Didace_PEMBE

Didace Pembe a officiellement annoncé hier à Kinshasa la naissance du Parti écologiste congolais (Peco) au cours d’une conférence de presse. A cette occasion, celui que l’on est en droit d’appeler son fondateur a affirmé que « (…) c’est un grand jour, un tournant décisif pour le mouvement (…) » qu’ils viennent de créer. Sans nommer ses autres sociétaires, Didace Pembe a promis de le faire dans une autre circonstance au cours de laquelle « l’équipe, la structure, le siège… » du parti seront portés à la connaissance du grand public. Néanmoins, sa rencontre avec la presse hier, aura servi à « donner des orientations » aux chevaliers de la plume sur l’action que le Peco compte mener. Il sera très critique et très constructif à l’endroit du gouvernement, relève Didace Pembe. C’est une innovation dans le monde politique de son pays, du fait que « aucun parti » de la Rdc n’a jamais affiché ces couleurs, dit-il. Pour Didace Pembe, le Peco va lutter « pour créer un équilibre entre l’homme et la nature ». Ainsi, l’orateur s’est posé un tas de questions qui vont guider son action. Entre autres, « quel type de nature allons-nous laisser aux générations futures ? » ... Et d’y répondre de manière interrogative par une éventualité qui fait frémir. « Est-ce un environnement où la pollution prendra le dessus, un désert naissant… » Conscient de l’ampleur de la tâche qu’il s’assigne, l’ancien ministre de l’Environnement précise que le Peco ne mènera pas son action en solitaire.

Il est en « connexion » avec des partis et organisations écologistes aussi bien au pays qu’à l’extérieur. Et comme tout parti politique, le Peco à travers Didace Bembe a également annoncé ses ambitions. La course dans les élections locales incessantes intéresse le Peco autant que les autres échéances politiques à venir. Mais, si le soutien de ce parti au chef de l’Etat Joseph Kabila aura été une des révélations qui ont marqué la séance d’hier, l’existence de ce mouvement politique était déjà connue et même la personne qui chapeaute sa structure. Des banderoles déployées essentiellement sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa clame, depuis près d’une semaine, la naissance du Peco sous la direction de son président. Ce dernier n’est autre que l’ancien ministre congolais à l’Environnement dans Gizenga I, qui a pris le courage de facturer la Communauté internationale pour le méfait causé sur l’écosystème de son pays.