poubelle

Assainissement de la ville de Kinshasa. Voilà une action que plus d'un Kinois attend être menée à bien. Et face à la pollution quasi criante de son environnement, c'est avec beaucoup de joie que le Kinois avait accueilli le programme, envisagé, à cet effet par les autorités urbaines.

Une opportunité que les partenaires de la RDC n'avaient pas hésité à saisir, en apportant leur contribution à l'Opération Kint-Bopeto, qui a engendré Djo Bopeto, un personnage symbolisant la propreté que l'on voit sur des affiches en tenue verte, poussant un chariot plein d'immondices.

Tout cela est déjà bien bon. Mais c'est sur le plan pratique que les choses requièrent encore un coup de pouce.

Nous en voulons pour preuve le retard mis, dans l'évacuation des poubelles vertes en plastique, disséminées pour la plupart des cas, au centre ville où celles-ci, une fois pleines, débordent jusqu'à la limite de l'encombrement. On trouve des tas, comme cela aux abords du marché Central, sur les avenues Bokassa, du Commerce etc. Et partout, ce sont les mêmes images désolantes que l'on voit. Il y a donc urgence à faire au niveau de l'évacuation.

Aussi en parlant de l'assainissement de l'environnement, il y'a fort à parier que le sujet, en lui-même est assez complexe, parce que c'est une action qui englobe plusieurs aspects.

On ne peut vouloir quelque chose et son contraire. Pourtant, c'est le cas avec l'existence de la décharge de l'espace Type Ka, sur l'avenue Bokassa. Comprenez que cette poubelle dérange les populations environnantes. Ce lieu est mal indiqué.

Et tout laisse croire que l'Hôtel de Ville n'a pas trouvé mieux. Pire encore, les véhicules commis journellement, à évacuer ces immondices n'arrangent pas, sinon pour déranger le trafic de ce tronçon, et d'empester l'atmosphère du voisinage. Cela s'appelle pollution.

Sur ce point précis, il y a aussi moult choses à dire. C'est le cas notamment de ces véhicules dégageant des tonnes de fumée, que l'on voit circuler à longueur des journées sur les artères de la capitale. Cela devrait aussi interpeller l'Hôtel de Ville, dans le cadre de l'assainissement de son environnement et contribuer de ce fait, à la lutte qui se mène sur le plan planétaire contre l'envahissement des gaz à effet de serre. Cette guerre nous concerne aussi. Pourtant Kinshasa, semble être la seule ville au monde où cela est vu d'un œil indifférent, par toutes les instances.

Les grands espaces pris d'assaut par des fous

Le phénomène n'est pas nouveau, eu égard à l'absence d'une politique adéquate d'encadrement de nos frères souffrant de la maladie mentale, communément appelée folie. Ce qui fait que les victimes soient en errance à travers la ville.

Plus loin, nous avons évoqué la nature complexe que représente ce sujet relatif à l'environnement. C'est à juste titre, dans la mesure où l'axe concernant l'encadrement de nos compatriotes atteint de cette maladie est aussi préoccupant, dans le cadre de cet assainissement dont on parle tant, sans aller dans le fond.

Comme pour manifester leurs présences, ces fous ont choisi de vivre plus près de nous, en envahissant les grands espaces. Ils sont partout, et menant leur train de vie, comme si de rien n'était.

On les trouve aux abords de grandes artères, cuisinant à qui mieux-mieux, se livrant même à des spectacles obscènes entre fous des sexes opposés.

Il y en a aussi qui mène de vie de famille, en associant femme et enfant, comme c'est le cas de ce couple visible non loin de l'Hôpital général de référence, sur l'avenue Sendwe ou sur le boulevard Lumumba, qui sont tous des lieux publics fréquentést par tout le monde.

N'est-ce pas que cela s'appelle également pollution. Comme quoi l'Hôtel de Ville a fort à faire, s'il tient réellement à être bien côté.