A en croire le chef d'état major de l'armée nationale, ses troupes sont déterminées à se venger contre l'humiliation subie en novembre 2007, près du quartier général du CNDP. L'armée loyaliste se trouve à présent à sept kilomètres de Kitchanga, quartier général du Congrès national pour la défense du peuple. La plupart des postes contrôlés jadis par les combattants de Laurent Nkunda, sont aujourd'hui sous le contrôle des troupes congolaises.

 

Malgré les appels de la mission onusienne au cessez le feu, il est difficile d'arrêter l'avancée des soldats congolais vers les fiefs du général déchu. Interrogé par une radio de la place, la porte-parole du CNDP reconnaît les mouvements des troupes congolaises vers les collines de Kitchanga. Contrairement à ses habitudes, le porte parole du CNDP laisse entendre que son mouvement est prêt à négocier avec le gouvernement central.

Et pourtant deux jours, le même représentant insistait avec arrogance, qu'il avait tout offert à Kinshasa lors de différentes négociations et qu'il n'avait plus rien à concéder. Curieusement le langage du CNDP vient de prendre une nouvelle tournure au moment où il se sent en position de faiblesse.

Il est prêt à offrir à l'armée congolaise des meilleurs éléments dont elle a besoin pour défendre ses frontières, c'est pour cette raison qu'il demande des nouveaux pourparlers avec Kinshasa. Pour les observateurs avertis, ce comportement ne peut étonner ceux qui suivent de près l'évolution du conflit à l'Est. Car à chaque fois que le général déchu a le dos au mur, il recourt à cette même stratégie et le gouvernement s'est toujours laissé prendre.

Cette fois-ci, l'état major général contrôle et analyser les faits et gestes des délégués du CNDP afin d'éviter toute surprise désagréable.

Les autres groupes armés prêts au désengagement

Selon, la mission onusienne, le groupe armé et toutes les milices dissidentes à ce dernier sont prêts à se rendre dans les différents camps de regroupement. Ils veulent, par ce geste, honorer leurs engagements vis-à-vis du programme Amani.

En effet, certains chefs des groupes armés, dans une déclaration publique, avaient pris l'engagement de mettre fin aux hostilités et de mettre à la disposition des autorités congolaises et onusiennes ainsi que du coordonnateur du programme Amani, la liste de leurs effectifs.

Sauf changement de dernière minute, le cantonnement de ces troupes est prévu du 03 au 23 octobre prochain, informe la mission onusienne qui va assurer le transport de ces dernières.

Malgré cet élan d'espoir, les bruits de bottes ne se sont pas encore tus sur le terrain. Des tirs nourris entre les Fardc et les combattants rebelles ont été encore enregistrés à 60kms de la ville de Goma.

La Monuc devenue le mal aimé des populations civiles n'a pas dérobé à sa mission de protection. Les casques bleus ont assuré la protection des villageois qui fuyaient les accrochages. Sur la route, ils ont transporté un officier congolais blessé pour l'acheminer au centre de santé le plus proche en vue des premiers soins.

En Ituri, les combattants FRPI ont tiré sur les deux blindés des casques bleus à quelques kilomètres de la localité d'Aveba. Ces derniers ont riposté et poussé les rebelles dans les forêts.