people_photo_1281Le ministère des affaires étrangères vient de réceptionner un lot de 53.000 passeports après plus de six mois de carence. Cette livraison de l’hôtel de monnaie représente le solde des 100.000 passeports commandés et payés par le trésor public en juin 2007 auprès de cette institution

 

La RDC veut développer son aura transfrontalière sur le plan diplomatique. Elle passe, à cet effet, des passeports ordinaires lisibles à la main aux passeports semi-biométriques. Les conditions d’octroi de ces nouveaux documents restent les mêmes. La précision est du secrétaire général au ministère des Affaires étrangères.

Le ministère congolais des Affaires étrangères a présenté au public, hier mercredi 24 septembre, le spécimen du passeport semi-biométrique (passeport ordinaire lisible à la machine). Cadre choisi : le salon rouge de ce même ministère.

Au cours d’un point de presse animé, hier mercredi à Kinshasa, le secrétaire général en charge des Affaires étrangères, l’ambassadeur Bertin Kanunu Leyan’Simbi M’Fumu, a déclaré : « Les nouveaux passeports lisibles à la machine seront bientôt délivrés au public. Ils seront, ensuite, transmis à toutes les missions diplomatiques accréditées en RDC et à tous les postes diplomatiques et consulaires de la RDC à l’étranger». «Si la personnalisation d’anciens passeports ordinaires s’est faite à la main, les actuels passeports ordinaires requièrent une technicité spéciale et une technologie nouvelle», a-t-il ajouté.

Avant de recommander, pour ces passeports semi biométriques, la création d’un centre de personnalisation qui comportera un certain nombre des locaux servant aux différents besoins ci-après : le dépôt des formulaires, le contrôle de leur conformité, leur saisie, l’impression et le laminage des passeports, le contrôle de la conformité des passeports laminés, leur emballage ainsi que leur distribution à travers le monde.

Ces passeports déjà laminés ne seront, selon l’ambassadeur Kanunu, délivrés qu’à Kinshasa et déposés dans des ambassades de la RDC à l’extérieur, pour des compatriotes de l’étranger. Ce qui exigera encore un local facilitant le retrait de ces nouveaux documents pour les Congolais vivant à Kinshasa et ceux de l’étranger.

CONDITIONS D’OCTROI RESTENT LES MEMES

Pour ce qui est des conditions d’octroi de nouveaux passeports ordinaires lisibles à la machine, M. Kanunu a fait savoir qu’elles restent les mêmes comme pour les anciens passeports ordinaires lisibles à la main.

En vue de différencier les nouveaux passeports d’anciens, le secrétaire général a eu à y dégager quelques traits différentiels. On peut notamment remarquer que les anciens portent l’image du drapelet de l’ancienne République du Zaïre. Tandis que les nouveaux portent celle du drapelet de la RDC.

Ces nouveaux passeports s’inscrivent dans le cadre des dispositions des articles 2 et 3 du Décret présidentiel n°04/091 du 16 octobre 2004 qui stipulent : « la gestion des stocks des passeports diplomatiques, de service et ordinaires relève de la compétence exclusive du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Les passeports diplomatiques et de service sont délivrés uniquement par l’Administration centrale de ce ministère ».

En application de ces différents textes juridiques, le ministère avait passé commande à la Banque centrale du Congo, au mois de juillet 2007, de 100.000 passeports ordinaires à personnalisation à la main. De cette commande, la Banque centrale n’a livré que 47.000 passeports. Devant cette situation, l’ambassadeur Kanunu a décidé d’arrêter l’enregistrement de nouvelles demandes qui ont atteint le nombre de 23.075. Sur ces entrefaites, le gouvernement congolais a accéléré le paiement de la commande faite à la firme française « OBERTHUR TECHNOLOGIES », tout en demandant à la Banque centrale du Congo de livrer au ministère des Affaires étrangères, le solde de 53.000 passeports ordinaires sur les 100.000 qui avaient été commandés et intégralement payés.