En dépit des appuis remarquables en hommes et matériels de la part des armées étrangères dont l’armée rwandaise, le CNDP a maille à partir avec les éléments aguerris des FARDC plus que jamais déterminés à redorer le blason du Congo Démocratique. Les coups fourrés infligés à la coalition ennemie sur toutes les lignes de front ont fini par mettre à nu toutes les combines rwandaises dans cette aventure militaire.

Bataille de Ntamungenga: des soldats de l’armée Rwandaise comptés parmi les victimes

La guerre de l’Est de la RDC en général et particulièrement au Nord-­Kivu n’a pas encore, fini à livrer ses secrets.

Pendant que le Président rwandais crie sur tous les toits pour clamer son innocence dans les combats qui endeuillent les populations du Kivu, les réalités sur le terrain des affrontements en disent long et le démentent fort bien.

Lors de la bataille ardue entre le CNDP et les FARDC pour le contrôle de la localité de Ntamungenga, plusieurs victimes sont tombées dans les rangs de l’ennemi parmi lesquelles des éléments mieux identifiés comme appartenant régulièrement à l’armée nationale rwandaise.

Ceux d’entre eux capturés vivants par les FARDC lors de ces affrontements n’ont pas hésité à raconter, devant plusieurs témoins, les différentes péripéties de leur traversée du territoire rwandais vers la République Démocratique du Congo.

De ces récits accablants, l’opinion retiendra par exemple que pour le seul mois de février 2008, le Rwanda a repris ses approvisionnements à Laurent NKUNDA en lui fournissant l’équivalent de 40 tonnes en armes et munitions.

Ce ravitaillement sera suivi des infiltrations en RDC des milliers de militaires de l’armée régulière du Rwanda à partir de la piste de Giseke, des Monts Hehu et Runyoni dans le but de renforcer les rangs du CNDP et préparer une attaque éclaire qui allait conduire à la prise de la Ville de Goma et celle de Bukavu, et à la déclaration de l’autonomie du territoire englobant la province du Nord-Kivu et du  Sud-Kivu.

Ces approvisionnements de grande envergure se sont poursuivis à la fin juillet 2008, par l’entrée en RDC à partir des Monts KARISIMBI et MIKENO, de plusieurs camions FUSO en provenance du Rwanda transportant d’importantes cargaisons de matériels militaires.

D’autres camions bourrés d’armes en provenance de différentes garnisons de l’armée rwandaise destinés au CNDP, ont été saisis et interdits de passage par les services de migrations ougandais en date du 15 août 2008 au poste frontière de Kisoro en territoire ougandais.

James Kabarehe pour donner le ton d’une nouvelle guerre d’agression

une certaine caste politique rwandaise sur la partie Est de la RDC, à savoir l’occupation et l’annexion des terres du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, a fini par mettre en alerte toute l’opinion congolaise, qui ne laisse plus passer la moindre information sans la remonter à la surface.

C’est ainsi que toutes les manœuvres de Kigali pour dissimuler son offensive militaire en terre congolaise dans l’objectif de réaliser son dessein, sont vite démasamées et dénoncées par une population plus que jamais demeurée vigilante à cause des exactions inqualifiables dont elle continue à faire l’objet de la part de l’expédition militaire rwandaise.

Des informations de bonnes sources ont signalé la visite de réconfort que M. James KABAREHE, chef d’Etat-Major de l’armée rwandaise, avait effectuée auprès des Officiers CNDP au centre de formation des commandos dans la localité de chanzu, territoire de Rutshuru, le 25 août 2008, soit trois jours seulement avant la reprise des hostilités le 28 août 2008. La date de cette visite a curieusement coïncidé avec l’entrée en terre congolaise par la frontière de Bunangana,    de    600 éléments commandos fraîchement formés au Rwanda par les officiers de RDF (Rwanda Défense Forces).

Pour nombre d’observateurs, il est plus qu’évident que James KABAREHE est bel et bien venu pour donner le ton d’une nouvelle guerre d’agression de la République Démocratique du Congo et rassurer Laurent NKUNDA, une fois de plus, du dispositif mis en place pour ce faire.

Les masques sont tombés comme en 1998 lors de la première guerre d’agression. A ce jour, rien ne cache plus l’implication ouverte de l’armée rwandaise dans les combats en cours au Kivu, sous le fallacieux label du CNDP, les preuves de cette, implication sont si éloquentes et permettent à toute personne pourvue de bon sens de s’en faire une conviction et de tirer toutes les conséquences sur l’avenir.

Source : Forum des As/Kinshasa