au moment des offrandes, les paniers étaient presque pleins.

A 19h00’’, c’était le moment de la délivrance. Avec l’effusion du Saint-Esprit, tout le monde s’était mis à parler en langues. On entendait plus que les paroles inaudibles du genre : « Abrakada, ba ba ba ba,, Kukukuku ». Tout le monde avait les bras levés au ciel et les yeux fermés. De temps en temps, des sœurs en transe s’écroulaient par terre. Les chargés du protocole les emmenaient ensuite chez le pasteur pour la délivrance. Belzébuth était aussi de la partie. Car, c’est le moment que choisirent les délinquants de Yolo, surnommés « Zoulous ».

On ne sait pas d’où est venu le premier projectile, mais c’est le pasteur qui en a goûté la saveur. « Mama nakufiéee ! (Ma mère, je suis mort !) ». Venait-il de rugir. A ce cri, le Saint-Esprit a quitté les fidèles. Revenus sur terre, ils ont remarqué que plusieurs voyous fonçaient sur eux. Ces « Zoulous » portaient toutes sortes d’armes blanches. Ils se mirent à tabasser les fidèles. C’était le sauve-qui-peut.

Malheur à maman pasteur. Elle a attrapé un de gourdin en voulant s’échapper avec les offrandes. Et les délinquants ont tout emporté. Le batteur de tambour était parmi les blessés. Le lendemain matin, quelques Bibles jonchaient encore le sol.

Posté par Kongolais à 02:18 - Echos de Kinshasa - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Assistance technique à l’Ofida : des clauses compromettantes pour la RDC

Matadi_PortUne lecture attentive du contrat d’assistance technique signé entre la RDC représentée par trois ministres et la firme américaine CTC immatriculée depuis le 25 janvier 2008 à Delaware, un paradis fiscal des Usa fait pencher la balance du côté congolais. L’Etat est lié et contraint à respecter scrupuleusement ses engagements, en offrant d’exorbitantes facilités à côté de la seule obligation de résultat. Les analystes s’étonnent de l’abondance d’avantages fiscaux accordés à ces experts de C.T.C. A la signature, 7.500.000 Usd sont versés au prestataire. Le pas de porte devrait plutôt venir de CTC. Les rôles sont renversés. Why ? L’initiative de la résiliation du côté congolais est limitée alors que l’Etat est astreint à des obligations disproportionnées, comparativement à la partie américaine. Les experts sont exonérés de tout : aucun impôt à payer, des exportations des capitaux sans se soumettre à la réglementation de change en vigueur. Une brèche ouverte au transfert net des ressources financières de toute nature acquises par ces experts. La RDC crée ainsi des hommes évoluant au-dessus de la loi du pays hôte. Impensable ailleurs, où le pays doit tirer des bénéfices de toutes opérations rémunératrices effectuées à l’intérieur des frontières nationales.

La RDC pourrait-elle tenir ses engagements lorsque l’on sait que les agents des régies financières peinent à se faire payer leurs primes de plus-values appelées «bonus» ? Sans aucun doute que cet état était voulu pour justifier la mise en marche de cette opération compromettante pour la RDC. En cas d’arbitrage, la RDC perdra nécessairement d’autant que tout est verrouillé en ce sens. La lecture des articles 7,8,9,10,11,12,13,14,15,17,18,19,20,21 est édifiante à cet effet. Ces avantages et facilités accordées aux agents de l’Ofida ne produiraient-ils pas plus d’effets bénéfiques sur la mobilisation des ressources ?

Article 8 : Résiliation du Contrat

Si, à la suite d’un cas de force majeure, le Consultant se trouve dans l’incapacité d’exécuter une partie substantielle des Prestations pendant: une période d’au moins trois (3) mois. 8.3. Suite à une résiliation du présent Contrat conformément aux dispositions des alinéas 8.1. ou 8.2. ci-dessus, l’Etat réglera au Consultant les sommes suivantes: (a)la rémunération due conformément aux dispositions de ce Contrat au titre des Prestations, jusqu’à la date effective de résiliation, et (b) les dépenses de rapatriement du personnel du Consultant et des membres de leur famille qui y ont droit, conformément aux dispositions de ce Contrat.

Article 9 : Rapatriement du Personnel Consultant

Dans le cas où, pour une quelconque raison, le présent Contrat est résilié avant son terme de cinq ans, l’Etat payera au Consultant une indemnité de démobilisation et de rapatriement de son Personnel fixé à cinquante (50) pourcent du montant forfaitaire des frais de mobilisation tel que repris dans le premier alinéa de l’Article 18 du présent Contrat.

Article 13 : Obligations du Consultant

Le Consultant s’engage à : 13.1. Mettre en place une équipe d’experts internationaux chevronnés ayant une longue expérience dans le domaine de la reforme et la modernisation des administrations douanières, afin de réaliser le projet proposé dans son Offre de Service. Le nombre de ces experts est provisoirement calculé à 63 unités et sera déployé selon le «Calendrier de Déploiement» repris dans l’Offre de Service du Consultant. Il pourra être augmenté ou diminué selon les besoins du Projet, et à n’importe quel moment. Le Consultant transmettra à 1’OFIDA, pour information la liste de tous ses recrutés et contractuels. 13.2. Obtenir une augmentation immédiate et durable des recettes douanières dans le cadre des activités de l’OFIDA. A cet effet, elle : 1°) apportera un soutien direct, par le canal de ses experts, aux opérations de l’OFIDA sur le terrain ; 2°) examinera attentivement les marchandises exportées et importées ; 3°) effectuera un audit post dédouanement ; et 4°) luttera efficacement contre la fraude douanière au moyen de l’enquête et du renseignement.

Article 15 : Pouvoirs Reconnus au Consultant

Par la signature du présent Contrat, l’Etat reconnaît au Consultant et à son Personnel. L’autorité nécessaire et le pouvoir : 15.1. De gérer l’OFIDA conjointement avec les autorités désignées par l’Etat, d’intervenir directement et à tout moment là où il existe une menace de fraude douanière et de faire détenir les personnes ou les marchandises dans les cas flagrants de fraude. Article 17 : Procédures de paiement L’Etat s’engage à mettre en place des procédures simplifiées et automatiques qui permettront de payer mensuellement ce qui est dû au Consultant d’une manière prompte et diligente. Un «Ordre de Paiement Permanent» sera logé à cet effet â`la Banque Centrale du Congo.

Article 18 : Montants à Payer 18.1. L’Etat s’engage à payer au Consultant à la signature du présent Contrat, un montant forfaitaire de Sept Millions Cinq Cents Mille (7.500.000) Dollars américains. Ce montant est destiné à couvrir les frais de mobilisation, d’installation et de mise en chantier du projet. 18.2. En contrepartie des prestations qui seront effectuées par le consultant au bénéfice de l’Etat, celui ci s’engage à payer au Consultant les montants repris dans les Conditions Financières du Contrat, tel que stipulé dans l’Article l9 ci dessous.

Article 19 : Conditions Financières du Contrat Les Conditions Financières du Contrat sont celles qui y sont jointes. Ces Conditions représentent les rémunérations et honoraires qui seront dues par l’Etat au Consultant en contrepartie des Prestations de ce dernier.

Article 20 : Transferts des Rémunérations et Honoraires Le Consultant sera autorisé à transférer en dehors de la RDC tous montants provenant des rémunérations et honoraires qui lui seront payés par l’Etat. Dans ce cadre il est dispensé de toute autorisation de quelconque nature qu’elle soit, particulièrement celle relative à la réglementation du contrôle de change. 21.1. Pendant toute la durée du présent Contrat, le Consultant, ses sous traitants; et leur personnel expatrié seront tous et chacun, exemptés du paiement de tous les impôts, taxes, droits de douane et autres, existants et qui existeront en RDC, particulièrement : l’IPR (impôt professionnel sur les rémunérations), l’IER (impôt exceptionnel sur les rémunérations du personnel expatrié), l’INSS, l’INPP: l’IBP (impôt sur les bénéfices et profits), et l’ICA/I (impôt sur le chiffre d’affaires à l’intérieur). 21.2. Les effets personnels du personnel expatrié du Consultant, qu’ils soient neufs ou usagés, seront exonérés de tous droits, taxes et frais d’inspection à leur importation en RDC ou leur exportation de la RDC, et exemptés de toute licence ou autorisation d’importation et d’exportation ainsi que de toutes formalités de contrôle avant l’embarquement. Les effets personnels ne peuvent être supérieurs à un volume d’un conteneur de quarante (40) pieds, et pourront faire l’objet d’un contrôle à l’importation à leur arrivée au pays. 21.4. Tout impôt, taxe, droit de douane ou autre qui sera payé par le Consultant pour une raison généralement quelconque, sera remboursé par l’Etat dans les meilleurs délais. Le siège de I’arbitrage sera Paris et la langue de l’arbitrage sera le français. Les parties se conformeront à toute sentence arbitrale et, à ce titre, l’Etat renonce expressément à toute immunité de quelque nature que ce soit.

Source : le Potentiel /Kinshasa

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22 août 2008

Kinhasa : démolition des maisons le long du rail

expulsions_kinshasa

Les familles habitant les maisons construites le long du rail, derrière le mur de la société Plastica, au quartier Ndolo, commune de Barumbu, ne s’expliquent pas pourquoi cette démolition. Elles reprochent aux autorités d’avoir procédé à cette opération sans mandat de destruction, ni préavis du procureur général de la République à leur endroit

Ces familles essayent de récupérer tant bien que mal planches et meubles de leurs maisons démolies. Elles affirment qu'elles occupaient environ 17 parcelles à cet endroit depuis plus de 20 ans. Les habitants auraient chacune a déboursé entre 30 à 40.000 FC (60 à 70USD) pour l'achat d'une parcelle, et s’étonnent aujourd’hui de voir la police démolir ces maisons dans le cadre de l'opération Kin Propre. Un habitant témoigne : « Les policiers sont venus et ils ont déclaré qu’ils mandat d’évacuer les gens à 5 mètres le long du rail. Arrivés au niveau de l’avenue sans logis, derrière Plastica, c’était au-delà de 5 mètres. Ils ont débordé jusqu’à aller plus loin, et commencer à brûler les histoires des gens. On a pu quand même atteindre certaines autorités qui disent qu’ils ne peuvent absolument rien sur ce qui est entrain de se passer ici. Certains militaires nous disent que c’est Plastica qui est entrain de faire casser tout ça. Ils ont commencé à dire que nous sommes des criminels, que nous vendons du chanvre, nous volons les histoires des gens. »

Quant à l’inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le Général Oleko, il justifie cette démolition par le souci de réduire le taux de criminalité dans ce coin : « A hauteur de Bralima, ce sont des taudis qu’on a érigé là-bas. Vous pouvez vous imaginer, dans une petite cabane, on trouve plus de 50 jeunes. Ce sont eux qui descendaient à Lingwala, Kinshasa, Barumbu, terroriser la population. Ce qui est vrai, c’est que nous voulons baisser le taux de criminalité. Ce sont des mesures préventives que nous prenons. Nous voulons que la population vive en toute tranquillité. »

Les victimes de cette opération disent attendre de voir si l'avenir donnera raison ou non à la police, qui affirme mener cette opération pour lutter contre le banditisme.

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Paix au Kivu, Nkunda pose toujours problème

FDLR

Qui a intérêt à voir perdurer l’insécurité entretenue dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu ? Ils sont quelques-uns en République démocratique du Congo et quelques capitales occidentales et africaines qui détiennent la réponse à cette interrogation et cette situation qui touche à plus d’un million de Congolaises et Congolais vivant en parias dans des camps de fortune réservés aux déplacés de guerre. « C’est une affaire de gros sous », entend-on dire dans les cercles politiques. « Un complot contre la RDC », renchérit-on.

« Le général Nkunda continue à percevoir annuellement des impôts de l’ordre d’un million de dollars américains dans les territoires sous son administration », s’est indigné mercredi à Kinshasa un opérateur politique. Mais, ce n’est nullement une révélation, le gouvernement central et celui de la province du Nord-Kivu étant « aux abonnés absents » à Masisi et à Rutshuru depuis plusieurs années. Nkunda et ses hommes s’y étant installés après leur fuite éperdue devant l’armée régulière partie les chasser de Bukavu (Sud-Kivu) qu’ils avaient occupée du 2 au 9 juin 2004, rappelle-t-on.

Passé du statut de « criminel » à celui de « partenaire de la paix » à partir de janvier 2008 pour avoir accepté la participation de son mouvement politico-militaire CNDP à la conférence sur la paix et le développement du Nord et du Sud-Kivu organisée à Goma, Laurent Nkunda n’a pas changé fondamentalement son comportement. Multipliant les acceptions et les reniements, les coups de gueule et les messages d’apaisement. Sans état d’âme.

En réalité, Laurent Nkunda, avec d’autres groupes armés locaux, a donné l’impression de « s’aligner » derrière le gouvernement pour qu’on le « laisse tranquille ». En réalité, ils refusent de faire avancer le train de la paix et du développement pour des raisons obscures à telle enseigne qu’aujourd’hui, le Programme Amani semble tourné en rond. Il est même menacé de « dissolution » si des résultats concrets ne sont pas du tout enregistrés. Certainement, c’est vers cette solution que l’on tend aller pour revenir à la case départ. La suite est facile à deviner : la reprise des hostilités pour consacrer la partition de fait de la RDC.

DE GROS INTERETS EN JEU

« Nkunda est au centre de gros intérêts dans les Kivu », a indiqué à la presse un ancien rebelle. Sous la rébellion, de nombreux contrats miniers avaient été signés de 1998 à 2002 entre diverses factions de la rébellion et des sociétés étrangères. « C’est en centaines de millions de dollars que tout cela s’était négocié », a-t-il précisé.

De fait, Nkunda s’était déjà vanté dans la presse internationale de côtoyer, sans être inquiété, des soldats de la Mission de l’Onu au Congo. « La Monuc sait où je me trouve », avait-il crâné.

Sur cette question, des officiels onusiens ont à avouer leur embarras, se défendant de ne pas être en RDC pour combattre des soldats congolais et arguant que les éléments des 82ème et 83ème brigades sous contrôle de Nkunda « font partie des FARDC » desquelles ils reçoivent régulièrement leurs soldes. Mais ils étaient encore plus embarrassés lorsqu’un colonel du contingent indien de la Monuc a également avoué avoir « beaucoup de sympathie à l’endroit de Nkunda et comprenait le sens de sa lutte ». Ce dernier de « le remercier » pour tout ce qu’il a fait pour lui. Des « éclaircies » pour saisir la complexité de cette situation du Kivu.

En outre, de récents rapports d’enquêtes parlementaires, désignant expressément des personnalités politiques impliquées dans ce qui se passe au Kivu, ont été examinés à huis clos. A l’insu du peuple souverain. Pourquoi ? A l’opposition politique, on n’hésite pas à lier le cas Nkunda à la manière dont sera résolue la question des contrats miniers conclus au Kivu. Où se constatent d’incessants atterrissages et décollages d’aéronefs chargés de minerais à des destinations, a priori, inconnues.

« Tant en RDC que dans les pays voisins de l’Est, les principaux acteurs ne sont pas seulement ceux cités dans les rapports du panel des experts de l’ONU », notent certains analystes.

NE PAS SE VOILER LA FACE

Les ratés des négociations de Goma, volontairement minimisés pour des intérêts inavoués, sont en train d’entraver le processus de paix engagé au Kivu. Au-delà en République démocratique du Congo et dans toute la région de l’Afrique des Grands Lacs

Lors des travaux de la Conférence de sécurité, de paix de Goma qui a abouti à la signature de l’Acte d’engagement, les « absences » et les « suspensions de participation » du CNDP de Nkunda et de certains groupes Maï-Maï auraient dû pourtant interpeller les organisateurs. La cérémonie de clôture, qui a laissé quelques questions importantes en suspens, étant intervenue finalement aux forceps.

Aujourd’hui, la paix n’est toujours pas revenue dans la région, les accrochages entre l’armée régulière et des groupes armés ou ceux-ci entre eux se généralisant au fil des jours depuis fin janvier dernier. A la base de cette déplorable situation, il y a notamment l’insatisfaction des uns et des autres au regard des engagements convenus à Goma. Entre-temps, des rumeurs persistantes font état des recrutements, surtout des jeunes, par tous les groupes armés et du renforcement de leur dispositif militaire. Fait dénoncé dernièrement par la Monuc qui a stigmatisé la lenteur dans l’application du Programme Amani.

Tout compte fait, toutes les parties à ce conflit local doivent cesser de tromper l’opinion publique et de se voiler la face. Elles savent, toutes, ce qui doit être fait afin de faire taire les armes et d’amener les milliers de déplacés de guerre et de réfugiés à rentrer paisiblement chez eux.

A ce niveau, le gouvernement doit prendre ses responsabilités afin que, avec le concours de la communauté internationale, tous les groupes armés ne posent plus jamais problème. Car, cette tendance à mettre les bâtons dans les roues du Programme Amani pour fragiliser le pouvoir de Kinshasa découle d’un vaste complot contre la République démocratique du Congo. Jusqu’à preuve du contraire, la thèse de la création d’une future « République des Grands Lacs » n’est pas toujours écartée. Péril persiste en la demeure.

source : le Potentiel/kinshasa

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Procès Botethi : controverse autour de l’identité du prévenu Fidèle

Justice

Que des surprises dans le procès sur le meurtre du député Daniel Botethi ! Habile archer, le ministère public a tiré sa dernière flèche le mardi 19 août 2008 : « Voilà Fidèle ! ». Réagissant, les avocats de la défense ont dit que l’organe de la loi venait de monter un énième scénario. Selon eux, l’homme présenté au tribunal était plutôt le laveur de voitures Ilunga Mbayo. Fidèle est une pièce maîtresse dans ce dossier. Ceci, du fait que Patrick Mwewa soutient que c’est ce membre de la bande qui a tiré sur lui. Mais l’organe de la loi est convaincu du contraire.

Mardi 19 août, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema aurait dû terminer l’instruction sur l’affaire qui oppose le ministère public et les parties civiles aux meurtriers présumés du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Mais le ministère public a bouleversé tout l’agenda. Contre toute attente, le capitaine Limbaya a présenté un inconnu à l’audience. Selon lui, c’était là Fidèle, le fugitif dont Patrick Mwewa a tant parlé.

Du coup, les avocats de la défense se sont levés d’un bloc. Ils ont dit au tribunal que le ministère public venait encore de monter un scénario. Ce qui a mis ce dernier dans tous ses états. Furieux, l’organe de la loi s’est mis à tonner d’une voix grave : « Dire que l’organe de la loi monte des scénarios ! C’est grave. Pendant qu’on emmenait Fidèle, les autres prévenus ont regardé. Quand on a présenté Ilunga Mbayo, les autres se sont retenus de sourire. Patrick a fait une collaboration que nous avons appréciée. Il a regardé ce monsieur qui est devant vous. L’aveu des prévenus a permis au tribunal d’avancer. Et nous avons fait notre devoir, nous l’avons présenté ».

Commise d’office pour assister le nouveau prévenu, Me Lisette Mbiye a réagi en ces termes : « Le ministère public n’a pas suffisamment d’éléments en ce qui concerne Ilunga Mbayo. Votre tribunal est saisi par quel moyen ? ». Ici, le capitaine Limbaya a précisé que c’est toujours la procédure de flagrance, et que le prévenu est toujours poursuivi pour la prévention de meurtre et l’entreprise criminelle. Là, Me Lisette Mbiye a rétorqué comme suit : « Votre tribunal n’a pas encore mis la main sur Fidèle, qu’il relâche Ilunga Mbayo ».

Coordonnateur du collectif de la défense, Me Kasiama s’est levé pour faire remarquer ceci au tribunal : « Permettez-moi d’exprimer mon indignation. Votre ministère est égal à la vigilance, à la sérénité. C’est à vous de voir s’il y a eu des injures. A entendre le ministère public interpréter la loi sur le barreau, j’ai peur. Devrions-nous aussi porter des tenues militaires et l’arme à la hanche comme lui, pour plaider ? ». Quant à Me Théodore Mukendi, il a trouvé que l’intervention du ministère public semblait porter gravement atteinte aux droits de la défense. Car, non seulement il s’était permis d’extraire Patrick Mwewa de la prison pour l’amener au camp PM, mais en plus, il n’a pas pris les déclarations de ce dernier par écrit.

A propos de Mlle Sarah Seliki qui aurait dénoncé toute la bande, y compris le vrai-faux Fidèle, Ngoy Kasongo « Moto ya Katanga » a dit ne pas la connaître. « Que cette Sarah vienne témoigner ici », a demandé le prévenu Ngoy au tribunal. De son côté, la partie civile a appuyé cette démarche. Pour sa part, Patrick Mwewa a déclaré ne pas connaître l’homme qui lui était présenté. Il a donné cette précision : « Je ne connais pas celui-ci. L’autre Fidèle est de teint clair. Mais c’était en contradiction avec Inoki qui a dit ceci : « Celui-ci n’est pas Fidèle. Fidèle est gros, et il a un teint sombre ».

Quant au prévenu controversé, il a dit au tribunal que né sous le « Recours à l’authenticité », il n’a jamais eu de nom judéo-chrétien. Il s’appelle tout simplement Ilunga Mbayo. En outre, bien que né et grandi dans des camps militaires, il n’a jamais été soldat. Concernant les autres prévenus, il ne connaissait personne parmi eux. Pour le moment, il exerce le métier de laveur de voitures dans la commune de Kasa-Vubu.

Source : le Potentiel/kinshasa

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21 août 2008

RDC : compte rendu du conseil des Ministres

conseil_ministres« Il s’est tenu ce mercredi 20 août 2008 une réunion extraordinaire du Conseil des ministres à la cité de l’Union africaine, sous la présidence de Son Excellence Antoine Gizenga, Premier ministre, chef du gouvernement.

Un seul point a figuré à l’ordre du jour, à savoir : Examen de 3 projets d’ordonnance.

Le ministre des Finances a présenté respectivement 3 projets d’ordonnance suivants : 1. Projet d’ordonnance portant approbation de l’Accord du don H362 du 26 mai 2008 conclu entre la RDC et l’Association internationale de développement au titre de financement supplémentaire pour le Projet d’urgence de démobilisation et réintégration ; 2. Projet d’ordonnance portant approbation de l’Accord du don H365 du 26 mai 2008 conclu entre la République Démocratique du Congo et l’Association internationale de développement au titre de Projet de renforcement des Capacités ; 3. Projet d’ordonnance portant approbation de l’Accord du Don H366 du 26 mai 2008 conclu entre la RDC et l’Association internationale de développement au titre de financement additionnel au Projet compétitivité et développement du secteur privé.

Le premier projet relatif à l’urgence de démobilisation et de réintégration, d’un montant de 31.300.000 DTS, comporte les volets suivants : la démobilisation, la réinsertion, la réintégration socio-économique des ex-combattants ainsi que la réintégration sociale et économique des femmes ex-combattantes, des ex-­combattants handicapés et malades.

Le second projet relatif au renforcement des capacités, d’un montant de 31.300.000 DTS, comporte les volets suivants : le renforcement de la gestion des finances publiques et de l’administration publique, la constitution d’un système de gestion des finances publiques et de l’administration publique dans les provinces pilotes et à capacité de mise en forme de la réforme sur la gouvernance.

Enfin, le troisième projet relatif à la compétitivité et au développement du secteur privé, d’un montant de 37.500.000 DTS, comporte les volets renforcement du système judiciaire, amélioration du cadre légal et fiscal, promotion de l’intermédiation financière, promotion du dialogue entre le secteur privé et le secteur public, appui à la réforme des entreprises publiques et au fonctionnement du COPIREP.

Après débats et délibérations, le Conseil a approuvé les dits projets.

Commencée à 10 heures, la réunion a pris fin à 11 heures. Je vous remercie ».

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Mbuji Mayi : le gouvernement provincial finance universités et hôpitaux

franc_congolais_billetLe gouvernorat de province est intervenu financièrement mardi dernier en faveur de plusieurs structures provinciales. Le premier geste a consisté en un don de 5 000 USD comme frais de fonctionnement pour l’Université de Mbuji Mayi. L’université du Kasaï, basée à Kabinda, a également bénéficié d’un montant de 5 000 USD. Au territoire de Miabi, le gouverneur a remis environ 5 millions de FC ( 9 000 USD). A repartir entre l’hôpital général de référence, la zone de santé rurale, la maternité de Tshijiba et la congrégation de sœurs carmélites

Posté par Kongolais à 11:33 - Echos de nos provinces - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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