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VIGILANCE RDC

un lieu d'échange et de partage sur ce qui fait l'actualité en RDC. Nous souhaitons ainsi établir une passerelle entre les Congolais, les amis du Congo et tous ceux qui veulent oeuvrer pour influer sur la destination de la RDC.

15 août 2008

RDC : Enquête contre des casques bleus indiens

Inde_Monuc

Des soldats indiens pourraient être impliqués dans des cas d'abus sexuels alors qu'ils servaient dans la mission de maintien de la paix en République démocratique du Congo. Le Secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s'est dit « profondément troublé » par le rapport d'enquête, conduite par ses services, qui tendrait à prouver des cas d'exploitation sexuelle durant plusieurs années. L'Inde, de son côté, prend les choses très au sérieux et a ouvert une enquête.

Les accusations formulées par les enquêteurs des Nations unies sont prises très au sérieux par le ministère de la Défense, en Inde. Des officiers supérieurs de l'armée ont été chargé de conduire l'enquête visant des soldats indiens ayant participé à la mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc).

Les casques bleus sont en effet accusés d'avoir commis des abus sexuels, pendant plusieurs années, sur une centaine de personnes, parfois sur des mineurs. La plupart des soldats de la paix sont depuis revenus en Inde ou servent dans d'autres pays.

New Delhi promet de punir les responsables

En mai dernier, le commandant adjoint de l'armée s'était rendu au Congo pour procéder à un premier examen des allégations. Depuis, l'Inde a ouvert une enquête supervisée par un autre cacique de l'armée dans le Nord-Kivu.

New Delhi a par ailleurs assuré que cette enquête serait menée dans des délais raisonnables, et que les suspects, s'ils sont reconnus coupables, seront sévèrement punis. L'Inde tient même à prendre des sanctions exemplaires, car au-delà du préjudice supposé, le géant asiatique est, sur le plan diplomatique, en plein rapprochement avec la plupart des pays Africains, dont le Congo-Kinshasa.

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Les expulsions de Congolais s'accélèrent avant les élections angolaises

Photo_20062842312468_thLa vague d'expulsions brutales de Congolais en situation irrégulière en Angola s'accélère, avec plus de 70.000 refoulés en deux mois, à l'approche des élections législatives angolaises du 5 septembre.

"Près de 72.000 Congolais expulsés ont été enregistrés en juin et juillet", a déclaré jeudi à l'AFP le porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA) dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), Christophe Illemassene.

Dès 2003, les autorités angolaises avaient annoncé qu'elles expulseraient les étrangers en situation irrégulière dans la perspective de l'organisation des élections, afin d'éviter que de non-Angolais participent aux scrutins. Il s'agira des premières législatives en Angola depuis la fin d'une guerre civile de 27 ans.

"De décembre 2003 à juillet 2007 environ 140.000 Congolais ont été expulsés par vagues successives", indique le dernier rapport de OCHA publié fin juillet.

"Environ 150.000 personnes de plus pourraient être concernées", prévient OCHA dans son rapport. Le Bureau de l'ONU dit craindre une "accélération des expulsions au fur et à mesure que les élections approchent" en Angola.

Les expulsés entrent en RDC par différents points dans toutes les provinces frontalières: Bandundu (sud-ouest), Bas-congo (ouest), Kasaï-occidental et Kasaï-oriental (centre), Katanga (sud-est).

Ils sont dépouillés de leurs biens et dans un état d'extrême vulnérabilité, selon les organisations non gouvernementales (ONG) sur place.

Le chef de la mission de l'ONU en RDC (Monuc), Alan Doss, s'était déjà dit, fin juin, "préoccupé face à de nombreux rapports sur des violences, notamment sexuelles", infligées à ces expulsés par les forces de sécurité angolaises.

Au Kasaï occidental, plus de 500 femmes (sur un total de 6.263 expulsés du 31 mai au 16 juin) ont déposé plainte pour des violences sexuelles.

Dans la province voisine du Bandundu, le docteur Philémon Sikulisimwa, coordonnateur d'une mission inter-agences, avait affirmé à l'AFP qu'outre les cas de viols, "plus de 2.500 personnes" s'étaient plaintes de "sévices corporels " au cours de fouilles par les policiers angolais jusque dans leurs partie génitales. Ces fouilles visent la recherche d'éventuels diamants que les refoulés peuvent cacher.

La plupart des Congolais pénètrent en Angola dans l'espoir de s'enrichir dans l'exploitation artisanale du diamant.

Les autorités congolaises sont souvent accusées de mollesse et d'indifférence face à ce problème. Il n'existe aucune structure d'accueil du côté congolais.

"Les émigrés congolais sont traqués comme des lapins en Angola alors que curieusement l'inverse est rare", s'exclame ainsi un quotidien congolais pourtant pro-gouvernemental, "L'Avenir".

Le directeur du cabinet du ministre de l'Intérieur s'est défendu en expliquant à l'AFP qu'il était "difficile de les regrouper car la plupart d'entre eux sont hébergés dans des familles d'accueils".

"Nous tenons actuellement des réunions avec des organismes internationaux afin de prendre des dispositions face à l'aflux des expulsés", a ajouté Smith Kabengele selon qui ces "retournés" reviennent vite en Angola.

"Ils sont expulsés et après quelques mois, ils retournent en Angola", explique-t-il.

Beaucoup d'expulsés ont affirmé à Catholic relief services (CRS), une ONG catholique d'aide au développement, qu'ils retournent parce qu'ils peuvent s'enrichir rapidement. "Là-bas, on peut se réveiller pauvre et finir la journée très riche", ont-ils déclaré.

D'autres traversent la frontière car ils ont été chassés de chez eux. Ainsi, les habitants de Kahemba, dans le Bandundu, se sont retrouvés sans terre après un conflit frontalier en juillet 2007 entre les deux pays.

Plus d'un million de Congolais séjournent en Angola, selon le ministère congolais de l'Intérieur.

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Le maire de Lubumbashi suspendu de ses fonctions pour violation de la Constitution

drapeauLe maire de la ville de Lubumbashi, M. Floribert Kaseba Makunko, est suspendu de ses fonctions à titre préventif afin d’être traduit en justice pour violation de la Constitution, a appris l'agence de presse APA des sources bien informées.

Cette décision est prise par le général Major Denis Kalume Numbi, ministre d’Etat de l’Intérieur du gouvernement central de la RDC qui vient par ailleurs d’annuler les arrêtés urbains 16 et 17 du maire de Lubumbashi portant réglementation des mouvements de la population nationale et étrangère en ce qui concerne l’entrée et le séjour dans cette deuxième métropole de la RDC.

L’arrêté du ministre d’Etat de l’Intérieur qui fait suite aux recommandations de l’Assemblée nationale, indique que les mouvements de la population nationale relèvent de la compétence de son ministère et celui des étrangers est régi par une ordonnance-loi sur la police des étrangers.

Par ces arrêtés, le maire de la ville de Lubumbashi a violé la Constitution de la RDC qui stipule que « tout Congolais a le droit de s’installer dans les villes, cités, villages, localités de son choix sur l’ensemble du territoire national ». En ce qui concerne le mouvement de la population étrangère, sa décision ne relève pas de sa compétence, précise-t-on de bonne source.

Au mois de mai dernier, le maire de Lubumbashi avait signé deux arrêtés urbains aux termes desquels toute personne qui arrive dans la ville de Lubumbashi devait se présenter trois jours après au bureau d’état civil de la commune de résidence temporaire pour y retirer une attestation de séjour pour les nationaux et une carte de séjour pour les étrangers.

Le renouvellement de ces documents valables pour une durée d’un mois, était soumis à d’autres conditions notamment justifier le motif du séjour, présenter les moyens de subsistance par la famille d’accueil.

Ces mesures, indique-t-on, à l’Hôtel de ville, visent à contrôler le mouvement de la population nationale et étrangère dans la ville de Lubumbashi, à la suite d’un afflux de la population attirée par le boom économique consécutif à l’exploitation minière. Cette situation est à la base de la présence nombreuse des enfants de rue et de l’insécurité dans ville.

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Une « femme », non autrement identifiée, a été citée à l’audience du Tribunal de garnison militaire de Kinshasa/Ngaliema siégean

assassins

Une « femme », non autrement identifiée, a été citée à l’audience du Tribunal de garnison militaire de Kinshasa/Ngaliema siégeant, hier jeudi 14 août au camp Kokolo, en matière de flagrance sur le meurtre du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Botethi. Celui-ci a été abattu au quartier MaCampagne dans la nuit du 5 au 6 juillet 2008.

« Il y a aussi le nom d’une femme dans tous les relevés », a révélé le Ministère public, se référant aux communications répertoriées sur les SIM des prévenus signalant les appels téléphoniques qu’ils ont échangés entre eux. Mais, il n’a pas dévoilé l’identité de la « femme ».

Cet élément nouveau renfonce davantage le mystère observé autour d’un meurtre qui, d’une audience à l’autre, prend les allures d’un assassinat « commandité », selon les avocats de la partie civile. Rejetant au second plan le rapport pourtant capital de l’expert de la Police nationale congolaise, qui affirme que Daniel Botethi a été tué par la bande à Kady Munungu.

Son nom étant apparu à plusieurs reprises dans les communications téléphoniques des prévenus. Quel rôle la « femme » révélée dans les SIM a-t-elle pu jouer dans la tragédie du samedi 5 au dimanche 6 juillet 2008 ?

« Est-ce une femme commune ? », s’est interrogé à haute voix le Ministère public. « En quoi ce numéro est-il suspect ? », a alors voulu savoir le président du tribunal, visiblement curieux.

« Elle doit être une amie commune. Nous ne parlons pas d’une suspicion, mais nous demandons que le Tribunal vérifie », a rétorqué l’Organe de la loi, sans révéler le fond de sa pensée.

Dans ses différentes déclarations, à aucun moment le prévenu Patrick Mwewa a fait allusion à une femme impliquée dans leur opération funeste. Etait-ce par oubli ou omission volontaire ?

Et lorsque le Ministère public demande au Tribunal de « vérifier », cela ne laisserait-il pas sous-entendre que cette « femme » pourrait être le « lien » ou le « maillon » manquant du puzzle susceptible d’orienter les enquêtes vers le fameux « commanditaire » vers lequel s’orientent les accusations du père de Daniel Botethi ?

Il n’est donc pas exclu que le Tribunal de garnison militaire de Kinshasa/Ngaliema s’intéresse à cette nouvelle piste visiblement « chaude ».

Quant au type d’arme d’où est partie la balle qui a tué le vice-président de l’Assemblée provinciale, il est apparu hier jeudi quelques contradictions dans les rapports de la police scientifique et de l’expert en balistique. Dont le premier porte sur la position dans laquelle se trouvait la victime au moment du tir fatal.

Ensuite, l’expert en balistique a contredit le Ministère public qui avait assuré, lors d’une précédente audience, que Botethi était mort d’une balle tirée par une « arme FA ». Selon lui, il n’existerait « pas d’arme FA ». Qui dit vrai ?

C’est pour éclairer la religion des juges que l’expert en balistique de la Police nationale congolaise a été appelé, à l’audience d’hier jeudi au Tribunal de garnison militaire de Kinshasa/Ngaliema, pour présenter son rapport. Dès lors que ses déclarations sont mises en doute, le procès pourrait tirer en longueur. Surtout avec l’élément de cette « femme mystérieuse ».

La prévention de meurtre clôturée avec l’expert en balistique

Procès Botethi. Hier jeudi 14 août, le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a terminé l’instruction sur la prévention de meurtre. Et c’est l’expert en balistique, le capitaine Louis Kalamba de la base logistique centrale qui a fait son rapport. Ceci, pour expliquer comment le regretté vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa a été tué.

Selon cet expert, dès que la première balle a été tirée, l’honorable Botethi est sorti de la voiture pour fuir le danger. Mais arrivé au bout de la chaussée, il a trébuché dans le caniveau. Entre-temps, les assaillants – qui au départ s’étaient tous positionnés du côté du conducteur – s’étaient déjà repliés dans la pelouse derrière la voiture, pour échapper à la puissance de feu du garde du corps.

Comme il était étalé face contre terre après sa chute, ces malfaiteurs – qui se trouvaient à deux mètres de lui - lui ont tiré une balle à l’avant-bras droit. Terrassé par la douleur, le député a dû se retourner dans la position dorsale. C’est ainsi que l’un des assaillants a pu lui loger deux balles, dont la première s’est encastrée dans la tempe gauche et la deuxième est ressortie du côté de l’oreille droite. A la question de savoir pourquoi les deux balles ne sont-elles pas allées du même côté ? Le capitaine Kalamba a dit qu’à cause du choc subi, la victime a dû bouger. C’est cela qui justifie les deux trajectoires divergentes.

A ce sujet, la partie civile a voulu comprendre comment pour cette arme à longue portée, une balle tirée à bout portant est restée dans le corps. L’expert a justifié cela par le fait que cette balle était déjà défectueuse, elle avait des failles dues peut-être à sa mauvaise conservation. Mais comment le député qui était tombé la tête vers le mur et pieds du côté de sa voiture a-t-il été retrouvé en position inverse ? Là encore, l’expert a expliqué que cela est normal pour quelqu’un qui meurt dans ces conditions. Il a certainement tournoyé sur place avant de rendre l’âme. Combien de temps tout cela a-t-il duré ? L’expert en balistique a dit que tout s’est passé en trois minutes.

Mais ce rapport a été contesté, aussi bien par les avocats de la partie civile que par ceux de la défense. Ils ont trouvé qu’il était en pleine contradiction avec celui fait par le colonel Van de la police scientifique. Ceci, du fait que la police scientifique avait démontré que le député Botethi a été atteint en courant. C’est-à-dire en position debout.

Aussi, Me Papy Niango de la partie civile a soutenu que les assaillants avaient tiré trois balles sur le pare-brise du côté du garde du corps Kankonde. « Mais pourquoi Kankonde n’a-t-il pas été atteint ? Mystère ! ». Ainsi s’est écrié cet avocat. Mais appelés à donner leur point de vue, le capitaine expert et le colonel Van ont expliqué au tribunal que les trois balles avaient bel et bien été tirées de l’intérieur par le garde du corps. Selon le capitaine Kalamba, des balles tirées à cette portée de l’extérieur auraient dû laisser des impacts en traversant la voiture. Mais la partie civile n’en a pas été convaincue pour autant.

De leur côté, les avocats de la défense ont d’abord retenu contre l’expert Kalamba le défaut de prestation de serment. Ce qui, selon eux, rend nul tout le travail de l’expert. Et Me Théodore Mukendi de demander : « Pourquoi le tribunal s’obstine-t-il à soutenir un travail fait dans l’illégalité ? ».

Au cours de cette même journée, le tribunal a abordé la prévention d’association de malfaiteurs. C’est ainsi que grâce aux relevés d’appels téléphoniques fournis par la société de communication ZAIN (ex-Celtel), il a été établi que les membres de cette bande étaient en communication au mois de juin. Par contre, le ministère public a fait voir que Kady Munungu n’a été en communication téléphonique avec quiconque dans la nuit du meurtre, soit celle du 5 au 6 juillet. Ce qui veut dire que les déclarations faites à ce sujet par Patrick Mwewa sont fausses. Pour sa part, le capitaine président Patty Sangwa s’est étonné de voir une communication du prévenu Ngoy Kasongo « Moto ya Katanga » à la date du 7 juillet. Or, ce dernier était déjà arrêté dans l’après-midi du 6 juillet.

Dans tous ces relevés téléphoniques, le ministère public a dit qu’il y a aussi le nom d’une femme citée par la partie civile. « Est-ce une femme commune ? », a interrogé l’organe de la loi. « En quoi ce numéro est-il suspect ? », a demandé à son tour le président du tribunal. Et là, le ministère public de conclure : « Elle doit être une amie commune. Nous ne parlons pas d’une suspicion. Mais que le tribunal vérifie… ».

source : le Potentiel/kinshasa

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Pendant que la famille Botethi pleure encore son fils, les prévenus Patrick Mwewa et Kady Munungu semblent narguer la justice. C

Justice

Pendant que la famille Botethi pleure encore son fils, les prévenus Patrick Mwewa et Kady Munungu semblent narguer la justice. C’est pourquoi, la partie civile Kankonde a fait appel au témoin Ngoma Mambueni Apollinaire. Taximan de son état, cet homme relate sa mauvaise rencontre avec la bande à Kady Munungu. Drôle de coïncidence pour son cas : le mode opérationnel des malfaiteurs est identique à celui utilisé dans l’embuscade tendue au vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa.

A propos du procès qui oppose le ministère public et les parties civiles aux meurtriers présumés du député Daniel Botethi Loleke, la dernière partie de l’audience du mardi 12 août a été consacrée à la déposition du témoin Ngoma Mambueni Appollinaire. Ce dernier a été invité par le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema sur demande de la parie civile Kankonde. Ceci, pour balayer l’argument selon lequel le garde du corps aurait tiré sur son chef ; ou encore qu’il serait de mèche avec les malfaiteurs.

Appelé à la barre, le chauffeur Ngoma a narré comment il a failli passer de la vie à trépas dans la nuit d’un certain samedi.

Et cela, deux semaines après le meurtre du député Botethi. Prié d’identifier les prévenus, celui-ci a seulement reconnu le 1er sergent Kady Munungu, déserteur de la Garde républicaine. Mais celui-ci est resté de marbre, sans manifester aucun état d’âme. Racontant son histoire, le chauffeur Ngoma a dit au tribunal qu’un certain samedi aux environs de 23h00’’, il avait stationné sa voiture dans un coin de Binza-Delvaux, à la station Elf. A 01h00’’, son client Joël est venu le tirer de son somme. Il a donc démarré son taxi pour aller le déposer du côté de la route de Matadi.

Mais arrivé au niveau de l’avenue Masikita, il a remarqué qu’un amas de pierres obstruait la voie sur l’avenue Haut-Congo. Trois individus ont surgi de l’herbe. Ils étaient en civil, mais avec des pardessus militaires. Pendant ce temps, son client ivre à mort, dormait comme un loir.

« Animé par le réflexe de survie, j’ai dévié à gauche. Et j’ai filé tout droit jusqu’au commissariat de police », a dit le témoin Ngoma. Mais là, après avoir écouté son histoire, les agents de l’ordre ont eu la frousse. Pas tous bien sûr, car trois d’entre eux, conscients de leur devoir, ont accepté de risquer leur vie. Ces policiers courageux se sont donc embarqués au bord du taxi pour rejoindre le lieu de l’embuscade.

Pour tromper la vigilance des assaillants, le chauffeur a fait le contour pour reprendre le même itinéraire. Entre-temps, deux des policiers embarqués roupillaient déjà en cours de route. « Arrivé sur place, j’ai stoppé devant la barrière despierres. Et Kady est apparu de mon côté, deux autres assaillants sont passés derrière. Et malgré mes petites bousculades en ce dangereux instant, les trois policiers dormaient. Et sans crier gare, Kady tire. Réveillé en sursaut par ce coup de feu, l’adjudant à ma droite riposte, et sa balle atteint Kady. Leur chef touché, les deux autres malfaiteurs prennent fuite », ainsi a raconté ce témoin.

Poursuivant son récit, il a dit qu’ils sont allés ensuite chercher du renfort. Kady s’était déjà déplacé. Ils ont découvert ses traces grâce à un homme qu’il venait de menacer pour lui indiquer un centre hospitalier. Kady était en train de nettoyer sa blessure dans un ruisseau. Son arme FA était jetée plus loin.

Au camp, il a dit ceci au colonel Kanyama : « C’est moi Kady, le chef de bande. Si vous me laissez mourir, vous ne saurez jamais la vérité. Car en ce moment, Patrick Mwewa est en train de calomnier les autorités pour rien ». Mais comme toujours, appelé à réagir, Kady a répondu au tribunal en ces termes : «Je ne connais pas cet homme. Il est influencé pour venir faire un faux témoigne contre moi».

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14 août 2008

RDC/J.0 : vive tension autour de la prime

anneaux_olympiquesArgentCe malaise pourrait même expliquer en partie la série de contre-performances enregistrées par les sportifs congolais à Pékin. A l’origine de la colère des athlètes, la prime du Président Kabila.

On en sait un peu sur la rencontre entre le chef de l’Etat et la délégation congolaise aux jeux olympiques de Pékin. Présent dans la capitale chinoise pour rehausser de sa présence la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques, le Raïs avait reçu la délégation congolaise. Selon une radio bien branchée, émettant à Kinshasa, Joseph kabila a remis à chaque athlète une prime de 4.000 $USD. Question de motiver les représentants du peuple congolais à ces jeux d’envergure planétaire, Cette contribution du chef de l’Etat tombait à pic eu égard aux difficultés proverbiales que connaissent les athlètes zaïro-congolais dans les grandes compétitions sportives internationales.

Malheureusement 5 jours après le geste présidentiel, les athlètes ne voyaient toujours pas le moindre sou dans leurs escarcelles. Pour toute réponse, 1e staff a simplement indiqué, selon  la même source, que les athlètes auraient suffisamment de moyens. I1va sans dire donc que les ambassadeurs de la RDC aux Jeux Olympiques de Pékin montent sur le ring (pour les boxeurs), sur le tatamis (pour les judokas), plongent dans la piscine (pour les nageurs) vont sur la piste (pour l’athlétisme) avec un moral bas.

De l’avis de l’opinion sportive congolaise, la gestion des primes destinées aux compétiteurs à toujours empoisonné les relations entre ceux-ci et les encadreurs. Les cas de détournement des primes réservées aux athlètes sont légion. C’est une vieille pratique en RDC. Il n’y a quasiment pas de compétition internationale où l’on ne parle de malversation en rapport avec les primes. Du Mondial historique de 1974 en Allemagne jusqu’aux présents jeux olympiques de Pékin, outre le déficit de préparation, le détournement des primes des athlètes, a toujours constitué l’une des causes de nos échecs.

C’est pourquoi, de plus en plus des voix s’élèvent pour inviter la justice à se saisir des cas de détournement avéré. D’autres sportifs sont d’avis que les primes soient remises directement en mains propres aux intéressés, c’est-­à-dire aux athlètes. Ainsi, on contournerait la myriade d’administratifs qui accompagne les sportifs lors des compétitions. Déjà pour Pékin, la délégation congolaise comprend une trentaine de membres alors que la RDC n’a aligné que cinq athlètes engagés dans 4 disciplines !

A ce contentieux de subtilisation, vient se greffer une autre question de haute supercherie qui plane au sein du même comité olympique congolais. Pour se rendre à Pékin, certains mafieux n’ont pas eu de retenue à employer les moyens à leur portée juste pour assouvir la soif de leurs intérêts égoïstes. C’est le cas d’un soi-disant délégué du comité fédéral en place à l’athlétisme qui s’est retrouvé en Chine aux côtés des athlètes alors qu’en réalité aucun membre dudit comité ne s’est envolé pour Pékin.

A Beijing, le père de l’athlète Magalli Fnanka représenterait ce comité au grand étonnement de tous. La procédure employée n’aura été que la substitution d’un athlète qualifié pour les jeux par le géniteur de l’athlète de Londres. Le père de l’athlète ayant ainsi voyagé aux frais du Trésor public pour voir sa fille concourir !

Source : Forum des As/Kinshasa

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RD Congo: Polémique autour d'une cargaison de riz chinois E-mail PDF

sac_de_rizKinshasa, RD Congo – Six mille tonnes de ri z chinois en provenance de l’étranger et appartenant à une entreprise opérant en République Démocratique du Congo, dont 120 mille sacs de riz déclarés "non conformes aux normes internationales" par l'Office congolais de contrôle (OCC), ont été déclarées propres à la consommation par le ministère congolais de l'Economie, dénonce l'OCC ce merdredi.

Dans un communiqué transmis mercredi à la PANA, l'OCC indique que ces sacs de riz saisis depuis le 23 juin dernier sont consignés dans les dépôts sur ordre du Parquet près le tribunal de Grande instance de Boma.

Il s’agit des sacs de 50 Kg de marque "riz long chinois" débarqués sur le port de Boma par le navire Solvenia depuis le 8 juin dernier.

Selon l’Office congolais de contrôle, deux constats sont faits : primo, le riz serait périmé selon le certificat d’origine. Secundo, après les analyses, "il y a eu vieillissement", ainsi le riz a une mauvaise couleur et un mauvais goût.

Saisie, l’entreprise qui commercialise ce riz a sollicité l’intervention d’un deuxième contrôle auprès du ministère congolais de l’Economie.

Cette charge a été confiée au Centre de recherche agro-alimentaire du Katanga (CRAA), qui lui, contrairement à l’OCC, aurait finalement déclaré le riz propre à la consommation humaine.

Selon l'OCC, une correspondance a été transmise par le ministère de l’Economie aux autorités de cette structure, depuis le mois de juillet dernier, leur demandant d’autoriser la mise sur marché de ce riz.

Ces différentes prises de position suscitent des vives polémiques au sein de l’opinion congolaise.

Pour l’OCC, "C’est un dossier très sensible".

Pour la justice, le Parquet près le tribunal de Grande instance de Boma était déjà saisi de l’affaire, et depuis lors, il avait ordonné de sceller tous les entrepôts où sont stockés les 120 mille sacs de riz en question.

Au ministère de l’Economie, aucune réaction officielle n'est disponible.

Pendant ce temps, les 6 000 tonnes de riz déclarées avariées par l'OCC seraient toujours en consignation.

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13 août 2008

Kinshasa : affaire enlèvement d'officiers, sit-in devant le quartier général de la Monuc

Manifestation

A cette occasion, Moïse Katongo, secrétaire général de l’ONG Détectives-Expert pour les droits au quotidien, a sollicité l’implication de la communauté internationale pour la libération de ces personnes ou leur transfert devant les cours et tribunaux : « On ne sait pas les trouver, ils étaient partis un jour au travail, on les a pris à partir de leur bureau de travail. Il y a ceux-là qui ont déjà fait presque une année et d’autres 3 mois, 2 semaines, 1 semaine. Jusque-là nous avons une liste de 37 personnes, ils sont tous curieusement des originaires de la province de l’Equateur. C’est pourquoi nous venons vers la communauté internationale pour qu’elle puisse s’impliquer et exiger aux autorités compétentes que ces personnes soient quand même libérées. Ces enfants bientôt, c’est la rentrée scolaire qu’est ce qui va se passer ? Il y en a qui n’ont même pas pu terminer l’année scolaire passée et bientôt ce sera l’école. C’est pourquoi ces enfants viennent réclamer que leurs papas puissent être libérés. Ces personnes, officiellement auraient été enlevées pour des raisons qu’ils seraient en train de préparer un coup d’état en relation avec un réseau qui serait en dehors du pays, pour déstabiliser les institutions de la République. Le souhait est que les droits des détenus doivent être respectés, rien n’a été respecté, ils ont été enlevés de leurs bureaux. Sont-ils encore en vie, les familles sont dans l’angoisse totale »

Par ailleurs, le bureau des droits de l’homme de la Monuc qui a réceptionné le mémorandum de l’ONG, s’est engagé à suivre ce dossier. Louis-Marie Bouaka, directeur adjoint du bureau des droits de l’homme de la Monuc a souligné que son bureau est en contact avec les autorités des services de sécurité. Toutefois la Monuc souhaite que les investigations qui sont en cours aboutissent rapidement et que la justice soit rendue.

Par Editeur Web

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Kinshasa : affaire enlèvement d'officiers, sit-in devant le quartier général de la Monuc

Manifestation

A cette occasion, Moïse Katongo, secrétaire général de l’ONG Détectives-Expert pour les droits au quotidien, a sollicité l’implication de la communauté internationale pour la libération de ces personnes ou leur transfert devant les cours et tribunaux : « On ne sait pas les trouver, ils étaient partis un jour au travail, on les a pris à partir de leur bureau de travail. Il y a ceux-là qui ont déjà fait presque une année et d’autres 3 mois, 2 semaines, 1 semaine. Jusque-là nous avons une liste de 37 personnes, ils sont tous curieusement des originaires de la province de l’Equateur. C’est pourquoi nous venons vers la communauté internationale pour qu’elle puisse s’impliquer et exiger aux autorités compétentes que ces personnes soient quand même libérées. Ces enfants bientôt, c’est la rentrée scolaire qu’est ce qui va se passer ? Il y en a qui n’ont même pas pu terminer l’année scolaire passée et bientôt ce sera l’école. C’est pourquoi ces enfants viennent réclamer que leurs papas puissent être libérés. Ces personnes, officiellement auraient été enlevées pour des raisons qu’ils seraient en train de préparer un coup d’état en relation avec un réseau qui serait en dehors du pays, pour déstabiliser les institutions de la République. Le souhait est que les droits des détenus doivent être respectés, rien n’a été respecté, ils ont été enlevés de leurs bureaux. Sont-ils encore en vie, les familles sont dans l’angoisse totale »

Par ailleurs, le bureau des droits de l’homme de la Monuc qui a réceptionné le mémorandum de l’ONG, s’est engagé à suivre ce dossier. Louis-Marie Bouaka, directeur adjoint du bureau des droits de l’homme de la Monuc a souligné que son bureau est en contact avec les autorités des services de sécurité. Toutefois la Monuc souhaite que les investigations qui sont en cours aboutissent rapidement et que la justice soit rendue.

Par Editeur Web

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BAS-CONGO : 5 HOPITAUX GENERAUX DE REFERENCE DOTES DES AMBULANCES

AmbulancesLes hôpitaux généraux de référence de Sona-Bata dans le District de la Lukaya,de l'Institut médical évangélique de Kimpese dans les Cataractes,de Kiamvu à Matadi,de Boma et de Kangu viennent d'être dotés des ambulances. La dernière institution médicale en a bénéficiée ce mardi des mains de Simon Mbatshi,Gouverneur. Joie de la part de la population. Les éléments de la croix rouge ont même théatralisé les déboires qu'ils subissaient par manque d'une ambulance.

''La dotation d'une ambulance ne doit pas être événementiel. C'en est un maintenant car,depuis que nous avons chassé les Belges,nous avons tout détruits et rien remplacés.'',s'est plaint Simon Mbatshi.Ce dernier,a aussi remis un générateur et des matelas à cet hôpital. Les infirmières ont bénéficié des pagnes.'' Nous sommes heureuses de recevoir ses pagnes.Car,souvent les gens ne reconnaissent pas le travail que nous abattons.

Hier,c'est l'hôpital général de référence de Kiamvu à Matadi qui a bénéficié d'une ambulance et des matelas. Les infirmières ont aussi reçu des pagnes.

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